Le Marxiste-Léniniste

Numéro 106 - 17 juin 2010

Québec
Condamnons la loi 100 !
Non à la gouvernance par décret !


Condamnons la loi 100! Non à la gouvernance par décret ! - Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ)
La loi 100 adoptée sous bâillon: Un abus de pouvoir qui ne doit pas passer ! - Pierre Chénier
L'unité politique des travailleurs et de leurs alliés sur la base de leurs revendications en tant que solution aux problèmes de la société - Pierre Soublière

À titre d'information
Fin des travaux de la première session de la 39e Assemblée nationale

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Condamnons la loi 100 !
Non à la gouvernance par décret !

Samedi le 12 juin, le gouvernement Charest a adopté le projet de loi 100 qui contient les mesures et compressions budgétaires qu'il entend instituer pour appliquer son budget antisocial. Il a convoqué une session extraordinaire de l'Assemblée nationale vendredi à 15 h, c'est-à-dire quelques heures après l'ajournement des travaux de l'Assemblée pour l'été. C'est aux petites heures du matin samedi que le projet de loi a été adopté par 60 voix contre 39.

Le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) condamne fermement le gouvernement Charest pour cet abus de pouvoir et pour ce mépris total des droits économiques, sociaux, culturels et politiques du peuple québécois. Bref, Charest a obtenu ce qu'il voulait et les travaux de l'assemblée nationale sont terminés pour l'été ; le reste n'a pas d'importance.

Le gouvernement Charest renvoie ainsi avec la plus grande arrogance les préoccupations des milliers de travailleurs et travailleuses du Front commun pour le règlement équitable de leurs conventions collectives. Leurs revendications ne seraient même pas dignes d'une réponse. Il n'a pas retiré son budget antisocial dénoncé depuis son dépôt d'un bout à l'autre du Québec. Ce budget et la loi qu'il vient d'adopter signifient la poursuite de l'offensive antisociale tous azimuts pour payer les riches et détruire la nation du Québec, ses services sociaux, son système d'éducation et son système de santé. Charest a encore démontré qu'un gouvernement qui abdique ses responsabilités sociales et gouverne dans l'intérêt de la minorité riche ne peut que recourir à des lois antidémocratiques et anti-peuple pour poursuivre son ordre du jour et n'est donc pas apte à gouverner.

Jean Charest a clairement laissé savoir que tout ce qui compte pour lui ce sont les intérêts de la minorité riche quand il a dit lors d'un point de presse entre l'ajournement et la session extraordinaire : « Alors, ils [l'opposition] ont fait une obstruction systématique pour empêcher l'adoption de cette loi-là et d'un certain nombre d'autres projets de loi. Et ils l'ont fait malheureusement en oubliant de tenir compte des intérêts supérieurs du Québec, ce qui, à notre avis à nous, est irresponsable. Irresponsable, parce que ça envoie un signal très important aux maisons de cotation de crédit sur notre démarche de retour à l'équilibre budgétaire... ».

L'imposition sous bâillon de la loi 100 aura pour effet d'une part de rassurer les créanciers et d'autre part d'envoyer un message clair aux travailleurs et travailleuses du Front commun : ce gouvernement a l'intention de continuer de gouverner par décrets et il n'y aura pas de négociation. La négociation n'est que pour la galerie quand le contenu est déjà décidé par une loi. Au nom de la « responsabilité fiscale », le gouvernement Charest déclare que les conventions des travailleurs peuvent être vidées de tout contenu significatif. Ce gouvernement se place une fois de plus en contradiction ouverte avec le peuple du Québec, ses demandes et avec tout ce qui lui est cher et précieux.

Le peuple n'a pas besoin d'un gouvernement qui impose son diktat pour servir les exigences des agences de cotation et de l'oligarchie financière. Il n'a pas besoin d'un gouvernement qui nie ses demandes, le méprise et refuse d'organiser l'économie pour qu'elle réponde à ses besoins fondamentaux, et spécifiquement en finançant les programmes sociaux et les services publics. Le PMLQ lance l'appel aux travailleuses et travailleurs du secteur public et aux autres collectifs à vigoureusement condamner la loi 100 et à poursuivre leurs actions à la défense de leurs demandes et de leur ordre du jour.

Condamnons la loi 100 !
Non à la gouvernance par décret !

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La loi 100 adoptée sous le bâillon

Un abus de pouvoir qui ne doit pas passer !

La loi 100, Loi mettant en oeuvre certaines dispositions du discours sur le budget du 30 mars 2010 et visant le retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014 et la réduction de la dette, a été adoptée sous le bâillon au matin du 12 juin après que le gouvernement Charest ait convoqué une session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Toutes les procédures parlementaires normales pour l'adoption d'une loi ont été annulées. Un soi-disant débat a commencé vers trois heures de l'après-midi et s'est terminé tôt dans la matinée du 12 par l'adoption du projet de loi qui amende plusieurs lois du Québec et aura un impact sur les finances du Québec pour les générations à venir. Les Québécois n'ont même pas eu droit à un semblant de procédures habituelles menant à l'adoption d'un projet de loi. Ils se sont exprimés par de grandes manifestations et ont exigé que le budget soit retiré et non appliqué, mais Charest n'en a pas moins agi comme si de rien n'était et il a fait adopter les mesures que le peuple rejette. Loin de revoir sa décision, il a décidé de procéder par bâillon et de présenter les principales mesures de son budget détesté comme un fait accompli.

Beaucoup disent avec raison que ce projet de loi est de l'abus de pouvoir et c'est important d'aller un peu plus à fond là-dessus.

Dans son intervention à la session extraordinaire, le ministre des Finances Raymond Bachand a expliqué en détail pourquoi le gouvernement a insisté pour passer cette loi tout de suite et par le bâillon. Dans la section intitulée « Contrôle de certaines dépenses et limites relatives à l'embauche », la loi force les organismes gouvernementaux à couper dans leurs « dépenses administratives ». Le ministre Bachand a fait la leçon à l'opposition sans colonne vertébrale qui a essentiellement critiqué la forme du projet de loi mais non son contenu. L'opposition pour l'essentiel a dit que le gouvernement n'avait pas besoin de passer une loi pour appliquer ces coupures, qu'il pouvait procéder par des réglementations internes dans ces organismes et aboutir aux mêmes résultats.

Bachand a répliqué que le gouvernement n'avait pas l'autorité légale, dans plusieurs organismes, de forcer des coupures par de simples réglementations. Il a dit : « Essentiellement, [il s'agit du] contrôle des dépenses : réduction graduelle de 10 % de toutes les dépenses de fonctionnement de nature administrative. Et qu'est-ce qu'on a fait au gouvernement, M. le Président ? C'est qu'on a étendu ça à tout le réseau de l'éducation, tout le réseau de la santé, même les universités, d'ici 2013-2014. Certains de ces organismes, M. le Président, nous avons juridiction, par décret du Conseil des ministres, par décision du Conseil du trésor, comme sur la fonction publique, de mettre ces choses-là en oeuvre. Beaucoup de ces organismes, nous ne l'avons pas, nous avons besoin d'une assise législative pour ce faire, pour mettre en oeuvre cette réduction des dépenses de nature administrative... Ce budget nécessite, pour sa mise en oeuvre, la modification de plusieurs lois du gouvernement. »


Sherbrooke,  le 8 avril 2010.

En d'autres termes, le gouvernement Charest procède à une réorganisation de l'État afin d'intensifier son offensive antisociale.

Ce sont seize lois au total qui sont modifiées par cette loi. Celles-ci comprennent la Loi sur Hydro-Québec, la Loi sur le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Loi concernant les partenariats en matière d'infrastructures de transport.

La loi 100 dit expressément qu'elle considère comme des « organismes gouvernementaux » « les commissions scolaires et le Comité de gestion de la taxe scolaire de l'Île de Montréal visés à la Loi sur l'instruction publique (L.R.Q., chapitre I-13.3) et les collèges visés à la Loi sur les collèges d'enseignement général et professionnel (L.R.Q., chapitre C-29) ; les organismes du réseau de la santé et des services sociaux, soit les établissements et les organismes assimilés à un établissement visés à la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic ; les universités, soit les établissements d'enseignement de niveau universitaire visés aux paragraphes 1 à 11 de l'article 1 de la Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire (L.R.Q., chapitre E-14.1). »

La référence à la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic est on ne peut plus claire.

La loi stipule que d'ici la fin de l'année fiscale 2013-2014, les organismes gouvernementaux dans la santé, les services sociaux, l'éducation, y compris les universités, doivent réduire leurs dépenses administratives de 10 % par rapport à ce qu'elles étaient en 2009-2010. Les organismes gouvernementaux doivent aussi, dans le cadre de cette réduction de 10 % de leurs dépenses administratives, réduire de 25 % leurs dépenses de formation, de déplacement et de publicité dès l'année 2010-2011 par rapport à ce qu'elles étaient en 2009-2010. La loi considère le personnel d'encadrement et le personnel des services administratifs comme composante des dépenses de fonctionnement qui doivent être réduites, et une fois que les dites dépenses de fonctionnement ont été réduites de 10 %, la réduction du personnel doit se poursuivre jusqu'à la fin de l'année fiscale 2013-2014. Les travailleurs du secteur public ont déjà fait savoir qu'une grande partie du « personnel administratif » est composée de travailleurs des services administratifs et que c'est très consciemment que la loi stipule qu'elle couvre la loi qui gouverne les négociations présentement en cours de tous les travailleurs des secteurs public et parapublic.

D'autres organismes comme la Commission de la santé et de la sécurité du travail et la Régie des rentes du Québec sont aussi visés par la loi et tous les organismes visés doivent soumettre un plan de réduction de personnel à leur ministère respectif d'ici le 30 septembre 2010. Cette loi qui décrète des coupures massives dans les services publics déclare nuls et non avenus tout contrat ou toute entente qui contredisent les coupures imposées par la loi.

Les dirigeants de ces institutions publiques ne sont responsables que devant les ministres et le Conseil du trésor et ceux-ci peuvent rejeter leurs plans de coupures. Cette loi concentre donc le pouvoir dans un nombre de mains encore plus petit, ce qui aggrave encore la situation où des mesures antidémocratiques comme le gouvernement par décret sont devenues la norme pour appliquer l'offensive antisociale. Toute participation des membres de l'Assemblée nationale, des cadres de ces organismes et d'abord et avant tout des travailleurs eux-mêmes qui sont les dispensateurs des services est totalement éliminée, si ce n'est pour appliquer les mesures antisociales.

N'importe quoi dans ces conditions peut arriver aux travailleurs des secteurs visés. Ils peuvent se rendre au travail un matin et apprendre que leurs conditions de travail viennent d'être changées suite à la réduction de ces soi-disant dépenses administratives. Les travailleurs des services administratifs peuvent se faire dire qu'ils sont maintenant superflus et se faire mettre à pieds tandis que d'autres travailleurs se verront forcés de faire plus de tâches administratives, ce qui va alourdir leur charge de travail ; une pénurie de travailleurs des services administratifs peut être déclarée et c'est alors la « solution » de la sous-traitance et de la privatisation accrue qui sera imposée. Tout cela peut se produire sans que les travailleurs y aient quelque mot à dire et en violation de leurs conventions collectives. Les services publics seront soumis à encore plus de chaos et de bouleversements, lesquels seront imposés en toute impunité et sous un vernis de « légalité ».

L'adoption de cette loi est l'application du diktat antihumain de la bourgeoisie selon lequel les fonds publics doivent être détournés de leur destination qui est de s'assurer que les Québécois reçoivent les services nécessaires, lesquels sont encore plus vitaux en temps de crise économique. Les deniers publics sont alors mis à la disposition des riches afin de garantir leurs profits, ce qui ne fera qu'aggraver la crise. Les gouvernements méprisables comme celui de Charest qui appliquent le diktat des riches en démantelant les services publics n'ont absolument pas leur place au Québec. Les travailleurs et le peuple doivent rejeter les prémisses inacceptables du gouvernement Charest selon lesquelles ils devraient accepter de faire les frais de la crise et la fraude à l'effet « qu'il n'y a pas d'argent » pour les services. C'est une diversion de premier ordre pour voiler l'objectif premier du gouvernement Charest qui est de voler la richesse sociale pour servir les riches au détriment du peuple.

(À suivre : À propos de la désinformation au sujet de l'avenir des générations futures et du changement dans la façon dont les services de santé sont financés)

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L'unité politique des travailleurs et de leurs alliés
sur la base de leurs revendications en tant
que solution aux problèmes de la société

Négociations, oui, mais sur la base de nos demandes !

En quittant l'Outaouais pour se rendre à Montréal le 8 juin afin d'y retrouver les 15 000 enseignantes et enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) – auxquels se sont rajoutés d'autres travailleurs –, les enseignants ont pris connaissance de la page publicitaire de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE). La page faisait les éloges de l'entente de principe entre la FSE et le gouvernement. Le fait de passer cette publicité le jour même de la grève d'une journée et de la manifestation à Montréal des membres de la FAE n'est pas passé inaperçu. Ce fut perçu par plusieurs comme une atteinte à l'unité des travailleurs du secteur public. Des enseignantes ont clairement exprimé que l'heure est à la plus grande unité, puisque « nous nous battons toutes pour la même chose », c'est-à-dire des conditions de travail et salariales dignes d'une société moderne.

Des études basées sur des statistiques compilées depuis les années 80 viennent d'ailleurs confirmer que les reculs salariaux subis année après année au cours des décennies dans une masse aussi considérable que 500 000 travailleurs du secteur public a des conséquences à la baisse sur l'ensemble des travailleurs du Québec et sur le standard de vie de la société en général. Pas surprenant que des récents sondages commandés par certains syndicats ont révélé l'appui massif de la population aux travailleurs du secteur public. Après tout, quelle est cette mystérieuse population qui vivrait dans l'abstrait et en marge de la vie productive ? Qui est à l'abri des mesures antisociales du budget Bachand dont l'application définitive vient d'être confirmée par un nouveau bâillon imposé par le gouvernement Charest ?

C'est clair que le gouvernement cherche à acheter la paix avec ces ententes dont le contenu ne règle aucun problème majeur soulevé par les travailleurs du secteur public. Pour ne prendre qu'un exemple de l'entente entre la FSE et le gouvernement, elle réfère la soi-disant résolution de plusieurs problèmes – telle l'intégration d'élèves en difficulté dans les classes – à des groupes de travail ou à des comités paritaires. Elle réfère d'autres questions aussi cruciales à des négociations locales, entre enseignants et directions d'école. Les travailleurs de tout le secteur public se battent depuis des décennies contre cette décentralisation des pourparlers entre l'employeur et les travailleurs puisqu'elle vise à affaiblir leur force collective. Des groupes de travail et des comités pour identifier les problèmes existants et pour proposer des solutions existent déjà dans les écoles et au niveau des commissions scolaires. Par contre, les conclusions et les propositions pratiques pour palier aux lacunes ne sont toujours que des suggestions que l'employeur peut retenir ou pas. En d'autres mots, il ne résout pas le problème de fond que le gouvernement ignore les besoins criant au niveau des services publics, en particulier au niveau de la santé et de l'éducation.

On annonçait au même moment que Québec avait conclu 10 ententes de principe de ce genre qui visent 53 % des syndiqués représentés par le Front commun. Une telle entente vise 108 000 employés de la santé affiliés à la CSN. Cette entente, que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qualifie d'« historique », offre entre autres des primes plus élevées pour les personnes travaillant aux soins intensifs. Or, la notion de primes s'est avérée l'outil principal de Bolduc pour « retenir les infirmières », etc., et cette mesure n'a rien changé aux conditions de surcharge pour le personnel et d'attente pour les patients, etc. C'est un peu comme la pitoyable compensation offerte aux enseignantes pour des surplus d'élèves en classe. En quoi les problèmes de base que connaissent bien les artisans de la santé et de l'éducation sont-ils résolus ? D'ailleurs, Bolduc lui-même sera vraisemblablement un des pions déplacés dans le remaniement du cabinet Charest pour ne pas avoir « livré la marchandise ».

Des analyses et des prédictions économiques incohérentes

Quant au salarial, ayant considéré la demande syndicale de 11 % sur trois ans comme étant irréaliste, le gouvernement avance maintenant la possibilité d'une légère hausse selon la « vigueur de l'économie ». Ceci vient du fait que selon les prévisions de la banque RBC (Perspectives provinciales des Services économiques), l'économie québécoise devrait progresser et son PIB réel grimper de 3,3 % en 2011. Selon cette étude, l'activité économique en 2010 continuerait d'être soutenue par, entre autres, les investissements dans les infrastructures qui doivent culminer cette année. Or, Bachand révélait dans son discours du budget que ces investissements dans les infrastructures ont été faits sur la base d'une « bonne dette », mais d'une dette néanmoins.

Aussi, comme nous le savons, la capacité productive du Québec est en train d'être détruite à une vitesse alarmante. Le PIB est-il gonflé sur la base d'endettement ainsi que sur la base des mesures qui réclament toujours plus à la richesse sociale ? Lors de la récente réunion des banquiers et des ministres des Finances en Corée du sud, l'appel a été lancé aux gouvernements – envers qui ces ministres sont-ils redevables, au juste ? – de « remettre de l'ordre dans leurs finances publiques pour calmer les marchés financiers ». Il est difficile de voir comment des négociations fructueuses peuvent aboutir lorsque la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, est aussi la ministre responsable des négociations dans les secteurs public et parapublic.

Un système de gouvernance désuet : Le besoin d'investir le peuple du pouvoir et du renouveau démocratique

La première session de la 39e Assemblée nationale s'est terminée dans la controverse et dans le chaos. Rien n'est dit contre cette nouvelle mesure antidémocratique, anti-peuple et antisociale qu'est la loi 100. Toute discussion sur quelque sujet que ce soit semble vouée à un « débat » sans principe suivant les lignes partisanes, aux attaques personnelles, etc. Comme pour l'institution au fédéral qu'est le Parlement canadien, il semble importer peu si le gouvernement est majoritaire ou minoritaire, le parti dit au pouvoir, peu importe qu'il soit conservateur comme celui de Harper ou libéral comme celui de Charest, semble ne répondre qu'à des impératifs très précis alors que le parlement est la négation même de toute discussion informée, scientifique et non partisane.

Au moment où des organismes comme Démocratie citoyenne reviennent à la charge avec la revendication d'une représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale, les travailleurs et leurs alliés ne peuvent laisser au hasard la précision de leur pensée, de leur unité et de leur organisation comme facteur décisif pour trouver les moyens de réaliser le renouveau politique, pour qu'ils s'investissent du pouvoir et puissent exercer un contrôle sur ce qui leur arrive. La représentation politique des travailleurs et du peuple doit être une considération centrale en ce moment. Elle est une partie intégrante d'un renouveau politique qui va de pair avec une nouvelle direction pour l'économie et la société québécoises.

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À titre d'information

Fin des travaux de la première session
de la 39e Assemblée nationale

La 1ère session de la 39e législature de l'Assemblée nationale du Québec a débuté le 13 janvier 2009 pour se terminer avec la session extraordinaire du 11 juin.

Les sièges répartis à l'Assemblée nationale sont les suivants : 66 pour le Parti libéral, 50 pour le Parti québécois, 4 pour l'ADQ, 1 pour Québec solidaire et 3 indépendants, soit Eric Caire et Marc Picard (anciennement de l'ADQ) et Tony Tomassi (exclu du Parti libéral). La circonscription de Vachon n'est pas représentée, des élections partielles y auront lieu le 5 juillet.

À la clôture des travaux, 108 projets de loi ont été sanctionnés par le lieutenant-gouverneur du Québec, dont 79 projets de loi publics du gouvernement et 28 d'intérêts privés. Le projet de loi 100 a été adopté sous bâillon lors de la séance extraordinaire des 11 et 12 juin.

Voici quelques-uns des projets de lois qui ont été sanctionnés lors de la 39e législature :

N° 1 : Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de retraite et d'autres dispositions législatives en vue d'atténuer les effets de la crise financière à l'égard de régimes visés par cette loi

N° 2 : Loi donnant suite au discours sur le budget du 24 mai 2007, à la déclaration ministérielle du 1er juin 2007 concernant la politique budgétaire 2007-2008 du gouvernement et à certains autres énoncés budgétaires

N° 3 : Loi permettant la mise en oeuvre de l'Entente entre le Québec et la France en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles ainsi que d'autres ententes du même type

N° 9 : Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l'utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d'expression et la participation des citoyens aux débats publics

N° 21 : Loi modifiant le Code des professions et d'autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines

N° 100 : Loi mettant en oeuvre certaines dispositions du discours sur le budget du 30 mars 2010 et visant le retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014 et la réduction de la dette

N°101 : Loi modifiant la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement et d'autres lois instituant des régimes de retraite du secteur public

N° 200 : Loi concernant la Ville de Malartic

N° 390 : Loi proclamant le Jour commémoratif de la famine et du génocide ukrainiens (l'Holodomor)

Voici quelques lois qui n'ont pas pu être adoptées lors de la dernière session :

N° 48 : Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale

N° 78 : Loi modifiant la Loi électorale concernant la représentation électorale et les règles de financement des partis politiques et modifiant d'autres dispositions législatives (qui a fait l'objet d'une scission pour former les projets de loi 92 et 93 - ndlr)

N° 92 : Loi modifiant la Loi électorale concernant la représentation électorale

N° 93 : Loi modifiant la Loi électorale concernant les règles de financement des partis politiques et modifiant d'autres dispositions législatives

N° 94 : Loi établissant les balises encadrant les demandes d'accommodement dans l'Administration gouvernementale et dans certains établissements

N° 103 : Loi modifiant la Charte de la langue française et d'autres dispositions législatives

N° 104 : Loi sur l'abolition de certains conseils et du Fonds du service aérien gouvernemental

N° 110 : Loi modifiant le régime de santé et de sécurité du travail pour accorder une plus grande protection à certains domestiques

N° 196 : Loi sur la protection des dénonciateurs du secteur public québécois

N° 391 : Loi visant à affirmer les valeurs fondamentales de la nation québécoise

N° 395 : Loi encadrant l'accessibilité et l'universalité des services de santé au Québec

Les travaux de l'Assemblée nationale reprendront le 21 septembre 2010.

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