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Solidarité avec la
Palestine
Protestons contre la visite du premier ministre
israélien Benjamin Netanyahu à Toronto: Les
criminels de
guerre ne sont pas les bienvenus!
62 ans depuis la Nakba,
défendons
la
Palestine !
Nous reproduisons ci-dessous l'appel lancé
par
différents groupes à protester contre la
présence
au Canada de Benjamin Netanyahu, premier ministre d'Israël
et
criminel de guerre.
* * *
Le premier ministre israélien Benjamin
Netanyahu
débute la Marche annuelle avec Israël dimanche le 30
mai
à l'Exposition nationale de Toronto où il
prononcera un
discours. Une coalition d'organisations communautaires de
défense des droits humains et pour la paix et la justice
lance
l'appel à un rassemblement pour protester contre les
tentatives de Netanyahu d'exonérer Israël de ses
violations
des droits humains contre le peuple palestinien.
En cette année du 62e anniversaire de la
Nakba –
le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948 par l'expulsion de
plus
de 750 000 Palestiniens de leurs terres et la destruction de 500
villages –, nous protesterons contre la continuation de la
Nakba sous
la supervision du criminel de guerre Netanyahu : la
poursuite de
la
colonisation de la Palestine, l'occupation militaire
illégale,
l'expansion des colonies de peuplement sur les terres
palestiniennes,
le Mur de l'apartheid et le siège meurtrier de Gaza.
Malheureusement, le plus haut représentant
de
l'État qui préside à ces politiques de
l'apartheid
est accueilli au Canada par le premier ministre Stephen Harper.
Nous
voulons envoyer un message clair au gouvernement
conservateur :
Cessez votre appui inconditionnel aux crimes de guerre et aux
violations des droits humains par
Israël !
Répandez l'appel et joignez-vous aux
protestations contre le premier ministre israélien.
Faites un don aujourd'hui !
Nous avons besoin de votre aide pour les
pancartes, les
bannières, les autobus et les autres préparatifs
pour le
rassemblement. Votre appui financier nous aidera à
organiser le
plus grand rassemblement possible. Faites vos chèques ou
mandats
à l'ordre de « Palestine House »
(avec la
note « Rassemblement Netanyahu ») et postez
à : Palestine House, 3195, Erindale Station Road,
Mississauga, ON L5C 1Y5.
Merci de votre généreux soutien.
Nous nous
verrons au rassemblement !
Organisé
par :
Centre communautaire Palestine House
Coalition contre l'apartheid israélien (CAIA)
Fédération canado-arabe
Voix juives indépendantes
Pas en notre nom (Juifs opposés au sionisme)
Femmes solidaires avec la Palestine
Coalition de Toronto contre la guerre
Alliance canadienne pour la paix
Pour sous-signer, envoyer un
courriel à info@palestinehouse.com

L'Ontario doit cesser de faire affaire
avec l'apartheid
israélien
À midi le 26 mai il y a eu un rassemblement
devant le parlement de l'Ontario à Toronto dans le cadre
de la
journée d'action pour protester contre le voyage d'affaire
du
premier ministre Dalton McGuinty en Israël. Le premier
ministre de
l'Ontario était en Israël du 23 au 27 mai pour
stimuler les
relations commerciales avec Israël.
« M. McGuinty ne trompe personne quand
il dit
que son voyage n'a rien de politique », a dit la
Coalition
contre l'apartheid israélien (CAIA), qui a convoqué
la
manifestation. Une porte-parole de l'organisation a fait
remarquer
qu'en 2008 Israël a lancé une campagne pour essayer
de
redorer son image parce qu'il est de plus en
plus isolé à cause de ses crimes de guerre et ses
violations du droit international. Plutôt que d'imposer des
sanctions commerciales à Israël pour les crimes de
guerre
qu'il a commis à Gaza, le gouvernement McGuinty signale ni
plus
ni moins son appui en organisant cette mission commerciale et
avec ses
louanges à propos des progrès d'Israël dans
le secteur de la haute technologie, un domaine au service des
besoins
de guerre et de l'occupation. La porte-parole a fait un lien
entre la
mission commerciale et le plan du gouvernement McGuinty pour
« Ouvrir l'Ontario », le nom qu'il donne
aux
mesures qu'il prend pour accroître ses relations
commerciales
dans les industries reliées
à la guerre tout en s'attaquant aux travailleurs du
secteur
public et en s'en prenant aux plus vulnérables de la
société, comme avec les coupures dans les
programmes
alimentaires spéciaux pour les gens vivant de l'aide
sociale.
Dalton McGuinty a rencontré le premier
ministre
israélien Benjamin Netanyahu pendant qu'il était en
Israël, juste avant la visite de ce criminel de guerre au
Canada
à l'invitation du premier ministre canadien Stephen
Harper.
Netanyahu prononcera un discours à Toronto le 30 mai
à
l'ouverture de la « Marche pour
Israël » et
rencontrera Harper à Ottawa le lendemain. Les gens
s'organisent
à Toronto, Ottawa et ailleurs pour dire à Netanyahu
et
à ses partisans au sein des gouvernements canadiens que
les
criminels de guerre ne sont pas le bienvenus ici.

La société civile palestinienne
condamne
la répression des campagnes de solidarité
palestinienne
au Canada
- Comité national
palestinien de
Boycott, désinvestissement
et sanctions, le 26 mai 2010 -
Palestine occupée --
Le
Comité national
palestinien de Boycott, désinvestissement et sanctions
condamne
sans réserve les actions des différentes instances
de
l'État, des administrations d'université et des
groupes
de pression du Canada pour couper les sources de financement,
réprimer et affaiblir par différents autres moyens
les
groupes et les
personnes qui apportent de l'aide aux Palestiniens ou qui
mènent
des campagnes de solidarité avec la Palestine. Ces gestes
si
ouvertement antidémocratiques sont non seulement
répugnants comme tels, ils sont aussi une forme de
complicité avec les violations du droit international et
des
droits des Palestiniens par Israël et ont des
conséquences
graves pour les libertés civiles en général.
Le
Comité national est d'avis que cette répression au
Canada
doit cesser.
Le Comité national est profondément
troublé par le retrait du financement aux organisations
qui
appuient les droits des Palestiniens et qui leur apportent une
aide
humanitaire. C'est un geste louche politiquement et injustifiable
sur
le plan professionnel. En décembre 2009, l'Agence
canadienne de
développement international (ACDI) a coupé le
financement de KAIROS, une organisation oecuménique de
défense des droits humains qui recevait des subventions de
l'agence depuis 35 ans.[1] C'était carrément en
représailles pour la promotion des droits humains
palestiniens
par cet organisme. L'Office de secours et de travaux de l'ONU[2],
qui
apporte une aide à cinq millions de réfugiés
palestiniens, et les organisations de défense des droits
humains
Al Haq et Al Mezan[3] ont tous été la cible de
rupture de
financement par le gouvernement canadien. La
Fédération
canado-arabe a également vu son financement
annulé[4]
après avoir reproché au gouvernement canadien de ne
pas
condamner les atrocités commises par Israël à
Gaza,
que le rapport Goldstone de l'ONU qualifie de « crimes
de
guerre ».
Les attaques contre les activités de
solidarité avec la Palestine sont devenues chose courante
dans
les universités canadiennes. Les associations
d'étudiants
et d'enseignants qui décrivent comme de l'apartheid le
système de discrimination raciale légalisée
en
Israël et qui appuient le mouvement Boycott,
désinvestissement et sanctions sont victimes
d'obstacles bureaucratiques et de frais administratifs
arbitraires et
leurs activités sont souvent carrément
interdites.
Au coeur de cette bataille sur les campus
canadiens, il y
a la Semaine de l'apartheid israélien (SAI), une semaine
mondiale d'activités sur les campus pour éduquer
les
étudiants sur le système de discrimination en
Israël
en s'appuyant sur la définition du crime de l'apartheid
telle
que reconnue par l'ONU. La SAI a commencé à Toronto
en
2005
et depuis, ses organisateurs sont la cible de méthodes de
répression et de censure dignes de régimes
totalitaires.[5] En 2009, l'Université Carleton a interdit
les
affiches utilisées pour annoncer la semaine
d'activités
sous prétexte que cela pourrait inciter les
étudiants
à « mépriser les droits
protégés
par le Code des droits de la personne de
l'Ontario ».[6] Trois autres universités lui
ont
emboîté le pas. En mars de cette année,
l'Université laurentienne a censuré l'annonce de la
SAI.
Au niveau fédéral, le ministre de la Citoyenne et
de
l'Immigration, Jason Kenney[7], et le chef de l'Opposition, Michael
Ignatieff[8], ont ajouté leur voix à la campagne de
dénigrement de la SAI. Et si
des motions semblables n'ont pas eu l'assentiment du parlement
fédéral et de l'assemblée législative
du
Manitoba, le gouvernement de l'Ontario a adopté un projet
de loi
d'initiative parlementaire condamnant la SAI en mars 2010.[9]
On trouve dans le mouvement syndical canadien un
autre
exemple admirable de poursuite de l'activisme face aux tentatives
de
censure bien financées et bien organisées. Le
président du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) en
Ontario a reçu des menaces de mort et a été
la
cible d'une campagne de dénigrement, qualifiée de
« résurgence du maccarthysme », quand
les
délégués du syndicat ont voté
à la
vaste majorité en faveur du soutien à l'appel de la
société civile palestinienne à une campagne
de
boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël
pour
le forcer à respecter le droit international.
L'État
canadien n'a pas levé le petit doigt contre ces attaques
pernicieuses.
Le plus récent exemple de répression
d'activistes canadiens concerne le groupe torontois Queers
Against
Israeli Apartheid (QuAIA). Capitulant aux pressions du lobby
israélien et de ses alliés au Conseil municipal de
la
Ville de Toronto, l'organisme Pride Toronto a interdit à
QuAIA
de participer aux événements de la Semaine de
fierté
2010.[11] L'ingérence du conseil municipal et
l'interdiction du
groupe sont des gestes sans précédent. Le
Comité
national déplore cette atteinte aux libertés
fondamentales par les élus qui cherchent à
protéger Israël d'une analyse légitime, pour
ne pas
dire parfaitement fondée, de ses crimes et violations des
droits
humains. Le principe fondamental
de la liberté d'expression semble disparaître au
Canada
quand il s'agit de critiquer Israël.
Parmi les autres développements
inquiétants sur ce front il y a la décision du
Koffler
Centre of the Arts de se dissocier de l'artiste Reena Katz
à
cause de sa participation aux activités de la Semaine de
l'apartheid israélien[12] et les pressions exercées
sur
la Commission scolaire de Toronto pour qu'elle retire du
programme de
lecture le livre The Shepherd's Granddaughter, qui
raconte
une
histoire du point de vue d'une fillette palestinienne dont la
terre
familiale est détruite par un colon
israélien.[13]
La Coalition parlementaire canadienne de lutte
contre
l'antisémitisme (CPCCA), qui mêle
délibérément critique d'Israël et
antisémitisme, est sans doute l'attaque la mieux
coordonnée et du plus haut niveau contre la
solidarité
palestinienne au Canada. Armée de cette définition
faussée de l'antisémitisme, la CPCCA s'est
donné
pour objectif
d'éliminer toute critique d'Israël au Canada. Sans
mandat
officiel du parlement canadien, elle a tenu des audiences
à la
fin de 2009 et au début de 2010. De plus, sans aucune
discussion
publique, Citoyenneté et Immigration Canada s'est
porté
hôte de la deuxième conférence internationale
de la
Coalition interparlementaire pour combattre
l'antisémitisme (CICA) à Ottawa en novembre 2010.
Cette
grande complicité du gouvernement canadien avec les
efforts pour
protéger l'État d'apartheid d'Israël contre
toute
remise en cause est examinée de près dans un
rapport qui
paraîtra bientôt préparé par Palestine
Freedom of Expression. Le rapport expose les actions
antidémocratiques de la CPCCA pour protéger
Israël
contre la critique légitime qu'on accepte normalement
contre
tout autre État qui commet des crimes semblables et des
violations semblables du droit international.[14]
Il n'est pas surprenant que des responsables
gouvernementaux et des administrations d'université au
Canada
aient choisi de s'en prendre à l'utilisation du terme
« apartheid israélien ». Ils
aimeraient
mieux l'interdire que de débattre des faits, sans doute
parce
que cela les mènerait forcément aux mêmes
conclusions que les
spécialistes du droit international, les nombreuses
organisations de la société civile et
l'archevêque
Desmond Tutu, qui soutiennent que l'étiquette est exacte
si l'on
prend la définition donnée par la Convention
internationale de l'ONU sur l'élimination et la
répression du crime d'apartheid. La classification du
régime israélien comme un régime
d'apartheid est bien établie : en 2009 une
étude
juridique de 302 pages sous la direction du professeur John
Dugard, ex-rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de
l'Homme
dans les
territoires palestiniens occupés, concluait que
« l'État d'Israël exerce un contrôle
sur
les territoires palestiniens occupés dans le but de
maintenir un
système de domination des Juifs sur les Palestiniens et
que ce
système constitue une infraction à l'interdiction
de
l'apartheid [par l'ONU]. »[15]
Les agissements des différentes instances
de
l'État canadien, des universités et de la CPCCA
pour
radier le terme « apartheid
israélien » du
discours public, retirer le financement aux organisations qui
apportent
un soutien vital aux Palestiniens et protéger Israël
contre
toute critique, réduisent les possibilités d'une
paix
juste et
durable, représentent une menace pour la liberté
d'expression et viennent appuyer l'impunité d'Israël
dans
la violation des droits humains. Le refus jusqu'à
présent
des autorités et des instances publiques canadiennes de
tenir
Israël responsable de ses violations du droit international
et des
droits palestiniens est, par ailleurs, une atteinte aux
obligations du Canada aux termes de la IVe Convention de
Genève
et de l'Avis consultatif de la Cour internationale de justice sur
la
légalité du mur de l'Israël et des colonies de
peuplement.
Le Comité national invite donc le
gouvernement et
les instances publiques du Canada à :
- défendre la liberté d'expression
des
citoyens et des organisations de la société civile
dans
la discussion sur les droits palestiniens et les politiques
israéliennes ;
- rejeter l'assimilation non fondée et
trompeuse
de la critique d'Israël ou du sionisme avec
l'antisémitisme
de la CPCCA ;
- obliger la CPCCA à se conformer à
la
responsabilité publique et démocratique ;
- cesser d'utiliser le financement public comme
une arme
pour interdire à Queers Against Israeli Apartheid de
participer
aux événements de la Semaine de la
fierté ;
- rétablir tout financement des
organisations des
droits humains et communautaires coupé pour des motifs
politiques intéressés ;
et invite les personnes, les groupes et les
organisations de conscience à :
- faire pression sur le parlement canadien et sur
les
instances publiques canadiennes pour qu'ils prennent les mesures
sus-mentionnées et lèvent toute censure et autre
mesure
répressive ;
- exprimer leur solidarité avec la
liberté
d'expression en signant la Déclaration de Palestine
Freedom of
Expression affichée sur le site www.freeexpressionpalestine.org.
Pour
sous-signer
la
déclaration,
envoyez
un courriel à
pfex@freeexpressionpalestine.org ;
- envoyer des messages de solidarité
à
Queers Against Israeli Apartheid à
quaia.toronto@gmail.com ;
- disséminer de l'information sur la
répression contre les groupes de la société
civile
au Canada.
C'est le comble de la double mesure que le
gouvernement
canadien préconise la démocratie et le respect des
libertés ailleurs dans le monde alors qu'il attaque les
libertés et sape la démocratie chez lui pour des
motifs
politiques. La société civile palestinienne, telle
que
représentée par le Comité national, condamne
toute
répression exercée par
tout parti, y compris les gouvernements, qui prétend
être
démocratique.
Le secrétariat,
Comité national palestinien de Boycott,
désinvestissement et sanctions,
www.bdsmovement.net
info@bdsmovement.net
Notes
1.
http ://www.kairoscanada.org/en/who-we-are/cida-funding-cuts
/
2.
http ://www.thestar.com/living/article/750917--canada-redire
cts-funding-for-un-relief-agency
3.
http ://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archiv
e/2010/01/20/aurel-braun-jacques-gauthier-brad-farquhar-elliot-te
pper-david-matas-marco-navarro-g-233-nie-and-michael-van-pelt-com
mitted-to-accountability-and-oversight.aspx
4.
http ://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archiv
e/2009/02/26/khaled-mouammar-the-canadian-arab-federation-respond
s.aspx
5.
http ://www.rabble.ca/news/exposed-university-toronto-suppre
ssed-pro-palestinian-activism
6.
http ://www.thestar.com/news/canada/article/594497
7.
http ://www.theglobeandmail.com/news/opinions/article974960.
ece
8.
http ://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archiv
e/2010/03/01/ignatieff-condemns-israel-apartheid-week.aspx
9.
http ://www.thestar.com/news/ontario/article/771761--mpps-de
cry-linking-israel-to-apartheid
10.
http ://cupe.ca/communications/Sid_Ryan_confronts_a
11.
http ://queersagainstapartheid.org/2010/05/10/will-city-coun
cil-follow-harpers-lead-by-cutting-pride-funding/
12. http ://www.thestar.com/news/gta/article/631984
13.
http ://www.thestar.com/news/gta/education/article/800159--a
uthor-defends-the-shepherd-s-granddaughter ?bn=1
14. http ://www.freeexpressionpalestine.org/
15. Middle East Project of the Democracy and Governance
Programme, Human Sciences Research Council of South Africa (May
2009),
Occupation, Colonialism, Apartheid ? A re-assessment of
Israel's
practices in the occupied Palestinian territories under
international
law, pp. 17-22,
http ://www.hsrc.ac.za/Document-3227.phtml
* Le Comité
national
palestinien de Boycott,
désinvestissement et sanctions est une coalition large
regroupant les plus grandes organisations de masse, syndicales et
communautaires palestiniennes. En sont membres :
Council of
National and Islamic Forces in Palestine; Gen. Union of
Palestinian
Workers; Palestinian General Federation of Trade Unions; Palestinian
NGO Network (PNGO) ;
Palestinian Nat'l Institute for NGOs; Federation of Indep. Trade
Unions ; Global Palestine Right of Return Coalition ;
Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative ;
Gen.
Union of Palestinian Women; Union of Palestinian Farmers ;
Grassroots
Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW) ; Nat'l
Committee
for Grassroots Resistance; Pal. Campaign for the Academic and
Cultural
Boycott of Israel (PACBI) ; Nat'l Committee to Commemorate
the
Nakba ; Civic Coalition for the Defense of Palestinian
Rights in
Jerusalem ; Coalition for Jerusalem ; Union
of Pal. Charitable Organizations ; Palestinian Economic
Monitor;
Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps ;
Union of
Professional Associations.

Montréal le 3 juin
Solidarité avec la lutte des villageois de
Bil'in
contre le mur d'apartheid et la colonisation d'Israël
- Tadamon! -
9 h 30 : Audiences à la Cour
d'appel
du Québec
Salle Pierre-Basile-Migneault, 100 Notre-Dame est, métro
Champs-de-Mars
Midi :
Rassemblement en solidarité devant la
cour
Cour d'appel du Québec, 100 Notre-Dame est, métro
Champ-de-Mars
19 h 00 :
Conférence avec des villageois de Bil'in
et leur avocate israélienne
au Centre culturel Georges-Vanier, 2450, rue Workman,
(métro
Lionel-Groulx)
|
La résistance populaire contre l'occupation
israélienne se poursuit à Bil'in, un village de
Cisjordanie (Palestine) que les MontréalaisEs connaissent
bien,
suite à la visite de trois membres du Comité
populaire du
village en juin 2009.
Vous vous souvenez probablement que les
villageoisEs de
Bil'in ont lancé une poursuite contre deux compagnies
enregistrées au Québec (Green Park international
Inc. et
Green Mount International Inc.), qui sont impliquées dans
la
construction des colonies israéliennes installées
sur des
terres agricoles appartenant au village de Bil'in et qui
leurs ont été confisquées par l'État
israélien. Les deux compagnies montréalaises sont
donc
accusées, devant la Cour supérieure du
Québec, de
crime de guerre, selon la Convention de Genève et la Loi
canadienne sur les crimes contre l'humanité et les crimes
de
guerre.
Dans le cadre du procès, des audiences ont
eu
lieu en juin dernier pour entendre des requêtes en fin des
procédures déposées par les compagnies
accusées. La défense a plaidé que les
accusations
devraient plutôt être déposées devant
une
cour israélienne et a donc réussi à
convaincre le
juge Cullen de la Cour supérieure du Québec de
refuser de
continuer le procès.

Manifestation de
solidarité avec Bil'in à
Montréal
en juin 2009 (Antoine
Rouleau)
|
Cependant, les avocatEs de Bil'in font appel de
cette
décision, car comme la Haute Cour israélienne de
justice
refuse de rendre toute décision sur la
légalité
des colonies du point de vue de la Quatrième Convention de
Genève, parce qu'il s'agit d'une question politique, elle
n'est
pas la cour devant laquelle la cause de Bil'in peut être
entendue
d'une façon juste et équitable, si elle daignait
accepter
de l'entendre.
Nous vous invitons donc à soutenir la cause
de
Bil'in lors de l'audience pour l'appel de la décision de
mettre
fin au procès, qui aura lieu le 3 juin 2010, à la
Cour
d'appel du Québec à Montréal, et à
participer aux activités organisées en appui
à
Bil'in, dont une conférence avec des villageois de Bil'in
qui
seront à Montréal pour le procès et leur
avocate, ainsi qu'une manifestation devant la cour.
Il est important de montrer notre appui à
Bil'in,
car justice doit être rendue dans le procès contre
les
deux compagnies montréalaises qui sont complices de
l'occupation
militaire de la Palestine par Israël, mais aussi parce que
les
habitantEs de Bil'in subissent une forte répression de la
part
de l'armée israélienne. En effet, des
manifestations
contre le mur d'apartheid et les colonies israéliennes ont
lieu
chaque vendredi depuis plus de cinq ans à Bil'in, mais
elles
sont réprimées par les armes, par l'intimidation et
par
des arrestations de manifestants pacifiques.
L'année dernière, un des villageois
a
été tué par l'armée durant une des
manifestations et, depuis les audiences de juin 2009, des
dizaines de
villageois de Bil'in ont été arrêtés,
entre
autres lors de raids nocturnes. Nous devons démontrer
notre
solidarité avec la résistance populaire de Bil'in
et avec
Adeeb Abu Rahma et Abdallah Abu Rahma,
qui sont emprisonnés depuis plusieurs mois en attente de
leurs
procès.
Appuyons la résistance populaire
palestinienne
contre l'occupation israélienne, le mur et les
colonies !
Boycottons Israël !
pour plus d'information sur Bil'in et sur le
procès, consultez :
www.bilin-village.org
et bilinmtl.blogspot.com

États-Unis
Mesures racistes
à l'immigration et militarisation de la vie
Non à la militarisation et à
l'identification biométrique! Nous sommes avec le peuple
en
Arizona!
- Voice of Revolution*, le 26 mai
2010 -
La population
du
pays se mobilise pour défendre
les résidents de l'Arizona contre le profilage racial et
l'impunité du gouvernement. La loi raciste SB 1070 de
l'Arizona,
qui légalise le profilage par le gouvernement, est la
cible
principale. Plusieurs pointent également du doigt le
gouvernement fédéral, dont les programmes conjoints
de
maintien
de l'ordre avec les autorités locales et la police
d'État, comme « la sécurité des
collectivités », « le programme des
criminels étrangers » (CAP), l'article 287g de
la Loi
sur l'immigration et la nationalité rendent possible la
loi de
l'Arizona. Ces programmes sont responsables du profilage
généralisé et d'une augmentation
massive des déportations.
Partout, les revendications sont les
mêmes :
Arrêtez les raids et les déportations !
Légalisation dès maintenant ! Réforme
humaine
de l'immigration fondée sur les droits des immigrants et
des
travailleurs ! Ces demandes sont faites directement au
président Obama et au gouvernement fédéral
responsables de l'impunité et
du profilage raciste dont on est témoin en Arizona et
partout
aux États-Unis. Une journée nationale d'action est
organisée le 29 mai pour exprimer la position du
peuple :
Personne n'est illégal et une attaque contre un est une
attaque
contre tous ! Voice of Revolution salue ces efforts
et
lance l'appel à tous à s'y joindre.
Le président Barack Obama a réagi en
décrivant la loi de l'Arizona comme « peu
judicieuse » et « mal
instruite »,
mais ne dit rien sur les programmes fédéraux qui
rendent
cette loi possible. En particulier, la loi de l'Arizona ne permet
qu'aux agents de police qui ont été
autorisés par
le gouvernement fédéral de
procéder au contrôle de l'immigration afin
d'interroger
des personnes. En outre, la police locale ne peut vérifier
le
statut d'un individu que par l'intermédiaire du
gouvernement
fédéral. Obama n'a donc qu'à supprimer
l'autorisation fédérale aux forces de l'Arizona et
à refuser de coopérer - à la fois sur le
plan
juridique et sur ce qui est
immédiatement possible. Il refuse de le faire. Il peut
également mettre immédiatement fin aux attaques,
comme le
raid massif en Arizona en avril de l'Agence frontalière et
de
l'immigration (ICE), qui a déployé 800 agents pour
arrêter 47 travailleurs. Là aussi, il refuse
d'intervenir.
Au lieu de cela, ce qui
ressort de
la première
année du mandat du président Obama est la
réponse
militaire à toutes les questions sociales et la
militarisation
croissante de la société. Non seulement l'agression
contre l'Irak et l'Afghanistan s'est intensifiée, il l'a
également étendue au Pakistan avec des drones
Predator
qui massacrent brutalement
les civils.
La réponse américaine à la
catastrophe humanitaire qui frappe le peuple d'Haïti
après
l'ouragan de janvier a été une occupation militaire
et la
militarisation des opérations de secours. Il a
envoyé des
soldats, plutôt que les abris et les médecins tant
nécessaires. Le Pentagone met aussi à l'essai son
arme de
« réseautage social » où le
Pentagone inscrit, maîtrise et contrôle les
nombreuses
organisations non gouvernementales travaillant en Haïti, en
contrôlant les communications et l'activité
Internet.
La question de l'immigration est également
utilisée pour militariser encore plus la
société
et habituer tout le monde à l'impunité du
gouvernement
qui effectue le profilage et interroge les gens sans aucun motif.
La
dernière proposition par les Démocrates, mise de
l'avant
notamment par Charles Schumer, le sénateur de New York,
est,
comme il
le dit, plus sévère que la loi de l'Arizona. Elle
invoque
l'utilisation de la Garde nationale à la frontière,
autorisant le secrétaire de la Sécurité
intérieure à utiliser la garde « en cas
de
besoin ».
Le respect des lois sur l'immigration exige des
organismes locaux responsable de l'application de la loi de
coopérer avec le gouvernement fédéral, ce
qui se
fait actuellement sur une base volontaire. Un tel arrangement
permet
d'accroître le commandement fédéral sur les
organismes locaux et d'États responsables de l'application
de la
loi et de
forger une force unique intégrée. Cela augmentera
aussi
les raids et les déportations qui terrorisent les
communautés, déchirant les familles. Le budget
d'Obama
consacre 1,6 milliard $US pour l'augmentation des
expulsions. Par
exemple, le département de la Sécurité
intérieure (DHS) rapporte déjà que 57 %
des
immigrants identifiés
grâce au programme CAP durant l'exercice financier 2009,
n'ont
pas eu de condamnations criminelles. Une autre étude
récente a montré que 58 % des immigrants remis
à l'ICE par la police locale ont été
arrêtés (pas nécessairement reconnus
coupables)
pour un délit mineur, comme un feu arrière
défectueux, comme l'accusation la plus
grave. La proposition Schumer augmentera ces types de mise en
accusation et profilage, les rendant obligatoires à
l'échelle nationale. Elle exige une
« tolérance zéro » pour toute
personne sans papiers.
La proposition exige
également une carte
d'identité biométrique, émise par le
gouvernement
fédéral et obligatoire pour travailler. Tous les
immigrants et les nouveaux travailleurs devront se soumettre
à
l'identification biométrique dans un délai de 18
mois
à compter de l'adoption de la loi et tous les travailleurs
seront tenus de le faire dans les
cinq ans.
La proposition Schumer vise essentiellement
à
militariser la vie et à accroître le contrôle
de la
main-d'oeuvre, en augmentant la capacité du gouvernement
à servir le marché du travail suivant les besoins
des
monopoles, en enrégimentant la main-d'oeuvre. Le
gouvernement va
décider qui peut et ne peut pas être admissible au
travail
et sans
doute qui peut recevoir des soins de santé ou l'assistance
sociale du gouvernement, être admissible à voter et
ainsi
de suite. Et étant donné que Schumer est de New
York,
où les autorités voudraient également le
port
d'une « carte d'identité biométrique
commune » pour les personnes des deux
côtés de
la frontière avec le Mexique et le
Canada, on peut prédire que cette carte d'autorisation de
travail sera élargie pour inclure l'ensemble des Mexicains
et
des Canadiens, le tout sous le diktat et le contrôle des
États-Unis.
La militarisation n'est pas une solution et sert
à augmenter l'insécurité. Elle est un moyen
pour
les milieux dirigeants des États-Unis de bloquer la lutte
pour les
droits tout en préparant les conditions pour d'autres
guerres,
potentiellement une guerre mondiale. Il est crucial de s'opposer
vigoureusement à tous les efforts de militarisation de la
société
et d'imposer cette militarisation à l'étranger.
Défendre les droits des immigrants et des travailleurs
d'ici et
s'opposer à la guerre à l'étranger sont
actuellement le fer de lance de ce combat. Les actions à
travers
le pays et dans le monde vont justement dans le sens
de :
Notre sécurité
réside dans
notre
lutte pour les droits !
Oui à l'unité fraternelle
des peuples, non à la militarisation !

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