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Premier Mai 2010
Les événements du Premier Mai à
Vancouver
À Vancouver, une série
d'événements animés auront lieu à
l'occasion du Premier Mai, journée internationale de lutte de
classe ouvrière. La journée commence par une marche
à midi au parc Clark, immédiatement suivie d'un
rassemblement à 13 h au parc Grandview. Le comité local
du Premier Mai du Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) tient une réunion publique sous le
thème : « Bâtir une opposition
ouvrière en Colombie-Britannique » de 16 h à
18 h. Puis une soirée sociale est organisée par le
Conseil syndical de Vancouver.
Les effets du démantèlement de
l'édifice national par les gouvernements fédéral
et provinciaux au service des monopoles se fait sentir dans toute la
Colombie-Britannique. Le 10 avril, la Coalition pour bâtir une
meilleure Colombie-Britannique a tenu un rassemblement devant le
Musée des beaux arts de Vancouver pour dénoncer et
mobiliser
contre les coupures dans les services publics. Les participants ont
attiré l'attention sur les nouvelles taxes de vente
harmonisées, qui transfèrent 1,9 milliard $ des
impôts des sociétés aux individus. Dans un article
paru récemment dans The Tyee, Kim Pollock, un
chercheur pour le compte du syndicat des Métallos, souligne que
malgré le fait que les monopoles forestiers paient de moins en
moins d'impôt, « l'investissement dans la
transformation du bois en 2008 était près de 80
millions $ inférieur à celui de 2001, une chute
annuelle de 6,1 %. En fait, depuis 2005, l'investissement dans le
secteur a annuellement diminué. Et le secteur forestier dans son
ensemble emploie aujourd'hui 36 600 personnes de moins qu'en 2001, soit
une baisse de 41,3 %. Même sans les effets de la
récession, en 2008 l'industrie forestière avait
déjà perdu 23 700 emplois [...] ».
Le résultat de la politique de payer les riches
par la fiscalité réduite des monopoles et d'autres
moyens, couplée à la destruction de l'industrie
forestière, est la création d'une crise où la
richesse sociale nécessaire pour financer des programmes afin
d'assurer le bien-être de la population a été
retirée de l'économie. C'est une situation intenable. Le
Marxiste-Léniniste appelle la classe
ouvrière et le peuple en Colombie-Britannique à
participer aux événements du Premier Mai, à saisir
l'occasion pour présenter leurs revendications et discuter des
moyens de s'organiser pour trouver une issue à cette situation.
Voir le calendrier
des
événements
du
Premier
Mai
2010.

La mobilisation pour le Premier Mai
en cours partout au États-Unis
Ces dernières années nous avons
été témoins de la renaissance du Premier Mai aux
États-Unis en tant que journée d'action de masse de la
classe ouvrière, en particulier à travers des actions
pour s'opposer à la criminalisation des travailleurs immigrants.
Voice of Revolution, une publication de
l'Organisation marxiste-léniniste des
États-Unis, rappelle que « dans les villes partout au
pays s'organisent des marches, des rassemblements et des
activités sociales pour le Premier Mai 2010. Atlanta, New-York,
Buffalo, Détroit, Chicago, Madison, Milwaukee, Minneapolis,
Saint-Louis, Memphis, Dallas, Los Angeles, Portland, et Oregon sont
quelques-unes des villes où se
tiennent des réunions de planification et de travail pour
développer une grande unité dans l'action.
« Un objectif principal de ce travail est de
renforcer la lutte pour l'unité de toutes les forces
organisées à la défense des droits. Plusieurs
s'appuient sur le travail mené pour les actions du 20 et 21 mars
dans le district de Columbia, renforçant leurs relations
basées sur le travail et le soutien au sein de la population.
Partout les organisateurs
combattent pour les droits - les droits des travailleurs, qu'ils soient
travailleurs ou chômeurs, les droits des immigrants avec ou sans
papiers, les jeunes et leur droit à l'éducation, le droit
à des services de santé, pour la réunion des
familles divisées et plus encore. La demande :
"Arrêtez
les descentes et les déportations ;
légalisation maintenant !" est très populaire, comme
l'est le slogan : "Un pour tous et tous pour
un !" »
À Saint-Louis, au Missouri, auront lieu une
marche et une vigile pour les droits des immigrants et les droits
civils et humains,
où les résidents sont appelés à se joindre
à la lutte « pour garder les familles ensemble,
mettre un terme aux détentions et aux déportations,
protéger les droits des travailleurs, cesser le profilage racial
et manifester
votre appui à une véritable réforme du
système d'immigration ».
À Détroit, au Michigan, les organisateurs
déclarent : « Arrêtez les descentes et les
déportations qui brisent les familles ! La
séparation des enfants de leurs parents est une violation
flagrante et sauvage des droits humains. Marchons pour la
défense des droits humains des travailleurs immigrés et
leurs familles.
« Fermez les centres de détention
inhumains pour les familles immigrantes ! À bas "le mur
frontalier" entre les États-Unis et le Mexique !
« Nous exigeons la réforme du
système d'immigration - Le président Barack Obama a
été élu à la présidence avec
70 % du vote latino. M. Obama a promis que s'il était
élu, il ferait adopter en 2009 une réforme du
système d'immigration qui favorise les droits des immigrants. La
situation actuelle est insuffisante pour
les familles immigrantes et les besoins de notre
économie. »
Au Texas, les militants pour les droits des immigrants
organisent une marche pour la journée du Premier Mai. Les Texans
sont aux prises avec la militarisation de la frontière, les
camps de détention de masse et les raids du gouvernement qui
terrorisent les communautés. Comme beaucoup de villes en 2006,
Dallas a été la scène d'une
grande marche lorsque les travailleurs ont pris des mesures pour
bloquer un projet de loi au Congrès qui criminaliserait tous les
immigrants sans papiers. Maintenant, ils exigent du président
Obama et de la majorité démocrate qu'ils adoptent une
réforme juste du système d'immigration et qu'ils le
fassent maintenant. Comme un militant l'a si bien
dit : « Nous sommes fatigués de mañana
[demain]. Nous voulons une réforme de l'immigration
maintenant. » Pour plus d'événements et
d'informations, visitez le site www.usmlo.org.

Les syndicalistes de 21 pays
célébreront le Premier Mai à Cuba

Toronto, le 17 avril
2010:rassemblement de solidarité avec les Cinq héros
cubains à l'occasion du
49e anniversaire de la défaite de la tentative d'invasion de
Cuba à la baie des Cochons.
À la mi-avril, plus de 500 syndicalistes de 21
pays ont confirmé leur présence aux activités
centrales du Premier Mai à Cuba pour réaffirmer leur
solidarité avec la révolution cubaine.
Raymundo Navarro, membre du secrétariat national
de l'Organisation centrale des syndicats cubains (CTC), dit que les
visiteurs pourront participer à un vaste programme
d'activités à partir du 26 avril, notamment à des
visites à des sites d'intérêt historique,
économique, culturel et social de diverses provinces.
Ils pourront également participer à la
traditionnelle conférence de solidarité avec Cuba et
à l'événement marquant le 65e anniversaire de la
Fédération mondiale des syndicats, région
Amériques.
Lors de leur visite à Cuba, ils auront l'occasion
de connaître davantage le cas des cinq héros cubains
emprisonnés aux États-Unis depuis 1998 pour avoir
combattu contre le terrorisme. Le débat organisé par le
CTC le 23 avril sous forme de forum en ligne sous le
thème : « Pour la libération des cinq
prisonniers cubains
antiterroristes », avec la participation des dirigeants de
la CTC, faisait partie des activités du Premier Mai 2010

Logement social: Y'a que des
miettes dans son budget!
- FRAPRU, le 22 avril 2010 -
Grande manifestation à Westmount pour le logement social et un nouveau
programme de HLM
Dimanche le 16 mai à Montréal
Départ à 11 h au coin des rues The Boulevard et Argyle
Plus
d'infos : www.frapru.qc.ca
|
Le budget présenté le 30 mars par le
ministre québécois des Finances, Raymond Bachand,
multiplie les hausses de tarifs et de taxes, en plus d'ouvrir la porte
à des compressions budgétaires brutales. Pendant ce
temps, les grandes entreprises et les mieux nantis s'en sortent presque
indemnes.
Il n'est donc pas surprenant que le budget ne consacre
que des miettes au second « Plan de lutte contre la
pauvreté et l'exclusion sociale » sur lequel le
gouvernement Charest a pourtant consulté pendant des mois. En
fait, ce Plan se résume à deux mesures : un
Crédit d'impôt pour
la solidarité sociale qui compensera tout juste les
ménages à faible revenu pour les hausses de tarifs et de
taxes qui leur tomberont sur la tête, ainsi que le financement de
3000 logements sociaux dans le cadre du programme AccèsLogis.
Dans un tel contexte, ne devrions-nous pas justement
nous réjouir que le gouvernement continue à financer du
logement social et qu'il semble vouloir le faire à la hauteur
qu'il avait promise durant la dernière campagne
électorale, soit 3000 unités par année ? Ce
serait négliger que le soi-disant
Plan de lutte contre la pauvreté n'a pas été
annoncé pour un an, mais bien pour cinq ! En 2004, le
premier Plan de lutte prévoyait plutôt la
réalisation de 16 000 logements sociaux en cinq ans. Toute une
différence.
Nous avons besoin de logements sociaux. Allons le dire
chez Jean Charest !
Transport organisé à partir de
différentes villes et différents quartiers de
Montréal. Inscrivez-vous auprès du comité logement
le plus près de chez-vous
Front d'action populaire en réaménagement
urbain (FRAPRU)

Sherbrooke le 8
avril: manifestation contre le budget pendant que le premier ministre
Jean Charest en faisait l’éloge
à la chambre de commerce de Sherbrooke à l'hôtel
Delta. L'action était organisée par la Coalition
opposée à la tarification
et la privatisation des services publics et des représentants de
regroupements étudiants.

Le mouvement syndical doit combattre
les politiques antisociales de Charest
- Jean-Pierre Fortin, directeur des
TCA-Québec, 23 avril 2010 -
C'est par un appel au réveil et à la
mobilisation du mouvement syndical que le directeur
québécois du syndicat des Travailleurs canadiens de
l'automobile (TCA) a ouvert aujourd'hui à Saguenay les assises
du Conseil québécois de son syndicat.
M. Fortin, qui est aussi vice-président de la
FTQ, déplore en effet l'apathie générale du
mouvement syndical face aux budgets antisociaux des gouvernements
Harper et Charest. Dans un discours intitulé :
« 50 ans de révolution tranquille ! Sommes-nous
trop tranquilles ? », le dirigeant
syndical s'en est pris particulièrement au gouvernement
québécois qui « sabre notre
patrimoine ».
« Le lendemain du budget Bachand, plus de 12
000 personnes provenant des groupes communautaires sont descendues dans
les rues de Montréal. Où étaient les
syndicats », s'est-il demandé.
« Le gouvernement Charest a
décidé de passer à l'histoire en volant les
pauvres pour en donner davantage aux plus riches de notre
société ... Le budget aurait dû puiser dans les
poches des bien nantis et non de la classe moyenne et des plus
démunis. »
Rappelant que « 3,2 % de la population
gagne plus de 100 000 $ annuellement » et que certains
qui ont « des revenus de plusieurs millions » ne
paient aucun impôt, il réclame une hausse de l'impôt
sur le revenu. « Ne serait-il pas normal que les plus nantis
paient
davantage que ceux qui le sont moins ? Puisque le déficit
du Québec est dû à une crise financière,
créée par les banques et les institutions
financières, n'aurait-il pas été approprié
de mettre ces dernières à contribution par le biais d'une
taxe sur les transactions financières ? »
« La plus scandaleuse des mesures est
l'impôt santé. Ainsi, en 2010, chaque citoyen adulte ayant
un revenu annuel supérieur à 15,000 $ se verra
imposer d'une somme de 25 $, 100 $ en 2011 et 200 $ en
2012. »
« Cet impôt santé vient
créer une brèche majeure dans notre système de
santé gratuit et universel. Elle s'attaque de plein fouet au
principe de gratuité et instaure un système
d'iniquité sans précédent. Un simple citoyen
gagnant à peine 15 000 $ par année ou un Pierre Karl
Péladeau gagnant plusieurs
millions, toute personne adulte paiera la même somme. »
« Les virages vers les valeurs de droite par
le gouvernement conservateur à Ottawa et le gouvernement
libéral à Québec sont sans
précédent. Ces deux gouvernements nous imposent des
reculs majeurs. Dans un contexte de mondialisation, nos
sociétés québécoise et canadienne
s'américanisent. »
M. Fortin croit que l'apathie actuelle du mouvement
syndical face aux politiques conservatrices est dommageable tant pour
la démocratie que pour la préservation des acquis
sociaux. « Tout au long de l'histoire, le mouvement syndical
a joué un rôle primordial dans l'instauration de la
justice sociale, de
conclure M. Fortin. S'il s'endort, c'est la société
entière qui en souffrira. »

Les médecins contestent le ticket
- Déclaration commune, le 28 avril
2010 -
Le budget Bachand 2010 propose l'instauration d'une
franchise santé calculée en fonction du nombre de visites
médicales effectuées durant l'année, ce qui
équivaut à un ticket modérateur. La mise en place
d'une telle mesure obligerait les malades à verser des sommes
d'argent supplémentaires à l'État pour rencontrer
leur médecin ou recevoir des soins.
Cette proposition est inacceptable : non seulement
ne doit-on pas taxer la maladie, mais le concept même
d'utilisateur-payeur ne peut s'appliquer à la santé.
Reconnaissant la nécessité de financer
adéquatement le système de soins, nous rejetons toutefois
que ce financement prenne la forme d'un ticket modérateur (ou
orienteur) pouvant avoir des conséquences néfastes sur la
santé de nos patients, porter atteinte au lien de confiance
médecin-patient et rendre encore plus
complexe la gestion du réseau de la santé. De plus,
aucune diminution des coûts n'est garantie avec une telle
initiative, bien au contraire.
Rien ne justifie donc une telle remise en cause des
principes de l'assurance maladie, où les soins
médicalement requis sont couverts par un régime public
financé collectivement.
Des impacts négatifs sur la santé des
Québécois
Lorsque nos patients consultent, ce n'est certainement
pas pour le plaisir, mais bien pour prendre soin d'eux-mêmes ou
pour effectuer les suivis demandés et les examens requis. Notre
désaccord est d'abord éthique : un ticket
modérateur (ou
« franchise santé ») risque de
compromettre l'accès aux soins, notamment pour les personnes les
plus vulnérables. Nous refusons l'idée que
dorénavant nos patients puissent choisir de consulter ou non en
fonction de leurs moyens plutôt que de leurs besoins.
C'est pourtant ce qui arrivera si un ticket
modérateur est instauré : comme dans d'autres pays,
certains patients retarderont ou annuleront des consultations, ce qui
fragilisera la continuité des soins et conduira à une
augmentation des hospitalisations et conséquemment des
coûts. Parallèlement, la promotion
de la santé et la prévention, éléments
fondamentaux d'un bon système de santé, seront
laissées pour contre.
Un ticket modérateur, qu'il soit modulé ou
non, est donc une option éthiquement douteuse,
médicalement indéfendable et d'autant plus
injustifiée que les jeunes familles, les personnes
âgées, les malades chroniques et les patients les plus
pauvres en seront les premières victimes. Dans la perspective du
vieillissement
de la population et de la pandémie de maladies chroniques qui
l'accompagne, cette mesure va à l'encontre de l'adaptation
essentielle du système de santé à ces nouveaux
défis.
Une proposition ingérable et coûteuse
Faut-il souligner la difficulté pratique de
mettre en place une telle mesure ? On souhaite
« modérer » ou
« orienter » nos patients, mais comment
évaluer si leurs « choix » seront ou non
« adéquats » ?
Selon quels critères nébuleux ? Bien répondre
demandera une connaissance précise des conditions
médicales et des trajectoires de soins. Alors, qui en
jugera ? Un médecin, peut-être même le
médecin traitant ? De notre côté, nous n'avons
pas l'intention de nous prêter à ce jeu.
D'un strict point de vue comptable, les coûts
d'administration d'un tel programme risquent par ailleurs de
dépasser largement les « gains »
théoriques, sans compter que l'aggravation prévisible de
l'état de santé et la hausse conséquente des
hospitalisations entraineront de nouvelles dépenses. De plus,
en contradiction directe avec les principes de la loi canadienne sur la
santé, le ticket modérateur fera l'objet de batailles
juridiques aussi coûteuses qu'inutiles.
Rappelons qu'à l'inverse de certaines
idées reçues, l'utilisation du système de
santé suppose déjà certains
déboursés directs de la part des patients, qui payent de
leur poche une part significative des soins, notamment ce qui n'est pas
entièrement couvert par l'assurance-maladie :
médicaments, dentisterie,
physiothérapie, etc. Or, d'après l'OCDE, les montants en
jeu sont déjà plus élevés au Canada que
dans la plupart des pays comparables. Comment dès lors justifier
une hausse supplémentaire sous forme de ticket
modérateur ?
Rejeter le ticket modérateur
Nos patients n'ont pas à subir les effets
pernicieux d'un ticket modérateur. L'implantation de cette
mesure aussi injuste qu'inefficace se ferait à leur
détriment. Et ils risquent malheureusement d'en payer le prix...
de leur santé. Il faut favoriser plutôt que nuire à
l'accès
à un médecin, alors que plus de 25 % des
Québécois n'ont pas de médecin de famille, de loin
le pire résultat au Canada.
Nous rejetons donc fermement une proposition qui ferait
en sorte que les Québécois aient à défrayer
des coûts pour chaque consultation médicale.
Nous sommes d'avis qu'il faut plutôt redoubler
d'ardeur pour implanter les solutions connues, démontrées
efficaces et qui amélioreront vraiment notre système de
soins : une meilleure organisation de la première ligne et
une bonification des ressources qui lui sont allouées, le suivi
intégré des malades chroniques
(ce qui prévient les consultations à l'urgence et les
longues hospitalisations), l'informatisation du dossier-patient et la
gestion centralisée des listes d'attente doivent donc compter
parmi les priorités gouvernementales.
Le gouvernement doit orienter son action vers ces
chantiers plutôt que d'instaurer un ticket modérateur.
Signent cette déclaration :
Alain Vadeboncoeur, vice-président et
Marie-Claude Goulet, présidente, Médecins
québécois pour le régime public ; Louis
Godin, président, Fédération des médecins
omnipraticiens du Québec, Guillaume Charbonneau,
président, Collège québécois des
médecins de famille, Yann Dazé, président,
Fédération des médecins résidents du
Québec, Jean-François Lajoie, président,
Association médicale du Québec, Myriam Auclair,
présidente, Fédération médicale
étudiante du Québec, Sylvain Dion, président,
Association des médecins de CLSC du Québec, Réjean
Hébert et Pierre J. Durand, doyens des facultés
de médecine des universités de Sherbrooke et Laval

Revenu des aînés
Supplément de revenu garanti:
Les aînés dénoncent la paperasserie
Environ 250 aînés membres de la
Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ)
sont allés manifester devant les bureaux de Québec de la
ministre fédérale des Affaires intergouvernementales
Josée Verner, le 20 avril. Ils réclament deux choses
d'Ottawa : qu'on augmente les prestation du supplément de
revenu garanti (SRG) et que les personnes qui y ont droit y aient
accès automatiquement.
Présentement, au Québec, on estime que 40
000 personnes âgées ne reçoivent pas de prestations
du SRG, soit parce qu'elles ne savent pas qu'elles y ont droit, soit
parce qu'elles se sont découragées devant l'ampleur de la
paperasserie administrative qu'elles avaient à remplir.
D'ailleurs, la FADOC a symboliquement
lancé un avis de recherche dans le but, justement, de trouver
des personnes qui auraient droit au supplément de revenu mais
qui ne le reçoivent pas.
La FADOQ fait présentement circuler une
pétition à l'appui de ses revendications, qui a
déjà été signée par 15 000
personnes. Ses dirigeants vont la faire parvenir au gouvernement Harper
vers la fin de l'année.
Le réseau FADOQ passe à
l'action pour un SRG bonifié et simplifié !
- Communiqué, le
20 avril 2010 -
Aujourd'hui, le réseau FADOQ sonne l'alarme et se
mobilise à travers tout le Québec pour faire pression
auprès du gouvernement Harper concernant la situation
inacceptable vécue par des milliers d'aînés
démunis. En effet, le programme de la sécurité du
revenu, qui comprend les prestations de Supplément de
revenu garanti (SRG), de l'Allocation au conjoint (ALC) et de
l'Allocation au conjoint survivant (ALCS), ne permet pas de subvenir
aux besoins des personnes âgées à faible revenu.
Comme la ministre responsable de la question, Mme Diane Finley, n'a pas
donné suite à la demande de rencontre du réseau
FADOQ,
ce dernier passe à l'action ! Des manifestations et des
rassemblements se tiendront à la grandeur de la province.
Avis de recherche
Le réseau FADOQ met en place la ligne FADOQ
Info-SRG, au 1 866 668-0519, afin de palier les lacunes du
système du gouvernement en place et de répondre
adéquatement à la clientèle visée par le
SRG. Il répondra aux questions de la population dès
demain. Ce service a pour
but d'aider les gens à s'orienter dans leurs démarches et
de faciliter l'identification des citoyens potentiellement admissibles
à ce programme, afin de les référer vers les
bonnes ressources.
Une pétition à signer
Pour démontrer l'urgence d'agir, le réseau
FADOQ lance officiellement, à travers le Québec, une
pétition pour un SRG bonifié et simplifié. Il
invite la population à la signer soit par le biais de son site
Internet, au www.fadoq.ca ou en version papier, dans les bureaux
régionaux
du réseau FADOQ (1 800 828-3344).
Des revendications légitimes
L'inscription automatique au SRG. Au
Québec, plus de 40 000 aînés ne reçoivent
pas l'une ou l'autre des prestations, car l'inscription à
celles-ci n'est pas encore automatique ! Cela peut
représenter jusqu'à 600 $ pas mois. Pourtant, le
gouvernement a tous les renseignements nécessaires
pour évaluer l'admissibilité d'une personne de 60 ou de
65 ans à ce programme. Qu'attend-t-il pour donner aux
aînés ce à quoi ils ont droit selon la loi ?
Une augmentation de 110 $ de la SRG pour les
personnes seules et de 199 $ par mois de l'ALCS. Des milliers
d'aînés, au Québec, en 2010, vivent sous le seuil
de faible revenu, car le montant du SRG pour personnes seules et de
l'ALCS sont tout simplement insuffisants.
Il est inacceptable que ces aînés, qui ont
contribué toute leur vie à la société,
soient aujourd'hui abandonnés à leur indigence.
L'augmentation demandée par le réseau FADOQ ne servira
pas à du luxe ou à des gâteries, mais permettra aux
aînés démunis de joindre les deux bouts.
Une rétroactivité pleine et sans
condition pour les personnes qui auraient fait une erreur dans leur
formulaire de demande de prestation ou qui auraient
déposé celui-ci en retard. Lorsqu'il était
dans l'opposition, le Parti conservateur s'était dit en faveur
d'un remboursement complet
de ces prestations perdues. Or, une fois au pouvoir, le gouvernement
Harper a argué qu'un tel processus serait « trop
compliqué » ! Ce type de réponse
démontre bien à quel point les personnes
âgées sont le dernier des soucis de ce gouvernement. Cela
prouve également que nos dirigeants ignorent
la profonde détresse des aînés démunis et
l'urgence d'agir.
Une prolongation de six mois de la prestation d'un
bénéficiaire en couple au moment de son
décès. En ce moment, lorsqu'un
bénéficiaire en couple décède, sa
prestation de SRG ou d'ALC cesse le mois même du
décès, laissant dans l'insécurité et la
précarité son conjoint ou sa conjointe.
Cette demande a pour but de permettre à la personne veuve de
régler les obligations financières, de payer les frais
funéraires et de déménager, au besoin. Au
Québec et au Canada, plus d'un million de personnes soutiennent
les revendications du réseau FADOQ. Ce dernier est appuyé
dans sa démarche par plusieurs
organisations telles que la Fédération des travailleurs
et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération
des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du
Québec (CSQ), différentes Tables de concertation des
aînés du Québec, la Fédération des
associations de retraités du Québec (FARQ), la
Fédération
des aînés et aînées francophones du Canada
(FAAFC), la Fédération étudiante universitaire du
Québec (FEUQ) et le Chantier de l'économie sociale. Le
réseau est également appuyé par différents
partis politiques fédéraux et provinciaux dont le Bloc
Québécois (BQ), le Nouveau Parti démocratique
(NPD), le Parti
libéral du Canada (PLC), le Parti Québécois (PQ)
et Québec solidaire.
Le réseau FADOQ est composé d'organismes
affiliés. Il a pour mission de regrouper les personnes de 50 ans
et plus et de les représenter devant différentes
instances en vue de la reconnaissance de leurs droits et de leurs
besoins. Il a également comme mission d'organiser des
activités et d'offrir des
programmes ainsi que des services répondant à leurs
besoins. Le réseau FADOQ compte à ce jour plus de 250 000
membres.

Loi anti-immigrant
en Arizona
Protestation du Mexique et de l'Amérique
centrale contre la nouvelle loi

Phoenix, Arizona:
militante opposition à la loi 1070 du Sénat de l'Arizona,
y compris un
débrayage des étudiants du secondaire devant le Capito. (Photos:
standing-firm.com)
Les gouvernements et organisations populaires de
l'Amérique centrale et du Mexique expriment leur opposition
à la loi anti-immigrant adoptée par l'État de
l'Arizona, la considérant comme xénophobe, injuste et
contraire au respect des droits humains. La loi permet à des
policiers d'arrêter et d'interroger quiconque
ne présente pas sur le champ des pièces
d'identité. Les immigrants doivent avoir leurs documents sur eux
en tout temps. Il est facile à prévoir que cela va
accroître le profilage racial dans l'activité
policière, puisque la loi stipule que les policiers doivent
exiger des pièces d'identité dès qu'il y a un
« doute
raisonnable ». Les individus dont les pièces
d'identité ne sont pas à jour ou en bonne et due forme
seront considérés comme étant entrés aux
États-Unis illégalement. La loi resserre par ailleurs les
restrictions sur l'embauche et le transport de personnes
« sans papier ». Il sera dorénavant
illégal d'embaucher
des journaliers sur le trottoir.
Le ministre des Affaires étrangères du
Salvador a averti que les immigrants ne doivent pas être
traités comme des criminels tout juste parce qu'ils sont
entrés dans un pays par des procédés non
réguliers. Selon l'archevêque de San Salvador, José
Luis Alas, la loi de l'Arizona « est très injuste
parce qu'elle
incrimine nos frères sans papiers et les fait passer pour des
criminels ».
Le gouvernement du Guatemala a exprimé par voie
de communiqué son inquiétude face à la nouvelle
loi, qu'il décrit comme « une menace aux notions de
justice fondamentale ». Marila Prinz, coordonnatrice du
Bureau national de la Migration du Guatemala, a lancé l'appel
à manifester contre cette
loi « qui encourage la discrimination, la haine et la
persécution ».
Au Costa Rica, le secrétaire
général de l'Association nationale des employés de
la fonction publique, Albino Vargas, a qualifié la loi de
raciste et de criminelle. Il demande aux gouvernements de
l'Amérique centrale, et en particulier celui du Mexique, de
condamner cette loi.
Lundi le 26 avril, le président du Mexique,
Felipe
Calderon, qui prenait la parole à une assemblée
d'organisations d'immigrants, a dit que la nouvelle loi risque de
provoquer la haine et la discrimination. « C'est une loi qui
ouvre la porte à une discrimination raciale inacceptable qu'on a
instituée. »
Il a ajouté : « Le gouvernement du Mexique usera
de tous les moyens à sa disposition pour défendre les
droits des Mexicains touchés par cette loi et nous
n'épargnerons aucun effort pour défendre la
dignité de nos compatriotes. » Il a également
précisé qu'« on aurait peine à imaginer
la croissance
et la prospérité des États-Unis au XXe
siècle sans l'aide et la contribution des travailleurs
hispaniques et mexicains. On s'image mal également une reprise
économique solide aux États-Unis si le travail des
migrants est exclu de la sorte, parce c'est très
lucratif. » Calderon a dit qu'il soulevera la question
auprès
du président Obama lors de leur rencontre le mois prochain
à Washington.
Aux États-Unis, des activistes pour les droits
civils, politiques et démocratiques contestent la
validité de la loi qu'ils considèrent comme étant
raciste et une atteinte aux droits civils. Des milliers de personnes
ont manifesté contre cette loi dimanche dernier à
Washington. Des manifestations sont prévues partout
aux États-Unis en fin de semaine, notamment dans le cadre des
activités du Premier Mai.
Selon les reportages, le président Obama aurait
dit qu'il n'est pas d'accord avec cette loi et il a demandé au
département de la Justice d'en examiner la
constitutionnalité.
Des organisations qui oeuvrent auprès de
travailleurs migrants se disent inquiètes de l'impact que cette
loi pourrait avoir, notamment concernant le profilage racial des
immigrants hispaniques. « Que pourra faire le père de
famille dans 90 jours ? Il peut être arrêté et
interrogé par un policier pendant
que sa famille est à la maison et que les enfants sont à
l'école », dit Elias Bermudez, fondateur du groupe
Immigrants Without Borders à Phoenix, en Arizona.
« Ça va être le chaos, alors beaucoup d'entre
eux se disent : "Avant qu'on me ramasse, j'aime mieux quitter
l'Arizona pour un autre État
et pour revenir chez moi." »
L'Arizona et le Mexique partagent une longue
frontière et la criminalisation des immigrants n'est pas
nouvelle. Selon certains estimés, il y a présentement 11
millions d'immigrants illégaux aux États-Unis, dont
62 % proviennent du Mexique, puis du Salvador (530 000), du
Guatemala (480 000) et du Honduras
(320 000). On estime qu'ils sont 460 000 en Arizona.

C'est le gouvernement fédéral qui en est
l'inspiration
La loi 1070 adoptée le 19 avril par le
Sénat de l'Arizona n'est pas une aberration, elle s'inscrit dans
une tendance antidémocratique instituée par le
gouvernement fédéral des États-Unis. Après
son passage à la Chambre des représentants de cet
État, le projet de loi a reçu la signature de la
gouverneure Jan Brewer
le 23 avril. Il réunit les versions antérieures
adoptées par la Chambre et entre en vigueur 90 jours
après la fin de la session législative actuelle, soit au
début d'août.
L'Arizona s'inspire de programmes fédéraux
comme le « Secure Communities »
(sécurité des communautés), qui permet aux
autorités policières de l'État de faire appliquer
la loi fédérale sur l'immigration. L'agence de
l'immigration et des douanes se voit attribuer la responsabilité
de coordonner
les descentes et les campagnes d'arrestations. En fait, des programmes
fédéraux en place ont déjà institué
les pratiques de châtiment collectif pour terroriser les
communautés, pratiques qui sont en soi des activités
criminelles. Ils ont mené au profilage racial
généralisé par les gouvernements, à des
arrestations et des
fouilles sans cause probable et à des déportations
massives. En fait, l'agence fédérale effectuait des raids
massifs, avec la mobilisation de 800 agents qui ont terrorisé
quatre communautés de l'Arizona, dont Phoenix et Tucson, pendant
même que les représentants de cet État
débattaient du projet de loi.
Les programmes du gouvernement fédéral
institués pour criminaliser et déporter des immigrants
ont été l'inspiration pour la nouvelle loi de l'Arizona.
Qui plus est, pour que cette loi fonctionne, il faut la
coopération du gouvernement des États-Unis. Les policiers
qui vont arrêter des individus vérifieront leur statut
auprès des agences fédérales à l'aide de
systèmes utilisant des banques de données
fédérales. Ces banques de données sont notoirement
bourrées d'erreurs : beaucoup de noms sont mal
épelés et le statut
d'« illégal » apparaît souvent
à côté du nom de personnes qui sont citoyens ou qui
ont des pièces
d'identité en bonne et due forme. C'est le gouvernement
fédéral qui se chargera de dire à la police de
l'Arizona quels individus peuvent être considérés
comme des criminels parce qu'ils seraient sans papier.
Les corps policiers de plusieurs villes refusent de
coopérer avec les programmes fédéraux, parce
qu'ils ne veulent pas cibler des travailleurs et des familles qui n'ont
commis aucune infraction. La loi de l'Arizona est donc
rédigée de manière à les obliger à
le faire. Elle permet à tout résident de l'Arizona de
poursuivre
les corps policiers en justice, ou les propriétaires de logement
et les représentants scolaires, pour les obliger à
arrêter des gens contre qui un résident a un
« doute raisonnable ». Elle interdit les villes
sanctuaires. Elle cible par ailleurs les automobilistes et camionneurs
venus de l'extérieur de l'État. À Phoenix,
par exemple, les autorités ont annoncé qu'elles vont
exiger des chauffeurs de l'extérieur qu'ils obtiennent un
passeport ou un visa sous peine d'arrestation. Plusieurs groupes de
camionneurs ont annoncé leur intention de boycotter l'Arizona.
Il est évident que cette loi, dans tous ses menus
détails, incite au conflit au sein de la population. Elle
crée des conflits entre les autorités policières
municipales et les représentants de l'État qui s'y
opposent, entre la police de l'État et la police locale et ainsi
de suite. C'est le gouvernement fédéral qui a
provoqué
cette situation bourrée de dangers qui sème le conflit et
l'anarchie en encourageant et en soutenant légalement des lois
comme celle de l'Arizona. C'est lui qui a établi le
modèle de la criminalisation des immigrants en bafouant les
droits, ceux des immigrants, des travailleurs et de tous les citoyens
et résidents.
Le président Barack Obama pourrait intervenir
immédiatement pour mettre un terme aux descentes et aux
programmes de criminalisation des immigrants, ce qui rendrait en
pratique la nouvelle loi caduque. C'est d'ailleurs ce que
réclament les résidents de l'Arizona.

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