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G8/20
Appel des Défenseurs de la terre pour
la Journée d'action du 24 juin pour
les droits des peuples autochtones
- Le 4 avril 2010 -
À l'occasion des Sommets du G8/20 au Canada, nous
allons dire la vérité sur la conduite du Canada en
matière des droits des peuples autochtones : une politique
qui a toujours visé et vise toujours l'extinction des peuples
autochtones en nous dépossédant de nos terres et de nos
ressources et en niant notre droit à l'autodétermination
par le
biais de la Loi sur les Indiens et du ministère des
Affaires indiennes. Le Canada demeure à ce jour le seul pays
dans le monde qui s'oppose toujours à la Déclaration de
l'ONU sur les droits des peuples autochtones ; les trois autres
qui s'y opposaient ont changé leur vote ou sont en voie de le
reconsidérer. Le Canada continue de
criminaliser les activistes autochtones qui défendent les droits
autochtones et les droits issus de traités - bien que ces droits
aient été reconnus par la Constitution canadienne et la
Déclaration de l'ONU. Les politiques canadiennes de
dépossession et de contrôle continuent de créer de
très hauts niveaux de pauvreté et de détresse
sociale parmi les
peuples autochtones du Canada. De plus, le Canada et les provinces
n'ont rien fait pour enquêter sur la disparition et le meurtre de
centaines de femmes autochtones à travers le pays et pour les
faire cesser. Voilà la triste performance en matière de
droits des peuples autochtones qui se cache derrière les grands
déploiements de culture autochtone
qui sont montrés pendant les Jeux olympiques et il est grand
temps que le monde entier sache la vérité.
Nous ne reconnaissons en aucune façon le G8/20
comme un organisme habilité à prendre des
décisions. Le G8/20 ne représente pas les peuples
autochtones et il ne respecte pas les droits autochtones et les droits
issus de traités. Le G8 et le G20 sont impliqués dans la
colonisation et la destruction ininterrompue des peuples et terres
autochtones.
À la base de cette colonisation qui perdure au pays et à
l'étranger on retrouve les doctrines racistes de la
« découverte » et de la terra nullius.
Les Défenseurs de la terre, un réseau des
peuples autochtones qui défend les terres autochtones, appelle
à faire du 24 juin 2010 une journée pancanadienne
d'action non violente pour les droits des peuples autochtones.
Aux peuples et communautés autochtones
À vous tous peuples et communautés
autochtones du Canada, membres des communautés, dirigeants
traditionnels, dirigeants élus, aînés, femmes et
jeunes, nous lançons l'appel à tenir des actions non
violentes le 24 juin dans vos communautés ou près d'elles
sur des questions et avec des
messages qui sont importants pour vous et sont élaborés
par vous. Ces actions peuvent être des blocus, des occupations,
des manifestations ou des actions de perturbations économiques,
en plus des cérémonies spirituelles et des rassemblements
communautaires, toutes actions qui sont emblématiques de notre
respect de la vie et de nos droits en tant
que peuples autochtones. La non-violence est un guide pour nos coeurs
et nos esprits alors que nous décidons des actions qui
conviennent le mieux à la défense et à la
protection de nos terres, de nos communautés et de nos modes de
vie ; nos actions ne visent pas à faire le jeu du
gouvernement qui cherche à nous diviser les uns les autres et
à nous pousser à nous accoler des étiquettes les
uns aux autres. Les communautés doivent planifier leurs propres
actions et faire ce qu'elles sont prêtes à faire et
considèrent approprié à leurs conditions.
Les Défenseurs de la terre vont, dans la mesure
de leur capacité, offrir des conseils, de la coordination et des
communications, avec les médias par exemple. Nous ne sommes pas
en mesure d'offrir de l'aide légale, alors les
communautés doivent bien évaluer leurs actions en gardant
cela à l'esprit et être prêtes à assumer les
suites de leurs
actions. Il est possible que les Défenseurs de la terre puissent
vous mettre en contact avec des gens qui offrent de l'aide
légale mais cela dépendra de ce qui est disponible et
nous ne pouvons pas le garantir.
L'action principale des Défenseurs de la terre
Les Défenseurs de la terre organisent leur propre
action de masse à Toronto le 24 juin en coordination avec
d'autres groupes d'activistes autochtones et de supporteurs de la cause
autochtone. Cette action mettra de l'avant les revendications
suivantes :
1. Le Canada doit adopter et appliquer dans son entier
la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones.
2. En coopération avec les communautés
autochtones, le Canada doit changer sa politique sur les revendications
territoriales et respecter les titres et les droits autochtones issus
de traités ; il doit mettre fin à sa politique
d'extinction et répudier les doctrines racistes de la
« découverte » et de la terra nullius.
3. Le Canada doit cesser de criminaliser les peuples
autochtones qui se dressent dans la lutte pour leurs droits.
4. Le Canada et les provinces doivent entreprendre des
actions coordonnées pour enquêter sur les meurtres et les
disparitions de femmes autochtones qui perdurent et les faire cesser.
5. Le Canada doit respecter
notre droit de dire non
à toutes les activités menées sur les territoires
autochtones qui transforment en marchandises ce qui est
sacré : l'air, la terre, les animaux, les plantes et les
matériaux génétiques et notre connaissance
écologique ancestrale. Il faut que les peuples autochtones
soient informés de ces activités
et que leur droit de dire NON soit respecté, à travers un
processus représentatif qui respecte nos coutumes et les droits
autochtones et issus de traités et les standards établis
par la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples
autochtones.
Sommet autochtone
Des représentants autochtones d'à travers
le monde tiendront un « sommet » avant la
journée d'action.
Aux supporteurs non autochtones
Si vous êtes intéressés à
organiser des activités pour appuyer la Journée d'action
pour les droits des peuples autochtones dans votre région,
veuillez nous contacter par courriel à
defendersoftheland@gmail.com afin que nous puissions coordonner et
faire le calendrier des événements de la journée.
Nous appelons les groupes de supporteurs à se guider sur le
leadership donné par les Défenseurs de la terre en ce qui
concerne les messages et les tactiques. Nous leur recommandons
également d'offrir de l'appui matériel et de se joindre
aux Premières Nations de leur région qui répondent
à l'appel des Défenseurs pour la journée d'action.

Sur la lutte de la Première Nation Attawapiskat
contre De Beers et l'État canadien
Les très mauvaises conditions politiques,
sociales et environnementales contre lesquelles les Premières
Nations au Canada se battent ont été mises en
lumière lors d'un atelier du Sommet populaire animé par
les activistes de la Première Nation Attawapiskat, Jacqueline
Hookimaw-Witt et Norbert Witt. Ils ont décrit la lutte soutenue
que mène leur
communauté de 1900 personnes sur la côte de la Baie James
dans le nord ouest de l'Ontario contre le monopole sud-africain de
diamant De Beers et l'État canadien. Ils ont dit que cette lutte
fait rage depuis 1996, soit le moment où De Beers a
commencé son exploration minière dans la région et
cherché à diviser la communauté.
La présentation a mis en lumière la
dégradation de l'environnement qui a été
causée dès le début des opérations de la
mine Victor en 2008 et comprend notamment l'émission de
polluants par la mine à ciel ouvert qui a pompé entre 60
000 et 110 000 mètres cubes par jour de sel et d'eau
contaminée au méthyle de mercure dans la rivière
Attawapiskat. Tout cela a contaminé les poissons et
détruit la vie animale dont la communauté dépend
pour se nourrir.
La mine, selon les présentateurs, a une vie de
douze ans. La question se pose : qu'est-ce que va faire la
communauté une fois la mine fermée ? Le caribou des
bois qui est déjà en voie d'extinction va
disparaître de même que le carcajou, les poissons et les
oiseaux migrateurs. Comment survit-on avec 280 $ par mois d'aide
sociale, une eau contaminée et pas de sources de nourriture ?
On a aussi dénoncé le refus du
gouvernement canadien de respecter les droits issus de traités
de la communauté d'obtenir une nouvelle école bien que la
vieille école ait été condamnée il y a
plusieurs années parce qu'insalubre et non sécuritaire.
Cela fait des années que les jeunes qui fréquentent cette
école tombent malades. Des jeunes se sont
suicidés par désespoir à cause de l'absence de
perspectives d'avenir.
Les participants à l'atelier et tous les
Canadiens ont été appelés à appuyer la
lutte de la Première Nation Attawapiskat pour la reconnaissance
de ses droits ancestraux et de ses droits issus de traités.
Plusieurs actions ont déjà eu lieu, comme le barrage de
la route permettant l'accès à la mine pendant l'hiver,
des manifestations devant les bureaux
de De Beers au centre-ville de Toronto et une campagne de lettres au
gouvernement Harper exigeant qu'il construise immédiatement une
nouvelle école pour les enfants d'Attawapiskat.
Les présentateurs ont dit qu'ils participeront
à la Journée d'action du 24 juin contre les Sommets du
G8/G20 à Toronto pour dénoncer l'oppression par le Canada
des peuples autochtones et ils ont lancé l'appel à tous
d'y participer eux aussi.

Voilà à quoi ressemble la
démocratie
La marche à la défense des droits de tous
Lundi le 21 juin, plus de 250 personnes - la grande
majorité d'entre eux des jeunes - ont participé à
la marche de Toronto à la défense des droits de tous. La
marche a emprunté un trajet allant d'Allan Gardens vers la rue
Dundas jusqu'à la rue Yonge où d'autres se sont joints au
cortège avec leurs propres revendications dans l'esprit de
défendre les droits de tous. Les slogans appelaient tout le
monde à résister aux attaques contre les pauvres, les
travailleurs, les immigrants, les femmes et les enfants. Ils ont
souligné le caractère non démocratique du G8/20,
« Nous sommes la multitude, vous êtes l'infime
minorité », exigeant que les gouvernements
répondent aux
besoins de la population.
Au moment où la marche a commencé, des
policiers de Toronto à vélo ont tenté
d'empêcher les manifestants de quitter Allan Gardens mais les
manifestants ont tenu bon et se sont dirigés vers le sud sur la
rue Sherbourne. Refusant de se laisser intimider, ils ont
affirmé : « Voilà à quoi ressemble
la démocratie ! Voilà à quoi
ressemble un État policier ! » Lorsque les
marcheurs ont atteint la rue Dundas, la police a tenté
d'arrêter la marche, mais les organisateurs ont appelé
chacun à se tenir ensemble pour éviter que personne ne
soit particulièrement visé par la police et les
manifestants ont poursuivi leur trajet sur la rue Dundas jusqu'à
la rue Yonge,
« Le peuple uni jamais ne sera vaincu ! » La
nature politique avouée des mesures de sécurité
utilisées pour criminaliser la dissidence est devenue
évidente lorsque la police a confisqué des pancartes et
des poteaux de drapeaux avec la justification que les bâtons et
les poteaux constituaient « un risque pour la
sécurité »
possible.
Les marcheurs ont dénoncé le
démantèlement social exigé par le G8/20 et leurs
institutions qui contraignent à la privatisation des programmes
sociaux au niveau international. Privés de leurs pancartes et de
leurs banderoles, ils se sont assurés que leurs chants mettent
en évidence les préoccupations de la population :
« Les soins de
santé, les soins aux enfants ! Tout sauf la
guerre ! » ont scandé les marcheurs. Parlant de
leur propre expérience, les gens ont qualifié la
Children's Aid Society d'instrument de l'État dans son offensive
antisociale, qui plutôt que de venir en aide aux familles en
détresse, détruit l'avenir et la vie des enfants et des
familles en les
séparant en toute impunité. Les marcheurs ont
négocié avec les policiers pour qu'ils escortent la
marche jusqu'au siège social de la Toronto Children's Aid
Society où ils ont demandé à rencontrer le
responsable de l'institution.
Les activistes rapportent que deux personnes ont
été arrêtées dans le cadre des actions de
cette journée et que des actions de solidarité ont eu
lieu devant la prison la nuit dernière.

Le Sommet populaire
Les forces populaires renforcent leur organisation
Un des points saillants des événements du
Sommet des peuples a été la tenue d'une réunion
pour élaborer des plans et les préparatifs pour la
semaine d'action. La séance a débuté avec le chant
« G8, G20, ils sont peu, nous sommes nombreux »
et s'est poursuivie dans un esprit militant et solidaire. L'information
a été donnée
pour l'ensemble des différentes actions au cours de la semaine.
Les organisateurs des divers événements ont
souligné que les actions servent à renforcer les forces
combattantes qui convergent pour s'opposer aux sommets du G8/20.
Plusieurs ont également exprimé leur volonté de
poursuivre leurs relations de travail après les sommets afin de
consolider les forces populaires. De cette façon, les forces
populaires continuent de s'entraîner, de s'organiser et
s'informer les uns les autres à la suite de chaque action pour
s'opposer durant la présente période à la
mondialisation impérialiste, remontant à la
réunion du G5 à Halifax en 1995 en passant par le sommet
de l'APEC de 1997 à
Vancouver, la bataille de Seattle en 1999, le Sommet 2000 de
l'Organisation des États américains à Windsor et
le Sommet 2001 de la Zone de libre-échange des Amériques
à Québec, pour n'en citer que quelques-uns.
Les différents collectifs offrant
l'infrastructure et l'organisation font preuve d'un grand sens de
responsabilité sociale pour le bien-être de tous ceux qui
participent à divers événements à Toronto.
L'information distribuée par les collectifs sur les soins
médicaux, les droits et d'hébergement a montré le
haut niveau de préparation établi pour aider et
protéger les manifestants. Des numéros d'urgence pour
accéder à l'aide médicale et juridique ont
été distribués. Des équipes volantes en
soins infirmiers ainsi qu'une tente de premiers soins et autres formes
d'assistance médicale seront fournies. Le Comité du
mouvement de défense du Barreau de l'Ontario a formé
près de 100 observateurs
juridiques qui portent des chapeaux identifiables et font un suivi des
actions de la police afin de signaler les arrestations et les
violations des droits au bureau juridique du groupe. L'aide juridique
comprendra également des avocats pour les immigrants et les
familles afin de faciliter la participation et la protection de tous.
Tout le monde a été encouragé
à se préparer consciemment au risque de violences
policières dans le cadre des préparatifs en vue d'une
pleine participation. Les gens étaient invités à
se joindre à un groupe collectif et ainsi s'assurer que personne
ne soit laissé à lui-même ou elle-même. La
réunion s'est terminée sur la note que les gens peuvent
compter sur leur unité, leur nombre et la justesse de leur
position pour affronter l'oppression et la violence du G8/G20.
Malgré les tentatives de l'État de
criminaliser la dissidence en créant une atmosphère
d'intimidation et d'impunité basée sur le
harcèlement par la police et la menace de la violence
d'État, c'est la volonté populaire et l'esprit de
défi au G8/G20 qui dominent et sont déterminants.

Négociations des travailleurs du
secteur public au Québec
La Fédération interprofessionnelle de la
santé
rejette unanimement l'offre du gouvernement
Lors de son Conseil fédéral spécial
des 14 et 15 juin derniers, la Fédération
interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a
rejeté à l'unanimité l'offre la plus
récente du Comité patronal de négociation du
secteur de la santé et des services sociaux.
Dans son bulletin de juin de FIQ en action, la
Fédération
explique :
« Plusieurs raisons ont été
invoquées pour justifier ce rejet, notamment :
« - Le droit à des conditions de vie
décentes pour les professionnelles en soins ;
« -Le droit à la santé pour la
population et le droit de soigner dans le respect et la dignité
pour les inhalothérapeutes, les infirmières auxiliaires,
les perfusionnistes et les infirmières ;
« - L'urgence d'agir pour mettre en place des
mesures permanentes pour attirer et retenir les professionnelles en
soins dans le réseau public de santé. »
« Le dépôt patronal du 14 juin
2010 est pratiquement en tout point semblable à celui qui a
été décrit dans la dernière édition
du FIQ en Action. La position patronale est intransigeante et
le gouvernement oppose une fin de non-recevoir au regard de
l'aménagement du temps de travail proposé par la FIQ.
Pourtant, les
professionnelles en soins oeuvrant sur le terrain sont plus que
convaincues que, sans ces changements concrets à leurs
conditions de travail, c'est une rupture de service qui guette le
réseau public de santé à moyen ou long terme.

Des membres de la FIQ campent sur le parterre de l'Assemblée
nationale à Québec du 8 au 11 juin pour faire valoir
leurs justes revendications. (FIQ)
|
« Les infirmières, les
infirmières auxiliaires, les perfusionnistes et les
inhalothérapeutes ne peuvent plus continuer à exercer
dans les conditions actuelles. En attendant que le gouvernement le
comprenne, la Fédération a décidé
d'entreprendre un exercice dans certains de ses établissements
afin de faire la démonstration que les solutions
qu'elle propose sont réalistes et réalisables. De ce
fait, le gouvernement ne pourra plus affirmer que celles-ci sont
utopiques.
« Le rapport du médiateur doit
être déposé à la mi-juillet. D'ici
là, les membres de la FIQ doivent continuer la mise en oeuvre du
plan d'action et de mobilisation qui a été voté.
Que le gouvernement se le tienne pour dit, les professionnelles en
soins prendront le temps nécessaire pour en arriver à un
règlement satisfaisant : la
survie du réseau public de santé et leur propre survie
sont en jeu. »
Dans son communiqué de presse du 15 juin, la
fédération déclare être toujours disponible
pour négocier mais que le gouvernement doit montrer une
volonté réelle d'appliquer des solutions concrètes
sur la base des propositions de la FIQ.
« Nous ne voulons plus nous buter à
une position patronale intransigeante et à une fin de
non-recevoir de notre aménagement du temps de travail, affirme
Régine Laurent, la présidente de la FIQ. En attendant que
le gouvernement comprenne que les professionnelles en soins ne peuvent
plus continuer à exercer dans les conditions
actuelles, nous allons retourner dans les établissements de
santé et faire la démonstration, concrètement, que
les solutions proposées par la Fédération sont
réalistes et réalisables. Nous allons relever nos manches
et poursuivre notre travail, sur le terrain, afin que le gouvernement
ne puisse plus nous dire que ce que l'on propose est utopique. Il
devient de plus en plus évident qu'un règlement avant
l'été est inatteignable, car le fossé entre les
deux parties est trop grand... Notre plan d'action et de mobilisation
se poursuit jusqu'à l'automne et nous prendrons le temps
nécessaire pour en arriver à un règlement
satisfaisant pour les membres. Cela veut donc dire que nous
poursuivrons la
négociation aussi longtemps que nécessaire. »
La proposition de la fédération pour un
nouvel arrangement du temps de travail part du point de vue qu'un tel
arrangement est devenu inévitable si l'on veut attirer de
nouveaux travailleurs dans le système et convaincre ceux qui y
sont en ce moment d'y rester, eux qui ont soutenu le réseau de
santé à bout de bras au fil de tant d'années
d'épuisement. La FIQ revendique une position à temps
plein pour chaque professionnel de la santé basée sur une
semaine de quatre jours de travail, avec 32 ou 33 heures de travail
payées au salaire de 35 ou 36 heures. La FIQ revendique une
structure de postes à temps plein pour chaque employé.
Elle propose un mécanisme de transition pour
que chaque poste devienne progressivement un poste à
temps plein. S'ils le désirent, l'employeur et le syndicat local
peuvent s'entendre pour maintenir un statut de temps partiel pour un
maximum de 10 % des employés et remplacer ces positions par
des postes à temps plein à mesure que ces postes
deviennent vacants.
La FIQ représente environ 58 000
infirmières, infirmières auxiliaires,
inhalothérapeutes et perfusionnistes répartis à
travers tout le Québec.

Le Fédération interprofessionnelle
de la santé lance une pétition
Le 22 juin, la Fédération
interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a
lancé
une pétition pour mobiliser de l'appui à sa lutte pour
améliorer substantiellement les conditions de travail de ses
infirmières, infirmières auxiliaires,
inhalothérapeutes et perfusionnistes. Le thème de la
pétition est : « Pour que le système de
santé ne se
réduise pas à une trousse de derniers soins :
Pétition pour un réseau public de santé qui offre
des conditions de travail acceptables aux professionnelles en
soins. » La FIQ appelle les individus et les organisations
à signer la pétition.
« L'essentiel du combat que nous menons, a
dit Régine Laurent, la présidente de la FIQ, en
présentant la pétition, vise à donner aux
infirmières, aux infirmières auxiliaires, aux
inhalothérapeutes et aux perfusionnistes du Québec des
conditions de travail plus décentes, qui tiennent compte des
exigences du réseau de la santé, mais aussi des
attentes légitimes de toutes ses travailleuses. À titre
d'exemple, il manque actuellement 4 000 infirmières dans le
réseau et, si rien n'est fait maintenant, c'est plus de 15 000
de ces professionnelles qui pourraient quitter la profession d'ici 4
ans... Notre combat n'est pas seulement celui des professionnelles en
soins, c'est aussi celui de toutes les
citoyennes et de tous les citoyens du Québec qui sont en droit
d'obtenir des soins de qualité. »
Pétition pour un réseau
public de
santé qui offre des conditions de travail acceptables aux
professionnelles en soins
Nous, citoyennes et citoyens du Québec,
réclamons que le gouvernement accorde aux professionnelles en
soins infirmiers et cardiorespiratoires des conditions de travail
acceptables, susceptibles de limiter la pénurie de main-d'oeuvre
qui menace le réseau public de santé du Québec.
Il est de la responsabilité du gouvernement du
Québec de mettre en place les conditions nécessaires pour
que toutes les Québécoises et tous les
Québécois puissent avoir accès rapidement à
des services de santé de qualité. Dans ce contexte, nous
appuyons les revendications de la Fédération
interprofessionnelle de la santé du Québec –
FIQ qui réclame des conditions qui sauront retenir les
professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires dans le
réseau public et favoriseront le recrutement des milliers de
personnes qui sont requises pour assurer l'intégrité de
notre réseau de la santé.
On peut signer la pétition en ligne à
www.appuyonslafiq.qc.ca

Un CSSS de Montréal refuse d'appliquer les
coupures ordonnées par la loi 100
Les médias rapportent que le Centre de
santé et de services sociaux (CSSS) Lucille-Teasdale à
Montréal refuse d'appliquer les coupures drastiques
ordonnées par la loi 100 que le gouvernement Charest a
passée sous le bâillon le 12 juin dernier. Cette loi
ordonne entre autres des coupures de 10 % des
« dépenses
administratives » de toutes les institutions de
santé, de services sociaux et d'éducation d'ici la fin de
l'année fiscale 2013-2014. Fait partie de cette réduction
de 10 % une réduction de 25 % des dépenses de
formation, de déplacement et de publicité de ces
organismes d'ici la fin de l'année fiscale 2010-2011. Personne
au Québec
n'est dupe de la désinformation du gouvernement Charest selon
laquelle ces coupures ne concernent que les
« dépenses administratives » et
n'affecteront pas la dispensation des services publics.
Au milieu de la colère générale des
Québécois contre l'offensive antisociale du gouvernement
Charest, le conseil d'administration du CSSS Lucille-Teasdale a
informé le gouvernement qu'il n'appliquera pas les coupures de
900 000 $ qui lui sont imposées en vertu de la loi dans son
budget de 2010-2011.
Dans une lettre adressée au ministre de la
Santé Yves Bolduc, le conseil explique que les coupes
exigées par Québec entraîneront des baisses de
dépenses en informatique. Or, le gouvernement demande aux CSSS
de créer des dossiers de patients informatisés.
« Comment réduire nos dépenses en informatique
en même
temps ? », demande le conseil. Sur la question de la
réduction des dépenses de déplacement, le conseil
explique que c'est là un des exemples les plus frappants de
coupures dans des dépenses qui doivent absolument être
consenties. « On demande de sabrer 25 % dans nos frais
de déplacement. Ici, 80 % de nos frais
de déplacement servent aux soins à domicile ! On
voit que le discours du gouvernement disant que ces coupes ne
toucheraient pas les services est faux... Les cibles de compressions
budgétaires ne peuvent être atteintes sans avoir un impact
sur les services à la clientèle et c'est illusoire et
malhonnête de dire autrement. »
Le conseil d'administration du CSSS Lucille-Teasdale
exprime aussi l'espoir que d'autres centres vont refuser d'appliquer
les coupures.

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca