Le Marxiste-Léniniste

Numéro 70 - 21 avril 2010

Manifestation contre le budget Charest

Non à l'offensive antisociale!
Arrêtez de payer les riches! Augmentez les investissements dans les programmes sociaux!

Montréal
Manifestation contre le budget

Montréal le 1er avril: manifestation contre le budget 2010-11 du gouvernement du Québec.

Jeudi le 22 avril à 11 h

Centre Mont-Royal, 2220 Mansfield (métro Peel)
Organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation

Le 22 avril, le premier ministre prendra la parole lors du tout premier Focus Stratégique du Québec, un événement organisé pour et par le monde des affaires dont l’hôte est la Chambre de commerce de Montréal. Allons lui dire que nous sommes contre les mesures régressives et les coupures dans les programmes sociaux contenues dans le dernier budget. La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation vous invite à venir lui crier notre colère, lui crier qu’il y a des alternatives pour une société plus juste et que nous les connaissons !

Premier Mai 2010
Vigoureux préparatifs à Halifax

Discussion sur le budget Charest au Québec
Le mythe au sujet de «la part du citoyen» et «la part de la collectivité» dans le financement des services publics: une attaque contre la société - Pierre Soublière
Lettres à la rédaction

Au parlement canadien
L'amendement libéral ne «corrigera pas» l'Accord de libre-échange Canada-Colombie

Rassemblement à Toronto
Débloquez les fonds d'aide à Haïti!

Venezuela
Le Sommet de l'ALBA met l'accent sur les projets sociaux
Une parade historique marque le début des célébrations de l'indépendance
Conférence publique à Ottawa

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Premier Mai 2010

Vigoureux préparatifs à Halifax

Cette année le Premier Mai, Journée internationale des travailleurs, sera célébré à Halifax avec un rassemblement, une marche, un forum et un festival.

Les travailleurs, les retraités, les jeunes et tous les membres de la communauté sont invités à un rassemblement au parc Victoria à 13 heures, qui sera le point de départ des événements de la journée.

L'annonce a été faite par le Comité du Premier Mai de Halifax suite à une réunion des représentants de l'Alliance de la fonction publique du Canada, du Syndicat canadien de la fonction publique, du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes, du Conseil syndical de Halifax, du Congrès du travail du Canada et de différentes organisations militant pour la justice sociale.

L'AFPC, qui est le plus grand syndicat de la fonction publique en Nouvelle-Écosse, a nolisé quatre autobus en provenance de Sydney et Antigonish.

Au centre des activistes de cette année, il y a l'offensive actuelle que mènent les gouvernements à tous les niveaux contre les travailleurs du secteur public et les programmes et services publics.

Les travailleurs s'opposent aux plans de Postes Canada pour éliminer des emplois et privatiser une importante partie de ses opérations avec la sous-traitance de ses centres d'appel et du Centre national de philatélie. C'est plus de 300 emplois qui disparaîtront au Canada, dont 60 à Antigonish. La stratégie de la société d'État consiste à affaiblir les conventions collectives car elle les considère comme un obstacle à l'« augmentation de la productivité ». C'est une institution nationale qui est en voie de démantèlement, une partie importante de la réalité sociale et économique du Canada, de l'édifice national du pays.

Au fédéral comme au provincial, les gouvernements décrètent des gels des budgets de fonctionnement des services publics, des réductions de personnel et de programmes (de 10 % en Nouvelle-Écosse) et une remise en question des fonds de pension. Les propriétaires du capital réclament la privatisation de la Commission des alcools de la Nouvelle-Écosse. Les conseillers municipaux de Halifax menacent de faire des compressions importantes dans le personnel et les services parce qu'il faut « épargner ».

L'an dernier, le gouvernement Harper a décrété que des amendes de 50 000 $ seront imposées aux syndicats qui assistent leurs membres pour une plainte en vertu de la loi sur l'équité salariale.

Le Premier Mai est une occasion idéale pour les travailleurs, le mouvement syndical et l'ensemble de la population de donner une autre réponse retentissante à cette agression nationale contre les travailleurs du secteur public, les conventions collectives et les fonds de pension et de défendre les services publics qui servent les besoins du peuple.

Ils vont également revendiquer la fin du chômage, la garantie de meilleures conditions de travail et la garantie du bien-être social et des droits de tous les citoyens, sans exclure personne. De plus, la situation des travailleurs est aggravée par la situation sociale et économique dans le monde, où la mondialisation néolibérale provoque des crises de toutes sortes qui affectent tous les secteurs de la société, et en particulier les familles ouvrières pauvres.

La Nouvelle-Écosse a été également secouée ces dernières années par des décisions malheureuses prises par les monopoles, décisions sur lesquelles les citoyens n'ont aucun contrôlent mais qui affectent leur vie gravement. Elles ont entraîné une dislocation de l'économie et une rupture du tissu social. Certaines de ces décisions attaquent notre base manufacturière, comme les décisions des monopoles AbitiBowater, Xstrata, Greenbrier (Ateliers Trenton), Stora Enso, toutes des compagnies étrangères, et Magna.

Le Premier Mai sera également dédié à la solidarité internationale avec tous ceux qui luttent contre l'intervention étrangère, la guerre et la violence, le pillage et l'exploitation et exigera la fin de l'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine et la défense de l'Amérique latine contre l'intervention et l'agression extérieures.

Dans le cadre de son mandat de rétablir l'histoire vivante de la classe ouvrière le Premier Mai et d'honorer la mémoire de tous ceux qui ont combattu pour les droits des travailleurs et des opprimés, le Comité du Premier Mai de Halifax est fier d'annoncer que Wayne Mundle, ancien directeur national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes maintenant à la retraite, sera le président honoraire du Premier Mai Halifax 2010.

Les célébrations de cette année coïncident avec le 90e anniversaire de la grève des débardeurs de Halifax de 1920, un symbole incontestable de la tradition honorable des travailleurs de notre région de défendre leurs droits.

C'est la quatrième année que les célébrations du Premier Mai 2010 sont organisées par le Comité de Halifax et cette année elles ont une portée encore plus étendue qu'avant. Elles seront la culmination de deux semaines de protestation, comme les manifestations contre la prochaine rencontre ministérielle du G-I, le rassemblement de l'AFPC pour la défense des pensions, la Journée internationale des luttes paysannes et la Journée des travailleurs accidentés.

Ailleurs au Canada, le Premier Mai sera marqué par des marches et des rassemblements dans toutes les provinces et les grandes villes.

Le Premier Mai est célébré partout dans le monde en tant que Journée internationale de la classe ouvrière.

Le Premier Congrès de la Deuxième Internationale, tenu à Paris en 1989, a proclamé le Premier Mai Journée internationale des travailleurs en commémoration de la lutte pour la journée de huit heures et du massacre des travailleurs du Haymarket à Chicago en 1886.

Tous aux activités du Premier Mai !

Programme de Halifax

13h : Manifestation partant du parc Victoria et parcourant les rues du centre-ville de Halifax

15h : Forum et festival : orateurs * vidéos * musique * dîner communautaire au Centre d'amitié Miqmaq, 2158, rue Gottingen

Bienvenue à tous !

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Discussion sur le budget Charest au Québec

Le mythe au sujet de «la part du citoyen» et
«la part de la collectivité» dans le financement
des services publics: une attaque contre la société

D'abord, Raymond Bachand, ministre des Finances du gouvernement Charest, avait préparé le terrain pour la présentation du budget lors d'une allocution devant le Conseil du patronat le 22 février. Il y avait parlé de « révolution culturelle », dans le sens que les gens doivent se préparer à payer davantage pour ce que le gouvernement appelle des « services » et arrêter d'avoir des attentes injustifiées, particulièrement les attentes qu'ils ont du fait d'être membres de la société.

Le soi-disant dilemme est exprimé ainsi par Bachand : « Quelle est la juste part que moi, comme citoyen, je dois payer et que la collectivité doit payer ? [...] Quelle est la part de l'État et celle de l'individu ? » Mais qui, selon le ministre, paie pour « la part de l'État » ? D'où proviennent les sommes qui constituent le budget d'un gouvernement ? Le commun des mortels sait qu'elles proviennent, du moins en partie, de toutes les taxes directes et indirectes que nous payons.

Cela va droit au coeur du problème parce qu'il faut en effet se demander à qui appartient toute cette richesse qui est créée par le travail. On cherche à nous faire croire que nous avons des services « gratuits » alors qu'en réalité non seulement ces services sont-ils payés par les taxes et impôts des particuliers, mais les impôts des sociétés proviennent aussi du travail des particuliers. Ils proviennent de la richesse collective qui est créée par la classe ouvrière et le peuple et qui leur appartient.

La classe capitaliste est très à l'aise avec cette notion que « quelqu'un doit payer pour les services ». En fait, le ministre Bachand s'est inspiré directement des représentants des monopoles. Certains extraits du discours du ministre des Finances sont des copies conformes d'un article paru dans les journaux quelques jours avant la présentation du budget. L'auteur de cet article est L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier et le titre de l'article est « Finances publiques : Rien ne se perd, rien ne se crée » (Le Devoir, 26 mars 2010). On y retrouve la même préoccupation « pour les générations futures ».

BMO : « Il est clair que des arbitrages déchirants se profilent à l'horizon. Dans ce contexte, il devient vital de bien analyser les moyens dont le Québec dispose et de veiller à ne pas hypothéquer encore davantage l'héritage que nous laisserons à nos enfants. Personne ne met en doute le fait que les Québécois "méritent" les meilleurs services publics possible. Cependant, une question fondamentale se pose, à savoir quel niveau de services publics les Québécois ont les moyens de se payer, sans refiler constamment la facture à leurs enfants. [...] Le Québec finance 26 % plus de services publics que l'Ontario. En offrant le même panier de services publics que l'Ontario, le Québec réduirait ses dépenses de 17,5 milliards (2008-09). »

Bachand : « Nos décisions d'aujourd'hui conditionneront les options disponibles dans 20 ans aux quelque 90 000 Québécois qui naîtront cette année. Notre devoir de solidarité s'étend à ces enfants et aux centaines de milliers d'autres qui suivront. [...] Au fil des ans, le Québec s'est donné le panier de services collectifs le plus étendu en Amérique du Nord. [...] Le gouvernement du Québec finance 26 % plus de services que l'Ontario.) » (Le Budget, p. 3 et 5)

Cette idée d'une « révolution culturelle » pour éliminer « la mentalité que tout est gratuit » n'est qu'une duperie pour transférer une part toujours plus grande de la richesse du Québec entre les mains de la minorité riche.

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Lettres à la rédaction

Le gouvernement dit que les Québécois doivent commencer à payer plus pour les services parce que l'État « n'a plus les moyens ». Qu'en est-il en réalité ?

Deux jours après la manifestation des 75 000 travailleurs des services publics le 20 mars et moins d'une semaine avant le dépôt du budget le 30 mars, la presse nous apprenait que Warner Bros, géant américain du divertissement et du multimédia, s'installait à Montréal après avoir accepté l'« aide » généreuse du gouvernement Charest : 7,5 millions de dollars non remboursables en provenance d'Investissement Québec, des crédits d'impôts de 37,5 % sur la masse salariale, le droit au remboursement par Emploi Québec de la moitié des coûts admissibles de formation du personnel et un crédit d'impôt pour la production cinématographique et télévisuelle ! La justification d'un tel tribut aux riches est que cela pourrait avoir « un effet d'entraînement », aux dires de Clément Gignac, ministre du Développement économique.

L'hypocrisie libérale est sans borne.

Une enseignante de Montréal

* * *

Lors du dépôt du budget, le gouvernement a annoncé des hausses de tarifs d'électricité dont celle du bloc patrimonial. La hausse du bloc patrimonial ne touchera pas les quelques 150 entreprises industrielles bénéficiaires du tarif « L », qui sont de grandes consommatrices d'électricité, avant 2018. « Ces entreprises sont en bonne partie situées dans les régions, où leur contribution à l'économie et à l'emploi est vitale, a expliqué M. Bachand. Une hausse des coûts de l'électricité diminuerait de façon importante leur rentabilité et pourrait même entraîner la fermeture de certaines d'entre elles. » Les entreprises épargnées sont seulement 150, ce qui a fait dire au porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante que l'effort de réduction de la dette a de quoi laisser sceptique plus d'un dirigeant de PME. « L'augmentation des tarifs d'électricité épargnera 150 entreprises énergivores mais nuira aux 200 000 PME qui paient déjà de 20 à 30 % plus cher », a dénoncé Richard Fahey.

Quand vient le temps de payer les riches ou les sauver, la question de trouver l'argent n'est jamais soulevée. Il n'y a aucun problème. Tout leur est dû, au nom de la création de l'emploi, du paiement de la dette, du déficit zéro, etc.

Non aux vaches sacrées du ministre Bachand. Il faut arrêter de payer les riches !

Un travailleur du secteur public de Québec

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Au parlement canadien

L'amendement libéral ne «corrigera pas»
l'Accord de libre-échange Canada-Colombie

Alors que le gouvernement canadien s'apprête à voter sur le projet de loi C-2, l'Accord de libre-échange Canada-Colombie, deux Canadiens qui étaient membres d'une mission internationale d'observation des élections en Colombie avertissent que l'amendement appuyé par les libéraux n'améliorera pas la situation des droits humains en Colombie. La mission de 22 personnes, qui comprenait Carleen Pickard du Conseil des Canadiens et Barbara Wood, une représentante du Syndicat canadien de la fonction publique, a passé 12 jours en Colombie en février en prévision des élections au Congrès du 14 mars et de l'élection présidentielle du 30 mai. La mission a conclu qu'il est peu probable que des élections libres et honnêtes puissent se tenir en Colombie compte tenu des abus systématiques contre les droits humains, de la corruption et de l'escalade de la violence.

« À notre avis la crise des droits humains en Colombie affecte chaque aspect de la vie quotidienne et les problèmes sérieux ne font que s'aggraver en période d'élections, ce qui empêche les gens d'y participer librement », affirme Carleen Pickard qui a pris part à la mission dans le département d'Antioquia. « Dans les quatre régions que notre mission a visitées, nous avons entendu des témoignages et avons été témoins d'exemples d'interventions de groupes armés illégaux dans le processus électoral, qui ont créé de la peur et de l'intimidation au sein de la population, de la fraude électorale, du financement illégal de la campagne électorale et de la manipulation des programmes sociaux fédéraux afin d'influencer et de forcer le vote des citoyens.

L'amendement récent proposé par le critique libéral en matière de commerce Scott Brison ne tient pas compte de la recommandation du Comité parlementaire sur le commerce international, qui demande qu'une évaluation indépendante de la situation des droits humains soit faite avant que l'Accord ne soit considéré.  De plus, cet amendement a été rejeté par les organisations des droits humains et de justice sociale au Canada et en Colombie, lesquelles font valoir que le gouvernement colombien n'est pas en mesure d'évaluer lui-même sa performance en matière de droits humains.

Selon Wood, l'amendement que Brison dit avoir proposé après un souper au steak et une soirée de danse à Bogota, permettra au gouvernement colombien d'évaluer lui-même son dossier en matière de droits humains alors que c'est lui qui les viole. « L'amendement Brison est une fraude. Cela fait des décennies que des rapports sur les droits humains, incluant ceux des Nations unies, font état de la complicité du gouvernement colombien dans la perpétration de la violence. Comment alors peut-on s'attendre à ce que ce gouvernement s'évalue lui-même objectivement ? Nous avons clairement besoin d'une évaluation indépendante des droits avant que le Canada n'aille plus loin avec l'accord de libre-échange avec la Colombie », a-t-elle dit.

Le critique du NPD en matière de commerce Peter Julian s'oppose à l'Accord de libre-échange Canada-Colombie. « La question de savoir si la Colombie tient des élections libres ou non est d'une très grande importance » quand nous débattons d'un accord de libre-échange avec la Colombie, dit-il.

(Source : le Conseil des Canadiens)

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Rassemblement à Toronto

Débloquez les fonds d'aide à Haïti!

Des activistes ont organisé un rassemblement militant à Toronto le 10 avril dernier pour attirer l'attention sur le fait que la population d'Haïti est tenue en otage par l'impérialisme anglo-américain et ses agences d'aide humanitaire dont celles du Canada, et que la population haïtienne, trois mois après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le pays, est toujours en manque d'aide et particulièrement en ce qui concerne les abris.

Les orateurs au rassemblement ont dénoncé le fait que l'accent de « l'aide » à Haïti depuis le tremblement de terre a été mis sur l'occupation militaire étrangère du pays et sur le renforcement de la domination de l'investissement étranger, ce qui a laissé les Haïtiens à eux-mêmes face au besoin urgent de matériaux pour rebâtir les millions de maisons détruites. Martin Bracey, le maître de cérémonie pour l'événement, a cité le premier ministre haïtien René Préval qui a dit que 1,5 million d'Haïtiens ont besoin d'aide en prévision de la saison des ouragans.



Bien que le premier ministre Harper ait promis suite au tremblement de terre que le gouvernement canadien fournira un montant égal aux dons généreux des Canadiens en aide humanitaire, c'est seulement ces derniers jours, selon Bracey, que les premiers 56 millions $ de l'aide promise de 123 millions $ ont été livrés, et cela uniquement aux sociétés comme la Croix-Rouge, dont les possibilités d'acheminement de l'aide vers Haïti sont épuisées. Niraj Joshi, du Comité d'action Toronto-Haïti, a dit que l'implication criminelle du gouvernement canadien dans le renversement du président Jean-Bertrand Aristide en 2004 a contribué à l'impact dévastateur du tremblement de terre.

Le rassemblement a été suivi d'une manifestation qui est passée par le quartier du marché Kensington et s'est arrêtée devant les bureaux de la CBC. Les passants ont démontré leur appui aux slogans et pancartes qui disaient : « Des abris pour les Haïtiens immédiatement », « Débloquez les fonds tout de suite ! », « Respectez la souveraineté d'Haïti ! », « Troupes étrangères, hors d'Haïti ! », « Démilitarisez l'aide ! », « Annulez toute la dette étrangère ! », « Laissez les Haïtiens rebâtir Haïti ! ». Arrivés devant l'immeuble de la CBC, les manifestants ont dénoncé les médias pour leurs mensonges au sujet de l'aide à Haïti. CBC en particulier a été dénoncée parce qu'elle ne donne pas d'information équilibrée sur les événements.

La manifestation s'est poursuivie au centre-ville et s'est terminée devant le Consulat américain où Kabir Joshi-Vijayan, également du Comité d'action Toronto-Haïti, a décrit la réponse des gouvernements étrangers à la crise en Haïti comme une invasion et une occupation internationales, avec notamment plus de 20 000 soldats américains en Haïti. Il a dit que les gouvernements des États-Unis, du Canada et de la France ont envoyé leur « aide » pour des motifs impérialistes et n'ont pas à coeur la mission humanitaire en Haïti.

Il a demandé que Haïti soit remboursée pour les grandes quantités d'argent qu'elle a été forcée de payer en tant que réparations aux anciens colonisateurs après avoir remporté son indépendance. Il a conclu en exigeant l'arrêt de l'occupation étrangère d'Haïti et une aide qui permet au peuple haïtien de rebâtir le pays lui-même.

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Venezuela

Le Sommet de l'ALBA met l'accent
sur les projets sociaux


9e Sommet de L'ALBA à Caracas, Venezuela, le 19 avril 2010. (Photo: Xinhua)

L'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) a tenu son neuvième sommet le lundi 19 avril à Caracas au Venezuela, en présence des chefs d'État de tous ses pays membres : Antigua-et-Barbuda, Cuba, Dominique, Saint-Vincent-et-les Grenadines, le Nicaragua, la Bolivie, l'Équateur et le Venezuela.

La Commission politique de l'ALBA a annoncé que le sommet mettrait l'emphase sur les projets sociaux plutôt que les questions politiques. Le coordonnateur permanent de l'ALBA, Francisco Arias Cardenas a déclaré que la réunion ferait un suivi sur les accords conclus lors du précédent sommet à La Havane, plutôt que de discuter de questions politiques, pour lesquelles la Commission politique se réunira au cours des deux prochains mois. La Commission politique de l'ALBA est composée des ministres des Affaires étrangères de tous ses pays membres. Son travail au sommet comprenait l'évaluation des mesures prises pour la création de la Banque de l'ALBA.

Prenant la parole au cours d'une visite à La Havane, Cuba, avant le sommet, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Nicolas Maduro, a souligné que la réunion serait l'occasion d'évaluer l'état actuel de l'indépendance en Amérique du Sud. Il a ajouté que le bicentenaire du début de la guerre d'indépendance du Venezuela serait également un thème majeur de la réunion, car elle coïncide avec les activités pour célébrer le 200e anniversaire du début de la guerre d'indépendance du Venezuela.

« Il y aura un ensemble de décisions et de propositions qui sont déjà en cours d'élaboration en vue de continuer à ouvrir une voie véritable [vers l'avant] et de faire face avec succès aux nombreuses agressions en cours dans la lutte pour être libre et indépendant », a-t-il dit. Dans cette veine, Maduro a saisi l'occasion pour réaffirmer le rejet par le Venezuela de la campagne internationale contre Cuba, mise au point par des groupes d'extrême droite aux États-Unis et en Europe et soutenue par certains gouvernements.

(Agencia Bolivariana de Noticias)

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Une parade historique marque le début
des célébrations de l'indépendance


Caracas, Venezuela, le 19 avril 2010: le président vénézuélien Hugo Chávez, photographié avec le président
cubain Raúl Castro (centre) et le président bolivien Evo Morales (gauche), observe les célébrations de 200
ans d'indépendance du Venezuela.

Le 19 avril, le Venezuela a marqué le début des activités pour célébrer 200 ans d'indépendance par une parade et une cérémonie historiques à laquelle assistaient de nombreux dignitaires étrangers. Quelque 12 000 personnes ont participé à l'événement, présidé par le président vénézuélien Hugo Chavez avec les présidents des autres pays d'Amérique latine : Raúl Castro de Cuba, Cristina Fernandez de Kirchner de l'Argentine, Daniel Ortega du Nicaragua, Evo Morales de la Bolivie, Rafael Correa de l'Équateur et Leonel Fernandez de la République dominicaine. Étaient présents les premiers ministres des nations des Caraïbes : Roosevelt Skerrit de la Dominique, Ralph Gonsalves de Saint-Vincent-et-les Grenadines et Baldwin Spencer d'Antigua et Barbuda.

Chavez a remercié les chefs d'État venus se joindre au peuple vénézuélien lors de la célébration, ainsi que les officiers militaires et les cadets d'autres nations latino-américaines qui ont également défilé à Caracas. « Une révolution doit s'appuyer sur ses racines », a-t-il dit, se référant à l'histoire du Venezuela. Il a salué l'expertise et le courage démontrés par les cadets de l'armée vénézuélienne, les équipages des chars d'assaut et les pilotes lors de la parade militaire dans le cadre de la cérémonie, en disant : « Ce défilé majeur d'hommes et femmes dans l'Avenida de los Próceres est le meilleur et le plus coloré. »

Dans son discours, le président Chávez a souligné que le Venezuela se prépare à la défense, et non à la guerre : « Nous sommes attaqués et menacés par l'Empire, nous sommes un pays indépendant conformément à notre Constitution, et cela nous donne la possibilité de nous préparer en tant que pays libre et indépendant. »

« Plus que jamais, le Venezuela ne sera pas une "colonie yankee", ni une colonie de personne. Le temps de notre indépendance véritable est venu, 200 ans plus tard », a dit Chavez. Il a réitéré sa dénonciation de l'ingérence des États-Unis en Amérique latine tout en se félicitant des progrès du Venezuela vers le « socialisme démocratique ».

En déposant une gerbe sur la tombe de Simon Bolivar, Chávez a rendu hommage à ce légendaire combattant pour l'indépendance, tenu en haute estime partout dans les Amériques et dans le monde. Bolivar a poursuivi la libération de nombreuses nations sud-américaines de la domination coloniale espagnole après avoir déclaré le Venezuela un État libre et souverain. Ainsi, Chávez a souligné que la parade marque aussi le début des célébrations de bicentenaires similaires en Amérique latine.

(Agence cubaine d'information, Al Jazeeera ; Photos : Agencia Bolivariana de Noticias, Cuba Debate, Xinhua)

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Conférence publique à Ottawa

La pensée intégrationniste de l'Amérique latine :
de Simon Bolivar à Hugo Chavez


Jeudi le 22 avril – de 19 h à 22 h
Pavillon Desmarais, salle 1160
55, avenue Laurier est, Université d'Ottawa

Présentée par : L'École des études politiques de l'Université d'Ottawa, Territorio Libre, l'ambassade de la République bolivarienne du Venezuela au Canada et l'Association Canada-Salvador d'Ottawa

L'année 2010 est le bicentenaire de l'indépendance de plusieurs pays d'Amérique latine. Depuis 1999, le Venezuela a connu les plus grandes transformations de son histoire contemporaine. D'un client soumis à des intérêts transnationaux, le Venezuela est devenu un État de plus en plus indépendant et un chef de file du projet d'intégration de l'Amérique latine. La vision d'une Amérique latine était celle de Simon Bolivar il y a près de deux cents ans, avec la création de la Grande Colombie. Comment le projet intégrationniste de l'Amérique latine progresse-t-il face aux attaques renouvelées de Washington ? La conférence abordera ces thèmes et d'autres.

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