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Dénonçons la demande de Vale
d'intervention policière violente contre les grévistes
et la communauté de Sudbury!
- Dave Starbuck -

Sudbury le 11 mai 2010:
piquet à l'usine Clarabelle
Des centaines de travailleurs en grève de Vale
Inco en sont maintenant à leur sixième jour de
protestation politique ininterrompue sur la voie publique adjacente aux
entrées des mines Clarabelle et Coleman à Sudbury, en
Ontario. Ils dénoncent l'échec, renouvelé encore
ces derniers jours, des négociations contractuelles et
l'utilisation de
mercenaires (briseurs de grève) par Vale Inco depuis les
derniers dix mois. Ils demandent au gouvernement d'empêcher Vale
d'avoir recours à ces mercenaires. Toute activité
d'extraction minière, de fonderie et de raffinage de nickel chez
Vale a maintenant cessé à Sudbury suite à ces
manifestations et à l'effondrement vendredi dernier d'une
section de 60 pieds d'une cheminée dans la fonderie sur des
lignes d'oxygène et de nitrogène, lequel a failli
conduire à une explosion majeure qui aurait rasé la ville
de Copper Cliff.
Les travailleurs défient le jugement injuste
rendu le 11 mai par le juge Robbie Gordon de la Cour supérieure
qui donnait deux heures aux manifestants pour cesser leur action sur la
propriété de la ville située à
l'entrée des deux usines de Vale Inco. Le jugement a
été rendu lors d'une audience qui a duré moins de
deux heures. Loin de se
disperser tel que l'ordonnait le jugement, les travailleurs se sont
rendus encore plus nombreux aux manifestations dans les deux endroits.
Lorsque le shérif s'est présenté à 14 h
pour lire le jugement de la cour, les travailleurs l'ont forcé
à se retirer en scandant : « Pas question !
On ne bouge pas ! » Vers 16 h, soit
l'heure à laquelle les policiers avaient averti qu'ils allaient
intervenir, il y avait près de 200 travailleurs à chaque
entrée. À 18 h 15, une douzaine de policiers sont
arrivés à Levack à la mine Coleman et ont
ordonné aux manifestants de se disperser sinon ils seraient
arrêtés. Lorsque les travailleurs ont fait une
chaîne et crié « Dehors les
scabs ! », les policiers ont retraité face
à une telle détermination. La même scène
s'est répétée 45 minutes plus tard à la
mine Carabelle.
Cela fait depuis le début de la grève que
Vale Inco
tente de dépeindre la grève des travailleurs
comme un acte violent et qu'elle cherche à criminaliser les
travailleurs. Elle en a même congédié neuf. Vale
Inco demande maintenant que la police utilise la violence contre les
travailleurs pour démanteler leur blocus. Steve Ball, le
porte-parole de
Vale Inco, a dit lundi dernier que « c'est notre droit
légal d'avoir accès à nos usines et les cours
l'ont reconnu » et que « nous allons faire tout
ce qui est nécessaire pour avoir accès à nos
usines et pour régler le sort des individus qui dirigent et
orchestrent ces blocus ».
Lorsqu'il est devenu évident que les manifestants
ne se dispersaient pas, Vale Inco est retourné en cour mardi
après-midi, quelque deux heures après le jugement du
juge Gordon, et elle lui a demandé d'ordonner
immédiatement à la police d'agir. « Je crois,
a dit l'avocat de Vale, Stephen Gleave, que la police doit intervenir
immédiatement avant que le nombre des manifestants n'augmente
encore et qu'il y ait de la violence. » Il a plaidé
que la
compagnie se voyait privée de son droit légal d'avoir
accès à sa propriété. Sans le
démantèlement des barricades, « nous n'avons
plus d'options ». Dans son jugement du matin, le juge avait
demandé à la police d'aller aux barricades et avait
ajouté que « si la police choisissait de ne pas
intervenir », il tenait à en être
informé.


Sudbury le 9 mai 2010:
les travailleurs de la mine Coleman de Levack protestent contre la
rupture des négociations. Leur protestation sur un chemin
public empêche les camions de
quitter l'usine de Copper Cliff, qui est également fermée
à cause de la grève. Des supporters apportent des
boissons chaudes et de la nourriture aux manifestants.
Brian Shell, l'avocat de la section 6500 du syndicat des
Métallos, a dit que l'empressement de l'entreprise à voir
la police « utiliser la force, les arrestations et
l'incarcération » immédiatement pour briser
les barricades des citoyens aux deux endroits revenait à
demander à la police de « blesser les
gens ». Il a dit que
Vale Inco veut que la police du Grand Sudbury « fasse comme
à la guerre » ce qui « cause de grands
risques aux policiers comme aux citoyens ». Le juge a dit
qu'il déciderait mercredi matin de la marche à suivre.
Alan Lekun, le chef adjoint du Service de police du
Grand Sudbury, participe lui aussi à la criminalisation des
travailleurs en grève. Il a dit que les policiers surveillent et
font enquête sur les manifestations à Clarabelle et
Coleman. « Nous devons préserver la paix,
prévenir la perpétration d'infractions et faire appliquer
la loi relativement
aux infractions contre des personnes et la propriété
selon les pouvoirs et la discrétion qui nous sont
accordés. » Il a dit que le service de police
« ne fait pas face à de la
désobéissance civile ou à une ligne de piquetage
mais à des activités potentiellement criminelles commises
par des piqueteurs. [...] Nous sommes au fait de la situation,
et cela depuis vendredi dernier, et nous l'envisageons dans ses aspects
criminels et c'est dans cette optique que nous y
répondrons. »
Nous devons nous opposer vigoureusement à cet
appel de Vale Inco à l'utilisation de la violence
policière pour empêcher les travailleurs de mener une
grève qui est effective. Les Canadiens ont le droit d'organiser
des protestations politiques sur la propriété publique.
Le juge Gordon n'a pas raison de nier les droits de ces travailleurs en
faveur
du diktat monopoliste. Le fait que Vale Inco peut obtenir une audience
immédiate et un jugement en deux heures, tandis que les plaintes
des travailleurs pour négociation de mauvaise foi et infractions
par Vale des règlements de zonage résidentiel de la ville
sont constamment reportées et jamais réglées, nous
montrent que les lois du travail au
Canada ne rendent pas justice aux travailleurs et que les travailleurs
canadiens doivent en produire de nouvelles qui servent leurs
intérêts.
Les
travailleurs de mines, de moulin, de fonderie et de
raffinerie membres de la section locale 6500 du syndicat des
Métallos ne sont pas la source de la violence dans la
communauté. C'est Vale, ce monopole international
étranger basé au Brésil et dominé par des
intérêts bancaires et sidérurgiques
américains qui a utilisé la violence sociale et
économique contre les travailleurs et la communauté de
Sudbury. C'est le travail des mineurs de Sudbury appliqué au
minerai enfoui dans les profondeurs de la Terre Mère au moyen de
la technique, d'outils et d'équipements hérités
des générations précédentes qui a produit
des dizaines de milliards de dollars de richesse à même le
Grand Bassin de
Sudbury. Les travailleurs qui produisent cette richesse ont la
première réclamation à cette richesse. La
tentative par Vale d'imposer de nouveaux arrangements dans les
pensions, les primes et les droits d'ancienneté est
injustifiée. Les travailleurs de Sudbury sont conscients de
l'héritage que leur ont laissé les
générations précédentes et ils sont
déterminés à le laisser aux
générations futures. Les concessions ne sont pas des
solutions ! Vale a échoué à se gagner l'appui
de la population et on le voit encore aujourd'hui avec tous les
automobilistes qui klaxonnent en appui aux manifestants. Vale n'a pas
été capable de briser la résistance de fer de la
classe ouvrière de Sudbury et cela
malgré dix mois d'épreuves économiques et
psychologiques qu'elle a causées aux travailleurs et à la
communauté de Sudbury. Malgré les provocations nombreuses
de Vale, de l'agence de sécurité AFI et des briseurs de
grève, les travailleurs ont refusé de répondre
à la violence et se sont comportés on ne peut plus
dignement. Vale maintenant en est
réduite à en appeler à la violence
policière contre les travailleurs et la communauté de
Sudbury. On ne doit pas permettre que cela se produise !
Honte à Vale pour en appeler
à la
violence policière !
Tous en appui à la protestation
politique des travailleurs de Sudbury !
Qui décide ?
C'est Sudbury qui décide !
À
titre
d'information
Des centaines de travailleurs en grève de Vale
Inco, des membres de leurs familles et de la communauté ont
manifesté dans les rues le 7 mai pour protester contre le fait
que Vale Inco une fois de plus a rompu les négociations pour une
nouvelle convention collective. Les manifestants sont descendus dans la
rue vers 4 heures du matin et se sont
rassemblés sur les routes municipales près de la mine
Coleman à Levack et de la mine Clarabelle au nord de la ville de
Sudbury.
Les gens ont apporté des breuvages chauds et de
la nourriture aux manifestants qui ont maintenu leur vigile sans
interruption depuis vendredi et montré qu'ils n'ont pas
l'intention de se disperser. Des autobus font
régulièrement la navette entre le bureau du syndicat sur
la rue Brady et les sites des manifestations.
Lorsque les manifestations ont commencé, le
porte-parole de Vale Inco Steve Ball a dit que la compagnie entend
prendre « toutes les mesures nécessaires »
pour restaurer l'accès à la mine et au moulin.
« Toutes les mesures nécessaires » ne
semblent pas comprendre la seule qui s'impose, le seul choix rationnel
et
l'alternative centrée sur l'être humain aux
activités de la compagnie, soit la négociation d'une
entente équitable pour résoudre le conflit.
« Toutes les mesures nécessaires » ont
conduit à la situation actuelle où la menace de violence
policière est brandie contre les justes protestations des
travailleurs. On rapporte également que l'agence
de voyous de sécurité privée AFI continue de
menacer et de harceler les manifestants. Cela ne fait que
perpétuer les pratiques de surveillance et d'intimidation contre
les travailleurs en grève, leurs familles et même leurs
enfants.

La production de Vale restreinte par
la grève
à Sudbury et à Voisey Bay
Vale Inco va d'échec en échec dans ses
efforts effrénés pour relancer la production en utilisant
des mercenaires dans ses mines et usines touchées par la
grève à Sudbury et à Voisey Bay. Les
données de production de Vale publiées le 5 mai montrent
que la production de nickel à Sudbury est en baisse de
98,5 % au premier trimestre de
2010 comparativement au même trimestre il y a un an. La
production de cuivre de Sudbury est en baisse de 88 %
malgré les tentatives de Vale de se concentrer sur le flux de
cuivre, car il contient des métaux précieux. La
production d'or et d'argent a baissé respectivement de 81 %
et 80 %, tandis que celle du platine et du palladium
ont diminué de 97 % et 94 %. Vale a été
incapable de produire le moindre cobalt à Sudbury. À
Voisey Bay, la production de nickel, de cuivre et de cobalt a
diminué respectivement de 80 %, 85 % et 83 %.
|
|
Sudbury
|
Voisey
Bay
|
|
|
% de variation
du
1er trimestre 2009 au 1er trimestre 2010
|
% de variation
du 1er trimestre 2009 au 1er trimestre 2010 |
|
Nickel
|
-98,5%
|
-79.,%
|
|
Cuivre
|
-88,0%
|
-84,6%
|
|
Cobalt
|
-100,0%
|
-83,0%
|
|
Platine
|
-97,1%
|
n.d.
|
|
Palladium
|
-93,6%
|
n.d.
|
|
Or
|
-81,3%
|
n.d.
|
|
Argent
|
-80,3%
|
n.d.
|
Dans son rapport financier, Vale a indiqué :
« Compte tenu de l'effet de la grève à Sudbury
et à Voisey Bay sur notre production et l'absence de stocks,
nous avons continué à accroître l'achat de produits
de nickel intermédiaires et finis afin d'honorer nos obligations
contractuelles avec les clients. » Ces achats ont atteint 91
millions $US au premier trimestre 2010. Vale a également
signalé que les dépenses liées au ralentissement
de la capacité et à l'arrêt des exploitations de
nickel au
Canada ont totalisé 205 millions $US pour le trimestre.
Examinant les résultats de sa division de
minéraux non ferreux, Vale a indiqué que « la
performance de l'activité de minéraux non-ferreux a
continué à être affectée par la grève
à Sudbury et les exploitaitons de Voisey Bay. Le total des
revenus à partir de minéraux non ferreux a atteint 1,635
milliards $US au premier
trimestre 2010, diminuant de 212 millions $US comparativement au
quatrième trimestre 2009. L'effet de la hausse des prix - 117
millions $US - a été plus que compensée par
la baisse des volumes de vente, 329 millions $US. [...] Les ventes
de nickel ont généré un chiffre d'affaires de 687
millions $US au premier
trimestre 2010, contre 741 millions $US au quatrième
trimestre 2009. Des volumes plus bas étaient responsables d'une
réduction de 141 millions $US, tandis que la hausse des
prix de vente a provoqué une augmentation de 87
millions $US. »
Quant à ses résultats d'ensemble, Vale a
indiqué que le bénéfice net est passé de 1
363 millions $US au premier trimestre de 2009 à 1 604
millions $US pour le premier trimestre 2010. Le total des actifs
aurait passé à 104 340 millions $US, comparativement
à 81 730 millions $US un an plus tôt.

Assez, ça suffit! Arrêtez
l'hystérie
et les attaques antiouvrières!
Les travailleurs de Vale
Inco ont des droits en vertu du
fait qu'ils produisent la richesse matérielle que la
société minière exproprie. Malgré cela, la
compagnie fait valoir que les travailleurs s'ingèrent dans son
activité et souhaite que ce qu'ils font soit
déclaré illégal. Ce n'est pas seulement une
logique intéressée, c'est absurde. Ceux qui
brandissent le droit comme une arme contre les travailleurs perdent de
plus en plus toute autorité morale parce que si ce qui est
légal n'est pas juste et perçu comme juste, la loi est
simplement un instrument des puissants pour arriver à leurs fins.
Vale Inco intensifie
l'hystérie contre les
travailleurs précisément parce qu'elle n'a pas
réussi à obtenir jusqu'à présent ce qu'elle
veut par la force. L'usage de la force ne change rien au fait que la
cause des travailleurs est juste et tout le monde le sait. Plutôt
que de répondre aux demandes légitimes des travailleurs,
y compris celle que les travailleurs
licenciés soient réintégrés dans le cadre
du protocole de retour au travail, Vale Inco a l'intention de
créer autant d'hystérie que possible afin que personne ne
puisse penser ou voir ce qui se passe, ce qui est pourtant clair et
limpide.
Contrairement à ce que Vale Inco semble penser,
les travailleurs à Sudbury ne sont pas nés d'hier.
Pendant 10 mois, ils ont repoussé toutes les tentatives de la
compagnie d'obtenir un règlement sur la base d'un contrat de
travail qui ne satisfait pas aux exigences des travailleurs et de leur
syndicat. Les travailleurs en grève de la section locale
6500 des Métallos, leurs familles, amis et alliés ont le
plein appui des travailleurs canadiens d'un océan à
l'autre dans leur lutte pour forcer Vale Inco à revenir à
la table de négociation et à négocier une entente
équitable maintenant !

«L'autre visage» de Vale :
répercussions
et infractions dans le monde
Le 4 mai, le syndicat des Métallos a
publié un dossier sur les répercussions des infractions
de Vale dans le monde.
Le but de ce dossier est de rendre plus visibles les
aspects négatifs des projets de Vale qui diffèrent
considérablement de l'image de succès, de
développement durable, de soutien communautaire et de
redistribution sociale de dividendes que la compagnie affiche à
travers ses publicités. Ce qui suit ne sont que quelques
exemples :
Tragédies humaines
Le 19 avril 2010, un accident grave a eu lieu au Port of
Ponta da Madeiras à Sao Luis, Maranhao, Brésil, qui a
enlevé la vie à deux travailleurs de Vale et a fait cinq
blessés. Les deux travailleurs ont été
frappés par un silo de minerai (qui est tombé de 30
mètres de haut lorsqu'un transporteur à courroie s'est
brisé). Ceci n'est qu'un des accidents qui ont eu lieu depuis
2007, sans aucune amélioration des conditions de travail.
En 2008, il y a eu 2 860 accidents dans les lieux de
travail dont 9 morts.
Les chemins de fer de Vale ont causé des
accidents conduisant à la mort ou causant des blessures graves
à 23 personnes en 2007.
Il y a eu 140 poursuites pour corruption
enregistrées contre Vale dans le monde entier en 2008.
Au Pérou, une filiale de Vale a utilisé
des milices armées à l'intérieur du site minier.
Peuples indigènes déplacés :
14,400 personnes provenant de 11 communautés
rurales dans l'état de Maranhao seraient déplacées
pour faire place à des projets d'industries sidérurgiques.
Les communautés de Parauapebas au Brésil
sont chassées de leurs maisons pour des travaux
d'infrastructures sur le projet de Salobo afin de faire l'extraction et
le traitement du minerai de cuivre.
Le transport du minerai de fer et la fonte de
première fusion produite par 16 usines situées au
Brésil sont liées à l'augmentation de la
prostitution chez les enfants.
Le Moatize Coal Project au Mozambique déplacera
environ 1 100 familles. Leur culture traditionnelle a subi des
changements dramatiques tels que l'exhumation des corps.
La communauté traditionnelle de Karonsi'e Dongi
en Indonésie a décidé de retourner dans sa patrie.
Là où se trouvaient ses champs, maisons et
cimetières elle a trouvé des mines, un terrain de golf et
des dortoirs pour les travailleurs d'Inco. Il y a présentement
30 familles qui ont de la difficulté à
récupérer leurs terres.
Pollution de l'eau et de l'air
Dans la Nouvelle-Calédonie, Vale Inco veut
construire un conduit de déversement de résidus dans
l'océan, affectant le fragile récif de coraux de l'Unesco
World Heritage qui entoure l'île. Des rapports initiaux affirment
que le 21 avril 2010, 670 000 litres d'une solution qui contenait de
l'acide ont renversé du bassin de résidus miniers
provenant de l'extraction du nickel. En 2009, le gouvernement de la
Nouvelle-Calédonie a inculpé Vale Inco à la suite
d'un immense renversement d'acide à l'usine d'acide sulfurique
pendant un essai de programme. Le renversement a tué des
milliers de poissons dans la rivière locale.
L'agrandissement du Port of Ponta da Madeira dans la
municipalité de Sao Luis au Brésil entraînera
probablement une forte augmentation de la pollution et aura un grave
impact social et environnemental le long du corridor de Carajas.
La production voulue pour le Sao Luis Steel Industry Hub
au Brésil aura une production estimée à 35,6
millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par année, la
cause principale de l'effet de serre.
L'exploration des gisements de minerais dans les
collines d'Urucum au Brésil a asséché la source
principale d'eau dans la région : le ruisseau d'Urucum.
Depuis 2002, Vale fait l'objet de deux poursuites judiciaires pour
avoir enseveli le ruisseau d'Urucum après une explosion pendant
les activités minières d'extraction du manganèse.
Vale Inco veut déverser 400 000 tonnes de
déchets par année dans le Sandy Pond dans le cadre d'un
projet de nickel dans la Baie de Voisey, à Long Harbour, au
Canada. Vale préfère utiliser le bassin existant au lieu
d'investir dans une digue à rejets.
Vale a présenté une pétition aux
gouvernements de
l'Ontario et du Canada pour une « norme différente
pour le nickel » à l'usine de fusion de Sudbury
puisque ses opérations ne répondraient pas aux normes
minimales sur l'émission de poussière de nickel.

Secteur minier
Les manifestants exigent la responsabilité
sociale à la réunion annuelle de la société
minière New Gold
Les représentants des victimes de l'entreprise
minière New Gold, venus de Cerro de San Pedro de Potosí,
au Mexique et d'El Morro, au Chili, ont manifesté le 6 mai
à Toronto à l'occasion de la première
assemblée annuelle des actionnaires de la compagnie. Grâce
à leurs banderoles et leurs tracts, les manifestants ont
informé les gens sur les
violations des droits humains et de l'environnement par New Gold au
Mexique et au Chili. Les bannières se lisaient comme suit :
« New Gold, société minière criminelle
et irresponsable » et « la Cour suprême du
Mexique a ordonné la fermeture immédiate de New
Gold ».

Toronto le 6 mai 2010
Au début et à la fin de la réunion,
plusieurs actionnaires ont été interrogés par des
manifestants sur les violations commises par New Gold. Ces actionnaires
ont répondu que, quel que soit le coût pour le Mexique ou
le Chili, les activités minières se poursuivront. Un
actionnaire, lorsqu'il a été arrêté par un
membre du Front élargi d'opposition
(Frente Amplio Opositor - FAO), section de Montréal, qui lui
rappelait les raisons pour lesquelles New Gold a perdu depuis 2004 tous
ses permis de travail dans le Cerro de San Pedro, au Mexique, a
simplement déclaré : « Nous avons investi
des millions de dollars et nous n'allons pas prendre du retard
simplement parce que certaines
personnes n'aiment pas ça. »
New Gold poursuit
actuellement ses activités
d'exploitation minière à Cerro de San Pedro Potosí
Potos, malgré le fait que tous les permis lui ont
été retirés. Avec la plus grande impunité,
la société minière non seulement continue de
violer les injonctions d'arrêter tout
le dynamitage et l'extraction minière, mais elle continue
d'intimider le peuple qui l'accuse de proférer des menaces de
mort et d'attiser les divisions parmi les communautés
environnantes. Elle est capable d'agir de cette façon en raison
de la corruption systémique et le trafic d'influence dans la
région. Les organismes gouvernementaux, du niveau municipal au
niveau fédéral, utilisent leurs postes d'élus en
tant que soutien au crime organisé qui va à l'encontre de
la légalité. New Gold bénéficie
également du soutien actif de l'ambassadeur du Canada au
Mexique,
Guillermo E. Rishchynski, qui agit hypocritement comme un propagandiste
des soi-disant préoccupations humaines, sociales et
environnementales des sociétés minières
canadiennes établies au
Mexique. L'entreprise bénéficie également de
l'appui du gouvernement du Canada qui refuse d'adopter une loi pour
permettre des poursuites pénales contre les
sociétés minières canadiennes opèrant au
Canada ou à l'étranger, pour les crimes qu'ils commettent
contre les peuples et les travailleurs.

Des syndicalistes canadiens rendent visite aux
grévistes des mines de cuivre du Mexique
Le 3 mai, une délégation de syndicalistes
canadiens a visité la mine de cuivre de Cananea Sonora, au
Mexique. La délégation s'est rendue à Sonora
après avoir assisté à une réunion du
syndicat des travailleurs de Los Mineros (avec un effectif de 280 000)
à Mexico et après une rencontre avec l'ambassadeur du
Canada au Mexique, Guillermo
E. Rishchynski, en ce qui concerne l'emprisonnement du dirigeant
syndical Juan Linares.

Les travailleurs en grève de la mine de cuivre de Cananea
manifestent en avril 2009 (El Justo
reclamo).
|
Le syndicat informe que Linares est détenu
depuis 2008 dans des conditions horribles à la prison Reclusorio
del Norte, malgré une ordonnance de libération
émise par un juge du tribunal correctionnel. Il a
été arrêté après avoir
participé en 2008 à une congrès syndical à
Vancouver, au Canada. Le voyage de la délégation a
été
également organisé en appui au président de Los
Mineros,
Napoleón Gómez Urrutia, qui vit en exil à
Vancouver depuis 2007 après avoir critiqué le
gouvernement mexicain et Grupo Mexico suite à une catastrophe
minière qui a coûté la vie à 65 mineurs.
Gomez a appelé l'incident « un homicide
industriel », conduisant à de fausses accusations
et de menaces de mort, le forçant à s'exiler aux
États-Unis puis maintenant au Canada.
Cananea est la plus grande mine de cuivre au Mexique.
Ses travailleurs sont en grève depuis près de trois ans
et ont fait face à une augmentation d'agressions, de menaces et
de violence de la part du gouvernement mexicain et du
propriétaire de la mine, Grupo Mexico. Selon le
communiqué du syndicat, les mineurs en grève ont
récemment menacé de détruire la mine si le
gouvernement essaie de les expulser.

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