Le Marxiste-Léniniste

Numéro 85 - 12 mai 2010

Dénonçons la demande de Vale d'intervention policière violente contre les grévistes et
la communauté de Sudbury!


Sudbury le 11 mai 2010: les grévistes de Vale Inco intensifient la pression avec les piquetages devant la
mine de Clarabelle en réponse à la compagnie qui demande à la police d'intervenir violemment.

Vale Inco
Dénonçons la demande de Vale d'intervention policière violente contre les grévistes et la communauté de Sudbury! - Dave Starbuck
La production de Vale restreinte par la grève à Sudbury et à Voisey Bay
Assez, ça suffit! Arrêtez l'hystérie et les attaques antiouvrières!
«L'autre visage» de Vale: répercussions et infractions dans le monde

Secteur minier
Les manifestants exigent la responsabilité sociale à la réunion annuelle de la société minière New Gold
Des syndicalistes canadiens rendent visite aux grévistes des mines de cuivre du Mexique

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Dénonçons la demande de Vale d'intervention policière violente contre les grévistes
et la communauté de Sudbury!


Sudbury le 11 mai 2010: piquet à l'usine Clarabelle

Des centaines de travailleurs en grève de Vale Inco en sont maintenant à leur sixième jour de protestation politique ininterrompue sur la voie publique adjacente aux entrées des mines Clarabelle et Coleman à Sudbury, en Ontario. Ils dénoncent l'échec, renouvelé encore ces derniers jours, des négociations contractuelles et l'utilisation de mercenaires (briseurs de grève) par Vale Inco depuis les derniers dix mois. Ils demandent au gouvernement d'empêcher Vale d'avoir recours à ces mercenaires. Toute activité d'extraction minière, de fonderie et de raffinage de nickel chez Vale a maintenant cessé à Sudbury suite à ces manifestations et à l'effondrement vendredi dernier d'une section de 60 pieds d'une cheminée dans la fonderie sur des lignes d'oxygène et de nitrogène, lequel a failli conduire à une explosion majeure qui aurait rasé la ville de Copper Cliff.

Les travailleurs défient le jugement injuste rendu le 11 mai par le juge Robbie Gordon de la Cour supérieure qui donnait deux heures aux manifestants pour cesser leur action sur la propriété de la ville située à l'entrée des deux usines de Vale Inco. Le jugement a été rendu lors d'une audience qui a duré moins de deux heures. Loin de se disperser tel que l'ordonnait le jugement, les travailleurs se sont rendus encore plus nombreux aux manifestations dans les deux endroits. Lorsque le shérif s'est présenté à 14 h pour lire le jugement de la cour, les travailleurs l'ont forcé à se retirer en scandant : « Pas question ! On ne bouge pas ! » Vers 16 h, soit l'heure à laquelle les policiers avaient averti qu'ils allaient intervenir, il y avait près de 200 travailleurs à chaque entrée. À 18 h 15, une douzaine de policiers sont arrivés à Levack à la mine Coleman et ont ordonné aux manifestants de se disperser sinon ils seraient arrêtés. Lorsque les travailleurs ont fait une chaîne et crié « Dehors les scabs ! », les policiers ont retraité face à une telle détermination. La même scène s'est répétée 45 minutes plus tard à la mine Carabelle.

Cela fait depuis le début de la grève que Vale Inco tente de dépeindre la grève des travailleurs comme un acte violent et qu'elle cherche à criminaliser les travailleurs. Elle en a même congédié neuf. Vale Inco demande maintenant que la police utilise la violence contre les travailleurs pour démanteler leur blocus. Steve Ball, le porte-parole de Vale Inco, a dit lundi dernier que « c'est notre droit légal d'avoir accès à nos usines et les cours l'ont reconnu » et que « nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour avoir accès à nos usines et pour régler le sort des individus qui dirigent et orchestrent ces blocus ».

Lorsqu'il est devenu évident que les manifestants ne se dispersaient pas, Vale Inco est retourné en cour mardi après-midi, quelque deux heures après le jugement du juge Gordon, et elle lui a demandé d'ordonner immédiatement à la police d'agir. « Je crois, a dit l'avocat de Vale, Stephen Gleave, que la police doit intervenir immédiatement avant que le nombre des manifestants n'augmente encore et qu'il y ait de la violence. » Il a plaidé que la compagnie se voyait privée de son droit légal d'avoir accès à sa propriété. Sans le démantèlement des barricades, « nous n'avons plus d'options ». Dans son jugement du matin, le juge avait demandé à la police d'aller aux barricades et avait ajouté que « si la police choisissait de ne pas intervenir », il tenait à en être informé.


Sudbury le 9 mai 2010: les travailleurs de la mine Coleman de Levack protestent contre la rupture des négociations.  Leur protestation sur un chemin public empêche les camions de quitter l'usine de Copper Cliff, qui est également fermée à cause de la grève. Des supporters apportent des boissons chaudes et de la nourriture aux manifestants.

Brian Shell, l'avocat de la section 6500 du syndicat des Métallos, a dit que l'empressement de l'entreprise à voir la police « utiliser la force, les arrestations et l'incarcération » immédiatement pour briser les barricades des citoyens aux deux endroits revenait à demander à la police de « blesser les gens ». Il a dit que Vale Inco veut que la police du Grand Sudbury « fasse comme à la guerre » ce qui « cause de grands risques aux policiers comme aux citoyens ». Le juge a dit qu'il déciderait mercredi matin de la marche à suivre.

Alan Lekun, le chef adjoint du Service de police du Grand Sudbury, participe lui aussi à la criminalisation des travailleurs en grève. Il a dit que les policiers surveillent et font enquête sur les manifestations à Clarabelle et Coleman. « Nous devons préserver la paix, prévenir la perpétration d'infractions et faire appliquer la loi relativement aux infractions contre des personnes et la propriété selon les pouvoirs et la discrétion qui nous sont accordés. » Il a dit que le service de police « ne fait pas face à de la désobéissance civile ou à une ligne de piquetage mais à des activités potentiellement criminelles commises par des piqueteurs. [...] Nous sommes au fait de la situation, et cela depuis vendredi dernier, et nous l'envisageons dans ses aspects criminels et c'est dans cette optique que nous y répondrons. »

Nous devons nous opposer vigoureusement à cet appel de Vale Inco à l'utilisation de la violence policière pour empêcher les travailleurs de mener une grève qui est effective. Les Canadiens ont le droit d'organiser des protestations politiques sur la propriété publique. Le juge Gordon n'a pas raison de nier les droits de ces travailleurs en faveur du diktat monopoliste. Le fait que Vale Inco peut obtenir une audience immédiate et un jugement en deux heures, tandis que les plaintes des travailleurs pour négociation de mauvaise foi et infractions par Vale des règlements de zonage résidentiel de la ville sont constamment reportées et jamais réglées, nous montrent que les lois du travail au Canada ne rendent pas justice aux travailleurs et que les travailleurs canadiens doivent en produire de nouvelles qui servent leurs intérêts.

Les travailleurs de mines, de moulin, de fonderie et de raffinerie membres de la section locale 6500 du syndicat des Métallos ne sont pas la source de la violence dans la communauté. C'est Vale, ce monopole international étranger basé au Brésil et dominé par des intérêts bancaires et sidérurgiques américains qui a utilisé la violence sociale et économique contre les travailleurs et la communauté de Sudbury. C'est le travail des mineurs de Sudbury appliqué au minerai enfoui dans les profondeurs de la Terre Mère au moyen de la technique, d'outils et d'équipements hérités des générations précédentes qui a produit des dizaines de milliards de dollars de richesse à même le Grand Bassin de Sudbury. Les travailleurs qui produisent cette richesse ont la première réclamation à cette richesse. La tentative par Vale d'imposer de nouveaux arrangements dans les pensions, les primes et les droits d'ancienneté est injustifiée. Les travailleurs de Sudbury sont conscients de l'héritage que leur ont laissé les générations précédentes et ils sont déterminés à le laisser aux générations futures. Les concessions ne sont pas des solutions ! Vale a échoué à se gagner l'appui de la population et on le voit encore aujourd'hui avec tous les automobilistes qui klaxonnent en appui aux manifestants. Vale n'a pas été capable de briser la résistance de fer de la classe ouvrière de Sudbury et cela malgré dix mois d'épreuves économiques et psychologiques qu'elle a causées aux travailleurs et à la communauté de Sudbury. Malgré les provocations nombreuses de Vale, de l'agence de sécurité AFI et des briseurs de grève, les travailleurs ont refusé de répondre à la violence et se sont comportés on ne peut plus dignement. Vale maintenant en est réduite à en appeler à la violence policière contre les travailleurs et la communauté de Sudbury. On ne doit pas permettre que cela se produise !

Honte à Vale pour en appeler à la violence policière !
Tous en appui à la protestation politique des travailleurs de Sudbury !
Qui décide ? C'est Sudbury qui décide !

À titre d'information

Des centaines de travailleurs en grève de Vale Inco, des membres de leurs familles et de la communauté ont manifesté dans les rues le 7 mai pour protester contre le fait que Vale Inco une fois de plus a rompu les négociations pour une nouvelle convention collective. Les manifestants sont descendus dans la rue vers 4 heures du matin et se sont rassemblés sur les routes municipales près de la mine Coleman à Levack et de la mine Clarabelle au nord de la ville de Sudbury.

Les gens ont apporté des breuvages chauds et de la nourriture aux manifestants qui ont maintenu leur vigile sans interruption depuis vendredi et montré qu'ils n'ont pas l'intention de se disperser. Des autobus font régulièrement la navette entre le bureau du syndicat sur la rue Brady et les sites des manifestations.

Lorsque les manifestations ont commencé, le porte-parole de Vale Inco Steve Ball a dit que la compagnie entend prendre « toutes les mesures nécessaires » pour restaurer l'accès à la mine et au moulin. « Toutes les mesures nécessaires » ne semblent pas comprendre la seule qui s'impose, le seul choix rationnel et l'alternative centrée sur l'être humain aux activités de la compagnie, soit la négociation d'une entente équitable pour résoudre le conflit. « Toutes les mesures nécessaires » ont conduit à la situation actuelle où la menace de violence policière est brandie contre les justes protestations des travailleurs. On rapporte également que l'agence de voyous de sécurité privée AFI continue de menacer et de harceler les manifestants. Cela ne fait que perpétuer les pratiques de surveillance et d'intimidation contre les travailleurs en grève, leurs familles et même leurs enfants.

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La production de Vale restreinte par
la grève à Sudbury et à Voisey Bay

Vale Inco va d'échec en échec dans ses efforts effrénés pour relancer la production en utilisant des mercenaires dans ses mines et usines touchées par la grève à Sudbury et à Voisey Bay. Les données de production de Vale publiées le 5 mai montrent que la production de nickel à Sudbury est en baisse de 98,5 % au premier trimestre de 2010 comparativement au même trimestre il y a un an. La production de cuivre de Sudbury est en baisse de 88 % malgré les tentatives de Vale de se concentrer sur le flux de cuivre, car il contient des métaux précieux. La production d'or et d'argent a baissé respectivement de 81 % et 80 %, tandis que celle du platine et du palladium ont diminué de 97 % et 94 %. Vale a été incapable de produire le moindre cobalt à Sudbury. À Voisey Bay, la production de nickel, de cuivre et de cobalt a diminué respectivement de 80 %, 85 % et 83 %.


Sudbury

Voisey Bay    

 

% de variation
du 1er trimestre 2009 au 1er trimestre 2010

% de variation
du 1er trimestre 2009 au 1er trimestre 2010

Nickel

-98,5%

-79.,%

Cuivre

-88,0%

-84,6%

Cobalt

-100,0%

-83,0%

Platine

-97,1%

n.d.

Palladium

-93,6%

n.d.

Or

-81,3%

n.d.

Argent

-80,3%

n.d.

Dans son rapport financier, Vale a indiqué : « Compte tenu de l'effet de la grève à Sudbury et à Voisey Bay sur notre production et l'absence de stocks, nous avons continué à accroître l'achat de produits de nickel intermédiaires et finis afin d'honorer nos obligations contractuelles avec les clients. » Ces achats ont atteint 91 millions $US au premier trimestre 2010. Vale a également signalé que les dépenses liées au ralentissement de la capacité et à l'arrêt des exploitations de nickel au Canada ont totalisé 205 millions $US pour le trimestre.

Examinant les résultats de sa division de minéraux non ferreux, Vale a indiqué que « la performance de l'activité de minéraux non-ferreux a continué à être affectée par la grève à Sudbury et les exploitaitons de Voisey Bay. Le total des revenus à partir de minéraux non ferreux a atteint 1,635 milliards $US au premier trimestre 2010, diminuant de 212 millions $US comparativement au quatrième trimestre 2009. L'effet de la hausse des prix - 117 millions $US - a été plus que compensée par la baisse des volumes de vente, 329 millions $US. [...] Les ventes de nickel ont généré un chiffre d'affaires de 687 millions $US au premier trimestre 2010, contre 741 millions $US au quatrième trimestre 2009. Des volumes plus bas étaient responsables d'une réduction de 141 millions $US, tandis que la hausse des prix de vente a provoqué une augmentation de 87 millions $US. »

Quant à ses résultats d'ensemble, Vale a indiqué que le bénéfice net est passé de 1 363 millions $US au premier trimestre de 2009 à 1 604 millions $US pour le premier trimestre 2010. Le total des actifs aurait passé à 104 340 millions $US, comparativement à 81 730 millions $US un an plus tôt.

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Assez, ça suffit! Arrêtez l'hystérie
et les attaques antiouvrières!

Les travailleurs de Vale Inco ont des droits en vertu du fait qu'ils produisent la richesse matérielle que la société minière exproprie. Malgré cela, la compagnie fait valoir que les travailleurs s'ingèrent dans son activité et souhaite que ce qu'ils font soit déclaré illégal. Ce n'est pas seulement une logique intéressée, c'est absurde. Ceux qui brandissent le droit comme une arme contre les travailleurs perdent de plus en plus toute autorité morale parce que si ce qui est légal n'est pas juste et perçu comme juste, la loi est simplement un instrument des puissants pour arriver à leurs fins.

Vale Inco intensifie l'hystérie contre les travailleurs précisément parce qu'elle n'a pas réussi à obtenir jusqu'à présent ce qu'elle veut par la force. L'usage de la force ne change rien au fait que la cause des travailleurs est juste et tout le monde le sait. Plutôt que de répondre aux demandes légitimes des travailleurs, y compris celle que les travailleurs licenciés soient réintégrés dans le cadre du protocole de retour au travail, Vale Inco a l'intention de créer autant d'hystérie que possible afin que personne ne puisse penser ou voir ce qui se passe, ce qui est pourtant clair et limpide.

Contrairement à ce que Vale Inco semble penser, les travailleurs à Sudbury ne sont pas nés d'hier. Pendant 10 mois, ils ont repoussé toutes les tentatives de la compagnie d'obtenir un règlement sur la base d'un contrat de travail qui ne satisfait pas aux exigences des travailleurs et de leur syndicat. Les travailleurs en grève de la section locale 6500 des Métallos, leurs familles, amis et alliés ont le plein appui des travailleurs canadiens d'un océan à l'autre dans leur lutte pour forcer Vale Inco à revenir à la table de négociation et à négocier une entente équitable maintenant !

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«L'autre visage» de Vale : répercussions
et infractions dans le monde

Le 4 mai, le syndicat des Métallos a publié un dossier sur les répercussions des infractions de Vale dans le monde.

Le but de ce dossier est de rendre plus visibles les aspects négatifs des projets de Vale qui diffèrent considérablement de l'image de succès, de développement durable, de soutien communautaire et de redistribution sociale de dividendes que la compagnie affiche à travers ses publicités. Ce qui suit ne sont que quelques exemples :

Tragédies humaines

Le 19 avril 2010, un accident grave a eu lieu au Port of Ponta da Madeiras à Sao Luis, Maranhao, Brésil, qui a enlevé la vie à deux travailleurs de Vale et a fait cinq blessés. Les deux travailleurs ont été frappés par un silo de minerai (qui est tombé de 30 mètres de haut lorsqu'un transporteur à courroie s'est brisé). Ceci n'est qu'un des accidents qui ont eu lieu depuis 2007, sans aucune amélioration des conditions de travail.

En 2008, il y a eu 2 860 accidents dans les lieux de travail dont 9 morts.

Les chemins de fer de Vale ont causé des accidents conduisant à la mort ou causant des blessures graves à 23 personnes en 2007.

Il y a eu 140 poursuites pour corruption enregistrées contre Vale dans le monde entier en 2008.

Au Pérou, une filiale de Vale a utilisé des milices armées à l'intérieur du site minier.

Peuples indigènes déplacés :

14,400 personnes provenant de 11 communautés rurales dans l'état de Maranhao seraient déplacées pour faire place à des projets d'industries sidérurgiques.

Les communautés de Parauapebas au Brésil sont chassées de leurs maisons pour des travaux d'infrastructures sur le projet de Salobo afin de faire l'extraction et le traitement du minerai de cuivre.

Le transport du minerai de fer et la fonte de première fusion produite par 16 usines situées au Brésil sont liées à l'augmentation de la prostitution chez les enfants.

Le Moatize Coal Project au Mozambique déplacera environ 1 100 familles. Leur culture traditionnelle a subi des changements dramatiques tels que l'exhumation des corps.

La communauté traditionnelle de Karonsi'e Dongi en Indonésie a décidé de retourner dans sa patrie. Là où se trouvaient ses champs, maisons et cimetières elle a trouvé des mines, un terrain de golf et des dortoirs pour les travailleurs d'Inco. Il y a présentement 30 familles qui ont de la difficulté à récupérer leurs terres.

Pollution de l'eau et de l'air

Dans la Nouvelle-Calédonie, Vale Inco veut construire un conduit de déversement de résidus dans l'océan, affectant le fragile récif de coraux de l'Unesco World Heritage qui entoure l'île. Des rapports initiaux affirment que le 21 avril 2010, 670 000 litres d'une solution qui contenait de l'acide ont renversé du bassin de résidus miniers provenant de l'extraction du nickel. En 2009, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a inculpé Vale Inco à la suite d'un immense renversement d'acide à l'usine d'acide sulfurique pendant un essai de programme. Le renversement a tué des milliers de poissons dans la rivière locale.

L'agrandissement du Port of Ponta da Madeira dans la municipalité de Sao Luis au Brésil entraînera probablement une forte augmentation de la pollution et aura un grave impact social et environnemental le long du corridor de Carajas.

La production voulue pour le Sao Luis Steel Industry Hub au Brésil aura une production estimée à 35,6 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par année, la cause principale de l'effet de serre.

L'exploration des gisements de minerais dans les collines d'Urucum au Brésil a asséché la source principale d'eau dans la région : le ruisseau d'Urucum. Depuis 2002, Vale fait l'objet de deux poursuites judiciaires pour avoir enseveli le ruisseau d'Urucum après une explosion pendant les activités minières d'extraction du manganèse.

Vale Inco veut déverser 400 000 tonnes de déchets par année dans le Sandy Pond dans le cadre d'un projet de nickel dans la Baie de Voisey, à Long Harbour, au Canada. Vale préfère utiliser le bassin existant au lieu d'investir dans une digue à rejets.

Vale a présenté une pétition aux gouvernements de l'Ontario et du Canada pour une « norme différente pour le nickel » à l'usine de fusion de Sudbury puisque ses opérations ne répondraient pas aux normes minimales sur l'émission de poussière de nickel.

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Secteur minier

Les manifestants exigent la responsabilité sociale à la réunion annuelle de la société minière New Gold

Les représentants des victimes de l'entreprise minière New Gold, venus de Cerro de San Pedro de Potosí, au Mexique et d'El Morro, au Chili, ont manifesté le 6 mai à Toronto à l'occasion de la première assemblée annuelle des actionnaires de la compagnie. Grâce à leurs banderoles et leurs tracts, les manifestants ont informé les gens sur les violations des droits humains et de l'environnement par New Gold au Mexique et au Chili. Les bannières se lisaient comme suit : « New Gold, société minière criminelle et irresponsable » et « la Cour suprême du Mexique a ordonné la fermeture immédiate de New Gold ».


Toronto le 6 mai 2010

Au début et à la fin de la réunion, plusieurs actionnaires ont été interrogés par des manifestants sur les violations commises par New Gold. Ces actionnaires ont répondu que, quel que soit le coût pour le Mexique ou le Chili, les activités minières se poursuivront. Un actionnaire, lorsqu'il a été arrêté par un membre du Front élargi d'opposition (Frente Amplio Opositor - FAO), section de Montréal, qui lui rappelait les raisons pour lesquelles New Gold a perdu depuis 2004 tous ses permis de travail dans le Cerro de San Pedro, au Mexique, a simplement déclaré : « Nous avons investi des millions de dollars et nous n'allons pas prendre du retard simplement parce que certaines personnes n'aiment pas ça. »

New Gold poursuit actuellement ses activités d'exploitation minière à Cerro de San Pedro Potosí Potos, malgré le fait que tous les permis lui ont été retirés. Avec la plus grande impunité, la société minière non seulement continue de violer les injonctions d'arrêter tout le dynamitage et l'extraction minière, mais elle continue d'intimider le peuple qui l'accuse de proférer des menaces de mort et d'attiser les divisions parmi les communautés environnantes. Elle est capable d'agir de cette façon en raison de la corruption systémique et le trafic d'influence dans la région. Les organismes gouvernementaux, du niveau municipal au niveau fédéral, utilisent leurs postes d'élus en tant que soutien au crime organisé qui va à l'encontre de la légalité. New Gold bénéficie également du soutien actif de l'ambassadeur du Canada au Mexique, Guillermo E. Rishchynski, qui agit hypocritement comme un propagandiste des soi-disant préoccupations humaines, sociales et environnementales des sociétés minières canadiennes établies au Mexique. L'entreprise bénéficie également de l'appui du gouvernement du Canada qui refuse d'adopter une loi pour permettre des poursuites pénales contre les sociétés minières canadiennes opèrant au Canada ou à l'étranger, pour les crimes qu'ils commettent contre les peuples et les travailleurs.

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Des syndicalistes canadiens rendent visite aux grévistes des mines de cuivre du Mexique

Le 3 mai, une délégation de syndicalistes canadiens a visité la mine de cuivre de Cananea Sonora, au Mexique. La délégation s'est rendue à Sonora après avoir assisté à une réunion du syndicat des travailleurs de Los Mineros (avec un effectif de 280 000) à Mexico et après une rencontre avec l'ambassadeur du Canada au Mexique, Guillermo E. Rishchynski, en ce qui concerne l'emprisonnement du dirigeant syndical Juan Linares.


Les travailleurs en grève de la mine de cuivre de Cananea manifestent en avril 2009 (El Justo reclamo).

Le syndicat informe que Linares est détenu depuis 2008 dans des conditions horribles à la prison Reclusorio del Norte, malgré une ordonnance de libération émise par un juge du tribunal correctionnel. Il a été arrêté après avoir participé en 2008 à une congrès syndical à Vancouver, au Canada. Le voyage de la délégation a été également organisé en appui au président de Los Mineros, Napoleón Gómez Urrutia, qui vit en exil à Vancouver depuis 2007 après avoir critiqué le gouvernement mexicain et Grupo Mexico suite à une catastrophe minière qui a coûté la vie à 65 mineurs. Gomez a appelé l'incident « un homicide industriel », conduisant à de fausses accusations et de menaces de mort, le forçant à s'exiler aux États-Unis puis maintenant au Canada.

Cananea est la plus grande mine de cuivre au Mexique. Ses travailleurs sont en grève depuis près de trois ans et ont fait face à une augmentation d'agressions, de menaces et de violence de la part du gouvernement mexicain et du propriétaire de la mine, Grupo Mexico. Selon le communiqué du syndicat, les mineurs en grève ont récemment menacé de détruire la mine si le gouvernement essaie de les expulser.

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