Le Marxiste-Léniniste

Numéro 104 - 15 juin 2010

10e anniversaire de l'historique Déclaration commune Nord-Sud

La lutte du peuple coréen
pour la réunification vaincra!


Séoul, le 14 juin 2009: Les Coréens marquent le 9e anniversaire de la Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin
par des actions contre la guerre et pour la réunification de la Corée. Sur la bannière à gauche: «Arrêtez les
politiques agressives de l'administration de Lee Myung Bak contre le Nord!» À droite: Rassemblement devant le
ministère de l'unification. Sur les bannières rouges: «Unification pacifique et solidarité nationale
à l'initiative du peuple coréen».

La lutte du peuple coréen pour la réunification vaincra!
Une assemblée à Pyongyang marque le 10e anniversaire de la Déclaration commune du 15 juin
Le Comité pan-coréen émet un communiqué conjoint

À titre d'information
La Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin
Programme en 10 points pour la réunification de la patrie - Kim Il Sung, 6 avril 1993
Projet de fondation de la République fédérale démocratique du Koryo - Le 10 octobre 1980

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10e anniversaire de l'historique Déclaration commune Nord-Sud

La lutte du peuple coréen
pour la réunification vaincra!

Le 15 juin 2010 est le 10e anniversaire de la signature de la Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin 2000 entre le nord et le sud de la Corée. La signature de l'historique Déclaration commune fut un événement décisif pour préparer la voie à la réunification de la Corée, comme le souhaite ardemment le peuple coréen. C'est aussi une exigence de la démocratie moderne que de redresser les torts historiques commis par les États-Unis et leurs alliés, dont le Canada, contre le peuple coréen. Les États-Unis ont déclenché une guerre d'agression contre le peuple coréen en juin 1950 en se servant de l'ONU comme bouclier. Cette guerre d'agression a été caractérisée par le massacre de civils, l'emploi d'armes biologiques et chimiques et le bombardement en tapis de cibles civiles, tout pour faire de la Corée une colonie de l'empire américain et un tremplin pour la guerre et l'agression en Asie de l'Est, dans son projet de domination mondiale

La Corée fut divisée par les États-Unis par la force des armes en 1945. La division fut accentuée lorsque les États-Unis instiguèrent la Guerre de Corée en 1950. Depuis, les États-Unis ont maintenu un climat d'hostilité et de tensions élevées, refusant notamment de signer un traité de paix avec la République démocratique populaire de Corée (RPDC) suivant les conditions de l'Accord d'armistice signé à la conclusion des combats. La nouvelle proposition de traité de paix faite en janvier de cette année par le RPDC renforcerait la paix et encouragerait la stabilité politique sur la péninsule coréenne. Ce serait assurément dans l'intérêt du peuple coréen et des peuples du monde entier, mais encore une fois, cette fois-ci sous l'administration Obama, les impérialistes américains ont rejeté l'offre.

De grands progrès ont été faits vers l'unification entre 2000 et 2007 (année précédant l'arrivé au pouvoir du réactionnaire Lee Myung Bak en Corée du sud) grâce à l'esprit sincère d'ouverture et de coopération incarné par la Déclaration commune du 15 juin, en tant qu'expression du désir profond de tous les Coréens de réunir la nation une fois pour toutes. La possibilité de progrès est maintenant suspendue à cause des récents agissements des États-Unis et de la Corée du sud qui cherchent délibérément à faire dérailler le processus de réunification. Mais malgré ce revers, la RPDC continue de s'en tenir fermement à la tache et c'est aux États-Unis et à la Corée du sud de faire preuve de volonté par des gestes et des paroles favorables aux propositions de paix et de réunification, comme le fait la RPDC depuis 1953 et comme le réclament instamment les Coréens du nord, du sud et d'outre-mer.

Les impérialistes américains ont une peur mortelle du mouvement de réunification de la Corée parce que cela contredit leurs visées géopolitiques en Asie et leur politique de confinement de la Chine. C'est pour cela qu'eux et leurs alliés, y compris le Japon et les autres pays du G8 qui obéissent à leurs ordres, exercent une pression brutale sur la RPDC. D'autre part, une Corée réunifiée sera une puissance économique, un champion de l'indépendance et de l'autodétermination de toutes les nations et de tous les peuples et un autre clou au cercueil de l'impérialisme anglo-américain.

C'est pour ces raisons que les États-Unis ont fait tout en leur pouvoir pour saboter et faire dérailler le processus de réunification depuis la signature de la Déclaration commune du 15 juin 2000. Face à la montée du mouvement pour la réunification, ils ont orchestré l'élection du traître à la nation Lee Myung Bak à la présidence de la Corée du sud. Depuis son arrivée au pouvoir ce dernier s'est acharné à faire échouer les pourparlers entre le nord et le sud et à éliminer tous les progrès réalisés dans le renforcement des relations entre le nord et le sud depuis la Déclaration commune. Ce régime fasciste s'est également livré à une campagne de terreur et de violence systématique contre les courageux combattants pour la réunification et l'indépendance dans le sud. Tout récemment, il a provoqué l'« incident du Cheonan », le naufrage de la corvette sud-coréenne durant les exercices militaires annuels que tiennent conjointement les États-Unis et la Corée du sud. Il rejette le blâme du naufrage sur la RPDC pour essayer de l'isoler et de la criminaliser et pour justifier sa soumission à l'impérialisme américain. Il est même prêt à créer un prétexte pour une autre guerre de Corée, faisant planer le danger d'une guerre nucléaire non seulement sur la péninsule coréenne mais sur le monde entier.

Face à cette trahison du gouvernement de Lee Myung Bak dans le sud, le peuple coréen demeure vigilant et résolu. Il s'appuie sur son unité politique et défend son projet d'édification nationale, la réunification de la Corée sur la base de ses propres efforts, par des moyens pacifiques et sans ingérence extérieure.

À l'occasion du 10e anniversaire de la signature de l'historique Déclaration commune Nord-Sud, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) exprime sa conviction que les Coréens du nord, du sud et d'outre-mer réaliseront la réunification et appelle les Canadiens à accroître leur appui à la juste cause du peuple coréen.

Vive le 10e anniversaire de la Déclaration commune Nord-Sud !
Troupes américaines, hors de Corée !
La Corée est une !

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Une assemblée à Pyongyang marque le 10e anniversaire de la Déclaration commune du 15 juin


Le 14 juin 2010: Assemblée commémorative du 10e anniversaire de la Déclaration commune du 15 juin au Palais de la culture populaire à Pyongyang, en République populaire démocratique de Corée. (KCNA)

Le 14 juin a eu lieu une assemblée nationale au Palais de la culture populaire de Pyongyang, en République populaire démocratique de Corée, pour marquer le 10e anniversaire de la signature de la Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin 2000.

Ont participé à l'événement des représentants du parti et de l'État, des présidents de partis frères, des représentants d'organisations sociales, de ministères et d'institutions nationales, dont celles des sciences, de l'éducation, de la culture et des arts, de la santé publique et des médias, des membres du Comité du Nord pour l'application de la Déclaration commune du 15 juin, du Quartier général du Nord de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification de la Corée et de l'Alliance pan-coréenne de la jeunesse et des étudiants pour la réunification de la Corée. Étaient également présents des travailleurs, des jeunes et des étudiants de Pyongyang, le chef de la mission du Front démocratique national anti-impérialiste à Pyongyang, le révérend Han Sang Ryol, activiste sud-coréen pour la réunification, et des compatriotes d'outre-mer. Parmi les invités spéciaux se trouvaient des envoyés diplomatiques de plusieurs pays, des membres des corps d'attachés militaires et des représentants locaux d'organisations internationales.


Le pasteur sud-coréen et activiste pour la réunification Han Sang Ryol (en blanc) à l'assemblée d'anniversaire. (KCNA)

Yang Hyong Sop, membre suppléant du Bureau politique du Comité central du Parti du travail de Corée et vice-président du présidium de l'Assemblée populaire suprême, a rappelé dans son rapport à l'assemblée le tout premier sommet nord-sud en 55 ans depuis la partition de la nation coréenne. C'est à ce sommet que fut signée la Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin qui a pour thème « par la nation elle-même ». Il a qualifié cette rencontre de jalon historique dans la réalisation de la cause commune des Coréens, la réunification indépendante de leur patrie. Le reste du rapport se lit en partie comme suit :

Guidés par l'idée de « la nation par elle-même » clarifiée par le général Kim Jong Il, tous les Coréens du nord, du sud et d'outre-mer ont résolu tous les problèmes relatifs aux exigences et aux intérêts communs de la nation, réalisant ainsi des choses jusque là inimaginables.

C'était une manifestation frappante de la validité et de la grande vitalité, de la précision scientifique et de la vérité de l'idée de « par la nation elle-même » clarifiée par Kim Jong Il, grâce à une prévoyance remarquable.

La situation actuelle sur la péninsule coréenne est si tendue qu'un seul coup de feu pourrait provoquer la guerre.

La défense et l'application résolue de la Déclaration commune est la seule façon de calmer la situation créée par les gestes téméraires des forces opposées à la réunification.

Le groupe conservateur fantoche serait bien avisé de cesser ce comportement imprudent, sachant qu'il paiera le prix cher pour tout geste de « représailles » contre la RPDC en ligue avec les forces étrangères.

Les réactionnaires américains et japonais doivent cesser une fois pour toute les actes hostiles envers la RPDC et prendre bien note du profond ressentiment des militaires et du peuple envers eux et de la détermination du peuple à vaincre ses ennemis.

Les Coréens du nord, du sud et d'outre-mer doivent mener une lutte plus dynamique pour frustrer les menées imprudentes des impérialistes américains et du groupe fantoche qui cherchent à provoquer la guerre et pour réaliser la réunification pacifique et indépendante du pays sous l'idéal de « la nation par elle-même » avec la ferme conviction et l'optimisme d'un avenir brillant dans un pays réunifié.

(Korean Central News Agency. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Le Comité pan-coréen émet un communiqué conjoint

Le comité de la partie nord, le comité de la partie sud et le comité de la partie outre-mer du Comité pan-coréen pour l'application de la Déclaration commune du 15 juin ont émis un communiqué conjoint lundi à l'occasion du 10e anniversaire de la Déclaration du 15 juin.

On y lit :

La Déclaration commune est une déclaration suprême en faveur de la réunification de la nation qui a ouvert de brillantes perspectives pour la réalisation de la paix et de la réunification pour les Coréens qui désirent éliminer la méfiance et l'antagonisme qui perdurent génération après génération.

Après la publication de la Déclaration commune, la nation coréenne a été témoin d'événements inimaginables à l'ère de la confrontation, qui sont le produit d'efforts soutenus et d'un travail ardu pour la réunification.

Le comité pan-coréen note avec inquiétude que ces fruits précieux de l'effort pour réaliser la Déclaration commune du 15 juin ont maintenant été réduits à néant et que cela crée une situation grave caractérisée par la montée des tensions militaires et l'accroissement du danger de guerre sur la péninsule coréenne. L'application de la Déclaration commune est la seule façon pour la nation coréenne de surmonter la situation créée, de préserver la paix et de réaliser la réunification.

Aussi complexe et difficile que puisse devenir la situation, nous Coréens ne tolérerons ni l'ingérence des forces étrangères sur la question de la réunification et dans les affaires internes de la nation, ni leurs pratiques arbitraires contre nous, et nous continuerons d'avancer encore plus vigoureusement vers la réunification indépendante par nos efforts concertés.

La destinée et l'avenir de la nation, de la réunification et de la prospérité commune de la nation sont concevables seulement lorsqu'il y a la paix.

Nous ferons assurément échec à tout geste menant à l'escalade des tensions militaires et à la confrontation entre compatriotes à l'encontre de la réalisation de la Déclaration commune du 15 juin.

Il n'est pas possible de tenir un événement national conjoint pour marquer le 10e anniversaire de l'historique Déclaration commune à cause de la politique hostile des forces opposées à la réunification qui agissent contre la Déclaration commune du 15 juin et contre la Déclaration du 4 octobre et qui ramènent les relations d'État à ce qu'elles étaient à l'époque de la confrontation.

Le Comité pan-coréen tiendra des événements commémoratifs de grande envergure pour marquer cet anniversaire dans différentes régions du nord et du sud et à l'étranger et pour défendre l'époque du 15 juin et la faire progresser à un niveau supérieur.

Le comité donnera un plus grand élan au mouvement patriotique des compatriotes pour la réunification indépendante et la grande unité nationale avec une volonté inébranlable et la foi en la réunification, parfaitement conscient de la noblesse de la mission qu'il a assumée envers l'époque et la nation.

Aucune force au monde ne peut arrêter notre progrès vers la réconciliation et l'unité nationale, la paix et la réunification sur la voie indiquée par la Déclaration commune.

Nous appelons ardemment tous nos compatriotes à participer vigoureusement au mouvement patriotique pour la paix et la réunification dans l'esprit de l'historique Déclaration commune du 15 juin et de la Déclaration du 4 octobre.

(Korean Central News Agency. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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À titre d'information

La Déclaration commune Nord-Sud du 15 juin



Pyongyang, le 15 juin 2000: Le dirigeant de la République populaire démocratique de Corée Kim Jong Il
avec le président d'alors de la Corée du sud, le défunt Kim Dae Jung, à l'historique sommet où
fut signée la Déclaration commune Nord-Sud. (People's Korea)

Conformément à la noble volonté de tous les Coréens aspirant à la réunification pacifique de la patrie, Kim Jong Il, président du Comité de la défense nationale de la RPD de Corée, et Kim Dae Jung, président de la République de Corée, ont eu à Pyongyang, du 13 au 15 juin 2000, une rencontre historique et des pourparlers au niveau suprême.

Estimant que cette rencontre et ces pourparlers, premiers du genre depuis la partition de la nation, sont d'une importance faisant date pour promouvoir la compréhension mutuelle, développer les rapports Nord-Sud et réaliser une réunification pacifique, les dirigeants suprêmes du Nord et du Sud déclarent ce qui suit :

* Le Nord et le Sud ont décidé de résoudre en toute indépendance le problème de la réunification du pays grâce à l'union de notre nation qui en est responsable.

* Ils ont reconnu qu'il y a des points communs entre le projet de fédération dans son étape inférieure présenté par le premier et le projet de commonwealth avancé par le second et décidé d'orienter dans ce sens la réunification.

* Ils ont décidé, à l'occasion du 15 août prochain, d'échanger des groupes de visite de familles et de proches dispersés et de résoudre au plus tôt le problème des anciens prisonniers de guerre non convertis et d'autres problèmes humanitaires.

* Ils sont convenus de développer de façon équilibrée l'économie nationale par la coopération économique et de promouvoir la collaboration et les échanges dans différents domaines, notamment social, culturel, sportif, sanitaire et environnemental en vue d'approfondir la confiance mutuelle.

* Pour appliquer dans les meilleurs délais ces points d'accord, ils ont décidé d'ouvrir au plus tôt un dialogue entre autorités.

Le président Kim Dae Jung a invité courtoisement Kim Jong Il, président du Comité de la défense nationale, à effectuer une visite à Séoul, et celui-ci lui a répondu qu'il le ferait à un moment opportun.

Le 15 juin 2000

Kim Jong Il
Président du Comité de défense nationale de la RPD de Corée

Kim Dae Jung
Président de la République de Corée

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Programme en 10 points pour
la réunification de la patrie


Le président Kim Il Sung

Le avril 1993, le président Kim Il Sung, le fondateur de la RDPC et l'architecte du mouvement pour la réunification de la Corée, a présenté son programme en 10 points qui établit la base idéologique de la réunification de la Corée. Cette proposition qui fait suite à d'autres mises de l'avant précédemment par lui telles que les « Trois principes pour la réunification nationale » en 1972, a créé les conditions pour la signature à Pyongyang de la déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin entre Kim Jong Il, président du Comité de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée, et Kim Dae Jung, président de la République de Corée. Nous reproduisons le programme en 10 points ainsi que le projet de fondation de la République populaire démocratique du Koryo, qui sont des documents clé dans le mouvement coréen pour la réunification. Ils énoncent les principes sous-jacents de ce mouvement et sont une fronde contre la campagne de désinformation menée par les États-Unis qui s'efforcent de faire croire que la RPDC est la cause de tous les problèmes dans la péninsule coréenne et l'obstacle à la paix et à la sécurité dans la péninsule coréenne.

* * *

Mettre un terme à la division et à la confrontation qui durent depuis près d'un demi-siècle et réunifier le pays est le désir et la volonté unanimes de notre nation. L'union de toute la nation est un préalable à sa réunification indépendante et pacifique. Tous les Coréens qui se préoccupent du sort de la nation, qu'ils soient au Nord, au Sud ou à l'étranger, qu'ils soient communistes ou nationalistes, pauvres ou riches, croyants ou athées, doivent s'unir en tant que compatriotes, en transcendant toutes les différences existant entre eux, et ouvrir ensemble la voie à la réunification.

Chacun est tenu de contribuer à sa manière à refaire l'unité nationale, puis à réaliser le développement et la prospérité de la patrie réunifiée, en apportant ce qu'il a, sa force physique, son savoir-faire ou son argent. Un terme doit ainsi être mis à la division nationale, et la dignité et l'honneur d'une nation unifiée de 70 millions d'âmes doivent briller dans le monde.

1. Il faut fonder un État unifié, indépendant, pacifique et neutre, grâce à une grande union de toute la nation.

Le Nord et le Sud doivent fonder un État unifié de toute la nation susceptible de représenter tous les membres de la nation faisant partie de différents partis, groupes, couches sociales, en laissant en place les deux régimes et les deux gouvernements existants. Cet État doit être un État fédéral auquel les deux gouvernements régionaux, celui du Nord et celui du Sud, participent sur un pied d'égalité, un État neutre, indépendant, pacifique, non aligné, qui ne se range sur aucune puissance étrangère.

2. Il faut s'unir sur la base de l'amour pour la nation et de l'esprit d'indépendance nationale.

Tous les Coréens sont tenus d'unir leurs destins à celui de la nation et de s'unir avec le même amour ardent pour elle et la même volonté de préserver sa souveraineté, qui doit être considérée comme la source de leur vie. Ils doivent rejeter, fiers d'appartenir à une nation digne de respect, la servilité envers les grandes puissances et le nihilisme, tendances de nature à ronger l'esprit d'identité nationale.


Pyongyang, Corée, le 9 septembre 2008: Saluant l'historique Déclaration commune du 15 juin aux jeux populaires d'Arirang tenus à l'occasion du 60e anniversaire de la fondation de la RPDC. (KCNA)

3. Il faut s'unir selon le principe consistant à favoriser la coexistence, la coprospérité et les intérêts communs et à tout subordonner à la cause de la réunification de la patrie.

Le Nord et le Sud doivent reconnaître la présence d'idéologies, d'idéaux et de régimes différents, les respecter et promouvoir en commun le progrès et la prospérité sans que l'un empiète sur l'autre. Ils sont tenus de placer les intérêts de toute la nation au-dessus des intérêts régionaux ou de classe et de consacrer tous leurs efforts à faire aboutir la cause de la réunification de la patrie.

4. Il faut mettre fin à toute querelle dans le domaine politique qui soit de nature à favoriser la division et la confrontation entre les compatriotes, et s'unir.

Le Nord et le Sud doivent s'abstenir de promouvoir ou d'encourager la confrontation, cesser toute querelle politique et cesser de s'attaquer ou de se critiquer l'un l'autre. Ils doivent conjuguer les forces de la nation au lieu de se montrer hostiles l'un à l'autre et faire face en commun à l'agression et à l'intervention des forces extérieures.

5. Le Nord et le Sud doivent se débarrasser de leurs craintes pour l'éventualité d'une invasion de l'un par l'autre, d'une victoire sur le communisme ou d'une communisation et s'unir en se fiant l'un à l'autre.

Chacun d'eux doit s'abstenir de menacer ou d'agresser l'autre. Aucun d'eux ne doit chercher à imposer son régime à l'autre ou à absorber l'autre.

6. Il faut faire grand cas de la démocratie et agir de concert en vue de la réunification de la patrie, au lieu de mettre à l'index l'autre partie en prétextant les différences d'idéologie et d'opinion.

Il faut assurer la liberté des débats et des activités pour la réunification et s'abstenir d'opprimer les opposants politiques, de les persécuter, de les punir ou d'user de représailles contre eux. Il ne faut reprocher à personne son attitude en faveur du Nord ou du Sud, et il faut mettre en liberté et réhabiliter tous les détenus politiques, pour qu'ils puissent contribuer à la cause de la réunification de la patrie.

7. Il faut protéger les biens matériels et spirituels des particuliers et des organisations et favoriser leur utilisation en faveur de la grande union nationale.

Non seulement avant la réunification, mais aussi après, il faut reconnaître la propriété de l'État, celle des coopératives et la propriété privée et protéger les capitaux et les biens des particuliers et des organisations, ainsi que les intérêts communs de ceux qui collaborent avec les capitaux étrangers. Il faut reconnaître les distinctions honorifiques et les titres sociaux qu'on a reçus dans les domaines de la science, de l'enseignement, de la littérature, des arts, de la presse, de la santé publique, des sports, etc. et continuer d'accorder les avantages qu'on touche pour ses mérites.

8. Tous les membres de la nation doivent se comprendre mutuellement, se fier les uns aux autres et s'unir les uns avec les autres à travers les contacts, la circulation et les dialogues.

Il faut éliminer tout obstacle aux contacts et à la circulation et ouvrir à toutes les personnes sans distinction la porte de la circulation. Il faut fournir à tous les partis, à tous les groupes et à toutes les classes et couches sociales les mêmes occasions de dialogue et développer des dialogues bilatéraux et multilatéraux.


Le drapeau de l'unification coréenne à un match de soccer inter-coréen à Séoul le 22 juin 2008. (Hankyoreh)

9. Tous les Coréens au Nord, au Sud et à l'étranger doivent renforcer leur solidarité en faveur de la réunification de la patrie.

Ils doivent soutenir et encourager, impartialement, tout ce qui est favorable à la réunification de la patrie, rejeter ensemble ce qui est nuisible, agir en commun et coopérer en passant outre à leurs positions étroites. Tous les partis politiques, toutes les organisations et toutes les classes et couches sociales du Nord, du Sud et d'outre-mer sont appelés à s'unir comme un seul organisme dans leurs efforts patriotiques pour réunifier la patrie.

10. Il faut apprécier hautement ceux qui ont contribué à la grande union nationale et à la cause de la réunification de la patrie.

On doit accorder un traitement préférentiel à ceux qui ont accompli des actions d'éclat pour la grande union nationale et la réunification de la patrie, aux patriotes décédés et à leurs enfants. Même ceux qui ont autrefois trahi la nation, s'ils prennent la voie patriotique en se repentant de leur passé, il faut les traiter avec générosité et apprécier équitablement leurs mérites en fonction de la contribution qu'ils ont apportée à la réunification de la patrie.

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Projet de fondation de la République fédérale démocratique du Koryo

Le camarade Kim Il Sung a présenté le projet de fondation de la République fédérale démocratique du Koryo au VIe Congrès du Parti du travail de Corée en octobre 1980. Voici des extraits du rapport du Comité central portant sur le sujet.

* * *

Notre Parti insiste pour que notre patrie soit réunifiée grâce à la fondation d'une république fédérale où serait formé un gouvernement national unifié auquel le Nord et le Sud prendraient part sur un pied d'égalité et sous lequel, investies des mêmes droits et des mêmes devoirs, les deux parties appliqueraient respectivement une autonomie régionale, à condition que chacune d'elles reconnaisse et admette entièrement l'idéologie et le régime de l'autre.

Il serait raisonnable que l'État unifié sous la forme fédérale mette sur pied une assemblée fédérale nationale suprême composée d'un nombre égal de représentants du Nord et du Sud et d'un nombre approprié de représentants de nos compatriotes résidant à l'étranger, et que cette assemblée organise un comité permanent fédéral dont la mission consisterait à diriger les gouvernements régionaux du Nord et du Sud et à contrôler l'ensemble des activités de l'État fédéral.

L'assemblée fédérale nationale suprême et son appareil permanent, le comité permanent fédéral, en tant que gouvernement unifié de l'État fédéral, devraient délibérer selon des principes équitables, conformément à l'aspiration de toute la nation à l'union, à la collaboration et à la réunification, des problèmes concernant la politique, la défense nationale, les relations extérieures, ainsi que des autres problèmes communs touchant aux intérêts généraux du pays; de même, ils devraient travailler au développement unifié du pays et réaliser l'union et la collaboration entre le Nord et le Sud dans tous les domaines. Le gouvernement unifié de l'État fédéral devrait respecter les régimes sociaux et les avis des organisations administratives, des partis, des groupes et de toutes les couches sociales du Nord et du Sud, et empêcher qu'une partie impose sa volonté à l'autre.

Sous la direction du gouvernement fédéral, les gouvernements régionaux du Nord et du Sud pratiqueraient une politique indépendante dans la mesure où elle correspondrait aux intérêts fondamentaux et aux exigences de toute la nation, et chercheraient à réduire les différences entre le Nord et le Sud dans tous les domaines ainsi qu'à réaliser le développement unifié du pays.

Il est souhaitable que l'État fédéral prenne le nom de République fédérale démocratique du Koryo, pour ressusciter l'appellation d'un État unifié ayant autrefois existé sur notre territoire, appellation déjà largement connue dans le monde, et pour traduire l'idéal politique commun du Nord et du Sud qui aspirent tous deux à la démocratie.

Il faut que la République fédérale démocratique du Koryo soit un État neutre ne faisant partie d'aucune alliance ou bloc politique et militaire. Étant donné que le Nord et le Sud, ces deux zones aux idéologies et régimes différents, se réunifieraient en un seul État fédéral, la République fédérale démocratique du Koryo, il est logique, et d'ailleurs le plus raisonnable dans la pratique, que celle-ci soit un État neutre.

La République fédérale démocratique du Koryo, État unifié qui comprendrait tout le territoire coréen et tous les Coréens, devrait pratiquer une politique conforme aux intérêts fondamentaux et aux exigences du peuple coréen tout entier.

Notre Parti estime convenable que cette république se fixe et applique la politique gouvernementale suivante :

Premièrement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait s'en tenir fermement à l'indépendance dans tous les domaines de ses activités d'État et pratiquer une politique indépendante.

L'indépendance est le critère fondamental d'un État indépendant ; elle est vitale pour un pays et pour un peuple. Ce n'est qu'en maintenant fermement l'indépendance et en exerçant la souveraineté dans les activités étatiques qu'il est possible de sauvegarder la dignité et l'honneur de la nation, de renforcer et développer le pays conformément aux aspirations du peuple.

La République fédérale démocratique du Koryo ne serait le satellite d'aucun autre pays ; elle serait un État totalement indépendant et souverain, un État non aligné, qui ne dépendrait d'aucune force étrangère.

Elle rejetterait toutes les formes d'ingérence étrangère et de recours aux forces extérieures, elle exercerait une totale souveraineté dans ses activités intérieures et extérieures, elle résoudrait tous les problèmes de la politique étatique en toute indépendance et en fonction des intérêts fondamentaux de la nation coréenne et des réalités de notre pays.

Deuxièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait pratiquer la démocratie dans toutes les régions du pays et dans tous les domaines de la vie sociale et chercher à réaliser une large union nationale.

La démocratie est une notion politique commune à tous, car des personnes aux idées et opinions politiques différentes peuvent l'approuver et l'accepter ; c'est un droit sacré et légitime que doivent exercer les larges masses populaires de différentes couches sociales, en tant que maîtres de l'État et de la société.

La République fédérale démocratique du Koryo s'opposerait à la dictature et à la politique des agents secrets et développerait sur tous les plans un régime socio-politique démocratique défendant et garantissant strictement les libertés et les droits du peuple.

L'État fédéral assurerait la constitution et les libres activités des partis politiques et des organisations sociales, les libertés de religion, de parole, de la presse, de réunion et de manifestation ; il garantirait à la population du Nord et du Sud le droit de voyager librement à travers le pays et de mener en toute liberté ses activités politiques, économiques et culturelles dans n'importe quelle région.

Le gouvernement fédéral ne devrait pas favoriser une seule partie, que ce soit le Nord ou le Sud ; il devrait pratiquer une politique équitable afin de garantir les intérêts des deux zones, des deux régimes, de tous les partis et groupes et de toutes les classes et couches sociales du pays. Toute la politique du gouvernement fédéral reposerait sur le principe de la grande union nationale et aurait pour but de renforcer l'union et la collaboration nationales en vue d'assurer le développement et la prospérité unifiés du pays.

Le gouvernement fédéral ne s'enquerrait du passé d'aucune des organisations ni d'aucune des personnalités du Nord et du Sud qui chercheraient à développer l'État unifié, mais leur tendrait la main ; il ne tolérerait aucune forme de représailles et de persécutions politiques contre elles.

Troisièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait mettre en train la collaboration et les échanges économiques entre le Nord et le Sud et assurer le développement indépendant de l'économie nationale.

Notre pays recèle, au Nord comme au Sud, des richesses naturelles pratiquement inépuisables et possède déjà des assises économiques. Si, après la réunification du pays, le Nord et le Sud s'entraident et collaborent pour exploiter en commun leurs richesses naturelles et utilisent efficacement les assises économiques déjà fondées, notre économie nationale se développera à un rythme très élevé et notre peuple tout entier vivra heureux sans avoir rien à envier à personne.

La collaboration et les échanges économiques entre le Nord et le Sud auraient pour condition préalable la reconnaissance des systèmes économiques différents existant dans les deux zones, ainsi que des diverses activités économiques des entreprises. Le gouvernement fédéral devrait reconnaître et protéger toutes les formes de propriété qui existent au Nord et au Sud : la propriété d'État, la propriété coopérative, la propriété privée et la propriété individuelle : quant à la propriété et aux activités économiques des capitalistes, on s'abstiendrait de les restreindre ou de leur porter atteinte tant qu'ils concourraient au développement de l'économie nationale, à moins qu'ils ne recourent à la monopolisation ou à des actes analogues à ceux des compradores.

L'État fédéral coordonnerait efficacement les activités économiques de toutes les unités productives et entreprises en fonction des intérêts des différentes classes et couches sociales et veillerait à ce que le Nord et le Sud exploitent et utilisent en commun leurs richesses naturelles, notamment du sous-sol et de la mer, et développent largement la division du travail et le commerce selon les principes de la coopération et de la compensation mutuelle. Il est également souhaitable que les autorités et les entreprises du Nord et du Sud organisent et gèrent en commun rationnellement des compagnies et des marchés.

Grâce à la collaboration et aux échanges exercés, entre le Nord et le Sud, dans différents domaines, l'État fédéral développerait leurs économies de façon qu'elles deviennent des économies nationales indépendantes organiquement liées et associées entre elles.

Quatrièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait assurer les échanges et la coopération entre le Nord et le Sud dans les domaines de la science, de la culture et de l'enseignement et développer de façon unifiée la science, la technique, la culture et les arts nationaux et l'éducation nationale.

Notre peuple a une longue et brillante tradition culturelle nationale. Intelligente et talentueuse, notre nation a dès l'antiquité magnifiquement développé la science, la technique, la culture et les arts. Après la Libération, aussi bien dans le Nord que dans le Sud du pays, ont été formés un grand nombre de scientifiques et de techniciens compétents, de travailleurs du domaine de la culture et d'artistes de talent. Si, dans le cadre des échanges et de la coopération entre le Nord et le Sud, les scientifiques, les techniciens, les travailleurs du domaine de la culture et les artistes unissent leurs forces et leur intelligence, la science, la technique, la culture et les arts nationaux se développeront et s'épanouiront avec plus d'éclat encore dans notre pays.

L'État fédéral devrait veiller à ce que les scientifiques et les techniciens du Nord et du Sud collaborent dans leurs recherches et procèdent à de larges échanges en ce qui concerne les réalisations et les expériences faites dans leurs secteurs respectifs pour développer rapidement la science et la technique de notre pays.

Il encouragerait au maximum les échanges et la collaboration entre les artistes et les sportifs du Nord et du Sud, inciterait les scientifiques des deux parties à collaborer pour procéder à des fouilles, pour protéger et entretenir le patrimoine culturel national, pour étudier et développer la langue et l'écriture proprement coréennes. Notre culture et nos arts nationaux s'épanouiraient ainsi dans toute leur beauté et notre nation continuerait à faire valoir ses particularités en tant que nation homogène.

L'éducation revêt une importance majeure, parce qu'elle décide de l'avenir de la nation. Le gouvernement fédéral développerait un système d'enseignement populaire et veillerait à ce que l'éducation jouisse du soutien efficace de l'État et de la société, afin d'assurer ainsi la formation d'un grand nombre d'excellents cadres techniques nationaux et l'élévation continue du niveau culturel ainsi que de celui des connaissances de l'ensemble de la population.

Cinquièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait rétablir les communications, les postes et les télécommunications entre le Nord et le Sud et assurer la libre utilisation de ces moyens sur toute l'étendue du pays.

Les communications, les postes et les télécommunications sont les artères et les nerfs du pays. Leur interruption consécutive à la partition territoriale a été la source d'une grande détresse pour notre nation : les membres des mêmes familles et autres parents séparés ne peuvent se revoir ni même échanger de leurs nouvelles bien que domiciliés tout près les uns des autres. Ce malheur national ne prendra fin et les échanges et la collaboration dans les domaines politique, économique et culturel entre le Nord et le Sud ne revivront réellement que si les communications, les postes et les télécommunications rompues sont rétablies.

L'État fédéral devrait remettre en état les voies ferrées et les routes reliant le Nord et le Sud et ouvrir de nouvelles lignes de navigation et aériennes afin d'assurer la libre circulation sur terre, sur mer et dans les airs. De même, il devrait veiller à ce que les communications télégraphiques et téléphoniques et la correspondance postale se fassent librement entre toutes les régions du Nord et du Sud.

Le gouvernement fédéral veillerait non seulement à ce que le Nord et le Sud utilisent en commun les moyens de communication et les installations postales, télégraphiques et téléphoniques, mais aussi qu'ils en viennent pas à pas à les gérer en commun afin de les unifier progressivement dans tout le pays.

Sixièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait stabiliser les conditions de vie de tout le peuple, notamment des masses laborieuses, à commencer par les ouvriers et les paysans, et améliorer systématiquement son bien-être.

Les masses laborieuses sont maîtres de l'État et de la société et créateurs de tous les biens matériels. Leur assurer des conditions de vie stables et améliorer constamment leur bien-être devrait être le principe essentiel des activités d'un État démocratique au service du peuple ; ce serait d'ailleurs un devoir national légitime pour le gouvernement unifié.

Dans toutes ses activités, l'État fédéral devrait donner la priorité à la stabilisation du niveau de vie des travailleurs, notamment des ouvriers et des paysans, ainsi que de toutes les autres couches de la population, et à l'amélioration de leur bien-être. Il assurerait à tous les travailleurs les conditions de vie élémentaires, telles que la nourriture, l'habillement et le logement, et élèverait le niveau de vie des pauvres à celui des couches sociales moyennes afin que le peuple tout entier vive heureux.

Il accorderait un emploi à toutes les personnes aptes au travail, leur garantirait de bonnes conditions de travail et de repos et appliquerait un système salarial, une politique des prix et une fiscalité équitable susceptibles de stabiliser le niveau de vie des travailleurs. Des mesures devraient être prises pour que les entreprises de toutes catégories, notamment moyennes et petites, normalisent leurs activités productives et assurent de bonnes conditions de vie aux travailleurs ; l'État devrait surtout soutenir activement l'économie des paysans et des pêcheurs pauvres, ainsi que des petits commerçants et des artisans.

L'État fédéral se préoccuperait sérieusement de l'instruction et de l'amélioration de la santé des travailleurs et veillerait, grâce aux mesures qu'il prendrait à cet effet, à ce que tous les travailleurs et leurs familles sans exception bénéficient de l'enseignement et des soins médicaux.

Septièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait mettre fin à l'état d'affrontement militaire existant entre le Nord et le Sud, organiser une armée nationale unie et défendre la nation contre les agressions étrangères.

L'affrontement militaire entre les immenses forces armées du Nord et du Sud constitue une source de malentendus, de méfiance et de dissension, et il menace la paix.

Pour mettre un terme à cet état d'affrontement militaire et éliminer définitivement l'éventualité d'une guerre fratricide, l'État fédéral devrait réduire les effectifs respectifs des armées des deux parties à 100 000 ou 150 000 hommes. En même temps, il lui incomberait de supprimer la ligne de démarcation militaire qui sépare le Nord du Sud, de démanteler toutes les installations militaires existant dans les parages de cette ligne, de dissoudre les organisations civiles armées dans le Nord et le Sud et d'y interdire les exercices militaires des civils.

L'État fédéral devrait organiser une armée nationale unie par la fusion de l'Armée populaire de Corée et de l'« armée nationale » de la Corée du Sud. L'armée nationale unie, en tant qu'armée nationale d'un État unifié, n'appartiendrait ni au Nord ni au Sud et aurait pour mission de défendre la patrie sous le commandement unifié du gouvernement fédéral. Le Nord et le Sud se chargeraient en commun de toutes les dépenses nécessaires à l'entretien de l'armée nationale unie et à la défense de la patrie.

Huitièmement, la République fédérale démocratique du Koryo devrait défendre et protéger les droits et les intérêts nationaux de tous nos compatriotes résidant à l'étranger.

Actuellement, un grand nombre de Coréens résident à l'étranger. La République fédérale démocratique du Koryo, qui serait leur patrie, aurait naturellement la responsabilité et le devoir de défendre et de protéger leurs droits et intérêts nationaux.

Elle mettrait tout en oeuvre pour que tous nos compatriotes résidant à l'étranger jouissent des droits et des libertés légitimes reconnus sur le plan international et leur accorderait un soutien et des encouragements énergiques dans leur lutte pour acquérir leurs droits nationaux démocratiques.

Le gouvernement fédéral assurerait à tous nos compatriotes résidant à l'étranger le droit de voyager librement dans leur patrie, de la regagner, de vivre et de travailler à leur guise à n'importe quel endroit de la patrie.

Neuvièmement, la République fédérale démocratique du Koryo serait tenue de régler judicieusement les relations nouées par le Nord et le Sud avec d'autres pays avant la réunification et de coordonner de façon unifiée les activités extérieures des gouvernements des deux zones.

Seul un règlement correct des relations nouées par le Nord et le Sud avec d'autres pays avant la réunification permettrait de garantir judicieusement dans leur ensemble les intérêts de toute la nation et de chacune des deux zones du pays unifié, ainsi que de développer avec équité des relations d'amitié entre l'État fédéral et les différents pays du monde. Par ailleurs, étant donné qu'après la réunification le Nord et le Sud maintiendraient dans une certaine mesure des relations indépendantes avec d'autres pays, il serait nécessaire que le gouvernement fédéral coordonne judicieusement et de façon unifiée les activités extérieures des gouvernements des deux zones.

La République fédérale démocratique du Koryo dénoncerait tous les traités et accords préjudiciables à l'unité nationale, notamment les traités militaires, conclus unilatéralement par le Nord et le Sud avec d'autres pays avant la réunification. Il serait souhaitable qu'elle maintienne, parmi les relations établies par le Nord et le Sud avec d'autres pays, les relations économiques et autres conformes aux intérêts communs de la nation.

L'État fédéral autoriserait le Nord et le Sud à collaborer économiquement avec d'autres pays sans distinction de régime social. Il laisserait intacts les capitaux de pays étrangers investis en Corée du Sud avant la réunification et garantirait toujours leurs intérêts.

La République fédérale démocratique du Koryo autoriserait les gouvernements régionaux du Nord et du Sud à établir des relations bilatérales avec d'autres pays. Grâce à une coordination efficace des relations extérieures du Nord et du Sud, l'État fédéral amènerait les gouvernements des deux zones à agir de concert sur le plan extérieur.

Dixièmement, la République fédérale démocratique du Koryo, en tant qu'État unifié représentant toute la nation, devrait développer ses relations d'amitié avec tous les pays du monde et pratiquer une politique extérieure pacifique.

La République fédérale démocratique du Koryo serait la seule à représenter la totalité de la nation coréenne dans les relations extérieures. L'État fédéral représenterait la nation coréenne à l'ONU et dans les autres organisations internationales et enverrait une délégation unique à toute rencontre internationale supposant la représentation de la Corée tout entière.

La République fédérale démocratique du Koryo adhérerait fermement à la ligne neutraliste, pratiquerait une politique de non-alignement et développerait ses relations d'amitié avec tous les pays dans le monde selon les principes de l'indépendance, de la non-ingérence dans les affaires intérieures, de l'égalité, des avantages réciproques et de la coexistence pacifique. Elle développerait avec un soin particulier ses relations d'amitié avec les pays voisins.

Elle serait un pays épris de paix et pratiquerait une politique extérieure pacifique. La Corée réunifiée ne menacerait d'agression aucun pays, voisin ou autre, ne participerait ni ne collaborerait à aucun acte d'agression international. L'État fédéral n'admettrait ni la présence de troupes étrangères ni l'installation de bases militaires étrangères sur son territoire et y interdirait la production, l'introduction et l'utilisation des armes nucléaires, en vue de transformer pour toujours la péninsule coréenne en zone de paix et zone dénucléarisée.

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