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Solidarité avec la Palestine
L'Égypte ouvre le passage de Rafah
indéfiniment
Un représentant du gouvernement égyptien a
déclaré le blocus de Gaza un échec et a
annoncé l'ouverture indéfinie des frontières,
rapportait l'Associated Press dans une dépêche lundi.
Cette décision suit l'ouverture du passage de Rafah, entre
l'Égypte et Gaza, après l'attaque criminelle
d'Israël contre la Flottille de la liberté le 31
mai, qui a fait au moins neuf morts. Le Marxiste-Léniniste
est heureux d'apprendre cette nouvelle, qui est le résultat de
la résistance héroïque du peuple palestinien et de
l'opposition internationale au blocus criminel de Gaza par Israël
et aux crimes contre l'humanité commis contre les Palestiniens.
Le massacre du 31 mai a provoqué
une condamnation internationale, à tel point que l'Égypte
a été forcée d'ouvrir le passage de Rafah pour
alléger les difficultés causées aux Palestiniens.
Même les États-Unis ont été forcés
d'envisager la possibilité d'une levée partielle du
blocus et ils ont été incapables d'interdire à
l'Égypte d'ouvrir la frontière. L'ouverture du passage de
Rafah est
une admission de l'échec du siège de Gaza.
Déjà le 23 janvier 2008, la résistance
palestinienne sous la direction du Hamas avait démoli les deux
tiers du mur de 12 km entre l'Égypte et la bande de Gaza.
En 2007, Israël a institué un embargo
criminel contre la population de Gaza et cela a provoqué une
grave crise humanitaire. Les groupes d'aide à Gaza font
état de pénuries alimentaires, d'un grave manque
d'approvisionnements et de services médicaux et de la
destruction de l'industrie de la pêche et de l'agriculture
à cause du siège et notent
que les dommages causés aux maisons et aux infrastructures
vitales par l'opération « Plomb durci »
déclenchée il y a 16 mois n'ont toujours pas
été réparés. Depuis 2007, l'Égypte
limitait les déplacements des Palestiniens au passage de Rafah.
Les résidants de Gaza se voyaient interdits d'accès d'un
côté ou de l'autre de la frontière et
devaient attendre.
Il faut maintenant intensifier la campagne pour exiger
la levée du siège, qui est considéré comme
illégal et comme un acte de châtiment collectif aux termes
du droit international. Israël a imposé l'embargo en
représailles pour l'élection démocratique du
Hamas, le mouvement de résistance islamique, aux
élections présidentielles et législatives de
2006 en Palestine.
Le Marxiste-Léniniste salue
également l'engagement pris lundi par le premier ministre de
Turquie, Recep Tayyip Ergodan, à offrir à la bande de
Gaza « tout ce dont elle a besoin ».
« La Palestine et Gaza sont une prison
géante et cette situation ne peut plus continuer »,
a-t-il dit lors d'une conférence de presse tenue conjointement
avec le président de la Syrie Bashar Al-Assad à Istanbul.
« Nous ne pouvons plus nous taire et nous ne nous tairons
plus en ce qui concerne Gaza. »
Le président Assad a dit qu'il
« respectera toutes les décisions » prises
par la Turquie concernant le siège, ajoutant que la Syrie
« soutiendra toute décision et toute mesure
demandée par la Turquie pour briser le blocus, y compris l'appui
à une enquête internationale », faisant
référence au refus par Israël d'une enquête
internationale sur l'attaque contre la flottille telle que
proposée par l'ONU. « Nous ne sommes pas des gens qui
ne font que parler et émettre des condamnations, a dit le
premier ministre syrien. Nous sommes en faveur de l'action et nous
déclarons que nous allons agir. »

La légitime défense impérialiste
et la légitime défense populaire
Les États-Unis et le projet colonial
américano-européen appelé Israël revendiquent
tous deux le droit à la légitime défense. Leur
revendication à la légitime défense ne
connaît pas de frontières. Cette revendication sans
limites trouve sa base matérielle économique dans le
système impérialiste d'États.
Les dirigeants du projet colonial israélien
justifient leur attaque et leur abordage des dix navires de la Flottille
pour briser le siège de Gaza en invoquant le droit à
la légitime défense. Ils justifient le fait d'avoir
blessé et tué plusieurs membres de la flottille comme des
gestes de légitime défense de la part de leurs soldats
qui ont
abordé les navires dans les eaux internationales et
rencontré de la résistance.
Le droit à la légitime défense,
comme tout phénomène, a des aspects opposés. Ces
qualités qui s'affrontent émergent des conditions
définies de temps et d'espace. Les conditions de temps et
d'espace donnent à cette dialectique, le droit à la
légitime défense, sa matérialité
historique. Les États-Unis qualifient habituellement de
« sécurité
nationale » leur droit à la légitime
défense.
Les conditions modernes de temps et d'espace ont
créé une définition du droit à la
légitime défense qui est en contradiction avec la
légitime défense impérialiste. Cette
définition moderne du droit du peuple à la
légitime défense est surgie en opposition au droit
impérialiste à la légitime défense et pour
nier ce droit.
La base économique du droit à la
légitime défense impérialiste partout dans le
monde réside dans les conditions, le temps et l'espace
suivants :
- la nécessité, pour le système
capitaliste parvenu à son stade suprême, d'exporter le
rapport social inégal que constitue le capital et de s'assurer
que les peuples et les nations partout dans le monde ne bloquent pas ou
ne restreignent pas ce capital exporté ;
- la nécessité de défendre le
capital exporté contre la résistance inévitable
des peuples qu'il exploite et contre la concurrence provenant d'autre
capital ;
- la nécessité pour l'impérialisme
de s'emparer des sources de matières premières et des
marchés partout dans le monde ;
- la nécessité de s'emparer et d'annexer
des régions d'importance stratégique comme le canal de
Suez, le golfe Persique, la péninsule coréenne, etc.
La nécessité à laquelle fait face
l'impérialisme et son droit de se défendre sont en
conflit ouvert avec le droit des peuples du monde de se défendre
contre l'exploitation par ce rapport social inégal appelé
capital, contre le vol de leurs matières premières et
contre la domination et l'annexion de leurs marchés, de leurs
régions et de leurs affaires
politiques.
C'est au fil de plusieurs luttes historiques que la
résistance à la légitime défense
impérialiste a donné une forme et une définition
au droit du peuple à la légitime défense. Le
triomphe du peuple russe et de ses alliés par le renversement de
l'impérialisme en 1917 et la victoire des peuples du monde
contre le fascisme lors de la Deuxième Guerre
mondiale y ont joué un rôle particulièrement
important. Ces victoires de même que d'autres remportées
au XXe siècle ont codifié la définition moderne du
droit du peuple à la légitime défense en tant que
droit de résister à l'oppression par le rapport social
inégal appelé capital, le droit à
l'autodétermination des nations et à leur
indépendance face à
l'impérialisme et le droit du peuple souverain à
gouverner ses affaires économiques et politiques et à
décider de son avenir.
Les nombreuses victoires remportées par les
peuples depuis le début du XXe siècle ont prouvé
en pratique que le droit du peuple à la légitime
défense ne peut se développer et fleurir qu'en niant le
droit à la légitime défense impérialiste.
La conscience sociale d'une loi fondamentale des conditions modernes
s'est créée : que le droit du
peuple à la légitime défense nie le droit à
la légitime défense impérialiste et vice
versa ; que le droit de l'un ne peut exister sans nier le droit de
l'autre. Pour donner naissance à de nouveaux arrangements
centrés sur l'être humain sur la base du droit du peuple
à la légitime défense, il faut nier la
légitime défense impérialiste.
Le criminel de guerre israélien Netanyahu au
Canada
Dans son reportage sur la rencontre entre le criminel de
guerre israélien Netanyahu et le premier ministre Harper, la CBC
fait allusion sans le vouloir à la dialectique de la
légitime défense : « Le premier ministre
israélien Benjamin Netanyahu dit que les
commandos israéliens, qui ont pris d'assaut la flottille d'aide
humanitaire à Gaza, ont tué neuf personnes et en ont
blessé plusieurs autres, ont été attaqués
et ont agi en état de légitime
défense. »
Le reportage anti-conscient de la CBC fait
référence au droit tactique à la légitime
défense impérialiste qui découle du droit
stratégique à la légitime défense
impérialiste sur la base de la négation du droit du
peuple à la légitime défense dans les conditions,
le temps et l'espace du système impérialiste
d'États.
Lorsque Michael Oren, l'ambassadeur israélien aux
États-Unis, a défendu les meurtres
perpétrés dans la Méditerranée, il a dit
que le droit tactique des troupes israéliennes de se
défendre contre le droit tactique du peuple à la
légitime défense provient du droit stratégique
à la légitime défense impérialiste que les
États-Unis appellent la
« sécurité nationale ». Les
médias américains citent les propos suivants
d'Oren : « Selon le droit international, dans une
situation de blocus militaire contre une entité hostile, et nous
vivons une telle situation à l'heure actuelle où
l'entité hostile est le Hamas à Gaza, tout pays, en vertu
de l'article 51 de la Charte des
Nations unies, a le droit à la légitime
défense, il a le droit de se défendre. »
Faisant fi de la dialectique vivante, Oren ne
décrit pas l'autre aspect à l'oeuvre dans la
contradiction sur le droit à la légitime
défense : que les Palestiniens ont un droit
stratégique de se défendre dans les territoires
occupés et à Gaza et de retourner dans leur patrie, et
qu'ils ont un droit tactique de se défendre contre les attaques
impérialistes.
Le droit tactique à la légitime
défense impérialiste
Ceux qui appuient la légitime défense
impérialiste débattent souvent ardemment du bien
fondé des tactiques de la légitime défense
impérialiste. On l'a vu avec la déclaration émise
par le chef libéral Ignatieff qui appuie le droit
stratégique d'Israël à la légitime
défense impérialiste
mais émet des réserves sur cette action
spécifique. Il dit entre autres : « Nous
reconnaissons à Israël le droit de se défendre. Mais
dans cette région, il est important que la réponse
à des menaces à la sécurité soit
mesurée. »
Un autre supporter du droit stratégique
d'Israël à la légitime défense
impérialiste a émis des critiques sévères
contre la tactique d'intercepter et de tuer des gens en haute mer. Al
Jazzera rapporte de la façon suivante l'opinion de Richard
Falk, un expert américain international en matière
juridique et le Rapporteur spécial des Nations
unies sur la situation des droits humains dans les territoires
palestiniens occupés : « La dispute sur qui a
commencé l'affrontement à bord du navire passe
complètement à côté du sujet. D'un point de
vue légal, l'opération israélienne n'avait
absolument pas sa place et c'est Israël l'agresseur. L'assaut
s'est déroulé dans les eaux
internationales, ce qui veut dire qu'Israël a violé le
droit d'un convoi à la libre navigation. L'assaut est clairement
un acte criminel parce qu'il a été commis en haute mer.
Prendre d'assaut un navire pacifique revient à envahir un logis
et il y a aussi des circonstances aggravantes puisque l'espace envahi
dans ce cas-ci était rempli de biens destinés à
alléger des souffrances humaines. Les gens sur le bateau avaient
droit jusqu'à un certain point à la légitime
défense en tant que victimes d'une attaque non provoquée.
L'allégation de légitime défense par Israël
ne tient pas, peu importe qui a porté le premier coup parce que
l'entité Israël n'existe pas en haute mer. »
Même un porte-parole de l'impérialisme
américain comme le New York Times a écrit dans
un éditorial du 1er juin que le raid et les meurtres en haute
mer constituent une « blessure grave qu'Israël s'est
infligée à lui-même ».
L'éditorial dit entre autres : « Israël n'a
aucune excuse pour avoir si mal géré
l'incident. L'attaque de commando sur le navire de proue portant le
drapeau turc a causé la mort de neuf activistes et exposé
Israël à une avalanche de critiques.
« Cela constitue une blessure grave,
infligée à soi-même. Les relations d'Israël
avec la Turquie, qui a déjà été son
allié le plus proche dans le monde musulman, ont
été endommagées ; le gouvernement
dirigé par le Hamas en a tiré un grand avantage de
propagande et les pourparlers de paix avec l'Autorité
palestinienne en
Cisjordanie sont devenus très problématiques.
« Cela a aussi rendu la tâche beaucoup
plus difficile pour l'administration Obama de persuader le Conseil de
sécurité des Nations unies d'adopter de nouvelles
sanctions contre le programme nucléaire iranien dont les
représentants d'Israël disent pourtant qu'il est leur
priorité numéro un. »
Le New York Times s'inquiète que cette
action particulière du droit tactique à la
légitime défense impérialiste du projet colonial
israélien n'endommage non seulement le droit stratégique
de la colonie à la légitime défense
impérialiste mais également la sécurité
nationale ou le droit stratégique des États-Unis
eux-mêmes à la légitime défense
impérialiste.
Le droit des Palestiniens à la légitime
défense populaire
Le droit du projet colonial israélien à la
légitime défense impérialiste nie le droit des
Palestiniens à la légitime défense populaire.
Israël est une entité coloniale
américano-européenne qui a usurpé le pouvoir par
la terreur et la force, s'est emparé d'une grande partie des
terres
de la Palestine et s'est proclamée un État de type
raciste pour des membres d'une religion donnée, a tué ou
expulsé la majorité des Palestiniens lors de la Nakba
(la catastrophe) et les a remplacés
essentiellement par des réfugiés européens de la
Deuxième Guerre mondiale et a élargi l'étendue de
son occupation et de ses colonies de
peuplement par la guerre et la répression continuelles.
En exerçant son droit à la légitime
défense impérialiste, le projet colonial israélien
nie le droit des Palestiniens à la légitime
défense populaire et son droit à l'existence, qui
comprend le droit fondamental de retour. Le droit des Palestiniens
à la légitime défense populaire est exprimé
par leur résistance héroïque et leur lutte pour
retourner dans
leur patrie et y établir un État palestinien moderne, qui
comprend toute la Palestine historique, par l'établissement de
nouveaux arrangements avec les colons du projet colonial qui nieront le
droit à la légitime défense impérialiste du
projet colonial américano-européen appelé
Israël.
La nécessité des définitions
modernes
Tous les peuples du monde qui résistent à
l'impérialisme, et surtout à l'impérialisme
américain en ce moment, font face à une situation
semblable. Pour que de nouveaux arrangements centrés sur
l'être humain soient établis, il faut que le droit
à la légitime défense populaire nie le droit
à la
légitime défense impérialiste. La conciliation
avec le droit à la légitime défense
impérialiste empêche le droit à la légitime
défense populaire de créer de nouveaux arrangements
centrés sur l'être humain qui reposent sur
l'indépendance, l'autodétermination et la
souveraineté et la fin de l'oppression et de l'exploitation.
L'acceptation du droit stratégique à la
légitime défense impérialiste conduit
inévitablement à la conciliation avec
l'impérialisme et avec sa négation du droit
stratégique à la légitime défense
populaire. Les Canadiens doivent donner leur plein appui au peuple
palestinien et à ses alliés qui luttent pour affirmer
leur droit à la légitime défense
populaire et pour nier le droit à la légitime
défense impérialiste du projet colonial
américano-européen appelé Israël et son
soutien principal, l'impérialisme américain et
l'État canadien qui lui est annexé.
Le peuple canadien doit participer consciemment aux
actes organisés qui nient le droit à la légitime
défense impérialiste et il doit par ces actes placer au
centre des affaires économiques et politiques une
définition moderne du droit à la légitime
défense populaire. En participant consciemment à des
actes organisés qui défendent le droit à la
légitime défense populaire dans les affaires
économiques et politiques du pays et du monde, le peuple
canadien va mieux comprendre que toutes les affaires économiques
et politiques sont mues par des contradictions semblables entre
l'ancien et le nouveau, comme celle absolument fondamentale entre la
démocratie impérialiste et la démocratie
populaire.
Toutes les contradictions dans les conditions, le temps
et l'espace d'aujourd'hui requièrent des définitions
modernes et des solutions qui reposent sur la participation consciente
du peuple à des actes de découverte et à la lutte
de
masse politique.

Récit de l'assaut israélien par des
passagers
Nous reproduisons ci-dessous des extraits de ce que
certains participants à la Flottille de la liberté d'aide
humanitaire avaient à dire au sujet de ce qui s'est passé
lorsque les commandos israéliens ont assailli les navires le 31
mai.
Andre Abu-Khalil, cameraman pour Al Jazeera :
« Premièrement ils [les Israéliens] ont
essayé de venir par hélicoptère et ont
essayé de débarquer sur le pont principal. Mais les Turcs
se rassemblaient sur le toit et il ont réussi à attraper
trois des soldats, ce qui a mené à l'arrivée d'un
second hélicoptère et au
début de tirs à balles réelles sur les gens. Les
gens [à bord] n'avaient aucune arme. Tout ce qu'ils avaient
étaient des bâtons en bois, ce qui est normal.
« J'étais sur le Mavi Marmara
[le bateau principal de la flotte].
« Je n'étais pas sur le pont
supérieur. J'étais sur le premier pont où les
Israéliens ont essayé de grimper par les cordes sur le
pont.
« Il y avait 20 Turcs qui résistaient
en lançant des tomates et tout ce qu'ils pouvaient lancer sur
les Israéliens.
« Puis, un de ces Turcs a reçu une
balle en pleine tête. Lorsque les Turcs ont vu cela, ils l'ont
traîné à l'intérieur et à ce moment
les Israéliens ont commencé à faire feu de leur
position sur le pont.
« [Après que les Israéliens
aient pris le contrôle du navire] ils nous ont lié les
mains derrière le dos, durant neuf heures, jusqu'à ce que
nous atteignions le port d'Ashod et de là, ils nous ont
interrogés individuellement puis expédiés tous
à la prison de Be'er Sheva.
« Les organisateurs [de la flottille] ont
échangé les quatre Israéliens enlevés ou
capturés, par les gens sur le navire et parce qu'ils ont
été battus, parce que c'est une sorte de
résistance de notre côté, nous avons
échangé les soldats israéliens pour [obtenir] des
soins pour nos blessés. »
Mohamed Vall, journaliste pour Al Jazeera :
« L'assaut israélien nous a complètement
surpris.
« Durant cette heure et demie, tôt le
matin, tout le monde à bord du navire pensait que personne ne
survivrait à l'attaque israélienne parce que nous avons
vu 30 vaisseaux de guerre entourant ce navire et des
hélicoptères attaquant avec des bombes lumineuses dont le
son faisait penser que nous étions morts.
« C'était la peur d'une guerre, une
guerre totale sur un navire plein d'hommes, de femmes et même
d'enfants.
« Les premiers soldats à bord n'ont
pas été tués, ils n'ont pas été
abattus, ils ont été capturés par les
défenseurs du navire.
« Un peu plus tard, plus de soldats ont
débarqué d'un autre hélicoptère plus gros
et cette fois, ils ont tiré immédiatement sur les gens et
en ont tué autant qu'ils pouvaient pour atteindre la cabine de
pilotage et prendre le contrôle du navire.
« J'ai vu le sang couler sur le navire et
tout le monde savait qu'il n'y avait pas d'armes. Nous savions tous que
les Israéliens nous intercepteraient et tenteraient de nous
arrêter mais nous ne pensions pas qu'ils tireraient dès le
début.
« On m'a montré la photo d'un homme
yéménite, et c'est ridicule, qui était sur le
navire et la plupart des gens savent que tout Yéménite
dans le monde a un couteau de style yéménite, que c'est
un objet culturel et n'a rien à voir avec la violence.
« Je comprends maintenant qu'en Israël,
ils essaient d'en faire grand cas, disant que le bateau était
rempli de personnes violentes, tout cela en raison de cet
homme. »
Othman Battiri, membre de l'équipe Al
Jazeera : « À 4 h 15, des dizaines de
bateaux de la marine transportant des dizaines de soldats ont
essayé d'aborder les navires. Ils ont rencontré la
résistance. La résistance pacifique. Des
hélicoptères sont arrivés et des soldats ont
tenté d'embarquer. Ils ne pouvaient
pas.
« À ce moment, ils ont commencé
à tirer à balles réelles.
« D'abord, ils ont tiré des bombes
sonores et à gaz et des balles en caoutchouc. Certaines
personnes ont été blessées par des balles en
caoutchouc. Puis, des balles réelles ont été
utilisées. J'ai vu plusieurs hommes blessés. Nous avons
essayé d'aider certains des blessés. J'ai vu quatre
personnes qui ont été tuées.
« J'ai vu deux personnes mourir devant moi.
L'un d'eux avait une balle dans la poitrine. L'autre saignait mais je
ne sais pas où il a été frappé.
« Nous sommes descendus pour voir les autres
personnes mortes. Une avait une balle dans la tête comme si elle
avait été touchée par un tireur embusqué.
Ils tiraient de partout avec de vraies munitions.
« Ils n'ont pas respecté que tous ceux
à bord des navires étaient des civils. Il n'y avait pas
d'armes.
« En tant que médias, nous sommes
témoins qu'il n'y a pas eu de tir par les militants sur les
soldats.
« Les quatre morts que j'ai vus
étaient tous turcs. Deux étaient des vieillards. Les deux
autres étaient plus jeunes. Un des jeunes était un
coordonnateur dans la salle des médias. Son nom est Juwdat.
« Nous avons entendu dire que plus de gens
ont été tués. Je n'en ai vu que quatre. La plupart
des combats ont eu lieu au niveau supérieur autour de la salle
de pilotage du navire où les militants ont tenté
d'empêcher les soldats de prendre le contrôle de la salle
de pilotage. C'est là que les balles réelles ont
été utilisées.
« L'attaque a commencé à 4 h 15
et s'est achevée vers 5 h 30 quand nous avons entendu que le
navire a été contrôlé par les
Israéliens.
« Autour de 7 h, ils nous ont demandé
de quitter nos chambres et ils ont commencé à nous
ligoter. »
Hazem Farouk, député égyptien
des Frères musulmans : « Les
hélicoptères volaient au-dessus de nous. Quatre navires
militaires et 10 navires de la marine autour de nous. Ils nous ont
arrosé avec des bombes sonores et à gaz comme si nous
étions dans une véritable guerre.
« Quatre personnes sont mortes sous mes yeux
et dans mes bras. Nous ne pouvions pas trouver de matériel de
premiers soins. Ce qui venait de se passer aurait
nécessité un
hôpital de campagne pour soigner les blessés. Je n'avais
pas le matériel nécessaire pour soigner leurs plaies
saignantes.
« Quand nous avons essayé de
transporter les blessés, les soldats israéliens ont
refusé de permettre aux hommes de porter les blessés. Ils
ont pointé leurs armes avec la lumière laser sur leur
tête. Ils ont demandé aux femmes de porter les
blessés. Certaines femmes ne pouvaient pas.
« Les blessés étaient
très mal en point parce qu'ils n'ont pas été
transportés de manière appropriée dans les
escaliers et les portes étroites.
Farouk est un dentiste qui était à bord du
Mavi Marmara, le premier navire de la flottille.
Il a parlé à Al Jazeera après son
arrivée au Caire.
Issam Zaatar, cameraman d'Al Jazeera :
« Je filmais, et [un] soldat israélien a couru vers
moi avec un pistolet paralysant.
« Il ne pouvait pas me rattraper. Un de ses
collègues a frappé ma main par derrière avec un
pistolet paralysant. Mon appareil photo est tombé. Il a couru
pour écraser la caméra avec ses pieds.
« Je lui ai dit de ne pas casser mon appareil
photo. Si vous voulez les bandes, je vais vous les donner. Je lui ai
dit ce sont des équipements des médias. Ils n'avaient pas
de retenue.
« Ils ont utilisé des balles en
caoutchouc. Ils ont utilisé des bombes lacrymogènes.
C'était une scène incroyable. »
Haneen Zubi, un membre palestinien de la
Knesset : « Nous nous attendions à ce que
l'armée israélienne nous arrête, nous empêche
d'entrer mais assurément nous nous attendions pas à une
guerre contre nous.
« Il y avait 14 navires qui se sont
approchés de nous, autour de 4 h 30 du matin. Quatorze navires
que
je pouvais compter et un hélicoptère. Peut-être
plus de 10 soldats, je ne pourrais pas dire exactement [combien] sont
sortis de l'hélicoptère .
« Au deuxième étage du navire,
il y avait seulement les passagers qui sont des journalistes, une
infirmière et les organisateurs de la flottille qui n'avaient
rien dans les mains.
« Après 20 minutes, peut-être 15
minutes, il y avait trois cadavres.
« Ça s'est terminé à six
heures quand on a entendu une voix sur l'interphone déclarer que
le navire est contrôlé par les Israéliens, "S'il
vous plaît, entrez dans les cabines." »
Norman Paech, ancien député du
parlement allemand : « Ce n'était pas un
acte de légitime défense [de l'armée
israélienne] et c'était totalement disproportionné
- bien que nous nous attendions à ce que notre navire soit
bloqué et peut-être vérifié.
« C'est une infraction très grave,
c'est un crime de guerre.
« Personnellement, j'ai vu deux bâtons
et demi en bois qui ont été utilisés [par les
militants].
« Nous n'avions pas été
préparés d'aucune façon à nous battre. Nous
ne l'avions même pas envisagé.
« Pas de violence, pas de résistance
parce que nous savions très bien que nous n'avions absolument
aucune chance contre les soldats de ce genre. »
Mihalis Grigoropoulos, de la Grèce :
« J'étais aux commandes du navire, nous avons vu les
[soldats israéliens] capturer un autre navire en face de nous,
qui est le navire à passagers turc avec plus de 500 personnes
à bord et on a entendu des coups de feu. Nous n'avons pas
résisté du tout, nous ne pourrions pas même si
nous avions voulu. Qu'aurions-nous pu faire contre les commandos qui
sont montés à bord ? La seule chose que certaines
personnes ont tenté de faire est de les retarder avant qu'ils se
rendent au pont, formant un bouclier humain. Ils ont essuyé des
tirs de balles en plastique. Nous avons été très
maltraités après notre arrestation. Nous étions
en fait des otages, comme des animaux au sol.
« Ils ne voulaient pas nous laisser utiliser
la salle de bain, ne voulaient pas nous donner de la nourriture ou de
l'eau et ils ont pris un vidéo de nous en dépit des
conventions internationales interdisant cela. »
Nilufer Cetin, de la Turquie :
« Nous sommes restés dans notre cabine et avons
joué à des jeux au milieu des coups de feu. Mon fils
était nerveux depuis hier après-midi ... Je n'ai pas eu
besoin de protéger mon fils. Ils savaient qu'il y avait un
bébé à bord. J'ai mis un masque à gaz et un
gilet de sauvetage sur mon fils.
Nous n'avons pas eu à faire face à d'autres
problèmes à bord, seulement une pénurie d'eau.
« Nous avons fait des promenades sur le pont,
joué à des jeux avec mon fils. Les rideaux étaient
tirés, donc je n'ai pas vu le raid au moment où cela se
passait. J'ai seulement entendu des voix. Il y a eu beaucoup ou peu de
personnes blessées. Il existe des milliers, des millions des
bébés dans la bande de Gaza. Mon fils et moi voulions
jouer avec ces enfants. Nous voulions leur apporter de l'aide. Nous
voulions leur dire : "Regardez, c'est un endroit sûr, je
suis venu ici avec mon bébé-fils."
« J'ai vu mon mari, de loin, il avait l'air
bien. Le personnel du navire n'a pas été blessé
parce qu'ils [les soldats] ont besoin d'eux pour diriger le bateau au
port. Je vais de nouveau y aller si un autre navire y va. »
Cetin est retournée à l'aéroport
d'Istanbul avec son fils âgé d'un an.
Youssef Benderbal, de la France : « Les
directives étaient claires. Ne provoquez pas, restez calmes et
allez à leur rencontre [les commandos] en disant "nous sommes
des pacifistes et non pas des terroristes."
« Des commandos masqués ont pris
possession du navire. Ils visaient la cabine du capitaine. »
Benderbal n'était pas à bord du Mavi
Marmara, le premier navire de la flottille, mais sur l'un des cinq
autres navires. Il a donné ce compte-rendu à la radio
Europe 1 après son arrivée à l'aéroport de
Paris.
Dimitris Gielalis, de la Grèce :
« Tout à coup, de partout, nous avons vu venir
à nous des embarcations gonflables et en quelques secondes des
commandos pleinement équipés étaient à bord
du bateau.
« Ils sont venus et ont utilisé des
balles en plastique, nous avons subi des coups, nous avons subi des
chocs électriques, toutes méthodes qu'on peut imaginer
ils les ont utilisées. »
Gielalis était à bord du navire Sfendoni.
Mutlu Tiryaki, de la Turquie :
« Quand nous sommes allés sur le pont, ils sont
sortis d'hélicoptères et de bateaux militaires et nous
ont attaqués. Ils se sont approchés de notre navire avec
des navires militaires après avoir émis un avertissement.
Nous leur avons dit que nous étions désarmés.
Notre seule arme était
l'eau. »

On a tiré sur les activistes de la flottille
à la tête et à bout portant
- Paul Woodward, War in Context, le 5
juin 2010 -
Nous savons maintenant que ce sont des hommes
d'âge moyen qui ont été les victimes du massacre
perpétré à bord du Mavi Marmara. Ce
sont Ibrahim Bilgen, 61 ans, Çetin Topçuoglu, 54 ans,
Cengiz Songür, 47 ans, Fahri Yaldiz, 43 ans, Cengiz Akyüz, 41
ans, Ali Haydar Bengi, 39 ans, Cevdet Kiliçlar, 38 ans et Necdet
Yildrim,
32 ans. La seule victime âgée de moins de trente ans est
Furkan Dogan, 19 ans, né aux États-Unis.
Les témoignages de survivants laissent à
penser que la plupart des victimes ont été tuées
à tout hasard. Six d'entre elles ont été
tuées par le même soldat israélien qui est
aujourd'hui candidat à une médaille de bravoure.
Al Jazeera rapporte :
« Sadreddin Furkan se trouvait parmi d'autres
bénévoles avec le capitaine lorsque des soldats descendus
d'un hélicoptère ont pris le navire d'assaut. Ils ont
tiré sur lui trois fois à la jambe et une
quatrième fois à l'autre jambe. »
« Ils tiraient dans toutes les directions.
J'ai ressenti une forte douleur à la jambe. Elle s'est mise
à saigner. Ils m'ont tiré dessus de
l'arrière. »
The Guardian rapporte :
« Des pressions sont exercées sur
Israël ce soir pour permettre une enquête
indépendante sur son assaut contre la flottille humanitaire
après que les résultats de l'autopsie sur les corps des
victimes, dont le Guardian a obtenu copie, aient
révélé qu'elles ont été tuées
par plusieurs balles de 9mm dont plusieurs tirées à bout
portant.
« Selon le vice-président du conseil
turc de médecine légale qui a fait les autopsies pour le
ministère de la justice turc aujourd'hui, neuf Turcs à
bord du Mavi Marmare ont reçu plus de 30
décharges et cinq d'entre eux ont été
touchés à la tête.
« Les résultats permettent
d'établir qu'un homme de 60 ans, Ibrahim Bilgen, a
été touché quatre fois, à la tempe,
à la poitrine, à la hanche et dans le dos. Un jeune de 19
ans, Fulkan Dogan, qui a aussi la citoyenneté américaine,
a été abattu de cinq balles tirées à moins
de 45 centimètres, au visage, derrière la tête,
deux fois à la jambe et
dans le dos. Deux autres victimes ont été touchées
quatre fois, a dit Yalcin Buyuk, le vice-président du conseil de
la médecine légale, et cinq des victimes ont
été touchées soit derrière la tête ou
dans le dos.
« On a appris de nouveaux faits à
mesure que les survivants ont relaté ce qui s'était
passé. Ismaïl Patel, le président du groupe
pro-palestinien basé à Leicester Les Amis d'al-Aqsa, qui
est reparti en Grande-Bretagne aujourd'hui, a dit avoir
été témoin de certains de ces tirs mortels et il a
dit qu'Israël a appliqué la "politique de viser pour
tuer".
« Selon lui, aux moments les plus sanglants
de l'assaut, les commandos israéliens ont tué une
personne par minute. Un homme a été touché
à mort derrière la tête à deux pieds de lui
et un autre a été atteint entre les yeux. Il a
ajouté qu'en plus des victimes, 48 personnes ont
été blessées par balles et six activistes sont
toujours manquants,
ce qui veut dire que le nombre des morts est peut-être encore
plus élevé.
« Ces nouvelles informations sur la
façon dont les meurtres ont été
perpétrés démentent les allégations
d'Israël selon lesquelles ses soldats ont ouvert le feu en
légitime défense après avoir été
attaqués par les activistes.
« Le député Andrew Slaughter,
membre du groupe Grande-Bretagne-
Palestine formé de membres de tous les partis a
dit que compte tenu des preuves troublantes qui contredisent les
allégations des médias israéliens et
suggèrent que les Israéliens n'ont pas fidèlement
rapporté ce qui s'est passé, une enquête
internationale s'impose. »
Le Times écrit :
« Six des neuf passagers qui ont
été tués par l'assaut israélien sur un
convoi d'aide pour Gaza l'ont été par un seul soldat
israélien qui est maintenant cité pour une
médaille de bravoure pour avoir sauvé ses camarades
blessés par des passagers armés de bâtons, de
couteaux et même de fusils qu'ils avaient arrachés aux
soldats.
[...]
« Un soldat identifié comme le sergent
S. a dit que contrairement aux rapports initiaux de l'armée
israélienne, les tirs ont commencé dès les
premières minutes quand lui et ses camarades ont
été attaqués par "une meute de mercenaires".
« Il a dit que dès qu'il a mis pied
sur le pont du bateau il a vu trois de ses supérieurs
blessés au sol, l'un atteint d'une balle à l'estomac, un
autre atteint au genou et le troisième gisant inconscient
après avoir été battu.
« Il a pris en main les opérations et
placé ses hommes autour des blessés, saisi son pistolet
Glock de 9 mm et ouvert le feu sur les passagers qui selon lui avaient
tiré sur les soldats avec des fusils arrachés aux
premiers soldats qui avaient été assaillis alors qu'ils
abordaient le navire un à la fois. »
Le Hybrid States rapporte :
« Nous avons cependant appris hier d'un
officier de la marine que les commandos de la marine n'ont pas de
fusils 9 mm et que les douilles vides de 9mm prouvent que les
activistes humanitaires avaient amené des fusils avec eux.
Dommage que personne ne l'ait dit au sergent S. »

Sur la légalité de l'attaque
israélienne
contre la flottille de Gaza
Plusieurs représentants d'organismes
internationaux ont souligné que l'assaut des sionistes sur les
navires dans les eaux internationales est contraire au droit
international. Au cours de la première conférence
d'examen de la Cour pénale internationale à Kampala, en
Ouganda, le secrétaire général Ban Ki-moon a
appelé à une enquête et le Conseil
de sécurité, malgré qu'il est empêché
par les machinations des États-Unis d'émettre un jugement
définitif condamnant le raid, s'est dit d'accord dans un
déclaration présidentielle avec le secrétaire
général « sur la nécessité
d'avoir une enquête approfondie sur la question et il appelle
à une enquête prompte, impartiale, crédible et
transparente
conformément aux normes internationales ».
Richard Falk, rapporteur spécial sur la situation
des droits humains dans le territoire palestinien occupé, a
déclaré qu'« Israël est coupable de
comportement choquant en utilisant des armes mortelles contre des
civils non armés à bord de navires qui se trouvaient en
haute mer où la liberté de la navigation existe selon le
droit de la
mer » et a demandé que les responsables
« soient tenus criminellement responsables de leurs actes
illicites ».
La haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi
Pillay, a repris le « point de vue international
quasi-unanime que le blocus continuel sur la bande de Gaza est à
la fois inhumain et illégal » et a condamné
« l'usage disproportionné de la force, causant la
mort et blessant de nombreuses personnes qui tentaient
d'apporter de l'aide tant nécessaire à la population de
Gaza ». Le sous-secrétaire général a
souligné « l'importance que toutes les parties
adhèrent strictement au cadre du droit international, y compris
le droit international humanitaire et le droit de la mer ».
Robin Churchill, un professeur de droit international
à l'Université de Dundee en Écosse, a
déclaré que les commandos israéliens sont
montés à bord du navire en dehors des eaux territoriales
d'Israël. « Pour autant que je sache, il n'y a pas de
base juridique pour l'arraisonnement de ces navires », a dit
Churchill. Ove Bring, expert
de la Suède sur le droit international public, a
déclaré qu'Israël n'avait pas le droit de prendre
des mesures militaires. Cela est corroboré par Mark Klamberg de
l'Université de Stockholm. Hugo Tiberg, professeur en droit
maritime, a déclaré qu'Israël n'avait pas le droit
d'attaquer les navires.
Un groupe d'avocats israéliens, y compris Avigdor
Feldman, a saisi la Haute Cour israélienne accusant Israël
d'avoir violé la Convention des Nations unies sur le droit de la
mer en capturant les bateaux dans les eaux internationales. Robbie
Sabel, ancien conseiller juridique au ministère israélien
des Affaires étrangères, a déclaré au Jerusalem
Post que l'État va certainement
faire valoir que la saisie des navires est un acte exécutif dans
lequel le tribunal n'est pas habilité à intervenir.
Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a
déclaré que « cette attaque est du terrorisme
d'État, en violation du droit international ». Le
ministre des Affaires étrangères de la Turquie a
appelé le raid « une violation grave du droit
international » et dit qu'il « relève du
banditisme et de la piraterie »,
que c'était « un meurtre commis par un État,
sans justification ». La liberté en haute mer,
dit-il, la liberté de navigation, a été l'une des
formes les plus anciennes du droit international, aucun navire ne
pouvait être arrêté ou abordé sans le
consentement du capitaine ou de l'État du pavillon. Toute
suspicion de violation de la loi ne
dispense pas l'État intervenant d'agir contrairement au droit
international. Traiter l'aide humanitaire comme un acte hostile et
traiter les travailleurs de l'aide comme des combattants ne peut pas
être considéré comme légal ou
légitime, a-t-il poursuivi. D'éminents juristes turcs ont
décrit les actions d'Israël comme une violation du droit
international
et un « crime de guerre » . Le Dr. Turgut Tarhanl
de l'Université d'Istanbul a cité le concept de passage
inoffensif, dans lesquelles les navires se voient accordés le
passage en toute sécurité dans les eaux territoriales
d'une manière qui n'est pas une « atteinte à
la paix, au bon ordre ou à la
sécurité » de l'État. La Russie a
décrit l'incident comme « une violation flagrante des
normes du droit international ». L'Organisation de la
Conférence islamique a également appelé le raid
« une violation flagrante du droit international et des
normes et standards humains ».
L'éditeur de la défense au journal
britannique The Times a écrit
qu'« Israël peut rencontrer des problèmes
à justifier la légalité de sa
décision », notamment parce que « en vertu
de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, la haute mer
est considérée comme n'appartenant à aucune
nation ».
Bien que l'arraisonnement d'un navire est acceptable dans certaines
circonstances, Israël doit encore obtenir la permission du pays
où le navire est immatriculé. Jason Alderwick, un
analyste des questions maritimes à l'Institut international
d'études stratégiques de Londres, est cité comme
disant que le raid israélien ne semble pas avoir
été effectué
légalement en vertu de la Convention.
Lynda Brayer est une avocate des droits humains qui
habite Haïfa et se spécialise dans les lois de la guerre et
dans le droit international et représente les Palestiniens. Dans
un article publié dans le Palestine Telegraph, elle
écrit qu'Israël a enfreint le droit international lorsque
la marine israélienne a attaqué le 31 mai dernier les six
navires civils de la Flottille de la liberté pour Gaza.
Cette attaque a été perpétrée dans les eaux
internationales contre des navires naviguant sous pavillon de pays avec
lesquels Israël n'est pas en guerre. Brayer écrit :
« Les navires transportaient des civils
provenant de plus de seize pays.
« Points saillants :
« Comme aucune des parties impliquées
n'était en guerre au moment de l'attaque, celle-ci constitue un
acte de guerre contre les gouvernements dont les vaisseaux arboraient
le drapeau national.
L'attaque tombe sous la juridiction du ius ad bellum,
les lois qui gouvernent le recours à un conflit armé.
L'action d'Israël ne tombe pas sous la catégorie du ius
in bello, les lois qui gouvernent la conduite d'une guerre.
« Comme cette attaque a été
perpétrée dans les eaux internationales, le statut de la
relation entre le Hamas, ou toute autre institution palestinienne, et
l'État d'Israël ne peut être invoqué dans ce
cas-ci. De la même façon, le blocus de Gaza ou les
allégations et les interprétations légales
d'Israël à son sujet n'ont rien à voir avec
l'agression
d'Israël dans les eaux internationales.
« Nous n'avons pas affaire à un acte
de piraterie. La piraterie est un acte d'agression
perpétré en eaux internationales par des individus et non
par des États.
« Les traités, chartes et ententes
exécutoires suivants s'appliquent à l'attaque
d'Israël :
« 1. Article 6 de la Charte du Tribunal de
Nuremberg
(a) ' Les Crimes contre la Paix ' :
c'est-à-dire la direction, la préparation, le
déclenchement ou la poursuite d'une guerre d'agression, ou d'une
guerre en violation des traités, assurances ou accords
internationaux, ou la participation à un plan concerté ou
à un complot pour l'accomplissement de l'un quelconque des actes
qui
précèdent ;
(c) ' Les Crimes contre l'Humanité ' :
c'est-à-dire l'assassinat, l'extermination, la réduction
en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis
contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre...
lorsque ces actes ou persécutions, qu'ils aient constitué
ou non une violation du droit interne du pays où ils ont
été
perpétrés, ont été commis à la suite
de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal, ou en
liaison avec ce crime.
« 2. Convention (XI) relative à
certaines restrictions à l'exercice du droit de capture dans la
guerre maritime. La Haye, 18 octobre 1907.
« Chapitre II.- De l'exemption de capture
pour certains bateaux.
« Article 4. Sont également exempts de
capture les navires chargés de missions religieuses,
scientifiques ou philanthropiques.
« Points saillants :
« Le standard en vertu duquel les actions
d'Israël doivent être jugées est objectif et non
subjectif. Ce que les ministres, généraux, admiraux ou
soldats israéliens pensaient ou avaient l'intention de faire ne
compte pas. Seul compte ce qu'ils ont fait.
« Ce qu'ils ont fait c'est commettre des
actes de guerre au moyen d'armes de guerre en eaux internationales
contre des vaisseaux qui sont protégés non seulement en
temps de paix mais en temps de guerre également.
« Israël s'est donc rendu coupable
à la fois de crimes contre la paix et de crimes contre
l'humanité.
« Ces crimes sont de juridiction
internationale. Le personnel politique et militaire israélien
peut être nommé dans des procès qui peuvent se
dérouler dans n'importe quel pays du monde. Si les
Israéliens ne sont pas présents lors de ces
procès, ils peuvent être jugés in absentia
et les déclarations de culpabilité qui visent Israël
peuvent être appliquées partout dans le monde.
« Comme des civils sans armes ont
été tués par une attaque militaire
planifiée d'avance, nous sommes en face de crimes à peine
capitale. Bien que la communauté internationale ne semble plus
considérer que la peine capitale soit un châtiment
civilisé, le châtiment pour ces crimes de peine capitale
peut consister en des sentences multiples
d'emprisonnement à vie.
« Ces crimes donnent lieu à des
réclamations de grands montants d'argent en dommages et les
comptes de banque israéliens peuvent être saisis sur la
base des déclarations de culpabilité des tribunaux.
« Les navires non armés
accomplissaient une mission philanthropique et transportaient des
civils et du matériel humanitaire. Même si Israël
était en état de guerre avec n'importe lequel de ces
pays, les clauses de la Convention de la Haye de 1907 lui interdiraient
formellement de capturer ces vaisseaux.
« Conclusion
« Il s'ensuit qu'en tout premier lieu
Israël n'était pas autorisé à attaquer
militairement ces vaisseaux, et conséquemment de les aborder par
la force, de les arraisonner, d'attaquer leurs passagers, de les
emprisonner à bord des vaisseaux, de les en expulser par la
force et de voler leurs effets personnels, que ce soient leurs
caméras, leurs
ordinateurs, leurs vêtements, etc.
« Tous les actes commis par les forces
militaires israéliennes en ce 31 mai 2010 sont indubitablement
et sans l'ombre d'un doute en violation du droit
international. »
Presque tous sinon tous les points soulevés par
Brayer s'appliquent également au Rachel Corrie qui a
lui aussi été arraisonné par la marine
israélienne le 5 juin avant d'avoir pu livrer sa cargaison
d'aide humanitaire à Gaza assiégée.
Par ailleurs, Witness Gaza a rapporté
le 2 juin que les organisateurs de la flottille ont fait de leur mieux
pour se préparer à la propagande et la
désinformation israélienne et empêcher que la
flottille soit bloquée sous des prétextes
fallacieux :
« Tous les navires ont été
minutieusement fouillés par les autorités portuaires
locales en Grèce et en Turquie avant leur départ. En
outre, la coalition a embauché une firme de
sécurité indépendante pour rechercher les navires
et attester qu'il n'y a pas d'armes se trouvant à bord. Tous les
passagers ont reçu une formation en non-violence
et ont également été fouillés pour des
armes avant l'embarquement. Le gouvernement turc, un État membre
de l'alliance de l'OTAN, a contrôlé tous les passagers
turcs pour s'assurer qu'il n'y avait personne ayant des liens avec des
groupes extrémistes. Ces mesures de précaution ont
été délibérément prises pour
empêcher les fonctionnaires de la
propagande israélienne de jamais affirmer que la Flottille
de la liberté pose un "risque pour la
sécurité" d'Israël.
« Il y a eu la radiodiffusion en direct par
satellite de la traversée en mer du Marmara Mavi ainsi
que les transpondeurs GPS indiquant à tout moment l'emplacement
exact de la flottille à toute personne qui consulte le site Web
de la coalition. L'intention de la Flottille la liberté n'a
jamais été de "provoquer une
confrontation", mais simplement de fournir une aide humanitaire si
nécessaire à la bande de Gaza assiégée et,
ce faisant, à attirer l'attention sur la politique brutale
d'Israël qui pousse le peuple palestinien dans un état de
dépendance pitoyable ».

À titre d'information
La stratégie de sécurité nationale
des États-Unis: la définition impérialiste de la
légitime défense
La Stratégie pour la sécurité
nationale émise par le président Obama le 10 mai
2010 est une expression du droit à la légitime
défense impérialiste des États-Unis qu'ils
qualifient habituellement de « sécurité
nationale ». Voici un choix de citations qui expriment
l'étendue de la désinformation que propage
l'administration Obama pour justifier les préparatifs de
l'impérialisme américain pour le fascisme et la guerre,
lesquels dans la bouche d'Obama sont appelés « le
renouvellement du leadership américain » afin de
« promouvoir nos intérêts de façon plus
effective au XXIe siècle ».
À l'aube du XXIe siècle, les
États-Unis d'Amérique font face à un vaste et
complexe éventail de défis à notre
sécurité nationale. Tout comme nous avons
contribué à déterminer le cours des
événements au XXe siècle, nous devons maintenant
établir les fondements de la force et de l'influence des
États-Unis et construire un ordre international
capable de surmonter les défis du XXIe siècle.
Les guerres idéologiques ont engendré des
guerres de religion, ethniques et d'identité tribale ; les
dangers nucléaires ont proliféré ;
l'inégalité et l'instabilité économique se
sont aggravées ; les dommages à notre environnement,
l'insécurité alimentaire et les dangers pour la
santé publique n'ont pas de frontières ; les
outils de développement sont aussi devenus des outils de
destruction.
Le côté sombre de cet univers
mondialisé a frappé de plein fouet le peuple
américain le 11 septembre 2001. La menace immédiate
manifestée par les attaques les plus meurtrières jamais
perpétrées en sol américain a rendu
nécessaires des approches fortes et durables pour
défendre notre sécurité intérieure. Dans
les années qui ont suivi, nous
avons déclenché une guerre contre al-Qaïda et ses
affiliés, nous avons décidé de faire la guerre en
Irak et nous avons confronté une crise économique de
très grande envergure. À travers tout cela, c'est le
problème de la promotion des intérêts
américains dans un monde qui a changé qui nous a
interpellé, un monde dans lequel l'architecture
internationale du XXe siècle vacille sous le poids de nouvelles
menaces, où l'économie mondiale a
accéléré la concurrence à laquelle notre
population et nos entreprises font face et où l'aspiration
universelle à la liberté et à la dignité
s'affronte à de nouveaux obstacles.
Notre pays possède les attributs qui ont
appuyé son leadership pendant des décennies : des
alliances solides, une force militaire sans égale, la plus
grande
économie du monde, une démocratie forte et en
évolution et des citoyens dynamiques. Il n'y a pas de doute que
les États-Unis vont continuer à aller de l'avant ;
nous allons
continuer à défendre la sécurité mondiale
par le biais de nos engagements envers nos alliés, nos
partenaires et les institutions ; en nous concentrant sur la
tâche de vaincre al-Qaïda et ses alliés en
Afghanistan, au Pakistan et partout dans le monde et en étant
déterminés à prévenir l'agression et la
prolifération à l'échelle mondiale des armes les
plus dangereuses.
Notre stratégie de sécurité
nationale passe donc par le renouvellement du leadership
américain qui nous permettra de promouvoir nos
intérêts en ce XXIe siècle.
Ces fondements renforcés vont soutenir les
efforts des États-Unis pour construire un système
international capable de se mesurer aux défis de notre
époque. Suite à la Deuxième guerre mondiale, ce
sont les États-Unis qui ont joué le rôle dirigeant
dans la construction d'une nouvelle architecture internationale pour
maintenir la paix et établir la
prospérité, depuis l'OTAN et les Nations unies jusqu'aux
traités qui gouvernent les lois et les armes de la guerre,
depuis la Banque mondiale et le Fonds monétaire international
jusqu'à un réseau sans cesse plus étendu de
traités d'échange.
Dans notre effort pour assurer la sécurité
des armes les plus dangereuses qui existent aujourd'hui, nous menons
une guerre contre un réseau de haine et de violence qui a de
grandes ramifications. Nous allons perturber, démanteler et
défaire al-Qaïda et ses affiliés au moyen d'une
stratégie globale qui les prive d'endroits où ils sont en
sécurité,
renforce nos partenaires de la ligne de front, assure notre
sécurité intérieure, cherche à obtenir
justice par des approches viables et oppose à un ordre du jour
en banqueroute d'extrémisme et de meurtres un ordre
du jour d'espoir et d'opportunité. La ligne de front de ce
combat est en Afghanistan et au Pakistan, où nous appliquons une
pression de tous les instants contre al-Qaïda, où nous
brisons le momentum des Talibans et renforçons la
sécurité et la capacité de nos partenaires. Dans
cet effort, nos troupes démontrent encore une fois la
qualité extraordinaire de leur service , consentant de grands
sacrifices en des temps de danger, et elles ont notre appui complet.
Pour réussir, nos devons équilibrer et
intégrer tous les éléments du pouvoir
américain et mettre à jour notre capacité de
sécurité nationale selon les besoins du XXIe
siècle. Nous devons maintenir notre supériorité
militaire conventionnelle tout en modernisant notre capacité
à vaincre les menaces assymétriques. Nous devons
moderniser notre
diplomatie et nos capacités de développement et renforcer
notre capacité civile de mission étrangère afin de
pouvoir soutenir toutes nos priorités. Nous devons
intégrer nos efforts de renseignement et de
sécurité intérieure avec nos politiques de
sécurité nationale et celles de nos alliés et
partenaires. Il nous faut aussi accroître notre capacité
à
synchroniser nos actions tout en communiquant de manière
effective avec les publics étrangers si nous voulons soutenir
nos efforts dans le monde.
Notre plus grande force demeure le peuple
américain. Dans une époque qui sera définie par la
capacité à saisir les opportunités d'un monde qui
est devenu inter-relié, c'est le peuple américain qui va
faire la différence ; ce sont les troupes et les civils qui
sont à l'emploi de notre gouvernement ; les entreprises,
les fondations, les
institutions éducatives qui opèrent partout dans le
monde ; les citoyens qui ont le dynamisme, l'énergie et la
diversité pour se faire valoir dans un monde qui s'est
rétréci. La mondialisation, qui comporte aussi de grands
dangers, est en partie le produit du leadership américain et de
l'ingéniosité du peuple américain. Nous sommes les
mieux
placés pour tirer profit des possibilités qu'offre la
mondialisation.
Les États-Unis mènent en ce moment deux
guerres qui déploient plusieurs milliers de nos hommes et de
nos femmes dans des zones de danger et allouent des centaines de
milliards
de dollars au financement de ces conflits.
Pour promouvoir la sécurité et la
stabilité dans l'espace, nous allons mener des activités
qui sont conformes avec notre droit inhérent à la
légitime défense.
Défense : Nous renforçons notre
capacité militaire afin d'assurer que nous ayons le dessus dans
les guerres actuelles ; afin de prévenir et
décourager les menaces contre les États-Unis, ses
intérêts ainsi que contre ses alliés et
partenaires ; d'être prêts à défendre
les États-Unis dans les circonstances les plus variées
contre des
États et des gens agissant pour eux-mêmes. Nous allons
continuer à rééquilibrer notre capacité
militaire afin d'exceller dans le contre-terrorisme, la
contre-insurrection, dans les opérations pour créer de la
stabilité, et afin d'être en mesure d'affronter des
menaces toujours plus sophistiquées à notre
sécurité tout en nous assurant que nos forces
armées
maîtrisent tous les aspects des opérations militaires.
Cela comprend la préparation à affronter des adversaires
toujours plus sophistiqués, à décourager et
vaincre l'agression dans des environnements difficiles d'accès,
à défendre les États-Unis et à appuyer les
autorités civiles au pays.
Nous allons continuer à nous assurer que nous
pouvons avoir le dessus sur tous les adversaires potentiels – qu'ils
soient des États hostiles ou des gens agissant pour
eux-mêmes, tout en affectant l'environnement stratégique
en utilisant tous les outils possibles pour promouvoir notre
sécurité commune. Nous allons continuer à rassurer
nos alliés
et nos partenaires en maintenant intacte notre capacité à
mettre en oeuvre des opérations précises, soutenues et
effectives pour affronter les menaces les plus variées et
vaincre de façon décisive des puissances
régionales hostiles. Nous allons travailler avec nos
alliés pour renforcer la capacité de combat de nos forces
de pointe et de nos installations
contre les attaques potentielles. Enfin, nous allons renforcer nos
instruments de dissuasion régionaux, par des architectures de
défense de missiles graduées et flexibles afin d'assurer
que nos adversaires régionaux ne tirent aucun avantage de leur
acquisition de nouvelles capacités militaires offensives.
L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord
(OTAN) est l'alliance de sécurité la plus importante dans
le monde aujourd'hui. Avec nos 27 alliés dans l'OTAN et les
multiples partenaires avec lesquels l'OTAN coopère, nous allons
renforcer notre capacité collective à promouvoir la
sécurité, à dissuader les menaces à nos
vies et à défendre notre
population.
Nos alliances avec le Japon, la Corée du Sud,
l'Australie, les Philippines et la Thaïlande sont le pilier de la
sécurité en Asie et le fondement de la
prospérité dans la région de l'Asie-Pacifique.
Nous allons continuer à approfondir et moderniser ces alliances
afin qu'elles reflètent le dynamisme de la région et les
tendances stratégiques du XXIe
siècle. Le Japon et la Corée du Sud jouent un rôle
de leadership de plus en plus important dans les questions
régionales et internationales et dans l'expression et la
promotion de nos valeurs démocratiques communes. Nous sommes
à moderniser nos liens de sécurité avec ces deux
pays afin d'être en mesure d'affronter les défis
changeants de sécurité
dans le monde du XXIe siècle et afin d'exprimer le principe de
partenariat égal avec les États-Unis et d'assurer un
fondement durable à la présence militaire
américaine dans leurs régions. Nous travaillons avec nos
alliés pour élaborer un ordre de jour qui favorise la
sécurité dans la région, lequel est centré
sur la sécurité régionale, la lutte contre la
prolifération des armes de destruction massive, contre le
terrorisme, les changements climatiques, la piraterie internationale,
les épidémies et pour la sécurité de
l'espace, tout en promouvant la croissance équilibrée et
les droits humains.
Les partenariats stratégiques et les rapports
uniques que nous maintenons avec le Canada et le Mexique sont cruciaux
pour la sécurité nationale des États-Unis et ont
un impact direct sur notre sécurité intérieure.
Notre coopération en matière de sécurité
avec le Canada comprend la défense de l'Amérique du Nord
et nos efforts outre-mer via
l'OTAN.
Nous sommes liés au Moyen-Orient par des
intérêts durables, des engagements à long terme et
de nouvelles opportunités d'élargissement et
d'approfondissement de nos relations. Cela comprend le maintien d'un
partenariat fort avec Israël et l'appui à
l'intégration durable d'Israël dans la région. Les
États-Unis vont aussi continuer à développer
leurs rapports de sécurité si importants dans la
région avec des États arabes comme l'Égypte, la
Jordanie, l'Arabie saoudite et d'autres pays du Conseil de
coopération du Golfe qui sont des partenariats permettant
à nos militaires et à nos systèmes de
défense de travailler ensemble de façon plus efficace.

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