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Le Marxiste-Léniniste

Numéro 84 - 11 mai 2010

Vive le 65e anniversaire de la victoire sur le fascisme!

Le renversement du système impérialiste
est la seule garantie de la paix


Le 30 avril 1945: des soldats de l'Armée rouge hissent le drapeau de la victoire soviétique sur le Reichstag à Berlin, un peu avant la capitulation des forces allemandes dans cette ville, marquant la victoire décisive sur les fascistes, le 9 mai 1945. (Ria Novosti)

Vive le 65e anniversaire de la victoire sur le fascisme!
Le renversement du système impérialiste est la seule garantie de la paix

Du 25 au 27 juin 2010
Participez aux actions contre les Sommets du G8 et du G20 à Huntsville et Toronto!
Semaine d'actions contre le G8 et le G20

Premier Mai 2010
Reportage-photos: Europe, Asie et Océanie

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Vive le 65e anniversaire de la victoire sur le fascisme!

Le renversement du système impérialiste
est la seule garantie de la paix

Le 9 mai 1945, les forces antifascistes du monde, l'Union soviétique et les communistes de tous les pays à la tête du mouvement de résistance, proclamèrent la victoire sur les nazis hitlériens. Ce jour mémorable il y a 65 ans, l'Allemagne fasciste concéda la défaite et annonça sa capitulation inconditionnelle !

Le point tournant de la guerre fut la victoire historique de l'Union soviétique à Stalingrad le 4 février 1943, qui mena à l'encerclement et à la capitulation des 300 000 soldats de l'armée allemande. La mise en déroute de la Wehrmacht suivie d'une victoire décisive à Kursk marquait le début d'une puissante contre-offensive qui fit reculer l'Allemagne hitlérienne jusqu'à la défaite finale du Troisième Reich à Berlin.


La bataille de Stalingrad: à gauche: les forces soviétiques au combat. À droite: un soldat soviétique brandit le drapeau rouge de la victoire le 2 février 1943 après la capitulation de l'Allemagne. (Stalingrad.info)

La contre-offensive fut secondée par le débarquement des forces alliées en Normandie le 6 juin 1944 (Jour-J), qui obligea l'Allemagne à faire la guerre sur deux fronts. Incapable de tenir sous l'assaut concerté de l'Armée rouge et des forces alliées, l'armée allemande rebroussa chemin jusque dans sa tanière, où elle fut contrainte à la capitulation inconditionnelle.

Aussitôt Hitler anéanti à Berlin, et avant que les peuples ne poussent un soupir de soulagement et ne prennent le temps de célébrer les exploits héroïques de la guerre antifasciste, les impérialistes « occidentaux » menés par les États-Unis lancèrent leur guerre froide pour « endiguer le communisme ». Cette campagne pour attaquer et étouffer les droits démocratiques des peuples visait directement à contrer le déferlement du changement progressiste dans le monde. Elle se poursuit encore aujourd'hui et l'anticommunisme demeure à ce jour sa motivation première. Pour en citer quelques exemples : la formation et l'expansion continuelle de l'OTAN, le maccarthisme, l'invasion et l'occupation de la Corée, du Viet Nam, de l'Irak et de l'Afghanistan, l'armement et le financement du régime fasciste de Suharto en Indonésie, les opérations clandestines et moins clandestines et les coups d'État en Amérique latine et ainsi de suite. La période écoulée depuis la Deuxième Guerre mondiale n'a pas été une période de « paix », contrairement à ce que prétendent les impérialistes, mais une période de luttes à la mort entre le progrès et la rétrogression partout dans le monde, entre les exploités du monde, avec la classe ouvrière à leur tête, et les exploiteurs avec à leur tête la bourgeoisie impérialiste.

Dans leur assaut contre tout ce qui est progressiste, les impérialistes américains et leurs valets ont délibérément faussé l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd'hui, on tente d'assimiler l'Armée rouge de l'époque à l'armée hitlérienne, comme si les armées communistes et populaires allaient de par le monde tuer des civils et fusiller des prisonniers, ce qui est l'image que Goebbels et les nazis avaient tenté de créer à l'époque. Les impérialistes répètent inlassablement les mêmes vieilles accusations contre le communisme, surtout contre Staline, l'architecte de la victoire de l'Union soviétique et du monde contre le fascisme. On entend aujourd'hui des affirmations scandaleuses à l'effet que Hitler ou Staline « c'est la même chose », qu'« ils sont tous les deux responsables de la Deuxième Guerre mondiale », alors qu'en fait ce sont les États fascistes de connivence avec les Anglo-Américains et les Français qui ont provoqué la guerre tandis que l'Union soviétique était à la tête de l'effort pour tenter de conjurer la guerre et pour y mettre fin une fois commencée.

Quel est le motif de ces falsifications ? Ça ne saurait être de tout simplement discréditer les ennemis de l'impérialisme après leur mort, puisque l'histoire ne se réécrit pas de cette façon. Non, leur objectif est de former et d'inciter les forces fascistes d'aujourd'hui, de leur donner tout l'appui nécessaire pour se regrouper contre les peuples dans l'ici présent. Les impérialistes présentent au monde une invention de toute pièce appelée « le stalinisme » et cherchent à assimiler la caricature à son contraire, le fascisme. Dans les faits, tout ce qu'ils attribuent à tort à Staline et à son oeuvre est exactement ce qu'ils font eux-mêmes depuis la victoire de la Grande Révolution socialiste d'octobre de 1917 et le début du projet d'édification nationale soviétique mené par la classe ouvrière, pour se débarrasser de ses exploiteurs et ouvrir la voie à l'émancipation des travailleurs et opprimés du monde.

En fait, les chefs américains étaient très mécontents de la victoire de l'Armée rouge à Stalingrad et de l'anéantissement de la Wehrmacht et de sa mythique invincibilité. Ils auraient souhaité que l'Allemagne nazie détruise l'Union soviétique. Ils nourrissaient ce rêve depuis même avant la création de l'Union soviétique. En 1918, les États-Unis et 13 autres pays avaient entrepris d'envahir la nouvelle Russie soviétique dans l'espoir de la détruire avant que les ouvriers et paysans révolutionnaires n'aient la possibilité de consolider leur projet d'édification nationale. Pendant que les « artisans de la paix » étaient réunis à Paris en 1919, des dizaines de milliers de soldats alliés menaient une guerre non déclarée contre la Russie socialiste et les ouvriers et paysans révolutionnaires de 14 autres pays qui allaient former une union des républiques socialistes soviétiques affranchie de l'exploitation et de la guerre impérialistes.

Après la Première Guerre mondiale, la classe dominante des États-Unis adopta comme politique d'exploiter les contradictions entre les puissances impérialistes d'Europe pour servir ses plans d'empire et profiter des revers de pays comme la France et la Grande-Bretagne. Avec l'arrivée au pouvoir du Parti nazi en 1933, les États-Unis virent en l'Allemagne nazie une arme pour terroriser et dominer l'Europe et détruire l'Union soviétique socialiste. De puissants monopoles américains comme Ford investirent des millions de dollars dans le renforcement de l'appareil militaire allemand en préparation pour les invasions et la guerre que l'Allemagne allait déclencher. Pendant que les nazis s'affairaient à éliminer brutalement toute opposition en Allemagne et à militariser la vie sous tous ses aspects, la Grande-Bretagne et la France poursuivirent une politique de conciliation et de capitation envers le fascisme et, comme les États-Unis, incitèrent l'Allemagne à marcher vers l'Est.

Tous les efforts de l'Union soviétique pour freiner l'élan de l'Allemagne en signant un pacte d'assistance mutuelle avec la Grande-Bretagne et la France échouèrent. Celles-ci acceptèrent passivement l'invasion et l'annexion de l'Autriche par la Wehrmacht en mars 1938, ce qui prépara le terrain à la signature de l'infâme Traité de Munich six mois plus tard, en septembre, donnant à l'Allemagne le champ libre pour occuper l'important secteur industrialisé de la Tchécoslovaquie, consolider son armée et accélérer ses préparatifs de guerre. La conciliation avec le fascisme à Munich scella le sort des peuples d'Europe car elle donnait feu vert à Hitler pour envahir d'autres pays sans une opposition unifiée. Abandonnée à elle-même, l'Union soviétique se prépara du mieux qu'elle put à l'inévitable attaque des nazis. Et comme prévu, 22 mois plus tard, le 22 juin 1941, l'armée hitlérienne envahissait l'Union soviétique sur un front de 2 900 km avec plus de 4,5 millions de soldats, 600 000 chars et blindés, 750 000 chevaux et des milliers d'aéronefs. Cette invasion barbare qui visait à écraser le projet d'édification nationale de la classe ouvrière et de la paysannerie soviétiques, à annexer leur territoire, à s'emparer de leurs moyens de production et matières premières et à les asservir aux monopoles allemands, fut la plus grande offensive militaire de l'histoire. Mais la résistance des peuples soviétiques sous la direction de Staline et du Parti communiste vint à bout de l'agresseur nazi. Cinquante millions de personnes ont été tuées et 35 millions gravement blessées durant la Guerre antifasciste et ce sont les peuples de l'Union soviétique qui subirent le gros des pertes.

Quelle est la leçon principale de la Deuxième Guerre mondiale ?

Dans Les causes et les leçons de la Seconde Guerre mondiale, Hardial Bains écrit : « En conclusion, il importe de bien comprendre que toute cette propagande au sujet de la Deuxième Guerre mondiale vise un but bien précis. Ce but est d'encourager le fascisme. Les travailleurs ne doivent pas 
prendre à la légère cette propagande, ils ne doivent pas rester les bras croisés, car son objectif fondamental est d'organiser un mouvement fasciste, de justifier l'agression fasciste. Si la bourgeoisie anglo-américaine y parvient, cela se traduira par un grand malheur pour les peuples du monde, aussi grand que celui causé par la politique anglo-américaine avant la Deuxième Guerre mondiale. Une répétition de cette politique conduira à une troisième guerre mondiale. Notre Parti affirme ouvertement qu'il faut s'engager sur la voie de la révolution. Notre Parti en appellera au renversement de tout gouvernement qui participe à une guerre impérialiste et agressive. Nous avons le droit de le faire si nous voulons épargner au peuple les horreurs d'une guerre catastrophique. Vouloir épargner au peuple les horreurs d'une guerre inter-impérialiste fait partie de la tradition du mouvement démocratique moderne, de la lutte pour les droits et libertés du peuple. Le mouvement nous confère cette position. [...] Le renversement du système impérialiste est la seule garantie de paix. Il n'y a pas d'autre moyen d'établir une paix durable. Telle est la leçon de la Seconde Guerre mondiale. » (Bains, Hardial, Les causes et les leçons de la Seconde Guerre mondiale. Toronto : Institut MELS, 1990)

À titre d'information : La Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique

La Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique (1941-1945) est le nom donné à la guerre contre l'Allemagne nazie et ses alliées européens durant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette guerre éclata le 22 juin 1941 lorsque l'Allemagne, revenant sur le pacte de non-agression entre les deux pays, déclencha une guerre-éclair contre l'Union soviétique.


Durant la bataille de Stalingrad. (RIA Novosti)

En peu de temps, les troupes allemandes et celles de la Finlande, de la Roumanie, de la Hongrie, de l'Italie, de la Slovaquie et de la Croatie occupèrent tout le territoire de la Lituanie, la majeure partie du territoire de la Lettonie et une bonne partie de la Biélorussie et de l'Ukraine.

En octobre 1941, l'Allemagne commença une attaque féroce contre Moscou dans l'espoir de remporter la guerre avant l'hiver.

Mais l'Armée rouge lui opposa une résistance héroïque. Elle anéantit une bonne partie des forces nazies et remporta la bataille en janvier 1942.

Le 19 novembre 1942, les forces soviétiques lancèrent une contre-offensive contre les troupes allemandes à Stalingrad. Le 2 février 1943, l'Armée rouge éliminait les dernières forces allemandes coincées et assiégées à Stalingrad. La défaite des nazis à la bataille de Stalingrad mit en déroute l'offensive allemande contre l'Union soviétique et fut un point tournant dans la guerre contre l'Allemagne nazie.

Après la victoire de Stalingrad, l'armée soviétique libéra la majeure partie du territoire de l'Ukraine et la totalité du territoire russe et biélorusse en 1943.

La victoire contre l'armée nazie à Kursk, en Russie, en août 1943, enleva à l'Allemagne toute capacité de déclencher d'autres attaques stratégiques.

En 1944, les soviétiques lancèrent une contre-offensive pour libérer de l'Allemagne le reste de la Biélorussie et l'Ukraine, la majeure partie des États baltes et l'est de la Pologne.

En août 1944, les troupes soviétiques étaient en Allemagne. À la mi-avril 1945, l'armée soviétique lança son dernier assaut et assiégea Berlin le 21 avril.

Le 2 mai 1945, les troupes soviétiques prirent Berlin. Le 8 mai, l'Allemagne nazie capitula sans condition.


La bataille de Berlin: à gauche: les forces soviétiques au combat. À droite: célébration à la porte de
Brandebourg le 2 mai 1945 après la capitulation des nazis dans cette ville. (Ria Novosti)

(Source : Xinhua)

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Du 25 au 27 juin 2010

Participez aux actions contre les Sommets
du G8 et du G20 à Huntsville et Toronto!

Les militants de l'Ontario, du Québec et de partout ailleurs au Canada s'organisent pour protester contre les sommets du G8 et du G20 dont le gouvernement du Canada sera l'hôte cet été. Le sommet du G8 aura lieu les 25 et 26 juin à Huntsville en Ontario, à deux heures de route au nord de Toronto. Il sera immédiatement suivi du sommet du G20 à Toronto les 26 et 27 juin. Des manifestations ont déjà eu lieu le 25 avril à Halifax contre la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8. Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous de participer aux activités organisées pour s'opposer au G8 et au G20 et à la participation du Canada à ces regroupements qui portent atteinte à la souveraineté et à la sécurité des peuples du monde ainsi qu'à celles du Canada.

L'exclusion des peuples des prises de décisions est au coeur de la culture de ces organisations, comme en atteste le site web officiel du G8. Il ne divulgue pas d'ordre du jour officiel mais se contente d'indiquer que des réunions ministérielles ont eu lieu dans le cadre des préparatifs du sommet sur les « enjeux majeurs qui menacent la paix et la sécurité dans le monde, tout en continuant de promouvoir le respect de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit » et « les grandes questions qui ont été au coeur des rencontres internationales tout au long de la crise économique, tels la responsabilité budgétaire, la coopération pour la réglementation du secteur financier et le suivi des engagements pris en matière de développement ». Le sommet de Huntsville fait suite au sommet de L'Aquila, en Italie, tenu du 8 au 10 juillet 2009.


Halifax, le 25 avril 2010: Manifestation contre le G8 et le G20 à l'occasion du G8 des ministres des Affaires étrangères. (MediaCoop)

Le thème du sommet du G20 est « Reprise et renaissance », portant apparemment sur « la reprise en cours dans la foulée de la crise économique mondiale ainsi que sur la mise en oeuvre des engagements pris lors des précédents sommets du G20 tout en jetant les bases d'une croissance durable et équilibrée ». Il s'agira notamment d'évaluer le travail de « renforcer les systèmes de réglementation financière », « assurer la transparence des marchés », « réduire la prise de risques excessifs » et « encourager une culture de prudence axée sur le long terme ». En ce qui concerne les prétendus programmes de relance mis en place par les pays du G20, le site web indique : « le G20 doit maintenant s'appliquer à élaborer des stratégies de sortie coordonnées afin de s'assurer que les politiques mises en oeuvre seront viables à moyen terme ». Sous la rubrique « Commerce international et croissance », on peut y lire : « [Lors du sommet de 2009] à Pittsburgh, les dirigeants se sont engagés à poursuivre leurs efforts afin de combattre le protectionnisme et de libéraliser le commerce. De son côté, le Canada, qui a pris depuis l'an dernier des mesures unilatérales de libéralisation du commerce, travaillera de concert avec ses partenaires du G20 afin d'appuyer les efforts multilatéraux en vue de faire progresser encore plus la libéralisation des échanges ». Le sommet de Toronto fait suite au sommet de 2009 à Londres, qui a suscité des manifestations de masse contre les machinations de l'élite mondiale et de l'oligarchie financière pour servir ses intérêts dans une période de crise économique sans précédent.

Il est inacceptable que le peu de nations composant le G8 et le G20 décident du sort des peuples du monde. Ces courtes citations des sites web des sommets soulignent la méthode rétrograde utilisée par ces sommets internationaux pour priver du pouvoir les peuples du monde et bloquer leur ordre du jour et leurs demandes, à commencer par le fait que les réunions se tiendront à huis clos où des décisions antisociales et antinationales sont prises à l'insu et au détriment des peuples.

Les activistes organisent un Sommet des peuples du 18 au 20 juin (www.peoplessummit2010.ca) et une semaine d'action du 21 au 27 juin avec plusieurs manifestations de masse pour présenter leurs demandes (voir ci-dessous). Le site web pour les Sommet des peuples indique :

« Le Sommet 2010 du G20, qui aura lieu à Toronto, Ontario, (les 26 et 27 juin 2010) offre aux organismes canadiens et internationaux de la société civile ainsi qu'aux groupes l'occasion de renforcer notre voix collective et de donner une cohésion à nos efforts sur l'environnement, la pauvreté, les droits humains et la justice sociale.

« Les actions et politiques du G8 et G20 ont un impact significatif sur des millions d'êtres humains dans le monde entier, et c'est donc une occasion pour nous - les organisateurs communautaires, militants, organisations non gouvernementales, médias indépendants, travailleurs, collectivités touchées, artistes, le peuple - de travailler ensemble pour éduquer, habiliter et déclencher les changements positifs que nous aimerions voir dans notre monde.

« Du 18 au 27 juin, nous convergeons à Toronto pour créer un espace où différents mouvements locaux et internationaux peuvent s'organiser démocratiquement pour défendre et éduquer au nom de la justice mondiale. »

Après le Sommet des peuples, le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto fournira l'infrastructure et le soutien logistique à des événements, manifestations et actions qui ont lieu entre le 21 et le 27 juin. Dans son communiqué du 20 mars dernier le réseau déclare :

« Les dirigeants qui se réunissent aux sommets G8/G20 sont un groupe de personnes illégitimes, auto-sélectionnées dont l'étroite vision du monde est à la fois insupportable et désastreuse pour les collectivités de partout », dit Sharmeen Khan, une porte-parole du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto. « Nous sommes ici pour leur dire que nous sommes nombreux et qu'ils sont peu – nos luttes et nos voix vont enterrer leur ordre du jour d'exclusion. »

« Harper veut cacher derrière des clôtures et des barrages routiers la pauvreté et l'itinérance au Canada, les attaques persistantes contre les peuples autochtones et les immigrants et les sables bitumineux de l'Alberta, le plus grand désastre écologique », affirme Syed Hussan, porte-parole du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto, « mais les organismes communautaires à Toronto feront en sorte que le monde voit ce que Harper veut cacher ».

« Les militants autochtones, organisateurs pour la justice envers les immigrants, environnementalistes, groupes anti-pauvreté, syndicats, queer, féministes et les collectivités à la défense des droits des personnes handicapées se réunissent sous l'égide du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto, explique Khan. Les gens se parlent, font des liens entre les luttes, établissent des alliances et trouvent des solutions. Ces actions et manifestations vont mener à l'établissement dans cette ville d'une justice sociale édifiée par la base. »

« En tant que résidents de Toronto avec l'expérience de créer des solutions réelles dans nos collectivités, écoles, refuges, lieux de travail et dans nos rues, il est de notre responsabilité de veiller à ce que les voix marginalisées des milliards exclus de ces réunions se fassent entendre haut et fort », ajoute Hussan. « Nous nous attendons à un mouvement de personnes habilitées en provenance du monde entier s'unissant dans la lutte pour une vraie justice au niveau communautaire, se joignant à nous à Toronto pour construire une véritable alternative. »

Malgré le fait que ce sont les politiques antisociales, antinationales et néolibérales des pays du G20 qui sèment la destruction dans le monde par l'agression économique et militaire, les médias et la police tentent de semer la méfiance envers ceux qui s'organisent pour protester contre le sommet dans un effort pour démobiliser le peuple et justifier la suppression des droits au nom d'une sécurité. Un article du 23 mars paru dans le Toronto Star sur une réunion entre la police de Toronto et l'Association des propriétaires et gérants d'édifices (BOMA), qui représente les sociétés commerciales de l'immobilier dans la région du Grand Toronto, offre une exemple typique de ces tentatives. L'article du Star déclare :

« [Le policier Ed] Boltuc a expliqué que deux périmètres de sécurité seront clôturés autour du site du sommet, qui est le Centre des congrès du Toronto métropolitain, sur la rue Front ouest. [...] La GRC supervisera le périmètre intérieur, qui inclura le Centre des congrès et les hôtels à proximité où logeront les chefs d'État en visite.

« Cette zone de sécurité intérieure sera strictement contrôlée au cours du week-end du sommet et bloquée par une clôture "infranchissable" d'au moins 3 mètres de haut, a dit Boltuc. Toute personne ayant besoin d'accès devra franchir un « système à cinq niveaux de sécurité », a-t-il ajouté.

« Le périmètre externe sera protégé par la police de Toronto, a déclaré Boltuc. Alors que plusieurs avaient cru que les limites du périmètre seraient la rue Queen vers le nord, la rue Yonge, à l'est, le boulevard Lake Shore ouest au sud et l'avenue Spadina à l'ouest, Boltuc a dit que la zone ne sera pas aussi grande que cela.

« Les clôtures seront érigées environ deux semaines avant le sommet, a dit Boltuc [...] Mais une fois que le périmètre sera scellé, les travailleurs et les résidents devant avoir accès à la zone de sécurité extérieure devront être agréés ou accrédités. En date de mardi, le processus pour faire cela était encore à finaliser mais le bureau du sommet commencera probablement l'accréditation des personnes au début d'avril, a dit Boltuc. »

Le Marxiste-Léniniste dénonce ces mesures anti-peuple et ces opérations psychologiques conçues pour isoler les activistes de la population.

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Semaine d'actions contre le G8 et le G20

Le site web du réseau de mobilisation communautaire de Toronto contre le G8 et le G20 propose le calendrier d'événements suivants pour la semaine d'action allant du 21 au 27 juin. Des actions sont également prévues ailleurs au Canada, notamment à Montréal et les informations suivront. Le réseau organise l'hébergement pour les personnes venant de l'extérieur. Voir le site www.G20.torontomobilize.org pour plus de détails.

21-24 juin : journée de résistance à thème (pour aider à la mobilisation pour les journées d'action)

21 juin : défendons les droits de tous

22 juin : manifestation pour la justice inter-genres ; manifestation pour la libération gaie

23 juin : action pour la justice sur le climat et l'environnement

24 juin : manifestation pour la souveraineté autochtone

Le réseau encourage tout le monde à organiser des rencontres, projections de films, débats, spectacles, marches, rassemblements et actions directes sur ces thèmes dans d'autres villes. Prière d'en informer le réseau en écrivant à action@torontomobilize.org

25-27 juin : journées d'action
En opposition aux G8/G20 et mus par une volonté de changer les choses, partout sur l'Île de la Tortue des personnes organisent des actions communautaires à Toronto en appui à :
- l'autodétermination des peuples autochtones
- la justice du climat
- l'équité du revenu et le contrôle des ressources par les communautés
- la justice pour les migrants et la fin de la guerre et de l'occupation
- la justice inter-genres et pour les droits des gaies et des personnes avec une déficience

25 juin : journée d'action communautaire à Toronto
- Justice pour nos communautés : 14 h 30 aux Allan Gardens

26 juin : marche et rassemblement familiaux
- Le peuple d'abord. Nous méritons mieux : 13 h à Queen's Park
- Ne restez pas sur la clôture : 16 h au Grange Park
- Fièvre du samedi soir, voir fever2010.wordpress.com pour plus de détails.

27 juin : actions directes autonomes toute la journée
- Marche funèbre : 14 h
- Manifestation anti-prison : en soirée

Pour des mises à jour visitez : http ://g20.torontomobilize.org/schedule

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Premier Mai 2010

Reportage-photos: Europe, Asie et Océanie

Europe

Grèce


Athènes


Ioannina; Patras


Thessloniquei;Le Pirée
(KKE)

Londres, Angleterre

(Indymedia)

Rotterdam, Pays-Bas

(www.arkibongbayan.org)

Berlin; Rostock, Allemagne

(Tageszeitung, Indymedia)

Copenhague, Danemark

(Parti communiste (Danemark))

Helsinki, Finlande

(Xinhua)

Naples, Italie


(Indymedia)

Madrid; Barcelone, Espagne

(CNT, Cuba Debate)


Sofie, Bulgarie

(Xinhua)

Moscou, Russie

(Ria Novisti, Xinhua)

Istanbul, Turquie


(Indymedia)

Asie

Passae d'Erez, bande de Gaza, Palestine

(Xinhua)

Kirkuk; Bagdad, Irak

(GFIW)

Multan, Inde

(IUF)

Kathmandu, Népal

(Telegraph Nepal)

Karachi, Pakistan

(IUF)

Phnom Penh, Cambodge; Kuala Lumpur, Malaisie

(AFL-CIO; Klik4malaysia)

Hong Kong, Chine; Jakarta, Indonésie

(Xinhua)

Manilles, Philippines

(www.arkibongbayan.org)

Rakwon, RPDC; Séoul, République de Corée

(KCNA, VoW)

Océanie

Wellington, Nouvelle-Zélande; Sydney, Australie

(Indymedia, Peter Boyle)


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