Le Marxiste-Léniniste

Numéro 94 - 28 mai 2010

Solidarité avec la Palestine

Protestons contre la visite du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Toronto: Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus!

Toronto
Manifestation contre la visite du criminel
de guerre Netanyahu, premier ministre d'Israël

Dimanche le 30 mai - 9 h

Rassemblement à 9 h à l'angle nord-est de Strachan et Princes,
à l'entrée de l'Exposition nationale

Halifax
Rassemblement et présentation d'un mandat d'arrestation citoyenne de Netanyahu
Dimanche le 30 mai - 15 h

Parc Victoria, Spring Garden Road et South Park
Organisé par le Comité ad hoc pour défendre la Palestine (902) 477-0470
Les organisateurs ont invité la députée de Halifax Megan Leslie pour recevoir un mandat d'arrestation citoyenne pour le premier ministre d'Israël et criminel de guerre Benjamin Netanyahu pour qu'elle le présente au parlement le 31 mai.

Ottawa
Protestation contre la visite de Netanyahu
Lundi le 31 mai - 17 h

Monument des droits humains

Organisée par le Réseau de solidarité avec la Palestine d'Ottawa
ottawa.palestine@gmail.com / notowarcrimes.blogspot.com
Pour Montréal
Départ de l'autobus à 13 h à l'Université de Concordia, 1455 de Maisonneuve Ouest (métro Guy-Concordia). Retour à Montréal à 22 h.

Protestons contre la visite du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Toronto: Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus!
L'Ontario doit cesser de faire affaire avec l'apartheid israélien
La société civile palestinienne condamne la répression des campagnes de solidarité palestinienne au Canada - Comité national palestinien de Boycott, désinvestissement et sanctions
Montréal le 3 juin: Solidarité avec la lutte des villageois de Bil'in contre le mur d'apartheid et la colonisation d'Israël - Tadamon!

États-Unis: Mesures racistes à l'immigration et militarisation de la vie
Non à la militarisation et à l'identification biométrique! Nous sommes avec le peuple en Arizona! - Voice of Revolution

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Solidarité avec la Palestine

Protestons contre la visite du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Toronto: Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus!

62 ans depuis la Nakba, défendons la Palestine !

Nous reproduisons ci-dessous l'appel lancé par différents groupes à protester contre la présence au Canada de Benjamin Netanyahu, premier ministre d'Israël et criminel de guerre.

* * *

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu débute la Marche annuelle avec Israël dimanche le 30 mai à l'Exposition nationale de Toronto où il prononcera un discours. Une coalition d'organisations communautaires de défense des droits humains et pour la paix et la justice lance l'appel à un rassemblement pour protester contre les tentatives de Netanyahu d'exonérer Israël de ses violations des droits humains contre le peuple palestinien.

En cette année du 62e anniversaire de la Nakba – le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948 par l'expulsion de plus de 750 000 Palestiniens de leurs terres et la destruction de 500 villages –, nous protesterons contre la continuation de la Nakba sous la supervision du criminel de guerre Netanyahu : la poursuite de la colonisation de la Palestine, l'occupation militaire illégale, l'expansion des colonies de peuplement sur les terres palestiniennes, le Mur de l'apartheid et le siège meurtrier de Gaza.

Malheureusement, le plus haut représentant de l'État qui préside à ces politiques de l'apartheid est accueilli au Canada par le premier ministre Stephen Harper. Nous voulons envoyer un message clair au gouvernement conservateur : Cessez votre appui inconditionnel aux crimes de guerre et aux violations des droits humains par Israël !

Répandez l'appel et joignez-vous aux protestations contre le premier ministre israélien.

Faites un don aujourd'hui !

Nous avons besoin de votre aide pour les pancartes, les bannières, les autobus et les autres préparatifs pour le rassemblement. Votre appui financier nous aidera à organiser le plus grand rassemblement possible. Faites vos chèques ou mandats à l'ordre de « Palestine House » (avec la note « Rassemblement Netanyahu ») et postez à : Palestine House, 3195, Erindale Station Road, Mississauga, ON L5C 1Y5.

Merci de votre généreux soutien. Nous nous verrons au rassemblement !

Organisé par :
Centre communautaire Palestine House
Coalition contre l'apartheid israélien (CAIA)
Fédération canado-arabe
Voix juives indépendantes
Pas en notre nom (Juifs opposés au sionisme)
Femmes solidaires avec la Palestine
Coalition de Toronto contre la guerre
Alliance canadienne pour la paix

Pour sous-signer, envoyer un courriel à info@palestinehouse.com

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L'Ontario doit cesser de faire affaire
avec l'apartheid israélien

À midi le 26 mai il y a eu un rassemblement devant le parlement de l'Ontario à Toronto dans le cadre de la journée d'action pour protester contre le voyage d'affaire du premier ministre Dalton McGuinty en Israël. Le premier ministre de l'Ontario était en Israël du 23 au 27 mai pour stimuler les relations commerciales avec Israël.

« M. McGuinty ne trompe personne quand il dit que son voyage n'a rien de politique », a dit la Coalition contre l'apartheid israélien (CAIA), qui a convoqué la manifestation. Une porte-parole de l'organisation a fait remarquer qu'en 2008 Israël a lancé une campagne pour essayer de redorer son image parce qu'il est de plus en plus isolé à cause de ses crimes de guerre et ses violations du droit international. Plutôt que d'imposer des sanctions commerciales à Israël pour les crimes de guerre qu'il a commis à Gaza, le gouvernement McGuinty signale ni plus ni moins son appui en organisant cette mission commerciale et avec ses louanges à propos des progrès d'Israël dans le secteur de la haute technologie, un domaine au service des besoins de guerre et de l'occupation. La porte-parole a fait un lien entre la mission commerciale et le plan du gouvernement McGuinty pour « Ouvrir l'Ontario », le nom qu'il donne aux mesures qu'il prend pour accroître ses relations commerciales dans les industries reliées à la guerre tout en s'attaquant aux travailleurs du secteur public et en s'en prenant aux plus vulnérables de la société, comme avec les coupures dans les programmes alimentaires spéciaux pour les gens vivant de l'aide sociale.

Dalton McGuinty a rencontré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pendant qu'il était en Israël, juste avant la visite de ce criminel de guerre au Canada à l'invitation du premier ministre canadien Stephen Harper. Netanyahu prononcera un discours à Toronto le 30 mai à l'ouverture de la « Marche pour Israël » et rencontrera Harper à Ottawa le lendemain. Les gens s'organisent à Toronto, Ottawa et ailleurs pour dire à Netanyahu et à ses partisans au sein des gouvernements canadiens que les criminels de guerre ne sont pas le bienvenus ici.

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La société civile palestinienne condamne
la répression des campagnes de solidarité
palestinienne au Canada

Palestine occupée -- Le Comité national palestinien de Boycott, désinvestissement et sanctions condamne sans réserve les actions des différentes instances de l'État, des administrations d'université et des groupes de pression du Canada pour couper les sources de financement, réprimer et affaiblir par différents autres moyens les groupes et les personnes qui apportent de l'aide aux Palestiniens ou qui mènent des campagnes de solidarité avec la Palestine. Ces gestes si ouvertement antidémocratiques sont non seulement répugnants comme tels, ils sont aussi une forme de complicité avec les violations du droit international et des droits des Palestiniens par Israël et ont des conséquences graves pour les libertés civiles en général. Le Comité national est d'avis que cette répression au Canada doit cesser.

Le Comité national est profondément troublé par le retrait du financement aux organisations qui appuient les droits des Palestiniens et qui leur apportent une aide humanitaire. C'est un geste louche politiquement et injustifiable sur le plan professionnel. En décembre 2009, l'Agence canadienne de développement international (ACDI) a coupé le financement de KAIROS, une organisation oecuménique de défense des droits humains qui recevait des subventions de l'agence depuis 35 ans.[1] C'était carrément en représailles pour la promotion des droits humains palestiniens par cet organisme. L'Office de secours et de travaux de l'ONU[2], qui apporte une aide à cinq millions de réfugiés palestiniens, et les organisations de défense des droits humains Al Haq et Al Mezan[3] ont tous été la cible de rupture de financement par le gouvernement canadien. La Fédération canado-arabe a également vu son financement annulé[4] après avoir reproché au gouvernement canadien de ne pas condamner les atrocités commises par Israël à Gaza, que le rapport Goldstone de l'ONU qualifie de « crimes de guerre ».

Les attaques contre les activités de solidarité avec la Palestine sont devenues chose courante dans les universités canadiennes. Les associations d'étudiants et d'enseignants qui décrivent comme de l'apartheid le système de discrimination raciale légalisée en Israël et qui appuient le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions sont victimes d'obstacles bureaucratiques et de frais administratifs arbitraires et leurs activités sont souvent carrément interdites.

Au coeur de cette bataille sur les campus canadiens, il y a la Semaine de l'apartheid israélien (SAI), une semaine mondiale d'activités sur les campus pour éduquer les étudiants sur le système de discrimination en Israël en s'appuyant sur la définition du crime de l'apartheid telle que reconnue par l'ONU. La SAI a commencé à Toronto en 2005 et depuis, ses organisateurs sont la cible de méthodes de répression et de censure dignes de régimes totalitaires.[5] En 2009, l'Université Carleton a interdit les affiches utilisées pour annoncer la semaine d'activités sous prétexte que cela pourrait inciter les étudiants à « mépriser les droits protégés par le Code des droits de la personne de l'Ontario ».[6] Trois autres universités lui ont emboîté le pas. En mars de cette année, l'Université laurentienne a censuré l'annonce de la SAI. Au niveau fédéral, le ministre de la Citoyenne et de l'Immigration, Jason Kenney[7], et le chef de l'Opposition, Michael Ignatieff[8], ont ajouté leur voix à la campagne de dénigrement de la SAI. Et si des motions semblables n'ont pas eu l'assentiment du parlement fédéral et de l'assemblée législative du Manitoba, le gouvernement de l'Ontario a adopté un projet de loi d'initiative parlementaire condamnant la SAI en mars 2010.[9]

On trouve dans le mouvement syndical canadien un autre exemple admirable de poursuite de l'activisme face aux tentatives de censure bien financées et bien organisées. Le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) en Ontario a reçu des menaces de mort et a été la cible d'une campagne de dénigrement, qualifiée de « résurgence du maccarthysme », quand les délégués du syndicat ont voté à la vaste majorité en faveur du soutien à l'appel de la société civile palestinienne à une campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël pour le forcer à respecter le droit international. L'État canadien n'a pas levé le petit doigt contre ces attaques pernicieuses.

Le plus récent exemple de répression d'activistes canadiens concerne le groupe torontois Queers Against Israeli Apartheid (QuAIA). Capitulant aux pressions du lobby israélien et de ses alliés au Conseil municipal de la Ville de Toronto, l'organisme Pride Toronto a interdit à QuAIA de participer aux événements de la Semaine de fierté 2010.[11] L'ingérence du conseil municipal et l'interdiction du groupe sont des gestes sans précédent. Le Comité national déplore cette atteinte aux libertés fondamentales par les élus qui cherchent à protéger Israël d'une analyse légitime, pour ne pas dire parfaitement fondée, de ses crimes et violations des droits humains. Le principe fondamental de la liberté d'expression semble disparaître au Canada quand il s'agit de critiquer Israël.

Parmi les autres développements inquiétants sur ce front il y a la décision du Koffler Centre of the Arts de se dissocier de l'artiste Reena Katz à cause de sa participation aux activités de la Semaine de l'apartheid israélien[12] et les pressions exercées sur la Commission scolaire de Toronto pour qu'elle retire du programme de lecture le livre The Shepherd's Granddaughter, qui raconte une histoire du point de vue d'une fillette palestinienne dont la terre familiale est détruite par un colon israélien.[13]

La Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l'antisémitisme (CPCCA), qui mêle délibérément critique d'Israël et antisémitisme, est sans doute l'attaque la mieux coordonnée et du plus haut niveau contre la solidarité palestinienne au Canada. Armée de cette définition faussée de l'antisémitisme, la CPCCA s'est donné pour objectif d'éliminer toute critique d'Israël au Canada. Sans mandat officiel du parlement canadien, elle a tenu des audiences à la fin de 2009 et au début de 2010. De plus, sans aucune discussion publique, Citoyenneté et Immigration Canada s'est porté hôte de la deuxième conférence internationale de la Coalition interparlementaire pour combattre l'antisémitisme (CICA) à Ottawa en novembre 2010. Cette grande complicité du gouvernement canadien avec les efforts pour protéger l'État d'apartheid d'Israël contre toute remise en cause est examinée de près dans un rapport qui paraîtra bientôt préparé par Palestine Freedom of Expression. Le rapport expose les actions antidémocratiques de la CPCCA pour protéger Israël contre la critique légitime qu'on accepte normalement contre tout autre État qui commet des crimes semblables et des violations semblables du droit international.[14]

Il n'est pas surprenant que des responsables gouvernementaux et des administrations d'université au Canada aient choisi de s'en prendre à l'utilisation du terme « apartheid israélien ». Ils aimeraient mieux l'interdire que de débattre des faits, sans doute parce que cela les mènerait forcément aux mêmes conclusions que les spécialistes du droit international, les nombreuses organisations de la société civile et l'archevêque Desmond Tutu, qui soutiennent que l'étiquette est exacte si l'on prend la définition donnée par la Convention internationale de l'ONU sur l'élimination et la répression du crime d'apartheid. La classification du régime israélien comme un régime d'apartheid est bien établie : en 2009 une étude juridique de 302 pages sous la direction du professeur John Dugard, ex-rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés, concluait que « l'État d'Israël exerce un contrôle sur les territoires palestiniens occupés dans le but de maintenir un système de domination des Juifs sur les Palestiniens et que ce système constitue une infraction à l'interdiction de l'apartheid [par l'ONU]. »[15]

Les agissements des différentes instances de l'État canadien, des universités et de la CPCCA pour radier le terme « apartheid israélien » du discours public, retirer le financement aux organisations qui apportent un soutien vital aux Palestiniens et protéger Israël contre toute critique, réduisent les possibilités d'une paix juste et durable, représentent une menace pour la liberté d'expression et viennent appuyer l'impunité d'Israël dans la violation des droits humains. Le refus jusqu'à présent des autorités et des instances publiques canadiennes de tenir Israël responsable de ses violations du droit international et des droits palestiniens est, par ailleurs, une atteinte aux obligations du Canada aux termes de la IVe Convention de Genève et de l'Avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la légalité du mur de l'Israël et des colonies de peuplement.

Le Comité national invite donc le gouvernement et les instances publiques du Canada à :

- défendre la liberté d'expression des citoyens et des organisations de la société civile dans la discussion sur les droits palestiniens et les politiques israéliennes ;

- rejeter l'assimilation non fondée et trompeuse de la critique d'Israël ou du sionisme avec l'antisémitisme de la CPCCA ;

- obliger la CPCCA à se conformer à la responsabilité publique et démocratique ;

- cesser d'utiliser le financement public comme une arme pour interdire à Queers Against Israeli Apartheid de participer aux événements de la Semaine de la fierté ;

- rétablir tout financement des organisations des droits humains et communautaires coupé pour des motifs politiques intéressés ;

et invite les personnes, les groupes et les organisations de conscience à :

- faire pression sur le parlement canadien et sur les instances publiques canadiennes pour qu'ils prennent les mesures sus-mentionnées et lèvent toute censure et autre mesure répressive ;

- exprimer leur solidarité avec la liberté d'expression en signant la Déclaration de Palestine Freedom of Expression affichée sur le site www.freeexpressionpalestine.org. Pour sous-signer la déclaration, envoyez un courriel à pfex@freeexpressionpalestine.org ;

- envoyer des messages de solidarité à Queers Against Israeli Apartheid à quaia.toronto@gmail.com ;

- disséminer de l'information sur la répression contre les groupes de la société civile au Canada.

C'est le comble de la double mesure que le gouvernement canadien préconise la démocratie et le respect des libertés ailleurs dans le monde alors qu'il attaque les libertés et sape la démocratie chez lui pour des motifs politiques. La société civile palestinienne, telle que représentée par le Comité national, condamne toute répression exercée par tout parti, y compris les gouvernements, qui prétend être démocratique.

Le secrétariat,
Comité national palestinien de Boycott, désinvestissement et sanctions,
www.bdsmovement.net
info@bdsmovement.net

Notes

1. http ://www.kairoscanada.org/en/who-we-are/cida-funding-cuts /
2. http ://www.thestar.com/living/article/750917--canada-redire cts-funding-for-un-relief-agency
3. http ://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archiv e/2010/01/20/aurel-braun-jacques-gauthier-brad-farquhar-elliot-te pper-david-matas-marco-navarro-g-233-nie-and-michael-van-pelt-com mitted-to-accountability-and-oversight.aspx
4. http ://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archiv e/2009/02/26/khaled-mouammar-the-canadian-arab-federation-respond s.aspx
5. http ://www.rabble.ca/news/exposed-university-toronto-suppre ssed-pro-palestinian-activism
6. http ://www.thestar.com/news/canada/article/594497
7. http ://www.theglobeandmail.com/news/opinions/article974960. ece
8. http ://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archiv e/2010/03/01/ignatieff-condemns-israel-apartheid-week.aspx
9. http ://www.thestar.com/news/ontario/article/771761--mpps-de cry-linking-israel-to-apartheid
10. http ://cupe.ca/communications/Sid_Ryan_confronts_a
11. http ://queersagainstapartheid.org/2010/05/10/will-city-coun cil-follow-harpers-lead-by-cutting-pride-funding/
12. http ://www.thestar.com/news/gta/article/631984
13. http ://www.thestar.com/news/gta/education/article/800159--a uthor-defends-the-shepherd-s-granddaughter ?bn=1
14. http ://www.freeexpressionpalestine.org/
15. Middle East Project of the Democracy and Governance Programme, Human Sciences Research Council of South Africa (May 2009), Occupation, Colonialism, Apartheid ? A re-assessment of Israel's practices in the occupied Palestinian territories under international law, pp. 17-22, http ://www.hsrc.ac.za/Document-3227.phtml

* Le Comité national palestinien de Boycott, désinvestissement et sanctions est une coalition large regroupant les plus grandes organisations de masse, syndicales et communautaires palestiniennes. En sont membres : Council of National and Islamic Forces in Palestine; Gen. Union of Palestinian Workers; Palestinian General Federation of Trade Unions; Palestinian NGO Network (PNGO) ; Palestinian Nat'l Institute for NGOs; Federation of Indep. Trade Unions ; Global Palestine Right of Return Coalition ; Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative ; Gen. Union of Palestinian Women; Union of Palestinian Farmers ; Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW) ; Nat'l Committee for Grassroots Resistance; Pal. Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) ; Nat'l Committee to Commemorate the Nakba ; Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem ; Coalition for Jerusalem ; Union of Pal. Charitable Organizations ; Palestinian Economic Monitor; Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps ; Union of Professional Associations.

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Montréal le 3 juin

Solidarité avec la lutte des villageois de Bil'in
contre le mur d'apartheid et la colonisation d'Israël

9 h 30 : Audiences à la Cour d'appel du Québec
Salle Pierre-Basile-Migneault, 100 Notre-Dame est, métro Champs-de-Mars

Midi : Rassemblement en solidarité devant la cour
Cour d'appel du Québec, 100 Notre-Dame est, métro Champ-de-Mars

19 h 00 : Conférence avec des villageois de Bil'in
et leur avocate israélienne

au Centre culturel Georges-Vanier, 2450, rue Workman, (métro Lionel-Groulx)

La résistance populaire contre l'occupation israélienne se poursuit à Bil'in, un village de Cisjordanie (Palestine) que les MontréalaisEs connaissent bien, suite à la visite de trois membres du Comité populaire du village en juin 2009.

Vous vous souvenez probablement que les villageoisEs de Bil'in ont lancé une poursuite contre deux compagnies enregistrées au Québec (Green Park international Inc. et Green Mount International Inc.), qui sont impliquées dans la construction des colonies israéliennes installées sur des terres agricoles appartenant au village de Bil'in et qui leurs ont été confisquées par l'État israélien. Les deux compagnies montréalaises sont donc accusées, devant la Cour supérieure du Québec, de crime de guerre, selon la Convention de Genève et la Loi canadienne sur les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre.

Dans le cadre du procès, des audiences ont eu lieu en juin dernier pour entendre des requêtes en fin des procédures déposées par les compagnies accusées. La défense a plaidé que les accusations devraient plutôt être déposées devant une cour israélienne et a donc réussi à convaincre le juge Cullen de la Cour supérieure du Québec de refuser de continuer le procès.


Manifestation de solidarité avec Bil'in à Montréal en juin 2009 (Antoine Rouleau)

Cependant, les avocatEs de Bil'in font appel de cette décision, car comme la Haute Cour israélienne de justice refuse de rendre toute décision sur la légalité des colonies du point de vue de la Quatrième Convention de Genève, parce qu'il s'agit d'une question politique, elle n'est pas la cour devant laquelle la cause de Bil'in peut être entendue d'une façon juste et équitable, si elle daignait accepter de l'entendre.

Nous vous invitons donc à soutenir la cause de Bil'in lors de l'audience pour l'appel de la décision de mettre fin au procès, qui aura lieu le 3 juin 2010, à la Cour d'appel du Québec à Montréal, et à participer aux activités organisées en appui à Bil'in, dont une conférence avec des villageois de Bil'in qui seront à Montréal pour le procès et leur avocate, ainsi qu'une manifestation devant la cour.

Il est important de montrer notre appui à Bil'in, car justice doit être rendue dans le procès contre les deux compagnies montréalaises qui sont complices de l'occupation militaire de la Palestine par Israël, mais aussi parce que les habitantEs de Bil'in subissent une forte répression de la part de l'armée israélienne. En effet, des manifestations contre le mur d'apartheid et les colonies israéliennes ont lieu chaque vendredi depuis plus de cinq ans à Bil'in, mais elles sont réprimées par les armes, par l'intimidation et par des arrestations de manifestants pacifiques.

L'année dernière, un des villageois a été tué par l'armée durant une des manifestations et, depuis les audiences de juin 2009, des dizaines de villageois de Bil'in ont été arrêtés, entre autres lors de raids nocturnes. Nous devons démontrer notre solidarité avec la résistance populaire de Bil'in et avec Adeeb Abu Rahma et Abdallah Abu Rahma, qui sont emprisonnés depuis plusieurs mois en attente de leurs procès.

Appuyons la résistance populaire palestinienne contre l'occupation israélienne, le mur et les colonies ! Boycottons Israël !

pour plus d'information sur Bil'in et sur le procès, consultez :
www.bilin-village.org et bilinmtl.blogspot.com

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États-Unis
Mesures racistes à l'immigration et militarisation de la vie

Non à la militarisation et à l'identification biométrique! Nous sommes avec le peuple en Arizona!

La population du pays se mobilise pour défendre les résidents de l'Arizona contre le profilage racial et l'impunité du gouvernement. La loi raciste SB 1070 de l'Arizona, qui légalise le profilage par le gouvernement, est la cible principale. Plusieurs pointent également du doigt le gouvernement fédéral, dont les programmes conjoints de maintien de l'ordre avec les autorités locales et la police d'État, comme « la sécurité des collectivités », « le programme des criminels étrangers » (CAP), l'article 287g de la Loi sur l'immigration et la nationalité rendent possible la loi de l'Arizona. Ces programmes sont responsables du profilage généralisé et d'une augmentation massive des déportations.

Partout, les revendications sont les mêmes : Arrêtez les raids et les déportations ! Légalisation dès maintenant ! Réforme humaine de l'immigration fondée sur les droits des immigrants et des travailleurs ! Ces demandes sont faites directement au président Obama et au gouvernement fédéral responsables de l'impunité et du profilage raciste dont on est témoin en Arizona et partout aux États-Unis. Une journée nationale d'action est organisée le 29 mai pour exprimer la position du peuple : Personne n'est illégal et une attaque contre un est une attaque contre tous ! Voice of Revolution salue ces efforts et lance l'appel à tous à s'y joindre.

Le président Barack Obama a réagi en décrivant la loi de l'Arizona comme « peu judicieuse » et « mal instruite », mais ne dit rien sur les programmes fédéraux qui rendent cette loi possible. En particulier, la loi de l'Arizona ne permet qu'aux agents de police qui ont été autorisés par le gouvernement fédéral de procéder au contrôle de l'immigration afin d'interroger des personnes. En outre, la police locale ne peut vérifier le statut d'un individu que par l'intermédiaire du gouvernement fédéral. Obama n'a donc qu'à supprimer l'autorisation fédérale aux forces de l'Arizona et à refuser de coopérer - à la fois sur le plan juridique et sur ce qui est immédiatement possible. Il refuse de le faire. Il peut également mettre immédiatement fin aux attaques, comme le raid massif en Arizona en avril de l'Agence frontalière et de l'immigration (ICE), qui a déployé 800 agents pour arrêter 47 travailleurs. Là aussi, il refuse d'intervenir.

Au lieu de cela, ce qui ressort de la première année du mandat du président Obama est la réponse militaire à toutes les questions sociales et la militarisation croissante de la société. Non seulement l'agression contre l'Irak et l'Afghanistan s'est intensifiée, il l'a également étendue au Pakistan avec des drones Predator qui massacrent brutalement les civils.

La réponse américaine à la catastrophe humanitaire qui frappe le peuple d'Haïti après l'ouragan de janvier a été une occupation militaire et la militarisation des opérations de secours. Il a envoyé des soldats, plutôt que les abris et les médecins tant nécessaires. Le Pentagone met aussi à l'essai son arme de « réseautage social » où le Pentagone inscrit, maîtrise et contrôle les nombreuses organisations non gouvernementales travaillant en Haïti, en contrôlant les communications et l'activité Internet.

La question de l'immigration est également utilisée pour militariser encore plus la société et habituer tout le monde à l'impunité du gouvernement qui effectue le profilage et interroge les gens sans aucun motif. La dernière proposition par les Démocrates, mise de l'avant notamment par Charles Schumer, le sénateur de New York, est, comme il le dit, plus sévère que la loi de l'Arizona. Elle invoque l'utilisation de la Garde nationale à la frontière, autorisant le secrétaire de la Sécurité intérieure à utiliser la garde « en cas de besoin ».

Le respect des lois sur l'immigration exige des organismes locaux responsable de l'application de la loi de coopérer avec le gouvernement fédéral, ce qui se fait actuellement sur une base volontaire. Un tel arrangement permet d'accroître le commandement fédéral sur les organismes locaux et d'États responsables de l'application de la loi et de forger une force unique intégrée. Cela augmentera aussi les raids et les déportations qui terrorisent les communautés, déchirant les familles. Le budget d'Obama consacre 1,6 milliard $US pour l'augmentation des expulsions. Par exemple, le département de la Sécurité intérieure (DHS) rapporte déjà que 57 % des immigrants identifiés grâce au programme CAP durant l'exercice financier 2009, n'ont pas eu de condamnations criminelles. Une autre étude récente a montré que 58 % des immigrants remis à l'ICE par la police locale ont été arrêtés (pas nécessairement reconnus coupables) pour un délit mineur, comme un feu arrière défectueux, comme l'accusation la plus grave. La proposition Schumer augmentera ces types de mise en accusation et profilage, les rendant obligatoires à l'échelle nationale. Elle exige une « tolérance zéro » pour toute personne sans papiers.

La proposition exige également une carte d'identité biométrique, émise par le gouvernement fédéral et obligatoire pour travailler. Tous les immigrants et les nouveaux travailleurs devront se soumettre à l'identification biométrique dans un délai de 18 mois à compter de l'adoption de la loi et tous les travailleurs seront tenus de le faire dans les cinq ans.

La proposition Schumer vise essentiellement à militariser la vie et à accroître le contrôle de la main-d'oeuvre, en augmentant la capacité du gouvernement à servir le marché du travail suivant les besoins des monopoles, en enrégimentant la main-d'oeuvre. Le gouvernement va décider qui peut et ne peut pas être admissible au travail et sans doute qui peut recevoir des soins de santé ou l'assistance sociale du gouvernement, être admissible à voter et ainsi de suite. Et étant donné que Schumer est de New York, où les autorités voudraient également le port d'une « carte d'identité biométrique commune » pour les personnes des deux côtés de la frontière avec le Mexique et le Canada, on peut prédire que cette carte d'autorisation de travail sera élargie pour inclure l'ensemble des Mexicains et des Canadiens, le tout sous le diktat et le contrôle des États-Unis.

La militarisation n'est pas une solution et sert à augmenter l'insécurité. Elle est un moyen pour les milieux dirigeants des États-Unis de bloquer la lutte pour les droits tout en préparant les conditions pour d'autres guerres, potentiellement une guerre mondiale. Il est crucial de s'opposer vigoureusement à tous les efforts de militarisation de la société et d'imposer cette militarisation à l'étranger. Défendre les droits des immigrants et des travailleurs d'ici et s'opposer à la guerre à l'étranger sont actuellement le fer de lance de ce combat. Les actions à travers le pays et dans le monde vont justement dans le sens de :

Notre sécurité réside dans notre lutte pour les droits !
Oui à l'unité fraternelle des peuples, non à la militarisation !

* Voice of Revolution est une publication de l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis.

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