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Numéro 84 - 11
mai 2010
Vive le 65e anniversaire de la
victoire sur le fascisme!
Le renversement du système
impérialiste
est la seule garantie de la paix

Le 30 avril 1945: des
soldats de l'Armée rouge hissent le drapeau de la victoire
soviétique sur le Reichstag à Berlin, un peu avant la
capitulation des forces allemandes dans cette ville,
marquant la victoire décisive sur les fascistes, le 9 mai 1945. (Ria Novosti)
Vive le 65e anniversaire de la victoire
sur le fascisme!
• Le renversement du système
impérialiste est la seule garantie de la paix
Du 25 au 27 juin 2010
• Participez aux actions contre les Sommets du
G8 et du G20 à Huntsville et Toronto!
• Semaine d'actions contre le G8 et le G20
Premier Mai 2010
• Reportage-photos: Europe, Asie et
Océanie
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Vive le 65e anniversaire de la victoire
sur le fascisme!
Le renversement du système impérialiste
est la seule garantie de la paix
Le 9 mai 1945, les forces antifascistes du monde,
l'Union soviétique et les communistes de tous les pays à
la tête du mouvement de résistance, proclamèrent la
victoire sur les nazis hitlériens. Ce jour mémorable il y
a 65 ans, l'Allemagne fasciste concéda la défaite et
annonça sa capitulation inconditionnelle !
Le point tournant de la guerre fut la victoire
historique de l'Union soviétique à Stalingrad le 4
février 1943, qui mena à l'encerclement et à la
capitulation des 300 000 soldats de l'armée allemande. La mise
en déroute de la Wehrmacht suivie d'une victoire décisive
à Kursk marquait le début d'une puissante
contre-offensive qui fit reculer
l'Allemagne hitlérienne jusqu'à la défaite finale
du Troisième Reich à Berlin.

La bataille de
Stalingrad: à gauche: les forces soviétiques au combat.
À droite: un soldat soviétique brandit le drapeau rouge
de la victoire le 2 février 1943 après la capitulation de
l'Allemagne. (Stalingrad.info)
La contre-offensive fut secondée par le
débarquement des forces alliées en Normandie le 6 juin
1944 (Jour-J), qui obligea l'Allemagne à faire la guerre sur
deux fronts. Incapable de tenir sous l'assaut concerté de
l'Armée rouge et des forces alliées, l'armée
allemande rebroussa chemin jusque dans sa tanière, où
elle fut contrainte à la
capitulation inconditionnelle.
Aussitôt Hitler anéanti à Berlin, et
avant que les peuples ne poussent un soupir de soulagement et ne
prennent le temps de célébrer les exploits
héroïques de la guerre antifasciste, les
impérialistes « occidentaux » menés
par les États-Unis lancèrent leur guerre froide pour
« endiguer le communisme ». Cette campagne
pour attaquer et étouffer les droits démocratiques des
peuples visait directement à contrer le déferlement du
changement progressiste dans le monde. Elle se poursuit encore
aujourd'hui et l'anticommunisme demeure à ce jour sa motivation
première. Pour en citer quelques exemples : la formation et
l'expansion continuelle de l'OTAN, le
maccarthisme, l'invasion et l'occupation de la Corée, du Viet
Nam, de l'Irak et de l'Afghanistan, l'armement et le financement du
régime fasciste de Suharto en Indonésie, les
opérations clandestines et moins clandestines et les coups
d'État en Amérique latine et ainsi de suite. La
période écoulée depuis la Deuxième Guerre
mondiale n'a pas été une
période de « paix », contrairement
à ce que prétendent les impérialistes, mais une
période de luttes à la mort entre le progrès et la
rétrogression partout dans le monde, entre les exploités
du monde, avec la classe ouvrière à leur tête, et
les exploiteurs avec à leur tête la bourgeoisie
impérialiste.
Dans leur assaut contre tout ce qui est progressiste,
les impérialistes américains et leurs valets ont
délibérément faussé l'histoire de la
Deuxième Guerre mondiale. Aujourd'hui, on tente d'assimiler
l'Armée rouge de l'époque à l'armée
hitlérienne, comme si les armées communistes et
populaires allaient de par le monde tuer des civils et fusiller
des prisonniers, ce qui est l'image que Goebbels et les nazis avaient
tenté de créer à l'époque. Les
impérialistes répètent inlassablement les
mêmes vieilles accusations contre le communisme, surtout contre
Staline, l'architecte de la victoire de l'Union soviétique et du
monde contre le fascisme. On entend aujourd'hui des affirmations
scandaleuses à
l'effet que Hitler ou Staline « c'est la même
chose », qu'« ils sont tous les deux responsables
de la Deuxième Guerre mondiale », alors qu'en fait ce
sont les États fascistes de connivence avec les
Anglo-Américains et les Français qui ont provoqué
la guerre tandis que l'Union soviétique était à la
tête de l'effort pour tenter
de conjurer la guerre et pour y mettre fin une fois commencée.
Quel est le motif de ces falsifications ? Ça
ne saurait être de tout simplement discréditer les ennemis
de l'impérialisme après leur mort, puisque l'histoire ne
se réécrit pas de cette façon. Non, leur objectif
est de former et d'inciter les forces fascistes d'aujourd'hui, de leur
donner tout l'appui nécessaire pour se regrouper contre les
peuples
dans l'ici présent. Les impérialistes présentent
au monde une invention de toute pièce appelée
« le stalinisme » et cherchent à assimiler
la caricature à son contraire, le fascisme. Dans les faits, tout
ce qu'ils attribuent à tort à Staline et à son
oeuvre est exactement ce qu'ils font eux-mêmes depuis la victoire
de la Grande Révolution
socialiste d'octobre de 1917 et le début du projet
d'édification nationale soviétique mené par la
classe ouvrière, pour se débarrasser de ses exploiteurs
et ouvrir la voie à l'émancipation des travailleurs et
opprimés du monde.
En fait, les chefs américains étaient
très mécontents de la victoire de l'Armée rouge
à Stalingrad et de l'anéantissement de la Wehrmacht et de
sa mythique invincibilité. Ils auraient souhaité que
l'Allemagne nazie détruise l'Union soviétique. Ils
nourrissaient ce rêve depuis même avant la création
de l'Union soviétique. En 1918, les États-Unis et
13 autres pays avaient entrepris d'envahir la nouvelle Russie
soviétique dans l'espoir de la détruire avant que les
ouvriers et paysans révolutionnaires n'aient la
possibilité de consolider leur projet d'édification
nationale. Pendant que les « artisans de la
paix » étaient réunis à Paris en 1919,
des dizaines de milliers de soldats alliés
menaient une guerre non déclarée contre la Russie
socialiste et les ouvriers et paysans révolutionnaires de 14
autres pays qui allaient former une union des républiques
socialistes soviétiques affranchie de l'exploitation et de la
guerre impérialistes.
Après la Première Guerre mondiale, la
classe dominante des États-Unis adopta comme politique
d'exploiter les contradictions entre les puissances
impérialistes d'Europe pour servir ses plans d'empire et
profiter des revers de pays comme la France et la Grande-Bretagne. Avec
l'arrivée au pouvoir du Parti nazi en 1933, les
États-Unis virent en
l'Allemagne nazie une arme pour terroriser et dominer l'Europe et
détruire l'Union soviétique socialiste. De puissants
monopoles américains comme Ford investirent des millions de
dollars dans le renforcement de l'appareil militaire allemand en
préparation pour les invasions et la guerre que l'Allemagne
allait déclencher. Pendant que les nazis
s'affairaient à éliminer brutalement toute opposition en
Allemagne et à militariser la vie sous tous ses aspects, la
Grande-Bretagne et la France poursuivirent une politique de
conciliation et de capitation envers le fascisme et, comme les
États-Unis, incitèrent l'Allemagne à marcher vers
l'Est.
Tous les efforts de l'Union soviétique pour
freiner l'élan de l'Allemagne en signant un pacte d'assistance
mutuelle avec la Grande-Bretagne et la France échouèrent.
Celles-ci acceptèrent passivement l'invasion et l'annexion de
l'Autriche par la Wehrmacht en mars 1938, ce qui prépara le
terrain à la signature de l'infâme Traité de Munich
six
mois plus tard, en septembre, donnant à l'Allemagne le champ
libre pour occuper l'important secteur industrialisé de la
Tchécoslovaquie, consolider son armée et
accélérer ses préparatifs de guerre. La
conciliation avec le fascisme à Munich scella le sort des
peuples d'Europe car elle donnait feu vert à Hitler pour envahir
d'autres pays sans une
opposition unifiée. Abandonnée à elle-même,
l'Union soviétique se prépara du mieux qu'elle put
à l'inévitable attaque des nazis. Et comme prévu,
22 mois plus tard, le 22 juin 1941, l'armée hitlérienne
envahissait l'Union soviétique sur un front de 2 900 km avec
plus de 4,5 millions de soldats, 600 000 chars et blindés, 750
000 chevaux et des
milliers d'aéronefs. Cette invasion barbare qui visait à
écraser le projet d'édification nationale de la classe
ouvrière et de la paysannerie soviétiques, à
annexer leur territoire, à s'emparer de leurs moyens de
production et matières premières et à les asservir
aux monopoles allemands, fut la plus grande offensive militaire de
l'histoire. Mais la
résistance des peuples soviétiques sous la direction de
Staline et du Parti communiste vint à bout de l'agresseur nazi.
Cinquante millions de personnes ont été tuées et
35 millions gravement blessées durant la Guerre antifasciste et
ce sont les peuples de l'Union soviétique qui subirent le gros
des pertes.
Quelle est la leçon principale de la
Deuxième Guerre mondiale ?
Dans Les causes et les leçons de la Seconde
Guerre mondiale, Hardial Bains écrit : « En
conclusion, il importe de bien comprendre que toute cette propagande au
sujet de la Deuxième Guerre mondiale vise un but bien
précis. Ce but est d'encourager le fascisme. Les travailleurs ne
doivent pas
prendre à la légère
cette propagande, ils ne doivent pas rester les bras croisés,
car son objectif fondamental est d'organiser un mouvement fasciste, de
justifier l'agression fasciste. Si la bourgeoisie
anglo-américaine y parvient, cela se traduira par un grand
malheur pour les peuples du monde, aussi grand que celui causé
par la politique anglo-américaine avant la
Deuxième Guerre mondiale. Une répétition de cette
politique conduira à une troisième guerre mondiale. Notre
Parti affirme ouvertement qu'il faut s'engager sur la voie de la
révolution. Notre Parti en appellera au renversement de tout
gouvernement qui participe à une guerre impérialiste et
agressive. Nous avons le droit de le faire si nous voulons
épargner au peuple les horreurs d'une guerre catastrophique.
Vouloir épargner au peuple les horreurs d'une guerre
inter-impérialiste fait partie de la tradition du mouvement
démocratique moderne, de la lutte pour les droits et
libertés du peuple. Le mouvement nous confère cette
position. [...] Le renversement du système impérialiste
est la seule
garantie de paix. Il n'y a pas d'autre moyen d'établir une paix
durable. Telle est la leçon de la Seconde Guerre
mondiale. » (Bains, Hardial, Les causes et les
leçons de la Seconde Guerre mondiale. Toronto :
Institut MELS, 1990)
À titre d'information : La
Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique
La Grande Guerre patriotique de l'Union
soviétique (1941-1945) est le nom donné à la
guerre contre l'Allemagne nazie et ses alliées européens
durant la Deuxième Guerre mondiale.
Cette guerre éclata le 22 juin 1941 lorsque
l'Allemagne, revenant sur le pacte de non-agression entre les deux
pays, déclencha une guerre-éclair contre l'Union
soviétique.

Durant la bataille de Stalingrad. (RIA
Novosti) |
En peu de temps, les troupes allemandes et celles de la
Finlande, de la Roumanie, de la Hongrie, de l'Italie, de la Slovaquie
et de la Croatie occupèrent tout le territoire de la Lituanie,
la majeure partie du territoire de la Lettonie et une bonne partie de
la Biélorussie et de l'Ukraine.
En octobre 1941, l'Allemagne commença une attaque
féroce contre Moscou dans l'espoir de remporter la guerre avant
l'hiver.
Mais l'Armée rouge lui opposa une
résistance héroïque. Elle anéantit une bonne
partie des forces nazies et remporta la bataille en janvier 1942.
Le 19 novembre 1942, les forces soviétiques
lancèrent une contre-offensive contre les troupes allemandes
à Stalingrad. Le 2 février 1943, l'Armée rouge
éliminait les dernières forces allemandes coincées
et assiégées à Stalingrad. La défaite des
nazis à la bataille de Stalingrad mit en déroute
l'offensive allemande contre l'Union soviétique et fut
un point tournant dans la guerre contre l'Allemagne nazie.
Après la victoire de Stalingrad, l'armée
soviétique libéra la majeure partie du territoire de
l'Ukraine et la totalité du territoire russe et
biélorusse en 1943.
La victoire contre l'armée nazie à Kursk,
en Russie, en août 1943, enleva à l'Allemagne toute
capacité de déclencher d'autres attaques
stratégiques.
En 1944, les soviétiques lancèrent une
contre-offensive pour libérer de l'Allemagne le reste de la
Biélorussie et l'Ukraine, la majeure partie des États
baltes et l'est de la Pologne.
En août 1944, les troupes soviétiques
étaient en Allemagne. À la mi-avril 1945, l'armée
soviétique lança son dernier assaut et assiégea
Berlin le 21 avril.
Le 2 mai 1945, les troupes soviétiques prirent
Berlin. Le 8 mai, l'Allemagne nazie capitula sans condition.

La bataille de Berlin:
à gauche: les forces soviétiques au combat. À
droite: célébration à la porte de
Brandebourg le 2 mai 1945 après la capitulation des nazis dans
cette ville. (Ria Novosti)

Du 25 au 27 juin 2010
Participez aux actions contre les Sommets
du G8 et du G20 à Huntsville et Toronto!
Les militants de l'Ontario, du Québec et de
partout ailleurs au Canada s'organisent pour protester contre les
sommets du G8 et du G20 dont le gouvernement du Canada sera
l'hôte cet été. Le sommet du G8
aura lieu les 25 et 26 juin à Huntsville en Ontario, à
deux heures de route au nord de Toronto. Il sera
immédiatement suivi du sommet du G20 à Toronto les 26 et
27 juin. Des manifestations ont déjà eu lieu le 25 avril
à Halifax contre la rencontre des ministres des Affaires
étrangères du G8. Le Marxiste-Léniniste lance
l'appel
à
tous
de
participer aux activités
organisées pour s'opposer au G8 et au G20 et à la
participation du Canada à
ces regroupements qui portent atteinte à la souveraineté
et à la sécurité des peuples du monde ainsi
qu'à celles du Canada.
L'exclusion des peuples des prises de décisions
est au coeur de la culture de ces organisations, comme en atteste le
site web officiel du G8. Il ne divulgue pas d'ordre du jour officiel
mais se contente d'indiquer que des réunions
ministérielles ont eu lieu dans le cadre des préparatifs
du sommet sur les « enjeux majeurs qui menacent la
paix et la sécurité dans le monde, tout en continuant de
promouvoir le respect de la liberté, de la démocratie,
des droits de la personne et de la primauté du
droit » et « les grandes questions qui ont
été au coeur des rencontres internationales tout au long
de la crise économique, tels la responsabilité
budgétaire, la coopération pour la
réglementation du secteur financier et le suivi des engagements
pris en matière de développement ». Le sommet
de Huntsville fait suite au sommet de L'Aquila, en Italie, tenu du 8 au
10 juillet 2009.

Halifax, le 25
avril 2010: Manifestation contre le G8 et le G20 à l'occasion du
G8 des ministres des Affaires étrangères. (MediaCoop)
|
Le thème du sommet du G20 est
« Reprise et renaissance », portant apparemment
sur « la reprise en cours dans la foulée de la crise
économique mondiale ainsi que sur la mise en oeuvre des
engagements pris lors des précédents sommets du G20 tout
en jetant les bases d'une croissance durable et
équilibrée ». Il s'agira
notamment d'évaluer le travail de « renforcer les
systèmes de réglementation
financière », « assurer la transparence
des marchés », « réduire la prise
de risques excessifs » et « encourager une
culture de prudence axée sur le long terme ». En ce
qui concerne les prétendus programmes de relance mis
en place par les pays du G20, le site web indique :
« le G20 doit maintenant s'appliquer à
élaborer des stratégies de sortie coordonnées afin
de s'assurer que les politiques mises en oeuvre seront viables à
moyen terme ». Sous la rubrique « Commerce
international et croissance », on peut y lire :
« [Lors
du sommet de 2009] à Pittsburgh, les dirigeants se sont
engagés à poursuivre leurs efforts afin de combattre le
protectionnisme et de libéraliser le commerce. De son
côté, le Canada, qui a pris depuis l'an dernier des
mesures unilatérales de libéralisation du commerce,
travaillera de concert avec ses partenaires du G20 afin d'appuyer les
efforts
multilatéraux en vue de faire progresser encore plus la
libéralisation des échanges ». Le sommet de
Toronto fait suite au sommet de 2009 à Londres, qui a
suscité des manifestations de masse contre les machinations de
l'élite mondiale et de l'oligarchie financière pour
servir ses intérêts dans une période de crise
économique sans
précédent.
Il est inacceptable que le peu de nations composant le
G8 et le G20 décident du sort des peuples du monde. Ces courtes
citations des sites web des sommets soulignent la méthode
rétrograde utilisée par ces sommets internationaux pour
priver du pouvoir les peuples du monde et bloquer leur ordre du jour et
leurs demandes, à commencer par le
fait que les réunions se tiendront à huis clos où
des décisions antisociales et antinationales sont prises
à
l'insu et au détriment des peuples.
Les activistes organisent un Sommet des peuples du 18 au
20 juin (www.peoplessummit2010.ca) et une semaine d'action du 21 au 27
juin avec plusieurs manifestations de masse pour présenter leurs
demandes (voir ci-dessous). Le site web pour les Sommet des
peuples indique :
« Le Sommet 2010 du G20, qui aura lieu
à Toronto, Ontario, (les 26 et 27 juin 2010) offre aux
organismes canadiens et internationaux de la société
civile ainsi qu'aux groupes l'occasion de renforcer notre voix
collective et de donner une cohésion à nos efforts sur
l'environnement, la pauvreté, les droits humains et la justice
sociale.
« Les actions et politiques du G8 et G20 ont
un impact significatif sur des millions d'êtres humains dans le
monde entier, et c'est donc une occasion pour nous - les organisateurs
communautaires, militants, organisations non gouvernementales,
médias indépendants, travailleurs, collectivités
touchées, artistes, le peuple - de
travailler ensemble pour éduquer, habiliter et déclencher
les changements positifs que nous aimerions voir dans notre monde.
« Du 18 au 27 juin, nous convergeons à
Toronto pour créer un espace où différents
mouvements locaux et internationaux peuvent s'organiser
démocratiquement pour défendre et éduquer au nom
de la justice mondiale. »
Après le Sommet des peuples, le Réseau de
mobilisation communautaire de Toronto fournira l'infrastructure et le
soutien logistique à des événements,
manifestations et actions qui ont lieu entre le 21 et le 27 juin. Dans
son communiqué du 20 mars dernier le réseau
déclare :
« Les dirigeants qui se réunissent aux
sommets G8/G20 sont un groupe de personnes illégitimes,
auto-sélectionnées dont l'étroite vision du monde
est à la fois insupportable et désastreuse pour les
collectivités de partout », dit Sharmeen Khan, une
porte-parole du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto.
« Nous
sommes ici pour leur dire que nous sommes nombreux et qu'ils sont peu –
nos luttes et nos voix vont enterrer leur ordre du jour
d'exclusion. »
« Harper veut cacher derrière des
clôtures et des barrages routiers la pauvreté et
l'itinérance au Canada, les attaques persistantes contre les
peuples autochtones et les immigrants et les sables bitumineux de
l'Alberta, le plus grand désastre
écologique », affirme Syed Hussan, porte-parole du
Réseau de mobilisation communautaire de
Toronto, « mais les organismes communautaires à
Toronto feront en sorte que le monde voit ce que Harper veut
cacher ».
« Les militants autochtones, organisateurs
pour la justice envers les immigrants, environnementalistes, groupes
anti-pauvreté, syndicats, queer, féministes et les
collectivités à la défense des droits des
personnes handicapées se réunissent sous l'égide
du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto, explique
Khan. Les gens se parlent,
font des liens entre les luttes, établissent des alliances et
trouvent des solutions. Ces actions et manifestations vont mener
à l'établissement dans cette ville d'une justice sociale
édifiée par la base. »
« En tant que résidents de Toronto
avec l'expérience de créer des solutions réelles
dans nos collectivités, écoles, refuges, lieux de travail
et dans nos rues, il est de notre responsabilité de veiller
à ce que les voix marginalisées des milliards exclus de
ces réunions se fassent entendre haut et fort »,
ajoute Hussan. « Nous nous
attendons à un mouvement de personnes habilitées en
provenance du monde entier s'unissant dans la lutte pour une vraie
justice au niveau communautaire, se joignant à nous à
Toronto pour construire une véritable alternative. »
Malgré le fait que ce sont les politiques
antisociales, antinationales et néolibérales des pays du
G20 qui sèment la destruction dans le monde par l'agression
économique et militaire, les médias et la police tentent
de semer la méfiance envers ceux qui s'organisent pour protester
contre le sommet dans un effort pour démobiliser le peuple et
justifier la suppression des droits au nom d'une
sécurité. Un article du 23 mars paru dans le Toronto
Star sur une réunion entre la police de Toronto et
l'Association des propriétaires et gérants
d'édifices (BOMA), qui représente les
sociétés commerciales de l'immobilier dans la
région du Grand Toronto, offre une exemple typique de
ces tentatives. L'article du Star déclare :
« [Le policier Ed] Boltuc a expliqué
que deux périmètres de sécurité seront
clôturés autour du site du sommet, qui est le Centre des
congrès du Toronto métropolitain, sur la rue Front ouest.
[...] La GRC supervisera le périmètre intérieur,
qui inclura le Centre des congrès et les hôtels à
proximité où logeront les chefs d'État en visite.
« Cette zone de sécurité
intérieure sera strictement contrôlée au cours du
week-end du sommet et bloquée par une clôture
"infranchissable" d'au moins 3 mètres de haut, a dit Boltuc.
Toute personne ayant besoin d'accès devra franchir un
« système à cinq niveaux de
sécurité », a-t-il ajouté.
« Le périmètre externe sera
protégé par la police de Toronto, a déclaré
Boltuc. Alors que plusieurs avaient cru que les limites du
périmètre seraient la rue Queen vers le nord, la rue
Yonge, à l'est, le boulevard Lake Shore ouest au sud et l'avenue
Spadina à l'ouest, Boltuc a dit que la zone ne sera pas aussi
grande que cela.
« Les clôtures seront
érigées environ deux semaines avant le sommet, a dit
Boltuc [...] Mais une fois que le périmètre sera
scellé, les travailleurs et les résidents devant avoir
accès à la zone de sécurité
extérieure devront être agréés ou
accrédités. En date de mardi, le processus pour faire
cela était encore à finaliser mais le bureau du
sommet commencera probablement l'accréditation des personnes au
début d'avril, a dit Boltuc. »
Le Marxiste-Léniniste dénonce ces
mesures anti-peuple et ces opérations psychologiques
conçues pour isoler les activistes de la population.

Semaine d'actions contre le G8 et le G20
Le site web du réseau de mobilisation
communautaire de Toronto contre le G8 et le G20 propose le calendrier
d'événements suivants pour la semaine d'action allant du
21 au 27 juin. Des actions sont également prévues
ailleurs au Canada, notamment à Montréal et les
informations suivront. Le réseau organise l'hébergement
pour les personnes
venant de l'extérieur. Voir le site www.G20.torontomobilize.org
pour plus de détails.
21-24 juin : journée de résistance
à thème (pour aider à la mobilisation pour les
journées d'action)
21 juin : défendons les droits de tous
22 juin : manifestation pour la justice
inter-genres ; manifestation pour la libération gaie
23 juin : action pour la justice sur le
climat et l'environnement
24 juin : manifestation pour la
souveraineté autochtone
Le réseau encourage tout le monde à
organiser des rencontres, projections de films, débats,
spectacles, marches, rassemblements et actions directes sur ces
thèmes dans d'autres villes. Prière d'en informer le
réseau en écrivant à action@torontomobilize.org
25-27 juin : journées d'action
En opposition aux G8/G20 et mus par une volonté de changer les
choses, partout sur l'Île de la Tortue des personnes organisent
des actions communautaires à Toronto en appui à :
- l'autodétermination des peuples autochtones
- la justice du climat
- l'équité du revenu et le contrôle des ressources
par les communautés
- la justice pour les migrants et la fin de la guerre et de l'occupation
- la justice inter-genres et pour les droits des gaies et des personnes
avec une déficience
25 juin : journée d'action
communautaire à Toronto
- Justice pour nos communautés : 14 h 30 aux Allan Gardens
26 juin : marche et rassemblement familiaux
- Le peuple d'abord. Nous méritons mieux : 13 h à
Queen's Park
- Ne restez pas sur la clôture : 16 h au Grange Park
- Fièvre du samedi soir, voir fever2010.wordpress.com pour plus
de détails.
27 juin : actions directes autonomes toute
la journée
- Marche funèbre : 14 h
- Manifestation anti-prison : en soirée
Pour des mises à jour visitez :
http ://g20.torontomobilize.org/schedule

Premier Mai 2010
Reportage-photos: Europe, Asie et Océanie
Europe
Grèce
Athènes

Ioannina; Patras

Thessloniquei;Le
Pirée
(KKE)
Londres, Angleterre
 
(Indymedia)
Rotterdam, Pays-Bas

(www.arkibongbayan.org)
Berlin; Rostock,
Allemagne

(Tageszeitung,
Indymedia)
Copenhague, Danemark

(Parti communiste (Danemark))
Helsinki, Finlande
(Xinhua)
Naples, Italie
(Indymedia)
Madrid; Barcelone,
Espagne

(CNT,
Cuba Debate)
Sofie, Bulgarie

(Xinhua)
Moscou, Russie

(Ria
Novisti,
Xinhua)
Istanbul, Turquie

(Indymedia)
Asie
Passae d'Erez, bande
de Gaza, Palestine

(Xinhua)
Kirkuk; Bagdad, Irak

(GFIW)
Multan, Inde
(IUF)
Kathmandu,
Népal
(Telegraph
Nepal)
Karachi, Pakistan
(IUF)
Phnom Penh, Cambodge;
Kuala
Lumpur, Malaisie

(AFL-CIO;
Klik4malaysia)
Hong Kong, Chine; Jakarta,
Indonésie

(Xinhua)
Manilles, Philippines

(www.arkibongbayan.org)
Rakwon, RPDC;
Séoul, République de Corée

(KCNA,
VoW)
Océanie
Wellington,
Nouvelle-Zélande; Sydney, Australie

(Indymedia, Peter Boyle)

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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