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L'incident de la corvette Cheonan
Dénonçons les tentatives de créer
un prétexte
pour l'agression dans la péninsule coréenne
Le 26 mars, la corvette sud-coréenne de 1 200
tonnes, le Cheonan, a coulé près de l'île
Baek-Ryong dans la mer Jaune. Elle faisait partie d'une formation qui
participait à des exercices militaires conjoints des
États-Unis et de la Corée du sud, partie de
l'activité hostile continuelle contre la République
populaire démocratique de
Corée (RPDC). L'île est à moins de 16 km de la
côte de la RPDC et à plus de 160 km du territoire
sud-coréen. Le Cheonan transportait 104 membres
d'équipage, dont 58 ont été rescapés. Il
était armé de missiles Boeing, de quatre canons de gros
calibre, de torpilles et de grenades sous-marines. Les deux
moitiés de l'épave ont été
remontées plus tard à l'aide d'une grue flottante.
Durant les deux mois écoulés depuis
l'incident, le régime fantoche de Lee Myung-bak a
attribué la responsabilité du naufrage à la RPDC
et a ensuite cherché à étayer son accusation non
fondée
avec une panoplie de fabrications et une campagne d'hystérie et
de gestes hostiles envers la RPDC, y compris
la menace de guerre.
Malgré tous les efforts de la RPDC pour calmer
les esprits et prévenir une escalade, les États-Unis et
les autorités du régime sud-coréen à leur
service ont montré leur résolution à utiliser le
naufrage comme prétexte pour la guerre. Le 21 mai, les
autorités sud-coréennes ont publié un
« rapport d'enquête » fallacieux qui
attribue le
naufrage du Cheonan à une torpille d'un sous-marin de
la RPDC. S'appuyant sur cette fabrication, le 24 mai le gouvernement de
Lee a procédé à l'annonce officielle de mesures
injustes et hostiles contre la RPDC. Elles comprennent l'interdiction
de passage des navires de la RPDC dans les eaux du côté
sud, un « arrêt du
commerce et des échanges entre le sud et le nord » et
l'exercice du « droit à la légitime
défense », c'est-à-dire le
« droit » de déclencher une guerre
d'agression en guise de représailles. Lee Myung-bak a dit que
son gouvernement allait porter l'affaire devant le Conseil de
sécurité de l'ONU et il a demandé à la
RPDC d'accepter la responsabilité du naufrage et de
présenter des excuses. Le régime Lee a également
annoncé la reprise des opérations de guerre psychologique
anticommuniste contre la RPDC, qui avaient cessé il y a six ans,
dans la Zone démilitarisée.
Loin d'être sur la défensive, le 25 mai la
RPDC a émis un communiqué, par la voix du Comité
pour la réunification pacifique de la Corée,
annonçant qu'elle instituait « des mesures
résolues pour geler complètement les relations
intercoréennes, abroger complètement l'accord de
non-agression entre le nord et le sud et cesser complètement
toute coopération intercoréenne ». En d'autres
mots, le gouvernement Lee, qui agit au service des impérialistes
américains, a dégénéré à tel
point dans la trahison et le sabotage qu'il n'est désormais plus
possible d'entretenir le dialogue avec lui, qui n'a cessé de
détruire les instruments de paix et de réunification
depuis qu'il est au pouvoir. La
RPDC annonce par conséquent les mesures diplomatiques et
économiques suivantes, comme première phase de la
défense de sa souveraineté et de sa dignité :
1. Toutes les relations avec le régime fantoche
sont rompues.
2. Il n'y aura ni dialogue, ni contact entre les
autorités tant que Lee Myung-bak est au pouvoir. [Son
mandat se termine en 2013 – ndlr]
3. L'activité des agents de liaison de la Croix
rouge de Panmunjom est suspendue.
4. Tous les liens de communication entre le nord et le
sud seront rompus.
5. Le Bureau de consultation pour la coopération
économique nord-sud dans la zone industrielle de Kaesong est
aboli et le personnel représentant la partie sud sera
expulsé sans autre délai.
6. La RPDC amorce une contre-attaque contre les
« opérations de guerre psychologique » du
régime fantoche.
7. Le passage dans les eaux territoriales et l'espace
aérien du nord est complètement interdit aux navires et
avions sud-coréens.
8. Toutes les questions relatives aux relations
intercoréennes seront soumises à une loi de guerre.
Le Marxiste-Léniniste appuie sans
équivoque la RPDC et les mesures qu'elle prend pour faire
triompher la paix et la justice dans la péninsule
coréenne. Nous sommes convaincus qu'en conséquence de la
position résolue et de principe de la RPDC, ce sont les
impérialistes américains et leurs serviteurs qui finiront
par être isolés pour
leur activité belliciste et leurs crimes contre la paix
mondiale. Dans cet esprit, nous dénonçons
également le rôle insidieux que joue le gouvernement du
Canada, d'abord par l'envoie de spécialistes pour participer
à la fausse enquête, puis par l'annonce de sanctions
contre la RPDC par le premier ministre Stephen Harper le 24 mai.
Ça ne doit pas
passer ! Bas les pattes de la Corée ! Nous
lançons l'appel à tous à voir à ce que la
classe ouvrière et le peuple soient informés de la
vérité concernant la Corée, y compris concernant
le rôle criminel des États-Unis.
Dans un communiqué dénonçant les
tentatives des États-Unis et du régime sud-coréen
de démoniser la RPDC, le ministère des Affaires
étrangères de la RPDC fait le parallèle avec la
tragédie que les États-Unis ont laissé s'abattre
sur l'Irak :
« Les États-Unis, cependant, devraient
savoir que ce n'est pas si facile de jeter de la poudre aux yeux des
peuples du monde.
« Ils se souviennent très bien de
l'optimiste et "convaincant" secrétaire d'État
américain Powell lisant pendant 70 minutes des informations
confidentielles sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak
lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU
en février 2003. C'est avec ce mensonge sans
précédent que les États-Unis
ont justifié une invasion armée de l'Irak et ils ne sont
pas encore exempts de ces retombées honteuses. Si les
États-Unis racontent un autre mensonge sur la péninsule
coréenne et laissent ses laquais déformer la situation,
ils devront payer un prix incomparablement plus élevé que
pour la guerre en Irak. »
Le Marxiste-Léniniste lance l'appel
à toutes les personnes éprises de paix et de justice
à dénoncer les tentatives de se servir du naufrage du Cheonan
pour diviser le peuple coréen et comme prétexte pour
intensifier l'agression dans la péninsule coréenne.
Les impérialistes américains et leurs
alliés en Corée du sud ont une longue histoire de mise en
scène d'actes de provocation tout en masquant leur rôle
d'agresseur afin de créer un prétexte à de
nouvelles agressions, comme lors du début de la guerre de
Corée elle-même. Depuis la division de la Corée,
les forces sud-coréennes en collaboration
avec l'armée américaine ont systématiquement tenu
des exercices de guerre et transgressé l'espace aérien et
les frontières maritimes de la RPDC, et commis d'innombrables
actes d'espionnage aérien et maritime.
Depuis sa fondation il y a 61 ans, la RPDC a mené
sans fléchir une lutte contre l'occupation militaire
américaine dans le sud de la Corée. Cette dernière
tentative de déformer les faits et de diaboliser la RPDC montre
qu'aujourd'hui les États-Unis sont plus actifs que jamais
à poursuivre leurs efforts pour conquérir l'ensemble de
la péninsule
coréenne comme tremplin pour dominer l'ensemble de l'Asie. Face
à cette intransigeance, loin d'être l'agresseur la RPDC
continue d'exiger que les États-Unis signent un traité de
paix pour mettre fin à la guerre de Corée et mettre un
terme à ces activités dangereuses.
Le Marxiste-Léniniste invite les gens
à appuyer la juste proposition du gouvernement de la RPDC pour
un traité de paix signé par les États-Unis et
la RPDC pour mettre fin à la guerre de Corée,
réduire les tensions dans la péninsule coréenne,
normaliser les relations entre les États-Unis et la RPDC et
contribuer à la
dénucléarisation de la péninsule en tant que
contribution à la paix en Asie orientale et dans le monde.
Troupes américaines, hors de
Corée !
Appuyons la réunification pacifique et indépendante de la
Corée !

Fausse enquête sur le naufrage du Cheonan
Moins de deux semaines après le naufrage du
navire de la marine sud-coréenne le 26 mars, un certain nombre
de
responsables sud-coréens ont conclu qu'il n'y avait pas de lien
direct entre la RPDC et le naufrage. Parmi ceux niant un lien, on
retrouve Won See-hoon, directeur du renseignement national de la
Corée du sud ; Kim Tae-young, ministre
de la Défense de la Corée du sud ; Lee Ki-sik, chef
du bureau des opérations maritimes à l'état-major
sud-coréen ; Won Tae-jae, porte-parole du ministère
de la Défense, et le contre-amiral Lee, chef du bureau des
opérations maritimes.
Faisant fi des déclarations de ces responsables,
le
président Lee Myung-bak s'est mis à déclarer que
la RPDC avait coulé le Cheonan. Avec la
complicité des États-Unis, Lee a mis en place un
« Groupe mixte civil-militaire d'enquête
(GME) » pour enquêter sur le naufrage. Le GME se
composait de 25 experts sud-coréens
et 24 experts étrangers en provenance des États-Unis, de
l'Australie, du Royaume-Uni, de la Suède et du Canada. Le 20
mai,
l'équipe a publié son rapport dans lequel il affirme que
l'épave récupérée du site laisse voir
qu'une torpille de la RPDC a coulé le Cheonan et que
cette conclusion est étayée par des preuves
récupérées sur les lieux.
Les chercheurs ont conclu qu'il n'y avait « pas d'autre
explication plausible ».
La RPDC a fermement dénoncé le rapport du
GME et a nié catégoriquement toute implication dans le
naufrage du Cheonan. La RPDC déclare qu'il n'y a pas de preuve
la liant à l'incident et que le rapport est une pure invention.
Elle affirme que les résultats de l'enquête conjointe sont
une autre tentative pour « tromper l'opinion
publique à l'intérieur et à l'extérieur de
la Corée » et que le président
sud-coréen « prend l'initiatives dans cette campagne
de dénigrement contre la RPDC ». « Les
agresseurs américains et japonais se joignent aussi au
bal. » La RPDC déclare que, en réponse au faux
rapport, son Comité national de défense
« enverra un groupe d'inspection sur le lieu de l'incident
en Corée du sud afin de vérifier les preuves
matérielles concernant les liens. Le groupe de traîtres
devrait produire devant le digne groupe d'inspection de la RPDC les
éléments prouvant que le naufrage du navire de guerre est
lié à nous. »
Le ministre des Forces armées populaires de la
RPDC, Kim Yong-chun, a fait remarquer la semaine dernière que
conformément au Pacte fondamental de non-agression nord-sud, la
partie sud a l'obligation d'accueillir une équipe d'inspection
du Comité de la défense nationale. Vendredi le 21 mai,
les autorités sud-coréennes ont communiqué
leur refus, une position que le ministre Kim Yong-chun considère
comme une provocation, rapporte l'agence coréenne KCNA.
Plusieurs commentateurs ont fait remarquer que pour que
la RPDC mène à bien une attaque clandestine de la sorte,
il aurait fallu une série de coïncidences très peu
probables et une capacité militaire qu'elle n'a pas. Bref, les
probabilités que la RPDC soit responsable de l'attaque sont
pratiquement nulles. Les observateurs ajoutent par ailleurs
que l'attribution de la responsabilité du naufrage du Cheonan
à un acte hostile de la RPDC ne peut être qu'à de
sombres desseins. Les tentatives de passer outre aux protocoles,
d'internationaliser le conflit et d'isoler la RPDC prouvent l'existence
de visées suspectes de la part des États-Unis et du
régime sud-coréen.

Opposons-nous à la participation du Canada aux
intrigues impérialistes et aux demandes de sanctions!
Le gouvernement canadien joué un rôle actif
dans la désinformation concernant le naufrage du Cheonan.
Le
16
mai
il
a
envoyé trois « experts »
participer à l'enquête officielle (en cours depuis avril)
sur
l'incident. Lorsque les résultats de
l'« enquête » ont été rendus
publics, le 20 mai, le
gouvernement Harper a émis deux déclarations honteuses
qui reprennent ses constatations non fondées.
Le 19 mai, le ministre des Affaires
étrangères Lawrence Cannon et le ministre de la
Défense nationale Peter MacKay ont émis une
déclaration conjointe. Le ministre Cannon a dit :
« Tels que présentés ce soir, les faits
indiquent, de manière concluante, qu'une torpille
nord-coréenne est responsable du naufrage du navire Cheonan.
Il
n'y
a
aucune
autre explication
plausible. Nous travaillerons en étroite collaboration avec la
Corée du Sud ainsi qu'avec nos alliés et partenaires afin
de déterminer la meilleure marche à suivre. Le Canada
demeure résolu envers l'objectif d'une péninsule
coréenne paisible, stable et prospère. Le Canada condamne
avec énergie
ce violent acte d'agression du régime nord-coréen. Nous
appuyons pleinement la Corée du Sud, notre allié et notre
ami démocratique. » Le ministre MacKay a pour sa part
vanté le rôle méprisable que le Canada a
joué dans « l'enquête ».
« Le Canada se réjouit d'avoir apporté sa
contribution avec une équipe d'experts de
la Marine canadienne afin d'aider à réaliser cette
enquête multinationale. Les hommes et les femmes de la Marine
canadienne sont parmi les meilleurs au monde et cette contribution
poursuit le soutien de longue date qu'apporte le Canada à ses
amis et alliés lorsque ceux-ci demandent son aide. »
Cette déclaration qui accepte les yeux
fermés les constatations américaines comme étant
« concluantes » est conforme à la
désinformation et à la décontextualisation
répandues par les impérialistes sur la situation dans la
péninsule coréenne. La déclaration conjointe ne
fait même pas mention des questions pertinentes qui peuvent
expliquer pourquoi un incident comme celui-là peut se
produire : pourquoi y-a-t-il encore deux Corées et pourquoi
la RPDC est-elle encore en état de guerre avec les
impérialistes américains ; pourquoi les forces
armées des États-Unis occupent-elles militairement la
République de Corée et le Japon 65 ans après la
fin de la Deuxième
Guerre mondiale et 57 ans après l'Armistice coréenne,
etc. ? Le Marxiste-Léniniste dénonce le
gouvernement canadien pour son appui à cette soi-disant
enquête, à ses soi-disant
constatations et à la décontextualisation de la situation
dans la péninsule coréenne qui a pour but de promouvoir
les « conclusions » des impérialistes
américains à l'effet que la RPDC est responsable.
La réalité actuelle de la Corée est
faite d'exercices de guerre américains continuels tout
près de la Ligne de démarcation et de la Ligne limite
septentrionale, en plus d'activités d'espionnage et d'autres
activités provocatrices qui menacent le droit à
l'existence du peuple coréen. Faisant comme si tout cela
n'existait pas, le gouvernement canadien
feint l'ignorance afin de pouvoir conclure tout ce qu'il veut au sujet
de la destruction du navire et de toute autre question qui concerne la
péninsule coréenne. En ignorant la cause du conflit sur
la péninsule coréenne, qui est l'occupation militaire
américaine continue dans le sud et le désir de
l'impérialisme américain d'étendre son empire au
nord,
de conquérir la RPDC et d'étendre son occupation
militaire aux frontières de la Chine, le gouvernement canadien
rejette de façon intéressée la possibilité
bien réelle que le naufrage ait été accidentel ou
pire encore un prétexte organisé par les
États-Unis et les agences d'espionnage sud-coréennes.
Le 24 mai, le premier ministre Harper a ajouté
à l'infamie commise par le Canada par rapport à la
situation en Corée en émettant une déclaration
à l'effet que le Canada va imposer des sanctions à la
RPDC sur la base de la fausse affirmation que la RPDC est responsable
de l'incident du Cheonan et qu'elle doit être
blâmée pour
« cette violation éhontée de la loi
internationale et son mépris flagrant envers ses obligations
internationales ».
Bien au contraire, c'est le Canada qui a violé le
droit international en s'ingérant dans les affaires
intérieures de plusieurs pays, militairement ou autrement :
en Corée, en Haïti et en Afghanistan, pour n'en nommer que
quelques uns. Le gouvernement canadien a moins que jamais le droit
d'entraîner le Canada dans les affaires intérieures
du peuple coréen et de violer une nouvelle fois le droit
international. Le Marxiste-Léniniste lance l'appel
à toutes les personnes éprises de paix et de justice et
aux peuples du monde de condamner les sanctions injustes que le
gouvernement Harper vient d'imposer à la RPDC.
La participation du Canada aux intrigues
impérialistes contre la Corée remonte au
déploiement de soldats et à l'utilisation d'armes
biologiques durant la Guerre de Corée. Plus récemment, le
premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé que des
sanctions économiques et politiques contre la RPDC et l'Iran
seraient à l'ordre du jour des sommets du G8 et du G20 en juin.
De plus, depuis l'établissement de relations diplomatiques avec
la RPDC en janvier 2001, les gouvernements qui se sont
succédés au Canada n'ont pas fait le moindre effort pour
normaliser les relations entre les deux pays ou contribuer à la
paix et à la stabilité sur la péninsule
coréenne. Et maintenant le gouvernement Harper ajoute à
l'injustice en se joignant à la campagne contre la RPDC.
L'affirmation du gouvernement canadien selon laquelle il
n'y a « aucune autre explication plausible »
signifie qu'une fois de plus le peuple canadien se fait dire que le
peuple coréen n'a pas droit à son indépendance et
à son droit de décider de ses propres affaires. Le peuple
coréen mérite d'être occupé par
l'impérialisme américain,
comme ce fut le cas après la Deuxième Guerre mondiale, ce
qui a mené aux ravages de la péninsule coréenne
dans la guerre de 1950 à 1953, à l'occupation du sud par
la force et aux menaces d'invasion et de destruction de la RPDC qui se
poursuivent à ce jour. Le peuple canadien est constitué
de gens provenant de toutes les nations du monde,
dont plusieurs ont souffert aux mains des impérialistes
américains et de leurs alliés. Les peuples ont une riche
expérience des mensonges et de la traîtrise des manoeuvres
des impérialistes pour la contre-révolution, les
invasions, l'organisation de coups d'État et de prétextes
pour la guerre qui font des victimes innombrables et ils ne se
laisseront pas
tromper par cette prétendue enquête sur le naufrage ou par
les actions obséquieuses du gouvernement canadien. Les Canadiens
n'appuient pas la participation du Canada dans les guerres d'agression
des États-Unis et ils n'accepteront pas non plus que le Canada
contribue à créer un prétexte pour la guerre.
Non aux sanctions canadiennes contre la
RPDC !
Luttons pour un gouvernement antiguerre !

Le burlesque de mauvais goût de Clinton
Comme ce fut le cas avec l'Irak et
l'Afghanistan,
la comédie organisée autour
du navire qui a coulé
est un prétexte pour les impérialistes américains
pour la
guerre et l'occupation. L'impérialisme américain,
ses fantoches et ceux qui concilient
avec lui constituent le plus grand
danger pour la paix mondiale.
Les peuples du monde riraient de cette farce
mélodramatique dirigée par la secrétaire
d'État Hillary Clinton si cela ne représentait pas une
provocation aussi dangereuse. Les peuples en ont franchement assez des
prétextes sans fin que les impérialistes
américains inventent pour leurs guerres et leurs occupations et
pour maintenir leur empire
militaire mondial. Ils ont toujours vivant à la mémoire
le souvenir de Colin Powell, l'ex-secrétaire d'État
américain, mentant effrontément devant le Conseil de
sécurité de l'ONU sur les armes de destruction massive de
l'Irak pour créer un prétexte pour la guerre et
l'occupation.
Au moment même où la population d'Okinawa
au Japon développe un puissant mouvement pour forcer le
départ de toutes les bases américaines de leurs
îles et à l'approche des élections du 2 juin en
Corée, l'impérialisme américain et ses fantoches
en République de Corée et au Japon sont les
réalisateurs d'une autre farce mélodramatique. Ils
ont transformé le naufrage du navire de guerre de Corée
du sud en une grande provocation en accusant la République
démocratique populaire de Corée de l'avoir
torpillé. La RPDC a dit à maintes reprises qu'elle n'est
pour rien dans ce naufrage. On a interdit à ses experts
d'examiner les preuves afin qu'elle puisse prouver ses dires. Que le
naufrage
du navire de guerre ait été réellement un accident
ou qu'il ait été organisé par les agences
d'espionnage des États-Unis et ses fantoches coréens
n'est pas ce qui est en cause ici. Ce qui est en cause, c'est que les
forces armées des États-Unis sont
déterminées à utiliser ce naufrage pour la guerre
et le maintient de l'occupation militaire de la Corée et
du Japon. Les Canadiens doivent dénoncer ce comportement de
voyou et s'unir aux autres peuples pour demander que les troupes
américaines sortent de Corée et du Japon et laissent les
peuples d'Asie de l'Est régler leurs affaires. La
nécessité de bâtir un gouvernement antiguerre
apparaît encore une fois dans toute sa force.
L'opportunisme et la conciliation sans vergogne du
gouvernement japonais avec le fascisme
La farce du navire de guerre coréen arrive
à un moment on ne peut plus approprié pour le premier
ministre du Japon Yukio Hatoyama qui avait promis pendant la campagne
électorale de l'été 2009 de retirer les bases
militaires américaines
d'Okinawa. Des membres du cabinet d'Obama se sont rendus l'un
après l'autre à Tokyo pour rappeler à Hatoyama que
les États-Unis vont maintenir leur occupation militaire du Japon
en dépit du mouvement de masse qui demande le départ des
troupes américaines.
Okinawa, Japon,
le 26 avril 2010: Manifestation de 100 000 personnes contre les
bases militaires américaines à Okinawa. (Translators
for
Peace)
|
La population d'Okinawa a tenu des manifestations
répétées de dizaines de milliers de personnes pour
réclamer le départ des bases militaires
américaines. Lors d'une de ces manifestations, la base
aérienne américaine de Futenma a été
complètement encerclée par une chaîne humaine de
gens qui réclamaient la fin de l'occupation militaire. Tous
les principaux dirigeants politiques d'Okinawa sont du
côté du mouvement de masse pour demander le départ
des troupes américaines. L'assemblée de la
préfecture d'Okinawa a passé à l'unanimité
une résolution en mars demandant le départ
immédiat des îles de tout le personnel militaire
américain et de ses armes. L'opposition à l'occupation
militaire américaine a maintenant de l'influence dans un secteur
grandissant de l'élite dirigeante du Japon, comme on peut le
voir dans la déclaration du parti au pouvoir qui demande le
départ des bases mais hésite à passer aux actes.
Les remous au sein de l'élite dirigeante
japonaise contre l'impérialisme américain sont le fait
d'une force émergente qui recherche de nouveaux arrangements en
Asie de l'Est avec la République de Corée, la RPDC, la
Chine et les États-Unis. Les remarques de l'ancien commandant en
chef des forces de l'air japonaises Tomizawa Hikaru sont un
bon exemple de cette demande de nouveaux arrangements. Il a dit que les
bases américaines au Japon ne sont pas là pour
défendre le Japon mais pour maintenir l'ordre mondial
centré sur la domination américaine. Tomizawa a reproche
au gouvernement actuel de ne pas se prononcer clairement mais de tenter
de continuer à amener l'opinion
publique à croire que les bases américaines sont
là pour défendre le pays. Cela démontre à
quel point la contradiction avec les forces d'occupation
américaines est devenue aiguë. Les impérialistes
américains ne reculent devant rien, face à ce mouvement
de masse grandissant et à la participation d'une section de
l'élite dirigeante du Japon, pour
maintenir leur occupation et ils jouent continuellement la
« carte coréenne » pour envenimer les
rapports avec la RPDC.
Il est très intéressant de noter que
dès que les États-Unis et son régime fantoche de
Corée du sud ont lancé l'idée du rôle
présumé de la RPDC dans le naufrage du navire
coréen, à peine une journée avant l'arrivée
de Clinton à Tokyo, le premier ministre Hatoyama ait
semblé changer de message sur la nécessité du
départ des bases américaines
d'Okinawa. Il a dit : « Maintenant que les tensions
montent dans la péninsule coréenne et considérant
leur impact en Asie et pour la paix du Japon, nous achevons de mettre
au point une solution à ce problème » (un
nouvel arrangement avec les États-Unis sur le statut des forces
d'occupation).
Le jour suivant, aux côtés de Clinton, le
ministre de la Défense du Japon a été plus direct.
Il a déclaré que le gouvernement croit de plus en plus
qu'une forte présence militaire au Japon et en Corée est
toujours cruciale pour la défense du Japon et la
stabilité de toute la région de l'Asie-Pacifique.
L'ex-premier ministre éduqué en
Grande-Bretagne et proche allié de l'impérialisme
américain Lee Kuan Yew est venu à la rescousse
d'Hatoyama, qui est largement critiqué pour sa violation de sa
promesse électorale, en disant aux médias japonais :
« Si le Japon ferme Okinawa (les bases américaines),
je pense que cela sera un
recul sérieux pour le déploiement des forces
américaines, ce qui ne sera pas à l'avantage de l'Asie.
Les Américains ont maintenu depuis la fin de la guerre en 1945
la stabilité et la sécurité des régions de
l'Asie de l'Est, de la Corée à l'Asie du Sud-Est. Il faut
maintenir un équilibre entre la Chine et les
États-Unis ».
Hatoyama s'est rendu une fois de plus à Okinawa
le 23 mai pour convaincre les dirigeants locaux et la population que la
« preuve » de l'implication de la RPDC dans le
naufrage du navire de guerre montre que les bases militaires
américaines doivent demeurer non seulement à Okinawa mais
dans tout le Japon.
Les peuples prennent de plus en plus conscience du fait
que les États-Unis et leurs fantoches en Corée du sud
inventent de nouveaux prétextes chaque fois qu'un mouvement de
masse surgit pour forcer le départ des troupes
américaines du Japon. La carte coréenne commence à
être usée. La population d'Okinawa a beaucoup
d'expérience avec
ce type de manipulation de l'opinion publique par l'organisation de
prétextes et elle persiste à dire Non aux bases
américaines. Ce mouvement antiguerre déterminé qui
dit « Non aux bases militaires
américaines ! » et « Soldats
américains, rentrez chez vous ! » pourrait bien
s'étendre à tout le Japon.

Pyongyang considère une implication
américaine
dans le naufrage du Cheonan
- Chol Myong Kim, Asia Times Online, le 5
mai 2010 -
Même si elle a nié fermement toute
implication et exprimé sa sympathie pour la perte de concitoyens
coréens, les doigts sont pointés vers la Corée du
nord au sujet du tragique naufrage de la corvette sud-coréenne
de 1 200 tonnes, le Cheonan, dans la mer Jaune ou mer de
l'Ouest durant la nuit du 26 mars.
« Une attaque à la torpille par la
Corée du nord est la cause la plus probable du naufrage d'un
navire de guerre sud-coréen le mois dernier », a
déclaré le 26 avril à CNN sous couvert de
l'anonymat un représentant militaire des États-Unis. Au
moins 46 des 104 marins du navire ont été tués
dans le naufrage.
Apparemment, la Corée du nord est
désignée comme le bouc émissaire dans un incident
si mystérieux qu'un article du Los Angeles Times du
26 avril en provenance de Séoul s'intitule « Des
théories à la James Bond sont soulevées dans le
naufrage du navire coréen ». Jusqu'à
présent, aucune preuve tangible n'a été produite
reliant la Corée du nord à la catastrophe. Cependant,
cela n'a pas empêché les médias et les experts de
tenir le Nord pour responsable. Le quotidien sud-coréen Chosun
Ilbo
indique le 29 avril : « Il est
difficile
d'imaginer qu'un pays autre que la Corée du nord puisse lancer
une attaque à la torpille contre un navire de guerre
sud-coréen ».
La preuve circonstancielle
Est-il possible que la Corée du nord ait eu
l'audace de torpiller une corvette sud-coréenne participant
à un exercice de guerre
américano-sud-coréen ? La réponse est un non
catégorique. La preuve circonstancielle est très
révélatrice, car elle montre qui est le coupable le plus
probable.
Mission impossible
Il y a quatre points importants qui montrent clairement
que la corvette sud coréenne n'a pas été
coulée par un sous-marin nord-coréen.
1er fait : Les sous-marins nord-coréens ne
sont pas suffisamment furtifs pour pénétrer dans les eaux
sud-coréennes fortement gardées durant la nuit et
demeurer non détectés par les très efficaces
unités de lutte anti-sous-marine des forces américaines
et sud-coréennes. Un sous-marin nord-coréen ne serait pas
en mesure de déjouer une série
impressionnante de navires de guerre Aegis haute technologie,
d'identifier la corvette Cheonan, puis la couper en deux avec
une torpille avant de s'échapper indemne, ne laissant aucune
trace sur son passage.
2e fait : Le naufrage a eu lieu non pas dans les
eaux nord-coréennes, mais bien à l'intérieur des
eaux sud-coréennes étroitement surveillées,
où un sous-marin lent de la Corée du nord aurait de
grandes difficultés à fonctionner subrepticement et en
toute sécurité, à moins qu'il ne soit
équipé de la technologie AIP (propulsion
anaérobique).
3e fait : La catastrophe a eu lieu
précisément dans les eaux où ce que le Pentagone a
appelé « un des plus grands exercices de simulation
au monde » était en cours. Cet exercice de guerre,
connu sous le nom « Key Resolve / Foal Eagle » ne
s'est pas terminé le 18 mars tel qu'annoncé mais en fait
s'est déroulé du 18
mars au 30 avril.
4e fait : L'exercice Key Resolve / Foal Eagle en
mer Jaune près de la ligne de limite septentrionale (NLL) visait
à surveiller plus étroitement la Corée du nord
ainsi qu'à s'entraîner à la destruction des armes
de destruction massive dans le Nord. Il impliquait un grand nombre de
navires de guerre américains et sud-coréens nouveaux,
ultra-modernes et équipés des dernières
technologies.
Parmi la flotte, il y avait quatre navires Aegis :
le USS Shiloh (CG-67), un croiseur de la classe Ticonderoga
de 9 600 tonnes ; le USS Curtis Wilbur (DDG-54), un
destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke de 6 800 tonnes ;
le USS Lassen, un destroyer lance-missiles de classe Arleigh
Burke de 9200 tonnes, et le Grand Sejong, un destroyer
sud-coréen lance-missiles de 8 500 tonnes.
Les quatre navires de surface sont les actifs les plus
importants des deux marines et sont en mesure de mener grâce
à des plate-formes multifonctionnelles différentes
missions telles que la guerre anti-sous-marine. Il est fort probable
qu'ils ont été soutenus par des sous-marins
américains à propulsion nucléaire et un sous-marin
sud-coréen « Type
214 » qui utilise la technologie AIP.
Le naufrage du Cheonan a fait les manchettes
partout dans le monde. S'il est vrai qu'il s'avérait un accident
causé par les États-Unis, ce serait embarrassant pour ce
qui est de la précision des systèmes d'armement
coûteux des États-Unis, le premier exportateur mondial
d'armes. Cela mine également la crédibilité des
Américains en tant
que superpuissance gardienne du sud. Ironie du sort, cela a rendu les
armes nord-coréennes plus attrayantes sur le marché
international.
Les Sud-Coréens et les Américains
inculpant les Nord-Coréens du naufrage du navire mouillant en
eaux sud-coréennes ne font que souligner la mauvaise performance
de leurs coûteux navires de guerre Aegis et la futilité
des exercices de guerre conjoints États-Unis-Corée du sud
et de la présence militaire américaine en Corée.
5e fait : Le secrétaire d'État
adjoint James Steinberg a déclaré le 30 mars qu'il
doutait de l'implication de la Corée du nord dans le
naufrage : « De toute évidence l'enquête
complète doit se poursuivre. Mais à ma connaissance, il
n'y a aucune raison de croire ou de craindre qu'elle en a
été la cause. »
Le général Walter Sharp, commandant des
Forces américaines en Corée (USFK), n'a également
vu aucun lien entre la Corée du nord et le naufrage. Lors d'une
conférence de presse le 6 avril, il a dit :
« Nous, en tant que Commandement des forces combinées
et chef d'état-major de la ROK [République de
Corée], surveillons
quotidiennement la Corée du nord de très près et
nous continuons de le faire. Et encore, comme cela a été
dit, nous ne voyons aucune activité inhabituelle en ce
moment. »
Le mobile de la vengeance est exclu
Quelques rapports ici et là mentionnent que le
naufrage était un acte de représailles à une
escarmouche navale en novembre de l'année dernière
« au cours de laquelle le Nord a mal paru »,
comme le rapporte le 22 avril le Times de Londres.
Comme l'a rappelé un officier de la marine
nord-coréenne, Kim Gwang-il, à la
télévision nord-coréenne lors de la Journée
des Forces armées, le 25 avril : « [Durant cet
incident] un navire de guerre de notre marine à dû faire
face à lui tout seul à plusieurs navires de guerre
ennemis, pour garder la NLL... [le navire de guerre du nord] leur
a infligé des coups sans pitié dans une
démonstration de la puissance de la Marine de
l'héroïque Armée populaire coréenne
(APC). »
Le premier devoir de l'Armée populaire
coréenne est d'empêcher la guerre tout en
protégeant jalousement le territoire aérien, maritime et
terrestre de la République populaire démocratique de
Corée, comme manière d'assurer la paix et la
sécurité de la péninsule coréenne.
La marine de l'Armée populaire coréenne
n'attaquerait pas les navires de guerre sud-coréens ou
américains à moins d'être provoquée,
étant donné que ces navires transportent des soldats
innocents en haute mer. Certes, la marine coréenne serait en
droit de torpiller un navire américain Aegis ou un sous-marin
nucléaire s'il est pris en flagrant délit.
Mais la marine coréenne ne s'abaisserait pas à attaquer
au hasard un navire sud-coréen dans les eaux
sud-coréennes sauf s'il revenait après avoir commis des
actes hostiles contre la Corée du nord.
Un tir ami
Il y a sept faits qui indiquent que le naufrage naval a
probablement été causé par un tir ami. Il n'est
peut-être pas exagéré de dire que le
président sud-coréen et ses chefs militaires n'ont
versé que des larmes de crocodile sur la mort des marins
sud-coréens.
Il est possible qu'une torpille ait été
lancée par un des navires ou avions de guerre américains
ou sud-coréens qui prenaient part à l'exercice Foal Eagle
aux côtés de la malheureuse corvette Cheonan.
Les quatre navires Aegis et la plupart des navires de
guerre sud-coréens sont équipés de torpilles Mark
46 qui ont perfectionné la performance en eau peu profonde dans
la guerre aux sous-marins et les opérations contre des navires.
Le général Sharp a émis un message
en cinq points le 4 mars sur la sécurité dans lequel il
avertit « qu'un seul accident peut éliminer les
avantages de l'entraînement que vous recevrez dans le cadre du
KR/FE 2010. Soyez vigilants et actifs ».
Il semble que les craintes de Sharp se soient
réalisées et que les États-Unis ont encore une
fois commis un tir ami comme ils l'ont fait à plusieurs reprises
en Irak et en Afghanistan.
L'édition du 30 mars du Kyonggi Ilbo
rapporte que suite à l'incident naval du 26 mars, Sharp a
coupé court à une visite qu'il faisait à
Washington pour témoigner devant le Congrès et a pris
l'avion pour Séoul.
Le Joong Ang Ilbo rapportait le 14 avril que
le président Obama a téléphoné à son
homologue sud-coréen le 1er avril, officiellement pour lui
offrir ses condoléances pour le désastre, mais
également pour lui offrir le privilège d'être
l'hôte du prochain sommet sur la sécurité
nucléaire en 2012.
Obama a fait cette offre une semaine avant de signer
à Prague, avec le président russe Dmitry Medvedev, un
traité sur la réduction des armes nucléaires, et
deux semaines avant le sommet de 2010 sur la sécurité
nucléaire à Washington.
Lorsque le président Obama a annoncé sa
décision de choisir la Corée du sud comme hôte du
prochain sommet sur la sécurité nucléaire en 2012,
l'Agence France-Presse a rapporté que « l'annonce en
a surpris plusieurs ». Selon de nombreux observateurs c'est
la Russie qui devait présider le prochain sommet.
L'explication la plus plausible est qu'Obama a offert le
sommet à la Corée du sud pour atténuer le
ressentiment possible des Sud-Coréens pour le tir ami tout en
cachant l'implication américaine. Il est fort probable que Sharp
a informé Obama des conséquences potentiellement
désastreuses que cela causerait si le public apprenait la
véritable nature de
l'incident. Cela aurait produit une vague massive de sentiments
antiaméricains et aurait placé Obama et le
président sud-coréen Lee Myung-bak dans une position
très embarrassante.
Obama a dû être soulagé de voir le
président sud-coréen accepter d'emblée son offre
de compensation. Un article du numéro du 14 avril du Jonng Ang
Ilbo portait comme titre : « Selon le
vice-président Biden, LMB [Lee Myung-bak] est le
préféré d'Obama ». Biden a fait ce
commentaire le 12 avril, la veille du sommet.
Sharp a participé de façon inattendue le 3
avril aux funérailles du plongeur de sauvetage sud-coréen
Han Ju Ho qui est mort pendant les recherches des marins manquants de
la corvette. Sharp a été vu en train de consoler la
famille éplorée dans un élan de sympathie
inusité.
Le Jonng Ang Ilbo a rapporté le 27
avril que le gouvernement sud-coréen a dit qu'il va
répondre aux rumeurs qui circulent largement sur l'Internet
à l'effet que c'est une collision avec un sous-marin
nucléaire américain qui a causé le naufrage.
L'équipe du gouvernement sud-coréen qui
enquête sur ce désastre ferait bien mieux d'en attribuer
la responsabilité à une vieille mine. C'est facile
d'accuser faussement la Corée du nord, mais la pression publique
pour des représailles militaires contre la Corée du nord
va croître et celle-ci aura tôt fait de réagir en
mettant Séoul en flammes en moins de
cinq minutes. La Corée du nord ne va pas hésiter à
utiliser les armes nucléaires si les États-Unis
interviennent.
(Traduit de l'anglais
par Le Marxiste-Léniniste)

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