Accueil |
Archives | English
Premier Mai 2010
L'appui grandit pour le rassemblement
contre la destruction nationale à Hamilton
Nous reproduisons
ci-dessous des extraits de lettres d'appui que la section locale 1005
du syndicat des Métallos unis (à US Steel, Hamilton) a
reçues pour le rassemblement du 1er mai contre la destruction
nationale. Les lettres démontrent la grande préoccupation
qui existe face à la situation au pays et que la question de
l'édification nationale
est maintenant à l'ordre du jour au Canada.
* * *
Leo Gerard, président international du
Syndicat des métallos : « Plusieurs d'entre
nous avons remarqué que la base manufacturière de
l'Ontario et de tout le Canada est en train d'être
démantelée. C'est le résultat de la
cupidité, de l'opportunisme, de l'indifférence et des
politiques fiscales du gouvernement canadien. Le
progrès réel vient de la fabrication de produits, pas de
la manipulation de morceaux de papier par de soi-disant magiciens de la
finance... L'expression ‘destruction nationale' s'applique tout
à fait. Notre syndicat appuie les efforts de la section 1005 et
d'autres pour unir le mouvement ouvrier et nos communautés dans
la lutte pour défendre les
familles ouvrières à l'échelle du Canada qui sont
attaquées à chaque jour et ne reçoivent aucun
appui des élus. Nous avons besoin d'un plan pour la base
manufacturière pour l'Ontario et chaque province du
Canada. »
Sid Ryan, président de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario :
« La Fédération des travailleurs de l'Ontario
appuie fermement la section 1005 du Syndicat des métallos dans
sa lutte pour protéger les emplois manufacturiers et les
pensions et pour stopper la destruction de l'édifice national...
Notre pays a été
gravement secoué par l'effondrement de sa base
manufacturière et j'encourage tous nos membres et
retraités à participer dans cette lutte... »
Wayne Fraser, directeur du district 6 du Syndicat des
métallos : « La section locale 1005 a une
riche et profonde histoire de lutte résolue pour la justice pour
nos membres, nos retraités et nos communautés. Vous jouez
un rôle dirigeant une fois de plus en prenant la rue et
mobilisant les travailleurs contre les attaques
ouvertes à notre de vie de la part de prédateurs
internationaux comme US Steel, Vale et Gerdau... »
Lisa Hammond, présidente de la section de
Hamilton-Wentworth des enseignants de l'élémentaire :
« En cette journée de solidarité
internationale entre les travailleurs, nous sommes côte à
côte avec nos confrères et consoeurs de la section locale
1005 qui nous convient à protester contre la perte d'emplois
manufacturiers et la destruction du pays. »
Elaine Young, présidente de la section locale
205 du SEFPO : « La section 205 du SEPFO appuie
pleinement la section 1005 du Syndicat des métallos dans sa
lutte pour protéger les emplois manufacturiers. Notre section
locale et son exécutif encouragent tous nos membres et les
autres syndicats de même que les
politiciens à se joindre à cette lutte... »
Randy Smith, président de la section locale
504 des TCA : « La section locale 504 des TCA est
fière de se joindre à la lutte contre les pertes
continues d'emplois dans la ville de Hamilton et en Ontario. Le
mouvement ouvrier doit montrer qu'il est uni et qu'il ne va pas
regarder sans protester nos emplois se faire voler.
Le 1er mai, j'appelle tous les employés syndiqués et non
syndiqués à participer à la
manifestation. »
John Fera, président de la section locale 6500
du Syndicat des métallos : « La section
locale 6500 du Syndicat des métallos appuie pleinement la
section 1005 dans sa lutte pour protéger les emplois
manufacturiers et les pensions et pour stopper la destruction
nationale. Nous encourageons tous nos membres, nos
retraités, les autres syndicats et les politiciens à se
joindre à cette lutte le 1er mai 2010 à
Hamilton. »
Darren Green, président de la section locale
5328 du Syndicat des métallos : « Les
communautés partout au Canada ont été
frappées par des fermetures d'usines à
répétition et par le vol des pensions.
L'élimination d'emplois bien payés et leur remplacement
par un programme d'assurance-emploi inadéquat et la hausse
en flèche du nombre de gens sur l'aide sociale ont ruiné
les gouvernements locaux. C'est vrai que c'est de la destruction
nationale et nous de la section 5328 applaudissons les efforts de la
section 1005 pour unir le mouvement ouvrier et nos communautés
dans la lutte pour défendre les familles ouvrières qui
sont attaquées à chaque jour et ne
reçoivent aucun appui des élus... »
Derron Vernon, président de la section 5167 du
SCFP : « La section locale 5167 du SCFP appuie
pleinement la section locale 1005 dans sa lutte pour protéger
les emplois manufacturiers et stopper la destruction nationale. Nous
encourageons tous nos membres, nos retraités, les autres
syndicats et les politiciens à se
joindre à ce combat. »
Steve Weller, président de la section 7135 du
Syndicat des métallos : « Venez protester
avec nous le 1er mai contre les pertes d'emplois manufacturiers. Notre
sécurité réside dans notre combat. Nos pensions et
nos emplois sont en danger. »
Bill Ferguson, président de la section 8782 du
Syndicat des métallos : « La section 8782 du
Syndicat des métallos est fière d'être aux
côtés de la section 1005 dans son combat pour
protéger les travailleurs. Les pertes d'emplois manufacturiers,
l'érosion des pensions et la destruction générale
de la nation peuvent et
doivent être stoppées. Nous avons hâte au
rassemblement du 1er mai et à l'occasion qu'il nous donne
d'amener notre message à la communauté et aux
politiciens. Nous encourageons tous nos membres actifs et à la
retraite de même que les gens de la communauté à y
participer. »
Samedi, 1er mai 2010 à 13 h
Palais des
congrès de Hamilton
Les portes ouvrent
à midi
Rassemblement
et
manifestation dans le centre-ville
Conférence sur
l'édification nationale le 2 mai
Base manufacturière, oui !
Destruction nationale, non !
C'est notre
économie ! À nous de décider !
Pour plus
d'information : (905) 547-1417
www.uswa1005.ca

Convocation de tous les membres du STTP au
rassemblement et à la marche du Premier Mai à Halifax
- Jeff Callaghan, directeur de la
région des Maritimes,
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, le 20 avril,
2010 -
Alors que la lutte du Syndicat des travailleurs et
travailleuses des postes (STTP) pour développer et maintenir le
système canadien de postes publiques est bien connue depuis
2007, cette lutte a pris encore plus d'importance. Sous la direction de
Moya Green, tristement célèbre pour les ravages qu'elle a
causés à Air Canada, au Canadien
National, à Bombardier et à l'ancien
Assurance-chômage du Canada, Postes Canada a annoncé son
intention de couper plus de 27 000 emplois au cours des 10 prochaines
années et de poursuivre sa réduction des services au
public.
Le STTP croit fermement que les attaques contre les
services publics doivent être contestées par le public ou
encore moins tolérées par nos représentants
élus. Les travailleurs des postes en Nouvelle-Écosse se
joignent à l'appel de l'AFPC, du SCFP et d'autres syndicats du
secteur public, partenaires de la coalition et dirigeants
communautaires, à se réunir à l'occasion du
Premier Mai pour dénoncer les attaques contre les travailleurs
et pour célébrer les services publics et leur valeur aux
yeux de nos collectivités.
Le rassemblement et la marche annuelle du Premier Mai
à Halifax ont lieu samedi le 1er mai à 13h00 au parc
Victoria (situé à Spring Garden Road et South Park
Street). Un festival-forum avec des conférenciers, des clips,
des créations orales, la musique et la nourriture suivra
à 15 h, au Mi'kmaq Friendship Centre, 2158 Gottingen
Street.

Discussion sur le budget Charest
La «bonne» et la «mauvaise»
dette selon le ministre des Finances
- Pierre Soublière -
Dans son discours du budget, le ministre Bachand
affirme : « En 2006, notre gouvernement a mis sur pied
le Fonds des générations pour assurer que nos enfants et
nos petits-enfants n'assumeraient que leur juste part de la dette
contractée par leurs parents et leurs grands-parents. [...]
L'objectif du Fonds des générations était de
réduire fortement le rapport de la dette au PIB en 2026. [...]
La partie de la dette que nous devons rapidement réduire est
celle qui représente les déficits cumulés,
c'est-à-dire la "mauvaise dette". »
Prétendre que ce sont les citoyens qui sont
responsables de la dette, ou que la dette a été
accumulée pour que les gens puissent avoir des services de
santé et d'éducation, etc., est faux aussi bien
qu'insultant. D'abord, voici une autre question à laquelle nous
devons nous adresser : comment s'est accumulée la dette au
cours des années,
d'autant plus que la Confédération canadienne naquit sur
la base d'une dette déjà contractée et
c'était en 1867 ! Aussi, toutes les grandes
réalisations de la Révolution tranquille dont la
« nationalisation » d'Hydro-Québec
à l'époque se sont faites sur la base d'endettement. (Et
comment Charest est-il en train de financer les
nouveaux méga-projets d'Hydro ?)
Mais il y a pire. Dans son budget, Bachand
déclare qu'« en matière de production comme en
matière d'emploi, le Québec a mieux résisté
que ses voisins au ralentissement économique. [...] La
récession dont nous émergeons est moins longue et moins
profonde que celles de 81-82 et 90-91, en grande partie en raison des
gestes que nous
avons posés. »
Un de ces gestes dont le budget se vante à
maintes reprises est le Plan d'infrastructures, ainsi que les
investissements énergétiques. Ces mesures auraient
contribué à maintenir l'activité
économique. À la page 8 du budget, Bachand parle de 42,6
milliards dont 28,5 milliards seraient allés vers l'entretien
des infrastructures, tels le réseau routier, le
maintien en bon état d'établissements de santé et
la rénovation de centaines d'écoles. Il parle aussi de
14,1 milliards dans la construction de routes, dans l'ajout de lits
dans les hôpitaux et de classes dans des écoles.
Or, à la page 36 de son budget, où il
aborde
justement la question de la dette selon la version 101 centrée
sur le capital de BMO, Bachand explique que la dette – ce qu'il appelle
la « bonne dette » – a beaucoup augmenté
au cours des dernières années en raison
précisément du Plan québécois des
infrastructures, « un peu
comme le propriétaire qui ajoute à son emprunt
hypothécaire pour financer une importante rénovation de
sa maison ».
Récapitulons : l'engloutissement de 40
milliards de notre argent dans la Caisse de dépôt et de
placement ne semble pas faire partie des effets de la crise
financière qui a secoué le système, sans parler du
fait que « récession » ou pas, les
systèmes de santé et d'éducation sont en profonde
crise, le système de santé l'étant
depuis presque sa conception, et que la base industrielle du
Québec est en train d'être démantelée;
l'homme qui a troqué ses vieux souliers contre des lunettes
(roses financées par BMO) dit tout simplement que les mesures –
dont la majorité consiste à avoir
« assisté les entreprises à
risques » – ont été prises en s'endettant
encore
davantage, lequel dilemme il prétend vouloir atténuer en
imposant un nouveau tribut sur la société tout
entière pour que les générations futures n'aient
qu'à payer « leur juste part ». Bel avenir
en perspective !
Vivement l'opposition ouvrière et populaire !

Cuba
Les Cubains vont aux urnes pour défendre la
Révolution contre les mensonges et le chantage


De gauche à
droite: le président Raul Castro, le vice-président
Esteban Lazo et le président du parlement cubain Ricardo Alarcon
votent lors des élections municipales de Cuba le 25 avril 2010. (Photos: Cuba Debate)
Des élections municipales ont eu lieu le dimanche
25 avril à Cuba où plus de 8,4 millions
d'électeurs ont élu les délégués aux
169 assemblées de gouvernement municipal connues sous le nom
d'Assemblées municipales du pouvoir du peuple. Il s'agissait
d'élire plus de quinze mille délégués. Ce
fut la 14e élection depuis la création de
l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire (Parlement) en 1976,
l'organe politique suprême de l'État cubain, lorsque le
système de vote actuel a également été
créé en tant qu'expression de la démocratie
socialiste.
Le Marxiste-Léniniste transmet ses
salutations les plus chaleureuses au peuple cubain qui choisit et
élit les meilleurs représentants de sa
société et affirme le profond esprit démocratique
qui fait partie intégrante de la Révolution cubaine.
Au total, 24 854 bureaux de scrutin ont ouvert à
7 h et fermé à 18 h pour le dépouillement des
votes. Dans les districts où aucun des candidats n'obtient les
50 % des voix requises, un second tour de scrutin entre les deux
candidats ayant obtenu le plus de votes aura lieu dimanche prochain, le
2 mai.
Les préparatifs qui ont
précédé le jour du scrutin ont été
décrits par les autorités cubaines comme un
succès. Ils comportaient notamment un test du vote dynamique
avec la mobilisation de toute l'infrastructure électorale et du
personnel de soutien. Le vice-président de la Commission
électorale nationale, Pirez Rubin, a salué
l'engagement professionnel des autorités électorales et
du personnel de soutien et a souligné que la plupart des
réunions prévues dans les quartiers et des
réunions des délégations ont eu lieu selon les
règles et normes strictes prévues. Plus d'un demi-million
de personnes ont travaillé à l'organisation et à
la logistique des élections. Un éditorial de Radio
Havana Cuba note que le militantisme et
l'enthousiasme avec lesquels les préparatifs ont
été effectués « expriment et
défendent décidément nos principes socialistes et
l'appui à la révolution socialiste ». Il
poursuit :
« Selon notre mécanisme
électoral, dans lequel les bureaux de scrutin sont gardés
par des écoliers, les bulletins de vote sont
dépouillés en présence de tous leurs
électeurs, tandis que c'est le peuple et non pas un parti
politique qui propose, nomme ou élit les candidats de
manière directe et totalement secrète. »
Ricardo Alarcon, le président de
l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, affirme que
l'élection est un véritable exemple de démocratie
participative, car chaque citoyen a le droit de nommer et d'être
nommé. Après avoir exercé son droit de vote dans
sa circonscription, le président a déclaré que
depuis le triomphe de la révolution
en 1959, les Cubains ont été appelés à
exprimer leur volonté politique plus souvent que les citoyens
des pays d'Europe et des États-Unis. Il a souligné que,
contrairement au système capitaliste, les candidats cubains ne
s'engagent pas dans des campagnes de publicité et ils sont
désignés sur la base de leurs mérites et de leurs
capacités :
« Il s'agit d'un processus électoral où la
vérité est la règle. Il est très
différent de ceux de nombreux pays, où la tromperie,
l'achat de votes et la corruption sont toujours présents au
moment des élections. »
Ce processus démontre hors de tout doute la
politique d'ouverture du processus électoral cubain et raffermit
la confiance du peuple dans son système politique, qui est
maintenant la cible de la campagne impérialiste de mensonges et
de chantage, a dit Ricardo Alarcon. Il a ajouté que les
élections de dimanche réaffirmeront la volonté
des Cubains de maintenir et d'améliorer leur système
social.

Bolivie: la Conférence mondiale
des peuples
sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère
Déroulement réussi d'une
conférence historique
La première Conférence mondiale des
peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre
Mère à Cochabamba, en Bolivie, s'est terminée le
22 avril. Le Marxiste-Léniniste salue le
succès de cet événement historique et le travail
collectif des participants. Cette entreprise audacieuse répond
aux besoins de l'humanité, en
particulier à un moment où la domination
impérialiste des instances internationales à des fins
étroites nie les revendications des peuples du monde pour la
justice par l'humanisation et l'harmonisation de l'environnement social
et naturel.
Constitué sur la base d'une large participation
des peuples du monde, la conférence a dépassé
toutes les attentes. Le dernier jour, le ministre bolivien des Affaires
étrangères, David Choquhuanca, a annoncé que 35
351 représentants de mouvements sociaux et indigènes de
142 pays avaient pris part à la conférence de trois
jours. Il a transmis au
monde entier les salutations des participants au sommet.
Le 22 avril 2010: les
chefs d'État et autres dignitaires saluent les participants
à la cérémonie de clôture
de la Conférence des peuples du monde sur le changement
climatique et les droits de la Terre Mère.
(Photos:
Agencia Boliviana de Informacion)
Prenant aussi la parole le 22 avril, le président
bolivien, Evo Morales, a qualifié la conférence du
succès retentissant, notant le contraste frappant avec la
Conférence des Nations unies sur les changements climatiques
tenue en décembre au Danemark, qui s'est terminée par un
échec et la honte. « Chacun d'entre nous
réunis ici représente
ceux qui sont vraiment désireux de défendre la Terre
Mère. Ils sont les porteurs des idées des peuples, ils
sont la voix des peuples », a-t-il souligné. Il a
rappelé que le but du forum était « l'espoir
que le Sommet [des Nations unies] sur les changements climatiques qui
se tiendra au Mexique en décembre ne soit pas en vain et que nos
demandes soient entendues là-bas ».
Les participants à la Conférence ont
félicité le président Morales pour créer un
espace où peut se rassembler un large éventail de
défenseurs de la justice climatique. « L'appel de
Morales englobe ce que de nombreux mouvements sociaux en
Amérique latine ont proposé de manière
fragmentée », a déclaré aux
journalistes le
directeur de l'Observatoire en Amérique latine sur les conflits
environnementaux, Lucio Cuenca de Tierramerica.
Nidia Fernandez, dans un article publié dans Granma
International, écrit qu '« un combat a
commencé et qui nous concerne tous et, même s'ils
choisissent de ne pas y croire, ceux-là mêmes, les
responsables qui nous ont entraînés jusqu'à ce
point. Ce sont eux qui ont provoqué - avec leur système
de déchets effrénés - le
réchauffement de la planète, responsable des pires
catastrophes naturelles de ces dernières décennies, et ce
sont eux qui sont également responsables de la dette climatique
asphyxiant le Sud, où le sous-développement, une
situation rétrograde, la pauvreté et l'apathie
extrême des gouvernements néolibéraux ont
empêché l'édification d'une
infrastructure qui, en cas de catastrophe naturelle, peut aider ceux
qui en ont besoin et garantir la sécurité collective.
« Enrayer cette catastrophe à venir et
commencer chez soi à respecter et prendre soin de la Terre
Mère est le signal de détresse envoyé à la
planète, à partir de Tiquipaya. Ce n'est pas par hasard
que la Bolivie est la scène de cette bataille décisive
pour la vie. Non plus est-ce un hasard que son président
indigène, Evo Morales, en soit son
principal porte-étendard. »
Au rassemblement de clôture, dans
l'après-midi de jeudi, au stade Felix-Carriles, des dignitaires
et chefs d'État se sont adressés aux participants.
Esteben Lazi, vice-président du Conseil d'État cubain et
chef de la délégation cubaine, a transmis les salutations
des chefs de la Révolution cubaine, Fidel Castro et le
président Raul Castro, Il a convié
les délégués à ne pas permettre aux pays
développés de tenir des négociations
internationales sur le sujet sous la pression de leurs politiques du
consumérisme. Il les a appelés à encourager un
processus de participation citoyenne, de consultation de la
société et de dialogue ouvert pour permettre des actions
urgentes pour épargner à la Terre Mère de
pires dommages. Il a qualifié l'initiative de l'hôte de la
conférence, le président Morales, de convoquer cette
conférence de contribution positive et décisive à
la défense de la nature, qui ne peut être compromise.
Au sujet du sommet de l'ONU au Mexique en
décembre, le représentant cubain a demandé qu'on
analyse les vraies causes, pas seulement les conséquences, des
impacts environnementaux négatifs du changement climatique.
« Nous devons obtenir des engagements des gouvernements du
monde pour que les négociations futures
contribuent à nous faire avancer vers un véritable
modèle économique durable », a-t-il dit. Il a
également parlé de la nécessité d'exiger
que les États-Unis, en tant que plus grand pollueur de la
planète, ratifient le Protocole de Kyoto (qui établit des
objectifs de réduction des gaz à effet de serre) et
prennent des engagements plus ambitieux
pour la deuxième phase.

Les représentants des mouvements des peuples
autochtones participent à la cérémonie de
clôture de la Conférence.
(Photos: Agencia Boliviana de
Informacion)
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a
proposé de garantir la présence de représentants
des peuples au Sommet de l'ONU à Cancun. Les pays participants
pourraient contribuer à un effort matériel commun, a-t-il
dit, pour assurer la présence de milliers de
représentants des mouvements sociaux, des peuples autochtones et
de différents
groupes et formations soient présents à Cancun pour
appuyer ce qui a été débattu à Cochabamba.
Il a également proposé d'envoyer au sommet de l'ONU les
propositions pour défendre la planète sorties de la
conférence, notamment que les représentants des pays qui
font partie de l'Alternative bolivarienne pour les peuples de notre
Amérique
(ALBA) rencontrent les personnes chargées de préparer les
documents finaux et d'en rédiger un qui sera envoyé au
sommet de Cancun. Il a dit que la rencontre qui s'est terminée
jeudi « a été une occasion pour les peuples du
monde d'exprimer leurs positions et leurs désirs en faveur de la
planète sur laquelle nous vivons ».
Evo Morales a confirmé que l'ALBA apportera une
proposition à Cancun en décembre
« fondée sur les propositions issues des 17 groupes
de travail de la conférence de Cochabamba ».
Déclaration finale
Le site Venezuelanalysis.com résume la
déclaration finale de la rencontre comme suit :
« Les participants au sommet de Cochabamba
ont appelé les pays les plus riches qui sont davantage
responsables du changement climatique à réduire
rapidement et de façon importante leur émissions,
à verser des réparations pour dommages causés par
le changement climatique et à aider les pays plus pauvres
à effectuer une transition
vers les énergies plus propres et renouvelables.
« "Les pays les plus riches ont une empreinte
écologique qui est cinq fois plus grande que ce que la
planète peut tolérer", lit-on dans la déclaration
finale. Elle souligne que les émissions de dioxyde de carbone
des États-Unis sont neuf fois plus grandes per capita que celles
des pays du Sud planétaire et vingt fois plus grandes que celles
de l'Afrique subsaharienne.
« En raison de cette disparité de
responsabilité pour le changement climatique, les pays riches
doivent réduire leurs émissions bien
en-deçà des
niveaux de 1990, avec comme objectif de maintenir les niveaux de
dioxyde de carbone dans l'atmosphère à moins de 300
parties par million et les hausses de température
planétaire à moins d'un
degré, disent les signataires de la déclaration.
« Les pays riches doivent également
créer un fonds, géré conjointement et avec la
pleine participation des pays du Sud planétaire, pour aider les
pays plus pauvres à se remettre des conséquences du
changement climatique, à rétablir les forêts et les
eaux polluées, à payer pour la relocalisation d'environ
50 millions de personnes forcées de
migrer à cause des effets du changement climatique, et à
opérer une transition vers un développement
économique écologiquement durable, ce qui comprend le
transfert de toute propriété intellectuelle des nouvelles
technologies. Il est du devoir des pays développés de
partager leur technologie avec les pays en voie de développement.
« En plus, les participants au sommet ont
demandé la réalisation de la déclaration de l'ONU
sur les droits des peuples autochtones (que les États-Unis et le
Canada n'ont toujours pas signée) et la création d'un
tribunal international pour juger et sanctionner les "crimes
climatiques et environnementaux" commis par "des États, des
entreprises et des personnes".
« Finalement, la déclaration demande
l'abolition du mode de production capitaliste qui "recherche le profit
sans limite, sépare l'humain de la nature et établit une
logique de domination de la nature, transformant tout en marchandise".
« La déclaration finale
préconise le remplacement de la grande agriculture
mécanisée et intensive par un "modèle durable" qui
"contribue à la résolution du problème du
changement climatique et qui assure la souveraineté alimentaire,
comprise comme étant le droit des peuples de contrôler
leurs semences, leurs terres, leurs eaux et leur
production alimentaire, garantissant par une production culturellement
convenable en harmonie avec la Terre Mère l'accès des
peuples à une alimentation suffisante". »

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca