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Premier Mai 2010
Militantes manifestations partout au Canada
Halifax
Plus de 200 travailleurs (syndiqués,
non syndiqués, sans emploi et retraités) et autres
membres de la
communauté ont marché à Halifax à
l'occasion du Premier Mai. C'était la
quatrième marche annuelle du Premier Mai depuis qu'a
été rétablie la
tradition de célébrer la journée en l'honneur de
la lutte de la classe
ouvrière en Nouvelle-Écosse.
L'événement a attiré des travailleurs de tous les
coins de la province,
notamment d'Antigonish, du Cap Breton et de la vallée de
l'Annapolis,
ainsi que des syndicalistes et des jeunes du Nouveau-Brunswick. Les
travailleurs du secteur public ont été à
l'honneur, à l'avant de la
manifestation, pour leur opposition à l'offensive que les trois
niveaux
de
gouvernements mènent contre eux et contre les services publics.
De
plus, les manifestants ont vigoureusement dénoncé la
guerre et
l'agression impérialistes et appelé à la
solidarité internationale avec
les peuples d'Amérique latine, de Cuba, de Palestine et
d'ailleurs.
L'arrestation de trois jeunes sous de fausses accusations n'a pas
ralenti l'ardeur des
marcheurs. Plus tard, les jeunes se sont rassemblés en masse
devant le
poste de police pour exiger la libération immédiate des
trois arrêtés.
La journée s'est terminée avec un Forum et Festival au
Centre d'amitié
autochtone micmac.

Montréal
Plus de 25 000 personnes se sont
rassemblées au métro Lionel-Groulx à
Montréal. Se sont adressés à la
foule des représentants de la CSD, de la Coalition contre la
tarification et la privatisation des services publics, de la
Fédération
des femmes du Québec et de la Fédération
interprofessionnelle de la santé
du Québec. Tous ont dénoncé
l'offensive antisociale du gouvernement libéral de Jean Charest
et
réitéré l'importance de poursuivre la lutte contre
ces politiques, dont
le récent budget. Après les discours, la manifestation
s'est mise en
branle pour emprunter les rues du quartier populaire de Pointe
St-Charles, où les marcheurs ont été
chaleureusement accueillis par les
résidents, et
s'est terminée au parc St-Gabriel. Une autre manifestation de
plus d'un
millier de personnes, principalement des jeunes, a eu lieu plus tard
dans la journée. Elle s'est rendue devant les bureaux du premier
ministre Charest dans le quartier d'affaires sur la rue Sherbrooke.
Comme les années précédentes, les jeunes ont
été la cible du
harcèlement
policier. Plusieurs ont été soumis à des fouilles
à leur arrivée.
L'appel a été lancé de se préparer pour le
Sommet du G20 qui se tient à
Toronto en juin.







Longueuil
À Longueuil, pour
une deuxième année
consécutive, l'ensemble des organisations syndicales de la
région de la
Montérégie section Rive Sud étaient unies pour
l'organisation des
activités du Premier Mai. Plus de 500 personnes se sont
rassemblées au
parc Saint-Charles avant d'entreprendre leur marche sur la rue
Saint-Charles jusqu'au parc Le
Moyne, où ont été prononcés les discours de
dirigeants des syndicats et
d'organisations populaires. Il y avait le fort contingent des ouvriers
membres du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile
(TCA-Québec), composé des ouvriers du secteur
aérospatial oeuvrant à la
compagnie Pratt & Whitney de Longueuil.

Gatineau
À Gatineau, environ
200 jeunes et
travailleurs se sont rassemblés au parc Fontaine et ont
marché
jusqu'au Palais de justice du Québec, au son des klaxons des
automobilistes qui signalaient leur appui. Il y avait des
syndiqués et
des représentants des organisations de lutte à la
pauvreté et pour le
droit au logement, comme la Fédération
autonome de l'enseignement, l'Alliance de la fonction publique du
Canada, le Collectif régional de lutte à
l'itinérance en Outaouais, le
Réseau vigilance Outaouais, le Comité logemen'occupe.
Break Syndical
s'est chargé de la musique et du divertissement dans le parc.
À l'avant
de la manifestation il y avait la bannière de la FAE :
« Nos classes débordent, nos jeunes décrochent
– c'est assez ! » Les
pancartes et les discours étaient en majeure partie
dirigés contre
l'offensive antisociale du gouvernement Charest et à la
défense de
l'éducation et des services sociaux.



Toronto
Des manifestations et
rassemblements
ont eu lieu à Toronto pour marquer le Premier Mai cette
année,
organisés par Personne n'est illégal et le Mouvement du
Premier Mai.
Les actions ont porté sur la situation des sections les plus
vulnérables de la classe ouvrière, dont les sans-papier,
les migrants
et immigrants ainsi que les travailleurs pauvres.
Les manifestants ont demandé des emplois, un logement
décent et des
services sociaux de qualité. Ils ont également
porté un message fort et
clair contre la guerre et l'agression impérialistes.






Hamilton
Environ 1 500 travailleurs
ont
participé au rassemblement et à la marche
organisés par la section
locale 1005 du syndicat des Métallos à Hamilton le
Premier Mai. De
nombreux syndicats étaient représentés :
plusieurs sections locales des
Métallos, les TCA, le SCEP, le SCFP et les syndicats des
enseignants.
Il y avait une forte présence
de travailleurs de Siemens de Hamilton, qui vient de fermer ses portes,
et des travailleurs de la National Steel, qui menace de fermer ses
portes. Les contingents des travailleurs de Vale Inco, de Sudbury, qui
sont en grève depuis juillet 2009, ont eu la place d'honneur
à la tête
de la manifestation, suivis des travailleurs de Xstrata de Timmins qui
se
battent contre la fermeture du complexe sidérurgique de Kidd
Creed. Le
lendemain, le local 1005 des Métallos tenait une
conférence nationale
sur l'édification nationale sous le thème :
« Base manufacturière oui !
Destruction nationale non ! » Y ont participé
des dirigeants syndicaux,
des syndiqués actifs et à la
retraite et des activistes de l'Alberta, du Nord de l'Ontario, du
Québec et du Nouveau-Brunswick. Il y a eu des
présentations suivies
d'un échange animé sur l'avenir du Canada et sur le
rôle des
travailleurs dans la détermination de cet avenir.






Windsor
Le Premier Mai à
Windsor a été marqué
par une militante manifestation dans le centre-ville. Elle a
rassemblé
les forces combattantes de la région et a été une
occasion d'affirmer
la nécessité de défendre la dignité du
travail et des travailleurs et
de s'unir à la défense des droits de tous. Parmi les
slogans on a
entendu : « Investissez
dans nos communautés, pas dans la guerre »,
« Ne touchez pas à nos
pensions » et « La prison pour ceux qui tuent des
travailleurs ». La
manifestation s'est terminée avec un spectacle et danse mettant
en
vedette des chants commémorant la lutte des travailleurs
municipaux
l'année dernière.


Edmonton
Il y a eu un vigoureux
rassemblement à
Edmonton auquel ont participé plus de 200 personnes, suivi d'une
marche
dans les rues du centre-ville jusqu'à l'Hôtel de Ville.
Des orateurs du
Comité de la marche, du Syndicat des travailleurs et
travailleuses des
postes, de la Fédération du travail de l'Alberta, du
Syndicat des
employés provinciaux de
l'Alberta et de la Coalition contre la guerre et le racisme d'Edmonton
ont parlé de la signification du Premier Mai. Ils ont
parlé de la
résistance à l'offensive généralisée
contre les programmes sociaux et
contre l'économie, des atteintes à la dignité du
travail et de
l'introduction de l'esclavage moderne et fait valoir que c'est à
la
classe ouvrière
qu'incombe la responsabilité de défendre les droits de
tous et de
donner le leadership dans la recherche d'une alternative.




Calgary
Vancouver
Des résidents de
Vancouver ont marqué
le Premier Mai avec une marche à l'heure du midi. Parmi les
orateurs,
il y avait Shane Simpson, député provincial, Jane Bouey,
commissaire
scolaire, Harsha Wallia de Personne n'est illégal, et un
représentant
du groupe de résidents du fameux Downtown Eastside. Plusieurs
thèmes
revenaient souvent,
comme le vol de la richesse sociale et des ressources publiques, la
nouvelle « loi sur l'énergie propre » qui
transfert la production de
l'hydro-électricité au secteur privé, et plusieurs
aspects de l'impact
de l'offensive antisociale sur les services sociaux, comme
l'éducation,
et sur les plus vulnérables de la société.
Après la marche, le Comité de
Vancouver du PCC(M-L) organisait une réunion publique sur le
thème :
« Pour bâtir une opposition ouvrière en
Colombie-Britannique ».



Oaxaca, Mexique
Non à l'impunité! Les assassinats,
disparitions
et intimidations doivent cesser!
Le Marxiste-Léniniste exprime son indignation
face à l'assassinat le 27 avril au Mexique de Beatriz
Cariño Trujillo, coordinatrice du Réseau mexicain des
personnes affectées par les mines (REMA) et membre du Centre de
soutien aux collectivités oeuvrant ensemble (CACTUS), et de Tyri
Antero Jaakkola, un Finlandais observateur des
droits humains. Ils ont été abattus par UBISORT, un
groupe paramilitaire ayant des liens étroits avec le
gouvernement de l'État, lors d'une embuscade de la Caravane
d'observation et de solidarité de la municipalité
autonome de San Juan Copala, à laquelle Beatriz et Tyri
participaient avec d'autres membres du REMA et de CACTUS, de
membres de la Voix de Oaxaca édifiant l'autonomie et la
liberté (VOCAL) et de plusieurs observateurs internationaux des
droits humains d'Italie, de Belgique et d'Allemagne.
La caravane a été organisée par
VOCAL et l'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO).
Plusieurs personnes ont été blessées lors de
l'embuscade, alors que certains ont réussi à
s'échapper au moment où les soldats paramilitaires
rechargeaient leurs AK-47. Les soldats paramilitaires ont
également tiré sur une ambulance qui est apparue
sur la scène, l'empêchant d'aider les blessés,
tandis que d'autres ont été entraînés de
force dans la forêt et soumis à des interrogatoires et
menaces de mort avant d'être abandonnés sur la route. Il a
fallu plusieurs jours avant que ceux qui ont été
emmenés par UBISORT puissent rentrer chez eux.
Mexico, le 30 avril 2010:
« Arrêtez le harcèlement de la municipalité
autonome de San Juan Copala. »
La caravane se dirigeait vers la municipalité de
San Juan Copala dans la région de Triqui afin de fournir une
aide à la communauté qui a été soumise
à un blocus paramilitaire et contrainte à l'isolement
depuis la déclaration de son autonomie. L'encerclement de la
communauté autonome de Triqui fait partie de la
répression de l'État contre les
efforts déployés par le peuple pour prendre le
contrôle de son destin, alors que les paramilitaires d'UBISORT,
actuellement dirigés par Rufine Juarez Hernandez, jouissent de
la pleine complicité du gouvernement de l'État. En raison
du blocus paramilitaires, les enfants de la municipalité ne sont
pas en mesure d'aller à l'école, la communauté est
sans électricité, eau potable et services médicaux
et elle est confrontée à des pénuries alimentaires
tandis que les livraisons de l'extérieur sont bloquées.
Le 27 avril, la caravane tentait de briser cet
encerclement et de livrer des fournitures à la population.
Après l'annonce de la venue de la caravane, le chef d'UBISORT,
Rufino Hernandez Juarez, a déclaré qu'il
empêcherait à tout prix le passage de la caravane.
Ces agressions, notamment les assassinats de personnes
qui luttent pour la défense des droits humains et la
souveraineté, font partie des tactiques de guerre sale qui ont
été institutionnalisées dans tout le Mexique. REMA
a publié un communiqué de presse rejetant
l'entière responsabilité de l'attaque sur tous les
paliers du gouvernement,
notamment le fameux gouverneur d'Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz, et le
président Felipe Calderon Hinojosa. VOCAL a publié une
déclaration le 30 avril avertissant qu'UBISORT envisage de mener
de nouvelles attaques contre la population de la région. Elle
précise : « Cette attaque montre le niveau de
violence et l'impunité avec laquelle
le parti au pouvoir, le PRI, maintient le tueur Ulises Ruiz Ortiz et
les caciques locaux au pouvoir, ainsi que la nature des groupes
paramilitaires qui soutiennent ce parti dans les communautés
autochtones et paysannes de l'État d'Oaxaca. »
Seulement depuis novembre 2009, 19 personnes de San Juan
Copala ont été assassinées par les paramilitaires
et ces assassinats, ainsi que de nombreuses agressions brutales contre
la population, n'ont jamais été élucidés,
et encore moins les responsables traduits en justice. Cela a
créé un climat d'impunité totale pour des groupes
comme
UBISORT, tandis que le gouvernement cherche à nier sa
responsabilité.
Le gouvernement canadien doit aussi rendre des comptes
en tant que complice dans cette agression contre la lutte des peuples
du Mexique, puisqu'il ferme les yeux sur les dizaines de compagnies
minières canadiennes qui pillent l'or, l'argent et beaucoup
d'autres ressources naturelles du Mexique et refusent de se soumettre
aux injonctions leur
interdisant de poursuivre leurs opérations destructrices
à la fois de l'environnement humain et naturel. Ces
sociétés ont leurs organisations paramilitaires qui
utilisent tous les moyens pour intimider, menacer et éliminer
ceux qui luttent pour la défense de leurs droits et de la
souveraineté, comme au Chiapas, à Cerro de San Pedro
Potosi, à Oaxaca,
Guerrero, et plusieurs autres États du Mexique.
Le Marxiste-Léniniste envoie ses plus
sincères condoléances aux familles, amis et camarades de
Beatriz Alberta Trujilo Carino et Tyri Antero Jaakkola. Nous nous
joignons à toutes les organisations démocratiques et
progressistes et aux forces du Mexique et du monde pour exiger :
1. Une enquête sur la planification,
l'organisation et le déroulement de cette agression
meurtrière et le jugement et châtiment de tous les
responsables.
2. Le licenciement immédiat des hauts
fonctionnaires de l'État d'Oaxaca, dont le secrétaire
d'État, le procureur d'État et le secrétaire de la
Sécurité publique et de la protection des citoyens pour
ne pas être intervenus rapidement lorsque les faits ont
été portés à leur attention, facilitant et
fournissant ainsi l'impunité à UBISORT pour cet assaut
meurtrier.
Levez le blocus paramilitaire contre la
Communauté autonome de Triqui !
Cessez les violations des droits humains à Oaxaca ! Non
à l'impunité !
Vive la lutte des peuples pour la défense de leurs droits et
souveraineté !

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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