Le Marxiste-Léniniste

Numéro 108 - 22 juin 2010

G8/20

Assaut contre la démocratie populaire
et le droit à l'existence

Manifestez contre le G8/20 à Huntsville, Toronto et partout au pays ! Participez au mouvement pour une démocratie populaire
et un gouvernement anti-guerre !



CALENDRIER D'ACTIVITÉS

G8/20
Assaut contre la démocratie populaire et le droit à l'existence

Sommet populaire de Toronto
«Nous sommes la multitude! Vous êtes l'infime minorité! Non au G8 et au G20!»
Assemblée publique du Syndicat canadien des travailleurs et des travailleuses des postes
Les femmes manifestent pour leurs droits en matière de reproduction
M. Harper: Rappelez vos agents provocateurs et renoncez à la violence contre le peuple! - Steve Rutchinski

Lettres à la rédaction
La couverture médiatique et les «mesures de sécurité» fascistes aux sommets du G8 et G20

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G8/20

Assaut contre la démocratie
populaire et le droit à l'existence

Manifestez contre le G8/20 à Huntsville, Toronto et partout au pays ! Participez au mouvement pour une démocratie populaire
et un gouvernement anti-guerre !

Le G8/20 est un regroupement des pays les plus puissants du monde et de pays qui leur sont annexés, comme le Canada. Il représente la négation des peuples dans un système impérialiste d'États dominé par les États-Unis.

Pour affirmer le droit à l'existence, il faut une lutte consciente et organisée du peuple pour se soustraire, et soustraire les pays et peuples du monde, à l'emprise des États-Unis, des grandes puissances d'Europe et du Japon, qui contrôlent l'ordre du jour du G8/20. Tous les peuples et nations, y compris au Canada, au Québec et aux États-Unis, doivent s'unir et résister à la suppression de leurs droits par le G8/20. Par des actes organisés d'opposition consciente à l'impérialisme, les peuples peuvent affirmer leur droit à l'existence et bâtir des nations et des économies qui soient indépendantes des grandes puissances. Ils peuvent façonner des nations et des économies qui suffisent à leurs besoins et dans lesquelles le peuple est maître de sa destinée et mettre sur pied des systèmes politiques qui répondent à l'exigence moderne que le peuple doit être investi du pouvoir de décider. Par une lutte résolue contre le système impérialiste d'États du G8/20, les peuples du monde peuvent bâtir des nations et des économies qui servent leurs besoins plutôt que les intérêts étroits des monopoles mondiaux ; ils peuvent bâtir des économies centrées sur l'être humain qui s'appuient sur leur propre force intérieure et sur des relations internationales fondées sur l'appui et l'avantage réciproques dans un front uni contre l'impérialisme, comme le font Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, l'Équateur, Antigua et Barbuda, Saint-Vincent, les Grenadines et la Dominique avec l'héroïque Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).

Le G8/20 marginalise l'ONU et attaque l'état de droit international

Le G8/20 est une attaque contre les Nations unies, notamment son Assemblée générale et le rôle important qu'elle joue en tant qu'instance politique internationale représentant tous les pays du monde sur un pied d'égalité, sans privilège en raison de la grandeur, du niveau de développement économique ou de force militaire. Le G8/20 fait tout en son pouvoir pour supprimer tout progrès vers le renouvellement démocratique de l'ONU et de son Conseil de sécurité pour en faire une instance politique ayant une capacité réelle de régler les problèmes suivant les normes et les lois internationales établies, sans le recours à la guerre ou à la menace de la force, et pour en faire une puissante institution des peuples du monde dans leur lutte pour leur droit d'être.

Le G8/20 marginalise les Nations unies dans les nombreux domaines où elle a joué un rôle effectif dans le passé, comme dans le règlement des différends par la diplomatie et le véritable maintien de la paix, la promotion des droits de tous, la distribution de l'aide aux pays et peuples en difficulté, la défense du droit international et des Conventions de Genève pour restreindre l'action des grandes puissances et leur bellicisme, et en tant que forum où les pays plus petits peuvent exprimer leurs doléances sur la base de l'égalité et du respect mutuel plutôt que d'être soumis au diktat et aux valeurs impérialistes des grandes puissances, en particulier les États-Unis et leur doctrine de sécurité nationale qui suit la règle de la loi du plus fort.

Les États-Unis et les autres grandes puissances se servent de l'ONU seulement quand ils peuvent manipuler la situation à leur avantage, notamment avec le fonctionnement antidémocratique du Conseil de sécurité. Sinon ils recourent à des gestes unilatéraux comme l'invasion de l'Irak ou à des organisations basées sur le privilège et la force militaire comme le G8/20.

G8/20 : Institution politique du système impérialiste d'États dominé par les États-Unis

Le G8/20 est l'expression concentrée de la volonté économique des monopoles mondiaux et de leurs institutions comme l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les accords de libre- échange et l'hégémonie du dollar américain. Le G8/20 mobilise les puissances impérialistes pour tenter de surmonter les contradictions dans leurs rangs et étouffer tout mouvement indépendant ou tout mouvement positif des peuples et nations vers une alternative. Le G8/20 sous le bâton étasunien s'ingère dans les affaires intérieures des peuples et nations pour consolider les forces qui sont leurs alliés et saper les efforts des forces souveraines qui luttent pour bâtir la démocratie populaire et investir le peuple du pouvoir de résoudre les nombreux problèmes sociaux et économiques auxquels ils font face.

Le G8/20 est un front politique et de propagande pour faire la promotion de différents programmes de stimulation et autres machinations pour payer les riches et leurs monopoles. Durant la crise économique mondiale, ces machinations ont servi à soutenir le système impérialiste et le pouvoir des riches et de leurs monopoles et à bloquer le progrès d'une alternative populaire qui restreint les monopoles, augmente l'investissement dans les programmes sociaux, arrête de payer les riches et prend d'autres mesures pour résoudre la crise économique et ouvrir la voie au progrès.

Les méthodes antidémocratiques promues et utilisées par le G8/20 ont servi à transférer le fardeau de la crise économique sur le dos des peuples et des pays les plus faibles, comme la Grèce, et les pays en voie de développement, mais n'ont rien contribué à la résolution des crises économiques périodiques. Le G8/20 accroît les pressions politiques et la désinformation en faveur d'une intensification de l'offensive antisociale pour détruire les programmes sociaux, privatiser les avoirs publics et soutirer des concessions à la classe ouvrière pour que les riches et leurs monopoles puissent transférer encore plus de produit social dans les coffres de l'élite mondiale.

Le G8/20 est une institution qui sert à étouffer la démocratie populaire, à gérer les affaires nationales et internationales de pays à portée de son influence et à s'assurer qu'ils ne deviennent pas des concurrents sur le marché mondial ou, ce qui serait pire dans la conception du monde centrée sur le capital, qu'ils ne rompent pas avec le système impérialiste d'États et ne se regroupent pas autour d'alternatives comme l'ALBA.

G8/20 : Front politique du militarisme mondial et de la répression

Le G8/20 est une institution de la démocratie impérialiste qui sert à contrer l'émergence d'une démocratie populaire. Les résidents de la région de Toronto sont directement témoins de la direction dans laquelle le G8/20 entraîne le monde : utilisation des fonds publics pour les grands événements militarisés, retrait des fonds publics de l'économie pour la répression policière et guerre et occupation à l'étranger, militarisation des villes et des communautés avec des zones d'interdiction et autres mesures de sécurité répressives, suppression du droit de conscience et des autres droits humains, emploi d'agents provocateurs pour justifier la répression violente de la démocratie populaire et justifier les préparatifs pour le pouvoir militaire direct.

Le G8/20 est une organisation non militaire qui prépare le terrain à l'intervention militaire dans l'éventualité que les institutions démocratiques impérialistes échouent à maintenir les peuples et nations en échec et sous le contrôle et le diktat des grandes puissances. Si le G8/20 n'est pas à la hauteur de la tâche pour préserver le privilège des grandes puissances et de leurs monopoles, il fait tout de suite appel à l'OTAN ou à d'autres regroupements de l'impérialisme comme la « coalition des volontaires » qui a envahi l'Irak à l'appel des États-Unis ou les forces qui occupent l'Afghanistan sous le coupole étasunienne. La pratique antisociale du G8/20 bloque les aspirations des peuples en faveur du droit de monopole et la réalité des mesures de sécurité répressives à Huntsville et Toronto montre la nécessité d'intensifier la lutte pour la démocratie populaire et le droit d'être.

Participez aux manifestations contre le G8/20 à Hunstville, Toronto et partout au pays ! Participez au mouvement pour une démocratie populaire et un gouvernement anti-guerre !

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Sommet populaire de Toronto

«Nous sommes la multitude! Vous êtes l'infime minorité! Non au G8 et au G20!»


Toronto, le 18 juin 2010: Ouverture du Sommet populaire: «Histoires et solutions du Nord et du Sud»

Le sommet populaire de Toronto s'est tenu du 18 au 20 juin en opposition au G8 et au G20 et pour présenter les revendications des peuples. Le sommet s'est ouvert vendredi soir sous le thème « Histoires et solutions du Nord et du Sud » dans la grande salle du Carlu au centre-ville de Toronto. Près de 700 personnes y ont participé dont un grand nombre de jeunes. Près de la moitié des participants étaient venus de l'extérieur de Toronto, et plusieurs d'entre eux étaient en ville pour la semaine d'actions contre le G8 et le G20.

La maîtresse de cérémonie de l'événement a donné le ton dès le début en dénonçant les tentatives de criminaliser la dissidence contre le G8 et le G20 et tout au long de la soirée les gens ont remis en question la légitimité du G8 et du G20 et annoncé les différentes actions organisées du 21 au 27 juin. Un des orateurs a exigé la dissolution du G8 et du G20 et son remplacement par une organisation qui comprend les pays en voie de développement, un Groupe des 92, qui se réunirait aux Nations unies.

Parmi les orateurs on comptait : Maude Barlow, la présidente nationale du Conseil des Canadiens ; Lorena Aguilar, conseillère sur la parité des sexes à l'Union internationale pour la conservation de la nature au Costa Rica ; Victor Baez, secrétaire général de la Confédération des syndicats des Amériques ; Dorothy Ngoma, directrice de l'Organisation nationale des infirmières et sages-femmes du Malawi ; Robert Lovelace, leader autochtone et professeur adjoint à l'Université Queen's ; Ambet Yuson, des Philippines, secrétaire général de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois, et Jessica Yee, directrice du Réseau de la santé sexuelle des jeunes autochtones.

Un grand nombre d'ateliers ont eu lieu samedi et dimanche autour des grands thèmes suivants : la justice mondiale, l'environnement et les changements climatiques, les droits humains et les libertés civiles, la justice économique, la construction du mouvement (les outils du changement) et la lutte pour forcer le Canada à assumer ses responsabilités. Le Marxiste-Léniniste inclura des reportages sur certains de ces ateliers dans son reportage d'ensemble sur les Sommets du G8 et du G20.

Le 17 juin, le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto (TCMN) a tenu une conférence de presse où il a annoncé l'ouverture du Centre de convergence pour tous ceux qui s'opposent aux sommets du G8 et du G20. Le centre est situé au 1266 rue Queen ouest au coin de la rue Noble. Le TCMN a souhaité la bienvenue à tous ceux qui sont venus de l'extérieur de la ville pour participer aux actions. Un représentant du réseau a condamné le caractère profondément non représentatif des activités du G8 et du G20 et a demandé que ces organisations soient abolies. Le caractère illégitime du G8 et du G20 se voit par exemple au fait que son engagement d'apporter 20 milliards $ d'aide alimentaire n'a même pas été rempli à 10 %. Les porte-parole du réseau à la conférence de presse ont non seulement dénoncé les politiques antisociales et néolibérales du G8 et du G20 mais ils ont dénoncé le fait que la militarisation et la répression qui sont exercées à l'occasion du sommet accentuent encore l'exclusion sociale, la pauvreté et l'oppression contre laquelle les activistes de Toronto combattent à tous les jours. Ils ont dit qu'ils vont continuer leur travail pour résoudre ces problèmes une fois les sommets terminés. En conclusion, ils ont scandé : « Nous sommes la multitude ! Vous êtes l'infime minorité ! »

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Assemblée publique du Syndicat canadien des travailleurs et des travailleuses des postes

Dans le cadre du Sommet populaire, le Syndicat canadien des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) a tenu une assemblée publique le 19 juin sous le thème « Pour un système postal populaire ». L'assemblée coïncidait avec la tenue de conférences régionales du syndicat convoquées pour formuler les revendications des travailleurs des postes en vue des prochaines négociations avec Postes Canada pour le renouvellement des conventions collectives des travailleurs urbains. Denis Lemelin, le président national du STTP, a dit dans ses remarques d'introduction que la défense du service postal public est l'affaire de tous les Canadiens. Il a fait remarquer que le développement d'une vision d'un système postal populaire est aussi importante que la lutte de résistance contre la déréglementation et la privatisation et l'élimination de positions à Postes Canada. Les problèmes auxquels nous faisons face, a-t-il ajouté, sont de nature mondiale et la preuve en est justement la tenue des sommets du G8 et G20 auxquels nous sommes venus nous opposer. Derrière des portes closes, le G8 et le G20 prennent des décisions qui sont dommageables pour le bien-être des peuples du monde et les services publics dont ils dépendent, a-t-il conclu.

Les travailleurs des postes et leurs supporters qui participaient à l'assemblée ont ensuite discuté de façon très vivante de l'avenir du service postal. Ils se sont répartis en petits groupes et ont échangé des opinions qui ont ensuite été communiquées à la plénière. Plusieurs thèmes sont revenus, notamment la revendication que Postes Canada soit maintenue comme un service public et que tout profit réalisé doit être réinvesti dans le service. Le profit privé, caractérisé comme étant le retrait de richesse sociale du service public pour servir l'enrichissement privé, doit être banni. Les participants ont affirmé que le service postal doit être développé comme un service public universel pour tous les Canadiens peu importe où ils habitent au Canada et particulièrement pour ceux qui habitent dans les régions éloignées. Plusieurs travailleurs des postes ont partagé leur expérience de la sous-traitance des services (comme les franchises de détail privées et la distribution privée des colis) et d'autres ont insisté sur le fait que les travailleurs des postes doivent s'allier à tous les travailleurs canadiens pour stopper la privatisation des services postaux.

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Les femmes manifestent pour leurs
droits en matière de reproduction

Le samedi 19 juin à Toronto s'est tenue une manifestation pour la défense des droits des femmes en matière de reproduction en conjonction avec le Sommet d'Oxfam pour la justice entre les hommes et les femmes et le Sommet populaire et la semaine d'actions contre les sommets du G8 et du G20. Les participantes, pour la vaste majorité des jeunes femmes, ont marché de l'Université Ryerson vers les bureaux de ministère de la Santé de l'Ontario.

Le but de la marche était de dénoncer la définition étroite que donne le gouvernement Harper de la santé des mères au pays ou à l'étranger, une définition qui est une façade pour masquer l'intensification des attaques contre les droits des femmes et les organisations de femmes. Les participantes ont réaffirmé le droit des femmes de disposer de leur corps, qui comprend le droit et l'accès à la contraception, et elles se sont opposées aux lois qui nient le droit des femmes de disposer de leurs corps. Elles ont dénoncé les tentatives de l'État pour ramener les femmes au Moyen-Âge. Tout au long du parcours, les manifestants ont scandé des slogans dirigés contre le gouvernement et son ordre du jour idéologique et contre les soi-disant groupes pro-vie : « Ni l'Église, ni l'État ! C'est aux femmes à décider ! », « Harper, Harper, ne touche pas à ma soeur avec tes lois ! », « Votre droit à la vie : quel mensonge ! Vous vous en fichez que les femmes meurent ! » Les manifestantes ont conclu leur action en affirmant leur détermination à poursuivre leur travail et leurs actions contre le gouvernement Harper et ses attaques contre les femmes.

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M. Harper: Rappelez vos agents provocateurs et renoncez à la violence contre le peuple !

Si le droit de conscience est une affaire politique et idéologique, sa négation est aussi un acte politique. Le culte de la violence que l'État a érigé en prévision des rencontres du G8 et du G20 est une preuve que les « leaders » ne bénéficient pas du soutien politique pour leur ordre du jour illégitime, anti-peuple, antisocial et antinational. C'est pourquoi la menace de la force brutale contre la dissidence est présentée comme si « raisonnable ». La réponse de tout Canadien pensant est de défendre le droit à la conscience et d'intervenir politiquement dans la situation, contre la conception fasciste de la sécurité, une sécurité qui, selon l'élite dominante, part de l'imposition de l'anarchie et de la violence.

Vendredi dernier, à Toronto, les organisateurs du Sommet des peuples ont tenu une conférence de presse sur la vaste gamme d'ateliers et de forums de discussions organisés sous le thème « Construire un mouvement pour un monde plus juste ». Les médias monopolisés et ceux de l'État n'étaient là que pour exiger que les organisateurs « dénoncent la violence » et « tiennent les manifestants responsables ». Le reste ne les intéressait pas. C'est honteux de leur part et la preuve d'un manque flagrant de savoir vivre !

Marya Folinsbee, une coordinatrice pour le Sommet des peuples, a répondu à cette désinformation médiatique. L'État, a-t-elle dit, est le véritable auteur de la violence. Un autre porte-parole du Sommet des peuples a rappelé les sommets passés et comment la violence ne venait pas des manifestants mais des agents provocateurs de l'État.

Le président de la Fédération des travailleurs de l'Ontario (FTO), Sid Ryan, a maintenu sa demande que le gouvernement canadien désavoue l'utilisation d'agents provocateurs pour inciter à la violence et justifier la répression lors de grands événements comme les sommets. Refusant d'accéder à la demande du mouvement que la sécurité du peuple soit garantie face à la violence d'État, le président de l'Association des policiers de Toronto a eu le front d'exiger que le président de la FTO démissionne pour avoir osé parlé de l'existence d'agents provocateurs.

L'utilisation d'agents provocateurs pour justifier la violence d'État et la répression est devenue monnaie courante dans le mouvement. Les instruments de la violence d'État et la désinformation répandue par les médias bourgeois n'ont plus l'effet escompté. Les résidents de Toronto condamnent la perturbation et le chaos que le sommet du G20 leur apporte. Les travailleurs, les femmes et les jeunes se rendent jusqu'à la clôture qui entoure le centre-ville, avec la présence de policiers à chaque coin, juste pour voir comment leur argent est utilisé et de quoi les « leaders » ont si peur. Le sens d'impunité des autorités policières est tel qu'elles se permettent de harceler même les gens qui viennent prendre des photos de la clôture.

Les menaces de la police au sujet de la capacité offensive de leurs « canons sonores » ont eu un effet contraire : au lieu de faire peur, ces menaces ont provoqué une condamnation publique. Ces « canons sonores » sont maintenant la risée populaire, décrits comme des hauts-parleurs à grande portée pour les messages d'intérêt public !

Assez, c'est assez. Si quelqu'un doit être appelé à renoncer à la violence, c'est le premier ministre. M. Harper: rappelez vos agents provocateurs et renoncez à l'usage de la violence contre les travailleurs, les femmes et tous ceux qui exercent leur droit de conscience et condamnent l'illégitimité du programme anti-peuple, antisocial et antinational des sommets du G8 et G20.

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Lettres à la rédaction

La couverture médiatique et les «mesures de
sécurité» fascistes aux sommets du G8 et G20

Les gens sont soumis à un barrage médiatique sur le G8 et le G20 qui détourne l'attention du fait que ce sont les pays qui composent le G8 - la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Japon, l'Italie, les États-Unis, le Canada et la Russie - qui sont les auteurs de tant de crimes contre l'humanité et ce, en toute impunité. Ce sont eux les « violents ». Le G20, qui comprend les membres du G8 plus l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Turquie et l'UE, en tant que membre non votant, n'ont pas le droit de fixer l'ordre du jour pour la grande majorité des nations et des peuples du monde qu'ils excluent de leurs rencontres. Face à des menaces de violence par l'État canadien et les responsables de son application, les résidents de Toronto, les travailleurs, les femmes et les jeunes, rejoints par leurs alliés à travers le Canada et d'autres pays, se rencontreront à Toronto cette semaine pour faire valoir leurs revendications collectives pour un avenir juste et durable pour nous et pour toute l'humanité.

[Signé]

* * *

Les Torontois sont outrés par la militarisation de Huntsville et de Toronto dans le cadre des préparatifs des sommets du G8 et G20 qui se tiennent du 25 au 27 juin, organisés par le Canada qui occupe actuellement la présidence du G8. Les résidents de Toronto et leurs alliés s'organisent courageusement, malgré la présence policière et militaire massive déployée expressément pour étouffer la résistance au programme anti-démocratique et anti-peuple du G8/G20.

[Signé]

* * *

Quand on voit les mesures des « forces de sécurité » en prévision des sommets G8/G20, on se rend compte que c'est aux travailleurs de veiller à ce que leurs fils et filles qui organisent la résistance au G8/G20 soient à l'abri de la violence policière et de l'impunité. Les couches intermédiaires sont également appelées à élever la voix à la défense de leurs enfants qui ont courageusement pris position contre la violence et la brutalité du G8/G20.

[Signé]

* * *

Les sommets G8/G20 sont un rappel qu'il faut multiplier les efforts pour le renouveau démocratique dans le monde, que les institutions comme le G8/G20 doivent être démantelées. Ces organisations n'ont pas le mandat de parler au nom des peuples du Canada et du monde. Il faut leur faire échec. C'est possible si nous intensifions la lutte pour le renouveau, si nous nous portons résolument à la défense du droit de conscience, du droit à l'organisation politique, si nous entreprenons la sélection et l'élection des politiciens ouvriers à des postes de direction politique au Canada et ailleurs.

[Signé]

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La clôture a été érigée au centre-ville de Toronto, mais elle n'a apporté aucun sentiment de sécurité à ceux qui y vivent et y travaillent. Ces derniers commencent à réaliser qu'ils sont eux aussi considérés comme un problème pour les soi-disant services de sécurité, pas seulement « les manifestants ».

Un climat de peur et d'incertitude est créé. Cela a commencé bien avant l'érection de la clôture la semaine dernière. Tout le monde est tenu dans l'ignorance en ce qui concerne ce qui va se passer. La plupart des informations disponibles sont sujettes à modification à tout moment. Par exemple, les autorités disent aux gens que la clôture sera fermée le vendredi avant le sommet, mais cela pourrait changer à tout moment d'ici là. Les gens sont avisés de ne pas venir en voiture dans le centre-ville, mais d'utiliser le transport en commun, mais si les gens utilisent le transport en commun, ils devraient se donner plus de temps que d'habitude pour voyager car il peut y avoir des retards. Le service de trains de banlieue GO Transit conseille aux gens d'emporter un goûter la semaine prochaine et de l'eau, mais prévient que plus tard durant la semaine, les toilettes sur certaines lignes seront verrouillées.

Toute personne travaillant dans le périmètre doit nécessairement être munie d'un laissez-passer cette semaine, avec un laissez-passer de leur bâtiment et une pièce d'identité avec photo émise par le gouvernement. Les laissez-passer pour le sommet sont émis sur la foi de l'employeur. Mais plusieurs sont inquiets que cette information soit remise aux forces de sécurité et il n'y a aucune garantie que ces informations ne seront pas conservées une fois les sommets terminés.

Des postes de contrôle pour accéder à la zone sont une autre source de crainte et d'incertitude - personne ne sait où ils sont. Cela rend impossible la planification d'un itinéraire pour aller travailler et de calculer le temps de déplacement. Plusieurs lieux de travail fermeront leurs portes vendredi et certains fermeront plus tôt. La situation rappelle des images de la vie en Allemagne nazie ou sous l'apartheid en Afrique du Sud ou du peuple palestinien sous occupation.

Le secret le mieux gardé du Sommet semble être le rôle même du G8 et du G20. Il n'y a pas eu beaucoup d'informations mis à part le bruit autour de taxer les banques (ce qui semble être la raison pour laquelle M. Harper a voulu tenir le Sommet dans l'ombre des tours des banques du quartier financier). Le fameux programme de « la santé maternelle » qui, même si les pays s'engagent à l'appliquer, se traduira par des dépenses inférieures à la facture d'un milliard $ pour la sécurité des sommets. Manifestement, ces sommets n'augurent rien de bon pour la grande majorité d'entre nous.

Des séances de formation en sécurité ont été données dans les endroits de travail dans le quartier des affaires, avec des scénarios de confinements et d'évacuations présentés comme quelque chose à laquelle nous devrions nous habituer. (Au cas où vous ne le savez pas, nos enfants pratiquent déjà cela régulièrement dans les écoles.) Ils parlent beaucoup des « manifestants » et en particulier des manifestants « violents » qui font peur à tout le monde. En même temps, les gens sont avertis que, dans le cas d'une altercation, ils ne devraient pas courir vers la police car ils ont été formés pour considérer une telle démarche comme une attaque potentielle. Vous aurez plus de chances avec les manifestants.

Il suffit de lire quelques informations sur les raisons de ces sommets pour connaître leur caractère profondément antisocial. Ce sont les manifestants qui, en rejetant la légitimité de ces rencontres et en luttant pour leurs droits, font preuve de responsabilité sociale. Ils ne se cachent pas derrière un milliard $ de clôtures, d'armements et de personnel. Non, confrontés à des menaces d'attaques injustifiables, ils font preuve de courage et déclarent que c'est à cela que ressemble la démocratie et qu'un autre monde est possible !

Un employé de bureau de Toronto

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