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G8/20
Assaut contre la démocratie
populaire et le droit à l'existence
Manifestez contre le
G8/20 à Huntsville, Toronto et partout au pays ! Participez
au mouvement pour une démocratie populaire
et un gouvernement anti-guerre !
Le G8/20 est un regroupement des pays les plus puissants
du monde et de pays qui leur sont annexés, comme le Canada. Il
représente la négation des peuples dans un système
impérialiste d'États dominé par les
États-Unis.
Pour affirmer le droit à l'existence, il faut une
lutte consciente et organisée du peuple pour se soustraire, et
soustraire les pays et peuples du monde, à l'emprise des
États-Unis, des grandes puissances d'Europe et du Japon, qui
contrôlent l'ordre du jour du G8/20. Tous les peuples et nations,
y compris au Canada, au Québec et aux États-Unis,
doivent s'unir et résister à la suppression de leurs
droits par le G8/20. Par des actes organisés d'opposition
consciente à l'impérialisme, les peuples peuvent affirmer
leur droit à l'existence et bâtir des nations et des
économies qui soient indépendantes des grandes
puissances. Ils peuvent façonner des nations et des
économies qui suffisent à leurs
besoins et dans lesquelles le peuple est maître de sa
destinée et mettre sur pied des systèmes politiques qui
répondent à l'exigence moderne que le peuple doit
être investi du pouvoir de décider. Par une lutte
résolue contre le système impérialiste
d'États du G8/20, les peuples du monde peuvent bâtir des
nations et des économies qui servent leurs
besoins plutôt que les intérêts étroits des
monopoles mondiaux ; ils peuvent bâtir des économies
centrées sur l'être humain qui s'appuient sur leur propre
force intérieure et sur des relations internationales
fondées sur l'appui et l'avantage réciproques dans un
front uni contre l'impérialisme, comme le font Cuba, le
Venezuela, la Bolivie, le
Nicaragua, l'Équateur, Antigua et Barbuda, Saint-Vincent, les
Grenadines et la Dominique avec l'héroïque Alliance
bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).
Le G8/20 marginalise l'ONU et attaque l'état de
droit international
Le G8/20 est une attaque contre les Nations unies,
notamment son Assemblée générale et le rôle
important qu'elle joue en tant qu'instance politique internationale
représentant tous les pays du monde sur un pied
d'égalité, sans privilège en raison de la
grandeur, du
niveau de développement économique ou de force militaire.
Le G8/20 fait tout en son pouvoir pour supprimer tout progrès
vers le renouvellement démocratique de l'ONU et de son Conseil
de sécurité pour en faire une instance politique ayant
une capacité réelle de régler les problèmes
suivant les normes et les lois internationales établies, sans le
recours à la guerre ou à la menace de la force, et pour
en faire une puissante institution des peuples du monde dans leur lutte
pour leur droit d'être.
Le G8/20 marginalise les Nations unies dans les nombreux
domaines où elle a joué un rôle effectif dans le
passé, comme dans le règlement des différends par
la diplomatie et le véritable maintien de la paix, la promotion
des droits de tous, la distribution de l'aide aux pays et peuples en
difficulté, la défense du droit international et des
Conventions de Genève pour restreindre l'action des grandes
puissances et leur bellicisme, et en tant que forum où les pays
plus petits peuvent exprimer leurs doléances sur la base de
l'égalité et du respect mutuel plutôt que
d'être soumis au diktat et aux valeurs impérialistes des
grandes puissances, en particulier les États-Unis et leur
doctrine de
sécurité nationale qui suit la règle de la loi du
plus fort.
Les États-Unis et les autres grandes puissances
se servent de l'ONU seulement quand ils peuvent manipuler la situation
à leur avantage, notamment avec le fonctionnement
antidémocratique du Conseil de sécurité. Sinon ils
recourent à des gestes unilatéraux comme l'invasion de
l'Irak ou à des organisations basées sur le
privilège et la force
militaire comme le G8/20.
G8/20 : Institution politique du système
impérialiste d'États dominé par les
États-Unis
Le G8/20 est l'expression concentrée de la
volonté économique des monopoles mondiaux et de leurs
institutions comme l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds
monétaire international, la Banque mondiale, les accords de
libre-
échange et l'hégémonie du dollar américain.
Le G8/20 mobilise les puissances impérialistes pour tenter de
surmonter les contradictions dans leurs rangs et étouffer tout
mouvement indépendant ou tout mouvement positif des peuples et
nations vers une alternative. Le G8/20 sous le bâton
étasunien s'ingère dans les affaires intérieures
des peuples et
nations pour consolider les forces qui sont leurs alliés et
saper les efforts des forces souveraines qui luttent pour bâtir
la démocratie populaire et investir le peuple du pouvoir de
résoudre les nombreux problèmes sociaux et
économiques auxquels ils font face.
Le G8/20 est un front politique et de propagande pour
faire la promotion de différents programmes de stimulation et
autres machinations pour payer les riches et leurs monopoles. Durant la
crise économique mondiale, ces machinations ont servi à
soutenir le système impérialiste et le pouvoir des riches
et de leurs monopoles et à bloquer le
progrès d'une alternative populaire qui restreint les monopoles,
augmente l'investissement dans les programmes sociaux, arrête de
payer les riches et prend d'autres mesures pour résoudre la
crise économique et ouvrir la voie au progrès.
Les méthodes antidémocratiques promues et
utilisées par le G8/20 ont servi à transférer le
fardeau de la crise économique sur le dos des peuples et des
pays les plus faibles, comme la Grèce, et les pays en voie de
développement, mais n'ont rien contribué à la
résolution des crises économiques périodiques. Le
G8/20 accroît les pressions
politiques et la désinformation en faveur d'une intensification
de l'offensive antisociale pour détruire les programmes sociaux,
privatiser les avoirs publics et soutirer des concessions à la
classe ouvrière pour que les riches et leurs monopoles puissent
transférer encore plus de produit social dans les coffres de
l'élite mondiale.
Le G8/20 est une institution qui sert à
étouffer la démocratie populaire, à gérer
les affaires nationales et internationales de pays à
portée de son influence et à s'assurer qu'ils ne
deviennent pas des concurrents sur le marché mondial ou, ce qui
serait pire dans la conception du monde centrée sur le capital,
qu'ils ne rompent pas avec le système
impérialiste d'États et ne se regroupent pas autour
d'alternatives comme l'ALBA.
G8/20 : Front politique du militarisme mondial et
de la répression
Le G8/20 est une institution de la démocratie
impérialiste qui sert à contrer l'émergence d'une
démocratie populaire. Les résidents de la région
de Toronto sont directement témoins de la direction dans
laquelle le G8/20 entraîne le monde : utilisation
des fonds publics pour les grands événements
militarisés, retrait des fonds publics de l'économie pour
la répression policière et guerre et occupation à
l'étranger, militarisation des villes et des communautés
avec des zones d'interdiction et autres mesures de
sécurité répressives, suppression du droit de
conscience et des autres droits humains, emploi
d'agents provocateurs pour justifier la répression violente de
la démocratie populaire et justifier les préparatifs pour
le pouvoir militaire direct.
Le G8/20 est une organisation non militaire qui
prépare le terrain à l'intervention militaire dans
l'éventualité que les institutions démocratiques
impérialistes échouent à maintenir les peuples et
nations en échec et sous le contrôle et le diktat des
grandes puissances. Si le G8/20 n'est pas à la hauteur de la
tâche pour préserver le privilège des
grandes puissances et de leurs monopoles, il fait tout de suite appel
à l'OTAN ou à d'autres regroupements de
l'impérialisme comme la « coalition des
volontaires » qui a envahi l'Irak à l'appel des
États-Unis ou les forces qui occupent l'Afghanistan sous le
coupole étasunienne. La pratique antisociale du G8/20 bloque les
aspirations
des peuples en faveur du droit de monopole et la réalité
des mesures de sécurité répressives à
Huntsville et Toronto montre la nécessité d'intensifier
la lutte pour la démocratie populaire et le droit d'être.
Participez aux manifestations contre le
G8/20 à Hunstville, Toronto et partout au pays ! Participez
au mouvement pour une démocratie populaire et un gouvernement
anti-guerre !

Sommet populaire de Toronto
«Nous sommes la multitude! Vous êtes
l'infime minorité! Non au G8 et au G20!»

Toronto, le 18 juin 2010:
Ouverture du Sommet populaire: «Histoires et solutions du Nord et
du Sud»
Le sommet populaire de Toronto s'est tenu du 18 au 20
juin en opposition au G8 et au G20 et pour présenter les
revendications des peuples. Le sommet s'est ouvert vendredi soir sous
le thème « Histoires et solutions du Nord et du
Sud » dans la grande salle du Carlu au centre-ville de
Toronto. Près de 700 personnes y ont
participé dont un grand nombre de jeunes. Près de la
moitié des participants étaient venus de
l'extérieur de Toronto, et plusieurs d'entre eux étaient
en ville pour la semaine d'actions contre le G8 et le G20.
La maîtresse de cérémonie de
l'événement a donné le ton dès le
début en dénonçant les tentatives de criminaliser
la dissidence contre le G8 et le G20 et tout au long de la
soirée les gens ont remis en question la
légitimité du G8 et du G20 et annoncé les
différentes actions organisées du 21 au 27 juin. Un des
orateurs a exigé la dissolution du
G8 et du G20 et son remplacement par une organisation qui comprend les
pays en voie de développement, un Groupe des 92, qui se
réunirait aux Nations unies.
Parmi les orateurs on comptait : Maude Barlow, la
présidente nationale du Conseil des Canadiens ; Lorena
Aguilar, conseillère sur la parité des sexes à
l'Union internationale pour la conservation de la nature au Costa
Rica ; Victor Baez, secrétaire général de la
Confédération des syndicats des Amériques ;
Dorothy
Ngoma, directrice de l'Organisation nationale des infirmières et
sages-femmes du Malawi ; Robert Lovelace, leader autochtone et
professeur adjoint à l'Université Queen's ; Ambet
Yuson, des Philippines, secrétaire général de
l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois, et
Jessica Yee, directrice du Réseau de la santé sexuelle
des jeunes autochtones.
Un grand nombre d'ateliers ont eu lieu samedi et
dimanche autour des grands thèmes suivants : la justice
mondiale, l'environnement et les changements climatiques, les droits
humains et les libertés civiles, la justice économique,
la construction du mouvement (les outils du changement) et la lutte
pour forcer le Canada à assumer ses
responsabilités. Le Marxiste-Léniniste inclura
des reportages sur certains de ces ateliers dans son reportage
d'ensemble sur les Sommets du G8 et du G20.
Le 17 juin, le
Réseau de mobilisation communautaire de Toronto (TCMN) a tenu
une conférence de presse où il a annoncé
l'ouverture du Centre de convergence pour tous ceux qui s'opposent aux
sommets du G8 et du G20. Le centre est situé au 1266 rue Queen
ouest au coin de la rue Noble. Le TCMN a souhaité la bienvenue
à tous ceux qui
sont venus de l'extérieur de la ville pour participer aux
actions. Un représentant du réseau a condamné le
caractère profondément non représentatif des
activités du G8 et du G20 et a demandé que ces
organisations soient abolies. Le caractère illégitime du
G8 et du G20 se voit par exemple au fait que son engagement d'apporter
20 milliards $
d'aide alimentaire n'a même pas été rempli à
10 %. Les porte-parole du réseau à la
conférence de presse ont non seulement dénoncé les
politiques antisociales et néolibérales du G8 et du G20
mais ils ont dénoncé le fait que la militarisation et la
répression qui sont exercées à l'occasion du
sommet accentuent encore l'exclusion sociale, la
pauvreté et l'oppression contre laquelle les activistes de
Toronto combattent à tous les jours. Ils ont dit qu'ils vont
continuer leur travail pour résoudre ces problèmes une
fois les sommets terminés. En conclusion, ils ont
scandé : « Nous sommes la multitude ! Vous
êtes l'infime minorité ! »

Assemblée publique du Syndicat canadien des
travailleurs et des travailleuses des postes
Dans le cadre du Sommet populaire, le Syndicat canadien
des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) a tenu une
assemblée publique le 19 juin sous le thème
« Pour un système postal populaire ».
L'assemblée coïncidait avec la tenue de conférences
régionales du syndicat convoquées pour formuler les
revendications des
travailleurs des postes en vue des prochaines négociations avec
Postes Canada pour le renouvellement des conventions collectives des
travailleurs urbains. Denis Lemelin, le président national du
STTP, a dit dans ses remarques d'introduction que la défense du
service postal public est l'affaire de tous les Canadiens. Il a fait
remarquer que le
développement d'une vision d'un système postal populaire
est aussi importante que la lutte de résistance contre la
déréglementation et la privatisation et
l'élimination de positions à Postes Canada. Les
problèmes auxquels nous faisons face, a-t-il ajouté, sont
de nature mondiale et la preuve en est justement la tenue des sommets
du G8 et G20
auxquels nous sommes venus nous opposer. Derrière des portes
closes, le G8 et le G20 prennent des décisions qui sont
dommageables pour le bien-être des peuples du monde et les
services publics dont ils dépendent, a-t-il conclu.
Les travailleurs des postes et leurs supporters qui
participaient à l'assemblée ont ensuite discuté de
façon très vivante de l'avenir du service postal. Ils se
sont répartis en petits groupes et ont échangé des
opinions qui ont ensuite été communiquées à
la plénière. Plusieurs thèmes sont revenus,
notamment la revendication que Postes Canada soit
maintenue comme un service public et que tout profit
réalisé doit être réinvesti dans le service.
Le profit privé, caractérisé comme étant le
retrait de richesse sociale du service public pour servir
l'enrichissement privé, doit être banni. Les participants
ont affirmé que le service postal doit être
développé comme un service public universel pour tous
les Canadiens peu importe où ils habitent au Canada et
particulièrement pour ceux qui habitent dans les régions
éloignées. Plusieurs travailleurs des postes ont
partagé leur expérience de la sous-traitance des services
(comme les franchises de détail privées et la
distribution privée des colis) et d'autres ont insisté
sur le fait que les travailleurs des
postes doivent s'allier à tous les travailleurs canadiens pour
stopper la privatisation des services postaux.

Les femmes manifestent pour leurs
droits en matière de reproduction
Le samedi 19 juin à Toronto s'est tenue une
manifestation pour la défense des droits des femmes en
matière de reproduction en conjonction avec le Sommet d'Oxfam
pour la justice entre les hommes et les femmes et le Sommet populaire
et la semaine d'actions contre les sommets du G8 et du G20. Les
participantes, pour la vaste majorité des
jeunes femmes, ont marché de l'Université Ryerson vers
les bureaux de ministère de la Santé de l'Ontario.
Le but de la marche était de dénoncer la
définition étroite que donne le gouvernement Harper de la
santé des mères au pays ou à l'étranger,
une définition qui est une façade pour masquer
l'intensification des attaques contre les droits des femmes et les
organisations de femmes. Les participantes ont réaffirmé
le droit des femmes de disposer de
leur corps, qui comprend le droit et l'accès à la
contraception, et elles se sont opposées aux lois qui nient le
droit des femmes de disposer de leurs corps. Elles ont
dénoncé les tentatives de l'État pour ramener les
femmes au Moyen-Âge. Tout au long du parcours, les manifestants
ont scandé des slogans dirigés contre le gouvernement et
son ordre
du jour idéologique et contre les soi-disant groupes
pro-vie : « Ni l'Église, ni l'État !
C'est aux femmes à décider ! »,
« Harper, Harper, ne touche pas à ma soeur avec tes
lois ! », « Votre droit à la
vie : quel mensonge ! Vous vous en fichez que les femmes
meurent ! » Les manifestantes ont conclu leur action en
affirmant leur détermination à poursuivre leur travail et
leurs actions contre le gouvernement Harper et ses attaques contre les
femmes.

M. Harper: Rappelez vos agents provocateurs et renoncez
à la violence contre le peuple !
- Steve Rutchinski -
Si le droit de conscience est une affaire politique et
idéologique, sa négation est aussi un acte politique. Le
culte de la violence que l'État a érigé en
prévision des rencontres du G8 et du G20 est une preuve que les
« leaders » ne bénéficient pas du
soutien politique pour leur ordre du jour illégitime,
anti-peuple, antisocial et
antinational. C'est pourquoi la menace de la force brutale contre la
dissidence est présentée comme si
« raisonnable ». La réponse de tout
Canadien pensant est de défendre le droit à la conscience
et d'intervenir politiquement dans la situation, contre la conception
fasciste de la sécurité, une sécurité qui,
selon l'élite dominante, part de
l'imposition de l'anarchie et de la violence.
Vendredi dernier, à Toronto, les organisateurs du
Sommet des peuples ont tenu une conférence de presse sur la
vaste gamme d'ateliers et de forums de discussions organisés
sous
le thème « Construire un mouvement pour un monde plus
juste ». Les médias monopolisés et ceux de
l'État n'étaient là que pour exiger que les
organisateurs « dénoncent la violence » et
« tiennent les manifestants responsables ». Le
reste ne les intéressait pas. C'est honteux de leur part et la
preuve d'un manque flagrant de savoir vivre !
Marya Folinsbee, une coordinatrice pour le Sommet des
peuples, a répondu à cette désinformation
médiatique. L'État, a-t-elle dit, est le véritable
auteur de la violence. Un autre porte-parole du Sommet des peuples a
rappelé les sommets passés et comment la violence ne
venait pas des manifestants mais des agents provocateurs de
l'État.
Le président de la Fédération des
travailleurs de l'Ontario (FTO), Sid Ryan, a maintenu sa demande que le
gouvernement canadien désavoue l'utilisation d'agents
provocateurs pour inciter à la violence et justifier la
répression lors de grands événements comme les
sommets. Refusant d'accéder à la demande du mouvement que
la sécurité du
peuple soit garantie face à la violence d'État, le
président de l'Association des policiers de Toronto a eu le
front d'exiger que le président de la FTO démissionne
pour avoir osé parlé de l'existence d'agents provocateurs.
L'utilisation d'agents provocateurs pour justifier la
violence d'État et la répression est devenue monnaie
courante dans le mouvement. Les instruments de la violence
d'État et la désinformation répandue par les
médias bourgeois n'ont plus l'effet escompté. Les
résidents de Toronto condamnent la perturbation et le chaos que
le sommet du G20
leur apporte. Les travailleurs, les femmes et les jeunes se rendent
jusqu'à la clôture qui entoure le centre-ville, avec la
présence de policiers à chaque coin, juste pour voir
comment leur argent est utilisé et de quoi les
« leaders » ont si peur. Le sens
d'impunité des autorités policières est tel
qu'elles se permettent de harceler même les
gens qui viennent prendre des photos de la clôture.
Les menaces de la police au sujet de la capacité
offensive de leurs « canons sonores » ont eu un
effet contraire : au lieu de faire peur, ces menaces ont
provoqué une condamnation publique. Ces « canons
sonores »
sont maintenant la risée populaire, décrits comme des
hauts-parleurs à grande portée pour les messages
d'intérêt
public !
Assez, c'est assez. Si quelqu'un doit être
appelé à renoncer à la violence, c'est le premier
ministre. M. Harper: rappelez vos agents provocateurs et renoncez
à l'usage de la violence contre les travailleurs, les femmes et
tous ceux qui exercent leur droit de conscience et condamnent
l'illégitimité du programme anti-peuple, antisocial et
antinational des sommets du G8 et G20.

Lettres à la rédaction
La couverture médiatique et les «mesures
de
sécurité» fascistes aux sommets du G8 et G20
Les gens sont soumis à un barrage
médiatique sur le G8 et le G20 qui détourne l'attention
du fait que ce sont les pays qui composent le G8 - la Grande-Bretagne,
la France, l'Allemagne, le Japon, l'Italie, les États-Unis, le
Canada et la Russie - qui sont les auteurs de tant de crimes contre
l'humanité et ce, en toute impunité. Ce sont eux les
« violents ». Le G20, qui comprend les membres du
G8 plus l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde,
l'Indonésie, le Mexique, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud, la
Corée du Sud, la Turquie et l'UE, en tant que membre non votant,
n'ont pas le droit de fixer l'ordre du jour pour la grande
majorité des nations et des peuples
du monde qu'ils excluent de leurs rencontres. Face à des menaces
de violence par l'État canadien et les responsables de son
application, les résidents de Toronto, les travailleurs, les
femmes et les jeunes, rejoints par leurs alliés à travers
le Canada et d'autres pays, se rencontreront à Toronto cette
semaine pour faire valoir leurs revendications
collectives pour un avenir juste et durable pour nous et pour toute
l'humanité.
[Signé]
* * *
Les Torontois sont outrés par la militarisation
de Huntsville et de Toronto dans le cadre des préparatifs des
sommets du G8 et G20 qui se tiennent du 25 au 27 juin, organisés
par le Canada qui occupe actuellement la présidence du G8. Les
résidents de Toronto et leurs alliés s'organisent
courageusement, malgré la présence policière et
militaire
massive déployée expressément pour étouffer
la résistance au programme anti-démocratique et
anti-peuple du G8/G20.
[Signé]
* * *
Quand on voit les mesures des « forces de
sécurité » en prévision des sommets
G8/G20, on se rend compte que c'est aux travailleurs de veiller
à ce que leurs fils et filles qui organisent la
résistance au G8/G20 soient à l'abri de la violence
policière et de l'impunité. Les couches
intermédiaires sont également appelées à
élever la voix à
la défense de leurs enfants qui ont courageusement pris position
contre la violence et la brutalité du G8/G20.
[Signé]
* * *
Les sommets G8/G20 sont un rappel qu'il faut multiplier
les efforts pour le renouveau démocratique dans le monde, que
les institutions comme le G8/G20 doivent être
démantelées. Ces organisations n'ont pas le mandat de
parler au nom des peuples du Canada et du monde. Il faut leur faire
échec. C'est possible si nous intensifions la lutte pour
le renouveau, si nous nous portons résolument à la
défense du droit de conscience, du droit à l'organisation
politique, si nous entreprenons la sélection et
l'élection des politiciens ouvriers à des postes de
direction politique au Canada et ailleurs.
[Signé]
* * *
La clôture a été
érigée au centre-ville de Toronto, mais elle n'a
apporté aucun sentiment de sécurité à ceux
qui y vivent et y travaillent. Ces derniers commencent à
réaliser qu'ils sont eux aussi considérés comme un
problème pour les soi-disant services de sécurité,
pas seulement « les manifestants ».
Un climat de peur et d'incertitude est
créé. Cela a commencé bien avant l'érection
de la clôture la semaine dernière. Tout le monde est tenu
dans l'ignorance en ce qui concerne ce qui va se passer. La plupart des
informations disponibles sont sujettes à modification à
tout moment. Par exemple, les autorités disent aux gens que la
clôture sera
fermée le vendredi avant le sommet, mais cela pourrait changer
à tout moment d'ici là. Les gens sont avisés de ne
pas venir en voiture dans le centre-ville, mais d'utiliser le transport
en commun, mais si les gens utilisent le transport en commun, ils
devraient se donner plus de temps que d'habitude pour voyager car il
peut y avoir des retards. Le
service de trains de banlieue GO Transit conseille aux gens d'emporter
un goûter la semaine prochaine et de l'eau, mais prévient
que plus tard durant la semaine, les toilettes sur certaines lignes
seront verrouillées.
Toute personne travaillant dans le
périmètre doit nécessairement être munie
d'un
laissez-passer cette semaine, avec un laissez-passer de leur
bâtiment et une pièce d'identité avec photo
émise par le gouvernement. Les laissez-passer pour le sommet
sont émis sur la foi de l'employeur. Mais plusieurs sont
inquiets que cette information soit remise aux
forces de sécurité et il n'y a aucune garantie que ces
informations ne seront pas conservées une fois les sommets
terminés.
Des postes de contrôle pour accéder
à la zone sont une autre source de crainte et d'incertitude -
personne ne sait où ils sont. Cela rend impossible la
planification d'un itinéraire pour aller travailler et de
calculer le temps de déplacement. Plusieurs lieux de travail
fermeront leurs portes vendredi et certains fermeront plus tôt.
La situation rappelle
des images de la vie en Allemagne nazie ou sous l'apartheid en Afrique
du Sud ou du peuple palestinien sous occupation.
Le secret le mieux gardé du Sommet semble
être le rôle même du G8 et du G20. Il n'y a pas eu
beaucoup d'informations mis à part le bruit autour de taxer les
banques (ce qui semble être la raison pour laquelle M. Harper a
voulu tenir le Sommet dans l'ombre des tours des banques du quartier
financier). Le fameux programme de « la
santé maternelle » qui, même si les pays
s'engagent à l'appliquer, se traduira par des dépenses
inférieures à la facture d'un milliard $ pour la
sécurité des sommets. Manifestement, ces sommets
n'augurent rien de bon pour la grande majorité d'entre nous.
Des séances de formation en
sécurité ont été données dans les
endroits de travail dans le quartier des affaires, avec des
scénarios de confinements et d'évacuations
présentés comme quelque chose à laquelle nous
devrions nous
habituer. (Au cas où vous ne le savez pas, nos enfants
pratiquent déjà cela régulièrement dans les
écoles.) Ils parlent
beaucoup des « manifestants » et en particulier
des manifestants « violents » qui font peur
à tout le monde. En même temps, les gens sont avertis que,
dans le cas d'une altercation, ils ne devraient pas courir vers la
police car ils ont été formés pour
considérer une telle démarche comme une attaque
potentielle. Vous aurez
plus de chances avec les manifestants.
Il suffit de lire quelques informations sur les raisons
de ces sommets pour connaître leur caractère
profondément antisocial. Ce sont les manifestants qui, en
rejetant la légitimité de ces rencontres et en luttant
pour leurs droits, font preuve de responsabilité sociale. Ils ne
se cachent pas derrière un milliard $ de clôtures,
d'armements et de
personnel. Non, confrontés à des menaces d'attaques
injustifiables, ils font preuve de courage et déclarent que
c'est à cela que ressemble la démocratie et qu'un autre
monde est possible !
Un employé de bureau de Toronto

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