Le Marxiste-Léniniste

Numéro 91 - 25 mai 2010

42e anniversaire de la réorganisation des Internationalistes

Un événement décisif dans
la vie politique du Canada

42e anniversaire de la réorganisation des Internationalistes
Un événement décisif dans la vie politique du Canada

Ne touchez pas aux pensions et aux avantages sociaux !
Les pensions sont un droit ! Attaquer les travailleurs du secteur public ne fait que générer l'insécurité et ne règle rien

Brésil
Le Brésil face à ses élections - Olga Diaz Ruiz, Granma international

Honduras
Un activiste du Front national de la résistance populaire est tué

Cuba
Les Torontois disent «Cuba, nous sommes avec toi !»
Derrière la campagne contre Cuba, les partenaires allemands de la CIA - Jean-Guy Allard, Granma International

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42e anniversaire de la réorganisation des Internationalistes

Un événement décisif dans
la vie politique du Canada

Le 25 mai 2010 est le 42e anniversaire de la réorganisation des Internationalistes en une organisation marxiste-léniniste de la jeunesse et des étudiants. Les Internationalistes, précurseurs du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste), avaient été fondés à Vancouver le 13 mars 1963. La réorganisation des Internationalistes sous la direction de leur fondateur, le camarade Hardial Bains, qui s'est faite à Montréal du 7 au 25 mai 1968, a été un événement d'importance historique dans la vie politique du Canada. Elle marquait un important jalon vers la création du PCC(M-L) en tant que parti de la classe ouvrière canadienne, un parti révolutionnaire capable de, et qui se consacre à, donner aux luttes de la classe ouvrière et du peuple la conscience et l'organisation dont ils ont besoin pour remporter la victoire.

L'oeuvre des Internationalistes sous la direction du camarade Bains a résolu la question cruciale de « qui décide ? » telle qu'appliquée à l'organisation politique de la classe ouvrière et à son rôle dirigeant dans la société et le problème du rôle indispensable de la conscience et de l'organisation dans la mobilisation du peuple dans la recherche de solutions aux problèmes centraux de la société. Dans un article intitulé « Une attention de premier ordre au besoin de conscience et d'organisation du peuple », le camarade Bains explique l'héritage vivant laissé par les Internationalistes :


Le camarade Hardial Bains

« En s'attaquant aux problèmes de la conscience et de l'organisation, les Internationalistes ont entre autres adopté le principe de travail collectif et responsabilité individuelle, le principe selon lequel chaque membre a le devoir non seulement d'appliquer les décisions prises collectivement mais aussi de participer aux prises de décisions. La participation aux prises de décisions est ainsi considérée non seulement comme un droit mais aussi comme un devoir. Cela place l'individu au centre de tous les développements et fait de l'organisation le moyen de les réaliser, établissant de ce fait un rapport dialectique entre l'individu et le collectif, entre la forme et le contenu.

« [...] C'était une rupture avec l'établissement d'organisations sur la base des vieilles définitions, partant cette fois de définitions actuelles et modernes. Il devenait évident que les Internationalistes ne pouvaient progresser en tant qu'organisation politique que sur la base de l'unité politique et de l'initiative politique, comme cela s'est manifesté concrètement avec leur ligne d'action avec analyse et à la défense des objectifs immédiats et stratégiques. Ces objectifs étaient fixés en fonction des exigences des conditions d'alors, en fonction de l'harmonisation de l'intérêt général de la société avec les intérêts du collectif et de l'individu, attribuant le rôle déterminant aux masses. [...]

« Les Internationalistes [...] ont établi un cadre de travail qui permettait l'épanouissement des paroles et des actes de chacun dans la réalisation des tâches établies en fonction des conditions données. Cela voulait dire qu'il fallait constamment mobiliser dans les prises de décisions tous celles et ceux qui poursuivaient les mêmes objectifs. Ils ont ainsi établi une façon moderne de faire les choses qui liait l'organisation au contenu, les paroles aux actes, l'individu à la responsabilité de s'assurer que rien ne passe sans être scruté au peigne fin par lui. Une organisation marxiste-léniniste véritablement révolutionnaire était créée par celles et ceux qui ne voulaient rien d'autre que la victoire de la classe ouvrière dans sa marche historique vers l'émancipation. Il s'est produit un changement qualitatif sur les plans de la conscience et de l'organisation, un changement répondant aux conditions concrètes et digne de membres d'une organisation d'avant-garde de la classe ouvrière.

« Ils ont également créé une autre forme concourant à l'objectif d'apporter conscience et organisation à la classe ouvrière, la méthode de la démocratie de masse, que nous appelons aujourd'hui mobilisation politique maximum. C'est la méthode consistant à rechercher les opinions des masses dans le cours du travail comme responsabilité obligatoire envers l'activisme des masses. C'était la seule base solide pour réaliser toute tâche. Le formalisme bourgeois, la méthode consistant à dépenser des millions de dollars en utilisant les moyens techniques les plus modernes pour semer la confusion, les rumeurs, les attaques personnelles, etc., était remplacé par un travail pour entraîner le peuple dans la discussion. Il fallait constamment, sans relâche et sans exception, poursuivre la discussion parmi le peuple sur ce qu'il fallait faire, quand et comment.

« Pour les Internationalistes, le travail et la mobilisation étaient deux catégories d'un seul tout dépendant l'une de l'autre et de tout le reste. C'était le même rapport que celui entre l'action et l'analyse. Le point de départ pour les Internationalistes était toujours le travail tel qu'exigé par les conditions concrètes données.

« En plus de la méthode de la démocratie de masse, les Internationalistes menaient un travail de mobilisation à plusieurs niveaux pour s'assurer que tous les problèmes à l'intérieur et à l'extérieur de l'organisation soient résolus sur la base de positions avancées, par la critique et l'autocritique et en accordant toujours la première place à l'unité. La lutte n'était jamais séparée de la tâche constante de renforcer l'unité ni de la réalisation des objectifs immédiats fixés en fonction des conditions données ou de l'objectif stratégique. La lutte occupait la première place. Cela voulait dire mettre toute la conscience et l'organisation au service de la lutte de classe comme seul véritable moteur du développement dans la société. Comment mener la lutte de classe, contre qui et quand était pour les Internationalistes les questions les plus importantes. Ils s'y attaquaient avec tout le sérieux et toute l'ardeur exigés. C'est pour cette raison que tout le monde était appelé à participer aux prises de décisions non seulement en tant que droit leur appartenant mais aussi en tant que devoir envers l'organisation. [...]

« Enfin, les Internationalistes ont créé des forums internes et externes, privés et publics, pour la mobilisation du peuple. Pour asseoir l'organisation sur les principes du centralisme démocratique, ils devaient en tout temps offrir une ligne dirigeante aux masses pour s'assurer que leur niveau de conscience et d'organisation ne soit pas ravalé à celui de la bourgeoisie. [...]

« Après moins de deux ans d'activité politique vigoureuse sur tous les fronts, de mai 1968 à mars 1970, les Internationalistes en vinrent à la conclusion que toutes les conditions matérielles et techniques étaient prêtes pour la fondation du Parti communiste. Le travail théorique et politique et l'organisation correspondante avaient préparé les conditions nécessaires à la fondation du PCC(M-L), laquelle fut proclamée lors d'une réunion publique à Montréal le 31 mars 1970.

« Cette méthode consistant à engager tout le monde dans les prises de décisions, qu'on a plus tard appelée méthode de mobilisation politique maximum, signifiait que tout le travail devait toujours être basé sur l'initiative des masses suivant les conditions données. Pour que la classe ouvrière puisse diriger tout le peuple dans la réalisation de sa mission historique de créer une société nouvelle, il faut reconnaître le droit mais aussi le devoir du peuple de prendre les décisions. »

Aujourd'hui, l'offensive antisociale néolibérale crée le chaos et cherche à nier l'existence même de la classe ouvrière en tant que classe avec son propre but et son propre programme politique, sa conscience et son organisation. Dans ces conditions, on ne saurait jamais trop souligner l'importance des principes pour bâtir et consolider l'organisation établis par les Internationalistes et personnifiés aujourd'hui par le PCC(M-L). Sans eux, il ne sera pas possible de formuler et de réaliser les objectifs prosociaux de la classe ouvrière et du peuple. Les Internationalistes ont pu relever les défis de leur temps en formulant ces principes puis en s'appuyant sur eux et aujourd'hui les activistes du Parti et la classe ouvrière doivent faire la même chose.

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Ne touchez pas aux pensions et aux avantages sociaux !

Les pensions sont un droit !
Attaquer les travailleurs du secteur public
ne fait que générer l'insécurité et ne règle rien

Dans un récent communiqué de presse, la Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante (FCEI) crache son venin contre les travailleurs du secteur public
fédéral et les pensions à prestations déterminées.

Les propriétaires du capital monopoliste ont ordonné aux médias de masse et aux gouvernements à tous les niveaux de préparer l'opinion publique et les conditions pour détruire les fonds de pension à prestations déterminées tant publics que privés. La FCEI qui prétend représenter la petite et moyenne entreprise participe à pieds joints dans la campagne médiatique contre les fonds de pension à prestations déterminées. La FCEI s'est jointe à la campagne antiouvrière et antisociale en publiant un questionnaire et un communiqué de presse intitulés « Pour un avenir sûr ». Selon la FCEI, pour bâtir un « avenir sûr » il faut s'attaquer à la classe ouvrière et à ses pensions et bloquer toute perspective centrée sur l'être humain qui garantisse une retraite en sécurité pour tous.

Plutôt que de s'adresser au problème difficile d'assurer l'avenir à la fois des travailleurs et de la petite et moyenne entreprise face au droit de monopole, la FCEI décharge sa bile contre les travailleurs du secteur public fédéral en condamnant ce qu'elle appelle « les iniquités des régimes de retraite de la fonction publique par rapport à ceux du secteur privé ». Pour corriger ces « iniquités », la FCEI n'a aucune proposition sérieuse à faire pour assurer des pensions aux travailleurs de la petite et moyenne entreprise mais elle demande plutôt qu'on abolisse les pensions à prestations déterminées que les travailleurs ont gagnées dans le secteur public.

La fédération agit comme si les travailleurs sans fonds de pension d'aucune sorte vont trouver une consolation dans la destruction des pensions à prestations déterminées que les travailleurs ont gagnés souvent au prix de dures grèves. Cette attaque est en fait une diversion du type « diviser pour régner » pour bloquer le développement d'un mouvement prosocial uni qui cherche à résoudre le problème réel de la sécurité de la retraite auquel font face tous les Canadiens aujourd'hui.

Le communiqué de presse de la FCEI révèle à quel point la crise de la retraite est profonde quand il dit que 79 % des 7872 de ses membres ayant répondu au questionnaire ont admis que leur entreprise « n'offre pas de régime d'épargne-retraite tels que le REER ou le régime de pension agréé actuellement, principalement en raison de leur coût élevé. Deuxièmement, ces régimes sont trop compliqués à administrer. Cela laisse entendre qu'au moment où l'augmentation obligatoire des charges sociales, telles que les cotisations au RPC/RRQ et les prestations relatives à ce régime est proposée, de nombreux propriétaires d'entreprise ne peuvent tout simplement pas se permettre de se doter de mécanismes d'épargne-retraite. »

Plutôt que de discuter de la façon de financer la retraite des travailleurs de la petite et moyenne entreprise sans mettre ces entreprises en danger, en proposant par exemple des pensions pour tous garanties par le gouvernement et le renouvellement de tout le système de taxation sur la base d'arrêter de payer les riches, la FCEI se lance dans une tirade contre les travailleurs du secteur public. La FCEO se réduit elle-même à n'être qu'une voix de plus au service des riches et de leurs monopoles pour nier aux travailleurs et à tous les Canadiens leur droit à la sécurité de la retraite de standard canadien et ne contribue pas du tout à une discussion sérieuse sur le renouveau des pensions.

L'assaut contre les droits des travailleurs du secteur public et du secteur privé qui ont des fonds de pension à prestations déterminées est une attaque contre le droit de tous les Canadiens à une retraite en sécurité. En adoptant une position hostile vis-à-vis les travailleurs qui ont présentement des pensions à prestations déterminées et en prétendant que ces travailleurs ne paient pas suffisamment pour leurs pensions, la FCEI et les médias de masse essaient de monter une section de la population contre l'autre et de bloquer tout progrès dans la discussion et l'élaboration de propositions pour le renouveau économique prosocial et la solution de problèmes comme celui de la sécurité de la retraite pour tous.

L'incitation contre les travailleurs des secteurs public et privé ayant des pensions à prestations déterminées vise à démobiliser les travailleurs et les empêcher de s'unir et de lancer leur propre programme pour renouveler l'économie et résoudre ses problèmes multiples, dont la sécurité de la retraite pour tous à un standard canadien est certes l'un des plus importants. La guerre de propagande contre les travailleurs du secteur public est aussi une attaque indirecte contre les travailleurs du secteur privé comme les courageux travailleurs de Vale Inco et de la section 1005 du Syndicat des métallos à US Steel Hamilton Works qui défendent le droit de leurs travailleurs présents et à venir aux pensions à prestations déterminées contre les coups de sabre des monopoles étrangers.

La FCEI n'agit pas comme représentante de la petite et moyenne entreprise mais comme une organisation qui a vendu son âme à l'idéologie du droit de monopole. Les petites et moyennes entreprises doivent plutôt s'unir aux travailleurs de tous les secteurs pour bâtir un mouvement prosocial pour restreindre le droit de monopole.

Pour survivre, les petites et moyennes entreprises doivent constamment lutter contre les monopoles avec lesquels elles ont souvent des contrats ou des franchises, contre les fournisseurs monopolistes de biens et services, les immenses entreprises de la finance et de l'immobilier ainsi que les gouvernements provinciaux et fédéraux et l'Assemblée nationale au Québec qui représentent les intérêts des riches et de leurs monopoles. À ce moment dans l'histoire, les petites et moyennes entreprises ne peuvent assurer leur survie et leur sécurité qu'en se liant à la lutte de la classe ouvrière contre le droit de monopole. Les pensions et les autres problèmes qui affectent les rapports entre les propriétaires des petites et moyennes entreprises et leurs travailleurs ne peuvent être résolus que par des programmes sociaux qui défendent les droits de tous comme les systèmes publics de santé, d'éducation et de retraite. Pour résoudre ces problèmes, il faut forcer les gouvernements à étendre la portée et le financement des programmes sociaux et à trouver de nouveaux arrangements de taxation progressive qui ne s'en prennent pas aux individus et aux petites et moyennes entreprises mais qui puisent la plus majeure partie du produit social dont ils ont besoin directement dans la grande entreprise ou dans l'expansion de l'entreprise publique.

Les propriétaires des petites et moyennes entreprises ne peuvent contribuer à ce projet d'édification nationale, qui met inévitablement aux prises le droit public et le droit de monopole, qu'en remettant en question les dogmes et la vision d'affaires établis qui sont aujourd'hui désuets et ne correspondent plus aux conditions d'affaires aujourd'hui dominées par les monopoles internationaux. Les Canadiens de toutes classes sociales doivent examiner l'économie et le rôle de l'État tels qu'ils sont en réalité, en tant que marché, monde des affaires et système politique dominés par les monopoles qui n'ont rien de libre ou de démocratique mais qui sont au service du droit de monopole sur toute question d'importance.

La FCEI devrait cesser de participer à la destruction nationale et de générer de l'insécurité par ses attaques contre la classe ouvrière. Ce ne sont pas les travailleurs qui sont la cause des problèmes de la petite et moyenne entreprise. On ne peut résoudre aucun des problèmes d'un Canada moderne en attaquant la classe ouvrière. Les gens d'affaires de la petite et moyenne entreprise doivent examiner la cause réelle de leurs problèmes et de ceux du pays qui proviennent essentiellement des monopoles du pays et étrangers et de leur droit de monopole de supplanter les droits des autres.

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Brésil

Le Brésil face à ses élections

Le Parti des travailleurs du Brésil (PT), qui compte un peu plus de 1 300 000 militants, a participé jusqu'ici à cinq élections présidentielles depuis sa fondation, il y a trente ans. Il y a toujours défendu son leader et fondateur, le syndicaliste Luiz Inacio Lula da Silva, vainqueur des élections de 2002 et 2006.

Cette fois, il soutient la candidature de l'ex-ministre chef de la maison civile de la présidence, Dilma Rousseff, désignée officiellement le 20 février dernier lors du 4e Congrès national du PT.


Brasilia, le 20 février 2010: Dilma Rousseff (gauche) et le président du Brésil Luiz Inacio «Lula» Da Silva au IVe Congrès national du Parti des travailleurs du Brésil. Sur la bannière: «Avec Dilma, par la voie que Lula nous a montrée.»
(momento24)

Dans le cadre du Congrès, Lula a approuvé cette candidature sans équivoque : « Il n'existe au Brésil personne de mieux préparée pour gouverner le pays que Dilma Rousseff. » « Mon parti, a-t-elle répondu, me confie une tâche qui m'honore. Jamais je n'aurais pensé que la vie me réserverait un tel défi. »

L'ex-guérillera de 61 ans a fait la preuve de son courage et de ses talents à la tête de l'ambitieux programme brésilien de croissance économique, qui a efficacement limité dans son pays les effets de la crise financière et économique mondiale. Si elle est élue, elle suivra sans aucun doute la ligne du gouvernement actuel, dans l'intérêt des classes dépossédées.

Son principal slogan est clair : elle suivra « le chemin que Lula nous a montré ». Elle se propose de propulser en avant les politiques d'éducation et de santé, de multiplier les autres programmes sociaux en marche, de combattre la corruption et de préserver la stabilité macro-économique de la nation.

Dilma a derrière elle une longue carrière politique. Depuis l'ascension du PT au pouvoir, on l'a vue assumer le portefeuille de l'Énergie entre 2003 et 2005, puis la présidence du conseil de direction de l'entreprise pétrolière d'État, Petrobras.

Ses deux principaux atouts sont l'excellent travail qu'elle a mené jusqu'ici et la popularité du président Lula, dont le taux reste de 80 %, un score très rare dans l'univers politique brésilien. Les partisans de Dilma s'appuient sur l'expansion actuelle de l'économie brésilienne qui a sauvé près de vingt millions de personnes de la pauvreté et devrait aboutir à la création de 1,5 million d'emplois en 2010.

Dilma bénéficie aussi du soutien du Parti du mouvement démocratique brésilien, la principale alliance politique nationale.

Son principal rival, José Serra, gouverneur de l'État de Sao Paulo, est le candidat de la coalition centriste du Parti social-démocrate du Brésil, du Parti populaire socialiste et des Démocrates. C'est un homme dont l'idéologie pourrait être rangée sous l'étiquette de sociale-démocrate, à la manière de l'ex-président Fernando Henrique Cardoso. Il a été député fédéral (1986-1994) et ministre de la Santé (1992-2002).

L'électorat brésilien devra donc se prononcer entre une ligne de centre-gauche qui a fait ses preuves ces huit dernières années, sous la baguette de Lula, et l'alternative du maire de Sao Paulo. Le peuple dira le dernier mot.

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Honduras

Un activiste du Front national
de la résistance populaire est tué


«Solidarité résolue - Protégez le Honduras. Arrêtez les bêtes assassines.» (Olivio Martinez)

Gilberto Alexandre Nunez, 27 ans, un militant du Front national de résistance populaire (FNRP) au Honduras, a été tué alors qu'il rentrait chez lui après avoir participé à une manifestation des enseignants. Selon Vos el Soberano, Nunez était membre du comité de discipline et de sécurité de la FNRP et avait reçu plusieurs menaces de mort.

Après avoir participé à la manifestation des enseignants devant le Congrès, Nunez est retourné chez lui dans le sud de la capitale Tegucigalpa où il a été attaqué par deux individus portant des masques de ski et équipés d'armes lourdes. Son ami Jose Andres Oviedo, 26 ans, a également perdu la vie dans l'attaque.

Nunez a annoncé au Comité des proches des détenus et des disparus (COFADEH) au Honduras qu'il avait reçu des menaces de mort et avait été pourchassé et harcelé, rapporte Prensa Latina.

Des dizaines de membres du Front national de la résistance populaire au Honduras ont été tués depuis le coup d'État du 28 juin passé contre le gouvernement de Zelaya.

Le Marxiste-Léniniste condamne l'assassinat d'activistes, de journalistes et d'autres forces progressistes au Honduras qui font partie des larges forces qui s'efforcent de veiller à ce que le peuple hondurien exerce un contrôle sur son destin, libre de toute ingérence extérieure. Les meurtres de militants pacifiques et d'autres par des inconnus masqués est une activité sordide de la pire espèce. Même sans appréhender les coupables, on sait que de tels assassinats ne peuvent bénéficier qu'aux oligarques et autres au service de l'impérialisme américain. Ces meurtres sont un rappel d'un passé non lointain où l'impérialisme américain et ses fantoches en Amérique latine et dans les Caraïbes ont commis les pires crimes contre le peuple. Les peuples du Honduras et du monde entier ne permettront jamais que cette activité criminelle soit rétablie au Honduras ou ailleurs.

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Cuba

Les Torontois disent
«Cuba, nous sommes avec toi !»

À l'appel du PCC(M-L), du Forum de Toronto sur Cuba, du Réseau de solidarité avec l'Amérique latine et d'autres organisations, les Torontois ont manifesté samedi le 22 mai 2010 devant le consulat de Cuba à Toronto pour exprimer leur soutien résolu à la révolution cubaine et pour contrer une manifestation appelée par les ennemis de la révolution, qui ont mobilisé leurs forces et leurs ressources contre le peuple et le gouvernement cubains à l'occasion de l'imposition honteuse du régime néo-colonial du 20 mai 1902 par l'impérialisme américain à Cuba.

Les participants ont avant tout affirmé la longue union fraternelle entre le peuple canadien et le peuple cubain contre la même domination de l'impérialisme américain dans les Amériques et dans le monde. Parmi les intervenants à la manifestation il y avait Zafar Bangash, un représentant de la communauté musulmane de Toronto, Tamara Hansen, coprésidente du Réseau canadien pour Cuba, et des représentants des communautés et groupes de solidarité d'Amérique latine. L'un des principaux points soulevés par les intervenants était que la révolution cubaine recueille la sympathie générale de la population canadienne et que cette tendance se poursuivra à l'avenir.

Un autre thème de la manifestation a été l'opposition à l'utilisation du sol canadien comme base pour la désinformation et les activités anti-cubaines visant à isoler et à calomnier le peuple cubain, son leadership et sa révolution. Les manifestants ont dénoncé haut et fort l'arrivée et la présence d'un petit groupe de fascistes anti-cubains et d'éléments anti-communistes qui étaient venus pour « protester contre les violations des droits humains » à Cuba et à soutenir la restauration à Cuba de la « liberté » capitaliste sous le diktat des États-Unis.

Quelques orateurs ont également souligné l'aide humanitaire que Cuba a rendue avec abnégation depuis le triomphe de la révolution cubaine le 1er janvier 1959, notamment avec la formation de médecins étrangers et d'infirmières, l'aide désintéressée rendue à beaucoup de ses voisins des Caraïbes pendant les périodes de crise naturelle, en particulier en Haïti au cours du plus récent tremblement de terre, et le soutien et l'assistance à la révolution au Venezuela et dans d'autres pays en Amérique latine et dans le monde.

Il a également été souligné que la défense du socialisme et de l'indépendance de Cuba a été une source d'inspiration pour toutes les forces qui luttent pour l'autodétermination et l'indépendance et un exemple vivant qu'il y a une alternative à l'impérialisme anglo-américain et c'est pourquoi les impérialistes américains ont essayé à plusieurs reprises d'organiser un changement de régime à Cuba.


Scandant « Cuba Si, Yankee no », « Libérez les cinq ! » et plusieurs autres slogans, les manifestants ont gagné le large soutien des automobilistes qui ont soulevé le poing et klaxonné.

À la fin de la manifestation les participants se sont réunis pour des discussions informelles et affirmer leur détermination à intensifier leur soutien à la révolution à Cuba et à toutes les forces combattantes dans les Amériques et à s'opposer à toutes les tentatives des États-Unis qui financent et organisent des éléments anticommunistes réactionnaires aux États-Unis et au Canada afin d'isoler et d'attaquer Cuba et son peuple.

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Derrière la campagne contre Cuba,
les partenaires allemands de la CIA

La campagne de propagande contre Cuba qui inonde depuis quelques semaines la presse commerciale d'Europe se caractérise par un vaste déploiement du « personnel Cuba » de la CIA. Vieille partenaire de la Company, la Fondation Konrad Adenauer (Konrad Adenauer Stiftung – KAS), vient de le démontrer à Bruxelles, où elle a organisé une « conférence » dont les participants proviennent en majorité du « staff Amérique Latine » de l'Agence de Langley.

Le show médiatique que la KAS a organisé dans la capitale belge contre Cuba, au très exclusif Cercle Royal Gaulois, en logeant ses invités au peu prolétaire Best Western Premier Park Hotel Brussels, a eu comme objectif évident d'éviter que la présidence (espagnole) de la UE ne change la position commune européenne envers La Havane qu'a implantée en son temps le phalangiste José Maria Aznar.

Pour qui ne connaît rien de la fondation berlinoise de la Klingelhöferstrasse, ce forum sur le thème de Cuba intitulé de façon quelque peu énigmatique « Cuba-UE : entre le pragmatisme et les valeurs » peut paraître légitime.

Mais pour qui connaît ceux qui le convoquent et le noyautent, il est clair que l'on est en présence d'une intervention de plus des renseignements américains sur le terrain de la politique globale de l'Europe.

À Bruxelles, la KAS a confirmé la permanence active de ses liens avec la CIA en inscrivant comme principaux acteurs de son programme des individus aussi identifiés aux opérations des services nord-américains que Yaxis Cires Dib, qui s'autoproclame pompeusement Secrétaire adjoint aux Relations extérieures du Parti Démocrate-chrétien (PDC), parti fantôme comme la CIA en a créé des dizaines, et Julio Hernandez, chef à vie du Mouvement chrétien Libération.

Dans différentes publications subventionnées par le Département d'État, le nom de Cires avoisine ceux d'agents et de terroristes tels que Angel De Fana et Frank Calzon, tous deux associés à la propagande anti-cubaine depuis des décennies.

Quant au « mouvement » d'Hernandez, il est conformé « par lui-même, sa femme et son chat », précise non sans humour une source au courant de ses activités.

« Elles fonctionnent dans un secret presque total »

Dans son livre La CIA en Espagne, (Editorial Debate, Madrid, 2007) le chercheur madrilène Alfredo Grimaldos signale comment les « fondations allemandes ont des programmes dans une soixantaine de pays et dépensent près de 150 millions de dollars », et il précise : « Elles fonctionnent dans un secret presque total. »

Grimaldos cite l'ex-agent de la CIA Philip Agee, qui révélait à la revue Zone Zéro, en mars 1987, que dans le « Programme Démocratie », élaboré par l'Agence, les fondations allemandes ont été utilisées « pour canaliser l'argent de la CIA » vers des organisations politiques favorables aux intérêts nord- américains.

Pour sa part, l'avocate et journaliste vénézuélano-américaine Eva Golinger signale comment cette fondation « a aussi réalisé un travail pour aider à isoler et déstabiliser la Révolution cubaine depuis les années 60, et est très liée à la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) et au Center for a Free Cuba (de Frank Calzon), tous deux financés en grande partie par la NED et la USAID ».

« La Konrad Adenauer finance et travaille aussi avec les mouvements de droite (la « démocratie-chrétienne ») dans l'ancien bloc soviétique et a appuyé, avec les agences de Washington, les « révolutions colorées » en Géorgie, en Ukraine et en Serbie, entre autres pays européens », précise-t-elle.

Filiale du parti politique allemand Union Démocrate Chrétienne (CDU), la KAS a été créée en 1956 sous le nom de « Société de formation politique Démocrate Chrétienne » pour ensuite récupérer l'identité du défunt chancelier allemand Konrad Adenauer. Plus important « think tank » allemand, son budget annuel atteint les 100 millions d'euros, provenant en majeure partie des poches des contribuables.

La KAS finance les partis politiques, ONG et toute organisation dans le monde qui fait la promotion des intérêts de la droite corporative internationale, avec l'appui secret des États-Unis.

La fondation fait partie du World Movement for Democracy créé par la National Endowment for Democracy, fonds nord-américain financé par l'USAID, façade principale de la CIA dans le monde, dénoncée pour ses incessantes interventions en Amérique Latine, où elle finance ouvertement la subversion et la déstabilisation.

La KAS maintient des bureaux et du personnel dans plusieurs pays du continent latino-américain en plus de subventionner ses opérations à Cuba en appui constant aux plans conspiratifs où se fait voir la « patte velue » de l'Agence centrale de renseignement (CIA) des États-Unis.

L'étroite collaboration de la KAS avec la FAES de Aznar et sa relation avec le terroriste fugitif de la justice cubaine Carlos Alberto Montaner, sont aussi éloquentes.

Propagandiste principal du personnel de la CIA tant en Europe qu'en Amérique latine, Montaner a participé à plusieurs séminaires de la KAS et de la fondation du parti libéral allemand, la Friedrich Nauman Stiftung, qui ont toujours rémunéré avec générosité ses « performances ».

D'autres informations encore plus significatives qui disent tout au sujet des appels à la démocratie de la fondation multimillionnaire allemande dans sa campagne contre Cuba : au Venezuela, la KAS a appuyé et demeure derrière le parti néofasciste Primero Justicia, qui a participé activement au coup d'État d'avril 2002 contre le président Hugo Chavez.

Selon l'Étasunien d'extrême-droite Chris Sabatini, Primero Justicia était le partenaire principal au Venezuela de l'Institut républicain international (IRI), organisation subventionnée à coups de millions par la NED.

L'organisation Primero Justicia a été la créature de nul autre que le putschiste Alejandro Peña Esclusa, aujourd'hui chef de UnoAmérica, l'organisation fasciste latino-américaine promue par d'anciens militaires de l'Opération Condor et complice d'actions terroristes.

Peña Esclusa, installé en Colombie, a conseillé les militaires et les entrepreneurs putschistes honduriens aux côtés des stratèges les plus fanatiques de Washington tels qu'Otto Reich, Roger Noriega et Dan Fisk. Une tâche à laquelle s'est consacré – quel hasard ! – Montaner et son vieux complice terroriste, Armando Valladares.

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