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Premier Mai 2010
Vigoureux préparatifs à Halifax
Cette année le Premier Mai, Journée
internationale des travailleurs, sera célébré
à Halifax avec un rassemblement, une marche, un forum et un
festival.
Les travailleurs, les retraités, les jeunes et
tous les membres de la communauté sont invités à
un rassemblement au parc Victoria à 13 heures, qui sera le point
de départ des événements de la journée.
L'annonce a été faite par le
Comité du Premier Mai de Halifax suite à une
réunion des représentants de l'Alliance de la fonction
publique du Canada, du Syndicat canadien de la fonction publique, du
Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes, du Conseil
syndical de Halifax, du Congrès du travail du Canada et de
différentes
organisations militant pour la justice sociale.
L'AFPC, qui est le plus grand syndicat de la fonction
publique en Nouvelle-Écosse, a nolisé quatre autobus en
provenance de Sydney et Antigonish.
Au centre des activistes de cette année, il y a
l'offensive actuelle que mènent les gouvernements à tous
les niveaux contre les travailleurs du secteur public et les programmes
et services publics.
Les travailleurs s'opposent aux plans de Postes Canada
pour éliminer des emplois et privatiser une importante partie de
ses opérations avec la sous-traitance de ses centres d'appel et
du Centre national de philatélie. C'est plus de 300 emplois qui
disparaîtront au Canada, dont 60 à Antigonish. La
stratégie de la société d'État consiste
à affaiblir
les conventions collectives car elle les considère comme un
obstacle à l'« augmentation de la
productivité ». C'est une institution nationale qui
est en voie de démantèlement, une partie importante de la
réalité sociale et économique du Canada, de
l'édifice national du pays.
Au fédéral comme au provincial, les
gouvernements décrètent des gels des budgets de
fonctionnement des services publics, des réductions de personnel
et de programmes (de 10 % en Nouvelle-Écosse) et une remise
en question des fonds de pension. Les propriétaires du capital
réclament la privatisation de la Commission des alcools de la
Nouvelle-Écosse. Les conseillers municipaux de Halifax menacent
de faire des compressions importantes dans le personnel et les services
parce qu'il faut « épargner ».
L'an dernier, le gouvernement Harper a
décrété que des amendes de 50 000 $ seront
imposées aux syndicats qui assistent leurs membres pour une
plainte en vertu de la loi sur l'équité salariale.
Le Premier Mai est une occasion idéale pour les
travailleurs, le mouvement syndical et l'ensemble de la population de
donner une autre réponse retentissante à cette agression
nationale contre les travailleurs du secteur public, les conventions
collectives et les fonds de pension et de défendre les services
publics qui servent les besoins du
peuple.
Ils vont également revendiquer la fin du
chômage, la garantie de meilleures conditions de travail et la
garantie du bien-être social et des droits de tous les citoyens,
sans exclure personne. De plus, la situation des travailleurs est
aggravée par la situation sociale et économique dans le
monde, où la mondialisation néolibérale provoque
des crises de
toutes sortes qui affectent tous les secteurs de la
société, et en particulier les familles ouvrières
pauvres.
La Nouvelle-Écosse a été
également secouée ces dernières années par
des décisions malheureuses prises par les monopoles,
décisions sur lesquelles les citoyens n'ont aucun
contrôlent mais qui affectent leur vie gravement. Elles ont
entraîné une dislocation de l'économie et une
rupture du tissu social. Certaines de ces décisions attaquent
notre
base manufacturière, comme les décisions des monopoles
AbitiBowater, Xstrata, Greenbrier (Ateliers Trenton), Stora Enso,
toutes des compagnies étrangères, et Magna.
Le Premier Mai sera également dédié
à la solidarité internationale avec tous ceux qui luttent
contre l'intervention étrangère, la guerre et la
violence, le pillage et l'exploitation et exigera la fin de
l'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine et la
défense de l'Amérique latine contre l'intervention et
l'agression extérieures.
Dans le cadre de son mandat de rétablir
l'histoire vivante de la classe ouvrière le Premier Mai et
d'honorer la mémoire de tous ceux qui ont combattu pour les
droits des travailleurs et des opprimés, le Comité du
Premier Mai de Halifax est fier d'annoncer que Wayne Mundle, ancien
directeur national du Syndicat des travailleurs et travailleuses
des Postes maintenant à la retraite, sera le président
honoraire du Premier Mai Halifax 2010.
Les célébrations de cette année
coïncident avec le 90e anniversaire de la grève des
débardeurs de Halifax de 1920, un symbole incontestable de la
tradition honorable des travailleurs de notre région de
défendre leurs droits.
C'est la quatrième année que les
célébrations du Premier Mai 2010 sont organisées
par le Comité de Halifax et cette année elles ont une
portée encore plus étendue qu'avant. Elles seront la
culmination de deux semaines de protestation, comme les manifestations
contre la prochaine rencontre ministérielle du G-I, le
rassemblement de l'AFPC
pour la défense des pensions, la Journée internationale
des luttes paysannes et la Journée des travailleurs
accidentés.
Ailleurs au Canada, le Premier Mai sera marqué
par des marches et des rassemblements dans toutes les provinces et les
grandes villes.
Le Premier Mai est célébré partout
dans le monde en tant que Journée internationale de la classe
ouvrière.
Le Premier Congrès de la Deuxième
Internationale, tenu à Paris en 1989, a proclamé le
Premier Mai Journée internationale des travailleurs en
commémoration de la lutte pour la journée de huit heures
et du massacre des travailleurs du Haymarket à Chicago en 1886.
Tous aux activités du Premier Mai !
Programme de Halifax
13h : Manifestation partant du
parc Victoria et parcourant les rues du centre-ville de Halifax
15h : Forum et festival :
orateurs * vidéos * musique * dîner communautaire au
Centre d'amitié Miqmaq, 2158, rue Gottingen
Bienvenue à tous !

Discussion sur le budget Charest au
Québec
Le mythe au sujet de «la part du citoyen»
et
«la part de la collectivité» dans le financement
des services publics: une attaque contre la société
- Pierre Soublière -
D'abord, Raymond Bachand, ministre des Finances du
gouvernement Charest, avait préparé le terrain pour la
présentation du budget lors d'une allocution devant le Conseil
du patronat le 22 février. Il y avait parlé de
« révolution culturelle », dans le sens
que les gens doivent se préparer à payer davantage pour
ce que le
gouvernement appelle des « services » et
arrêter d'avoir des attentes injustifiées,
particulièrement les attentes qu'ils ont du fait d'être
membres de la société.
Le soi-disant dilemme est exprimé ainsi par
Bachand : « Quelle est la juste part que moi, comme
citoyen, je dois payer et que la collectivité doit payer ?
[...] Quelle est la part de l'État et celle de
l'individu ? » Mais qui, selon le ministre, paie pour
« la part de l'État » ? D'où
proviennent les
sommes qui constituent le budget d'un gouvernement ? Le commun des
mortels sait qu'elles proviennent, du moins en partie, de toutes les
taxes directes et indirectes que nous payons.
Cela va droit au coeur du problème parce qu'il
faut en effet se demander à qui appartient toute cette richesse
qui est créée par le travail. On cherche à nous
faire croire que nous avons des services
« gratuits » alors qu'en réalité
non seulement ces services sont-ils payés par les taxes et
impôts des particuliers, mais les impôts des
sociétés proviennent aussi du travail des particuliers.
Ils proviennent de la richesse collective qui est créée
par la classe ouvrière et le peuple et qui leur appartient.
La classe capitaliste est très à l'aise
avec cette notion que « quelqu'un doit payer pour les
services ». En fait, le ministre Bachand s'est
inspiré directement des représentants des monopoles.
Certains extraits du discours du ministre des Finances sont des copies
conformes d'un article paru dans les journaux quelques jours avant la
présentation du budget. L'auteur de cet article est L. Jacques
Ménard, président de BMO Groupe financier et le titre de
l'article est « Finances publiques : Rien ne se perd,
rien ne se crée » (Le Devoir, 26 mars 2010).
On y retrouve la même préoccupation « pour les
générations futures ».
BMO : « Il est clair que des
arbitrages déchirants se profilent à l'horizon. Dans ce
contexte, il devient vital de bien analyser les moyens dont le
Québec dispose et de veiller à ne pas hypothéquer
encore davantage l'héritage que nous laisserons à nos
enfants. Personne ne met en doute le fait que les
Québécois "méritent" les
meilleurs services publics possible. Cependant, une question
fondamentale se pose, à savoir quel niveau de services publics
les Québécois ont les moyens de se payer, sans refiler
constamment la facture à leurs enfants. [...] Le Québec
finance 26 % plus de services publics que l'Ontario. En offrant le
même panier de services publics que
l'Ontario, le Québec réduirait ses dépenses de
17,5 milliards (2008-09). »
Bachand : « Nos décisions
d'aujourd'hui conditionneront les options disponibles dans 20 ans aux
quelque 90 000 Québécois qui naîtront cette
année. Notre devoir de solidarité s'étend à
ces enfants et aux centaines de milliers d'autres qui suivront. [...]
Au fil des ans, le Québec s'est donné le panier de
services collectifs le
plus étendu en Amérique du Nord. [...] Le gouvernement du
Québec finance 26 % plus de services que
l'Ontario.) » (Le Budget, p. 3 et 5)
Cette idée d'une « révolution
culturelle » pour éliminer « la
mentalité que tout est gratuit » n'est qu'une duperie
pour transférer une part toujours plus grande de la richesse du
Québec entre les mains de la minorité riche.

Lettres à la rédaction
Le gouvernement dit que les Québécois
doivent commencer à payer plus pour les services parce que
l'État « n'a plus les moyens ». Qu'en
est-il en réalité ?
Deux jours après la manifestation des 75 000
travailleurs des services publics le 20 mars et moins d'une semaine
avant le dépôt du budget le 30 mars, la presse nous
apprenait que Warner Bros, géant américain du
divertissement et du multimédia, s'installait à
Montréal après avoir accepté
l'« aide » généreuse du
gouvernement
Charest : 7,5 millions de dollars non remboursables en provenance
d'Investissement Québec, des crédits d'impôts de
37,5 % sur la masse salariale, le droit au remboursement par
Emploi Québec de la moitié des coûts admissibles de
formation du personnel et un crédit d'impôt pour la
production cinématographique et
télévisuelle !
La justification d'un tel tribut aux riches est que cela pourrait avoir
« un effet d'entraînement », aux dires de
Clément Gignac, ministre du Développement
économique.
L'hypocrisie libérale est sans borne.
Une enseignante de Montréal
* * *
Lors du dépôt du budget, le gouvernement a
annoncé des hausses de tarifs d'électricité dont
celle du bloc patrimonial. La hausse du bloc patrimonial ne touchera
pas les quelques 150 entreprises industrielles
bénéficiaires du tarif « L », qui
sont de grandes consommatrices d'électricité, avant 2018.
« Ces entreprises sont en
bonne partie situées dans les régions, où leur
contribution à l'économie et à l'emploi est
vitale, a expliqué M. Bachand. Une hausse des coûts de
l'électricité diminuerait de façon importante leur
rentabilité et pourrait même entraîner la fermeture
de certaines d'entre elles. » Les entreprises
épargnées sont seulement 150, ce qui a fait dire au
porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante que l'effort de réduction de la dette a de
quoi laisser sceptique plus d'un dirigeant de PME.
« L'augmentation des tarifs d'électricité
épargnera 150 entreprises énergivores mais nuira aux 200
000 PME qui paient déjà de 20 à 30 % plus
cher », a dénoncé
Richard Fahey.
Quand vient le temps de payer les riches ou les sauver,
la question de trouver l'argent n'est jamais soulevée. Il n'y a
aucun problème. Tout leur est dû, au nom de la
création de l'emploi, du paiement de la dette, du déficit
zéro, etc.
Non aux vaches sacrées du ministre Bachand. Il
faut arrêter de payer les riches !
Un travailleur du secteur public de Québec

Au parlement canadien
L'amendement libéral ne «corrigera
pas»
l'Accord de libre-échange Canada-Colombie
Alors que le gouvernement canadien s'apprête
à voter sur le projet de loi C-2, l'Accord de
libre-échange Canada-Colombie, deux Canadiens qui étaient
membres d'une mission internationale d'observation des élections
en Colombie avertissent que l'amendement appuyé par les
libéraux n'améliorera pas la situation des droits humains
en
Colombie. La mission de 22 personnes, qui comprenait Carleen Pickard du
Conseil des Canadiens et Barbara Wood, une représentante du
Syndicat canadien de la fonction publique, a passé 12 jours en
Colombie en février en prévision des élections au
Congrès du 14 mars et de l'élection présidentielle
du 30 mai. La mission a conclu qu'il est peu
probable que des élections libres et honnêtes puissent se
tenir en Colombie compte tenu des abus systématiques contre les
droits humains, de la corruption et de l'escalade de la violence.
« À notre avis la crise des droits
humains en Colombie affecte chaque aspect de la vie quotidienne et les
problèmes sérieux ne font que s'aggraver en
période d'élections, ce qui empêche les gens d'y
participer librement », affirme Carleen Pickard qui a pris
part à la mission dans le département d'Antioquia.
« Dans les quatre
régions que notre mission a visitées, nous avons entendu
des témoignages et avons été témoins
d'exemples d'interventions de groupes armés illégaux dans
le processus électoral, qui ont créé de la peur et
de l'intimidation au sein de la population, de la fraude
électorale, du financement illégal de la campagne
électorale et de la manipulation des
programmes sociaux fédéraux afin d'influencer et de
forcer le vote des citoyens.
L'amendement récent
proposé par le critique libéral en matière de
commerce Scott Brison ne tient pas compte de la recommandation du
Comité parlementaire sur le commerce international, qui demande
qu'une évaluation indépendante de la situation des droits
humains soit faite avant que l'Accord ne soit
considéré. De plus, cet amendement a
été
rejeté par les organisations des droits humains et de justice
sociale au Canada et en Colombie, lesquelles font valoir que le
gouvernement colombien n'est pas en mesure d'évaluer
lui-même sa performance en matière de droits humains.
Selon Wood, l'amendement que Brison dit avoir
proposé après un souper au steak et une soirée de
danse à Bogota, permettra au gouvernement colombien
d'évaluer lui-même son dossier en matière de droits
humains alors que c'est lui qui les viole. « L'amendement
Brison est une fraude. Cela fait des décennies que des rapports
sur les
droits humains, incluant ceux des Nations unies, font état de la
complicité du gouvernement colombien dans la perpétration
de la violence. Comment alors peut-on s'attendre à ce que ce
gouvernement s'évalue lui-même objectivement ? Nous
avons clairement besoin d'une évaluation indépendante des
droits avant que le Canada n'aille plus loin
avec l'accord de libre-échange avec la Colombie »,
a-t-elle dit.
Le critique du NPD en matière de commerce Peter
Julian s'oppose à l'Accord de libre-échange
Canada-Colombie. « La question de savoir si la Colombie
tient des élections libres ou non est d'une très grande
importance » quand nous débattons d'un accord de
libre-échange avec la Colombie, dit-il.

Rassemblement à Toronto
Débloquez les fonds d'aide à Haïti!
Des activistes ont organisé un rassemblement
militant à Toronto le 10 avril dernier pour attirer l'attention
sur le fait que la population d'Haïti est tenue en otage par
l'impérialisme anglo-américain et ses agences d'aide
humanitaire dont celles du Canada, et que la population haïtienne,
trois mois après le tremblement de terre dévastateur qui
a
frappé le pays, est toujours en manque d'aide et
particulièrement en ce qui concerne les abris.
Les orateurs au rassemblement ont dénoncé
le fait que l'accent de « l'aide » à
Haïti depuis le tremblement de terre a été mis sur
l'occupation militaire étrangère du pays et sur le
renforcement de la domination de l'investissement étranger, ce
qui a laissé les Haïtiens à eux-mêmes face au
besoin urgent de matériaux pour rebâtir les
millions de maisons détruites. Martin Bracey, le maître de
cérémonie pour l'événement, a cité
le premier ministre haïtien René Préval qui a dit
que 1,5 million d'Haïtiens ont besoin d'aide en prévision
de la saison des ouragans.
Bien que le premier ministre Harper ait promis suite au
tremblement de terre que le gouvernement canadien fournira un montant
égal aux dons généreux des Canadiens en aide
humanitaire, c'est seulement ces derniers jours, selon Bracey, que les
premiers 56 millions $ de l'aide promise de 123 millions $
ont été livrés, et cela
uniquement aux sociétés comme la Croix-Rouge, dont les
possibilités d'acheminement de l'aide vers Haïti sont
épuisées. Niraj Joshi, du Comité d'action
Toronto-Haïti, a dit que l'implication criminelle du gouvernement
canadien dans le renversement du président Jean-Bertrand
Aristide en 2004 a contribué à l'impact
dévastateur du tremblement de
terre.
Le rassemblement a été suivi d'une
manifestation qui est passée par le quartier du marché
Kensington et s'est arrêtée devant les bureaux de la CBC.
Les passants ont démontré leur appui aux slogans et
pancartes qui
disaient : « Des abris pour les Haïtiens
immédiatement », « Débloquez les
fonds tout de suite ! »,
« Respectez la souveraineté
d'Haïti ! », « Troupes
étrangères, hors d'Haïti ! »,
« Démilitarisez l'aide ! »,
« Annulez toute la dette
étrangère ! », « Laissez les
Haïtiens rebâtir Haïti ! ».
Arrivés devant l'immeuble de la CBC, les manifestants ont
dénoncé
les médias pour leurs mensonges au sujet de l'aide à
Haïti. CBC en particulier a été
dénoncée parce qu'elle ne donne pas d'information
équilibrée sur les événements.
La manifestation s'est poursuivie au centre-ville et
s'est terminée devant le Consulat américain où
Kabir Joshi-Vijayan, également du Comité d'action
Toronto-Haïti, a décrit la réponse des gouvernements
étrangers à la crise en Haïti comme une invasion et
une occupation internationales, avec notamment plus de 20 000 soldats
américains en
Haïti. Il a dit que les gouvernements des États-Unis, du
Canada et de la France ont envoyé leur
« aide » pour des motifs impérialistes et
n'ont pas à coeur la mission humanitaire en Haïti.
Il a demandé que Haïti soit
remboursée pour les grandes quantités d'argent qu'elle a
été forcée de payer en tant que réparations
aux anciens colonisateurs après avoir remporté son
indépendance. Il a conclu en exigeant l'arrêt de
l'occupation étrangère d'Haïti et une aide qui
permet au peuple haïtien de rebâtir le pays lui-même.

Venezuela
Le Sommet de l'ALBA met l'accent
sur les projets sociaux
9e Sommet de L'ALBA
à Caracas, Venezuela, le 19 avril 2010. (Photo: Xinhua)
L'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA)
a tenu son neuvième sommet le lundi 19 avril à Caracas au
Venezuela, en présence des chefs d'État de tous ses pays
membres : Antigua-et-Barbuda, Cuba, Dominique,
Saint-Vincent-et-les Grenadines, le Nicaragua, la Bolivie,
l'Équateur et le Venezuela.
La Commission politique de l'ALBA a annoncé que
le sommet mettrait l'emphase sur les projets sociaux plutôt que
les questions politiques. Le coordonnateur permanent de l'ALBA,
Francisco Arias Cardenas a déclaré que la réunion
ferait un suivi sur les accords conclus lors du précédent
sommet à La Havane, plutôt que de discuter de
questions politiques, pour lesquelles la Commission politique se
réunira au cours des deux prochains mois. La Commission
politique de l'ALBA est composée des ministres des Affaires
étrangères de tous ses pays membres. Son travail au
sommet comprenait l'évaluation des mesures prises pour la
création de la Banque de l'ALBA.
Prenant la parole au cours d'une visite à La
Havane, Cuba, avant le sommet, le ministre des Affaires
étrangères du Venezuela, Nicolas Maduro, a
souligné
que la réunion serait l'occasion d'évaluer l'état
actuel de l'indépendance en Amérique du Sud. Il a
ajouté que le bicentenaire du début de la guerre
d'indépendance du Venezuela serait
également un thème majeur de la réunion, car elle
coïncide avec les activités pour célébrer le
200e anniversaire du début de la guerre d'indépendance du
Venezuela.
« Il y aura un ensemble de décisions
et de propositions qui sont déjà en cours
d'élaboration en vue de continuer à ouvrir une voie
véritable [vers l'avant] et de faire face avec succès aux
nombreuses agressions en cours dans la lutte pour être libre et
indépendant », a-t-il dit. Dans cette veine, Maduro a
saisi l'occasion pour réaffirmer
le rejet par le Venezuela de la campagne internationale contre Cuba,
mise au point par des groupes d'extrême droite aux
États-Unis et en Europe et soutenue par certains gouvernements.

Une parade historique marque le début
des célébrations de l'indépendance

Caracas, Venezuela, le 19
avril 2010: le président vénézuélien Hugo
Chávez, photographié avec le président
cubain Raúl Castro (centre) et le président bolivien Evo
Morales (gauche), observe les célébrations de 200
ans d'indépendance du Venezuela.
Le 19 avril, le Venezuela a marqué le
début des activités pour célébrer 200 ans
d'indépendance par une parade et une cérémonie
historiques à laquelle assistaient de nombreux dignitaires
étrangers. Quelque 12 000 personnes ont participé
à l'événement, présidé par le
président vénézuélien Hugo Chavez avec les
présidents des autres pays
d'Amérique latine : Raúl Castro de Cuba, Cristina
Fernandez de Kirchner de l'Argentine, Daniel Ortega du Nicaragua, Evo
Morales de la Bolivie, Rafael Correa de l'Équateur et Leonel
Fernandez de la République dominicaine. Étaient
présents les premiers ministres des nations des
Caraïbes : Roosevelt Skerrit de la Dominique, Ralph
Gonsalves de Saint-Vincent-et-les Grenadines et Baldwin Spencer
d'Antigua et Barbuda.
Chavez a remercié les chefs d'État venus
se joindre au peuple vénézuélien lors de la
célébration, ainsi que les officiers militaires et les
cadets d'autres nations latino-américaines qui ont
également défilé à Caracas.
« Une révolution doit s'appuyer sur ses
racines », a-t-il dit, se référant à
l'histoire du Venezuela. Il a salué
l'expertise et le courage démontrés par les cadets de
l'armée vénézuélienne, les équipages
des chars d'assaut et les pilotes lors de la parade militaire dans le
cadre de la cérémonie, en disant : « Ce
défilé majeur d'hommes et femmes dans l'Avenida de los
Próceres est le meilleur et le plus coloré. »
Dans son discours, le président Chávez a
souligné que le Venezuela se prépare à la
défense, et non à la guerre : « Nous
sommes attaqués et menacés par l'Empire, nous sommes un
pays indépendant conformément à notre
Constitution,
et cela nous donne la possibilité de nous préparer en
tant que pays libre et
indépendant. »
« Plus que jamais, le Venezuela ne sera pas
une "colonie yankee", ni une colonie de personne. Le temps de notre
indépendance véritable est venu, 200 ans plus
tard », a dit Chavez. Il a réitéré sa
dénonciation de l'ingérence des États-Unis en
Amérique latine tout en se félicitant des progrès
du Venezuela vers le
« socialisme démocratique ».
En déposant une gerbe sur la tombe de Simon
Bolivar, Chávez a rendu hommage à ce légendaire
combattant pour l'indépendance, tenu en haute estime partout
dans les Amériques et dans le monde. Bolivar a poursuivi la
libération de nombreuses nations sud-américaines de la
domination coloniale espagnole après avoir déclaré
le
Venezuela un État libre et souverain. Ainsi, Chávez a
souligné que la parade marque aussi le début des
célébrations de bicentenaires similaires en
Amérique latine.

Conférence publique à Ottawa
La pensée intégrationniste de
l'Amérique latine :
de Simon Bolivar à Hugo Chavez
Jeudi le 22 avril – de 19 h à 22 h
Pavillon Desmarais, salle 1160
55, avenue Laurier est, Université d'Ottawa
Présentée par : L'École des études
politiques de l'Université d'Ottawa, Territorio Libre,
l'ambassade de la République bolivarienne du Venezuela au Canada
et l'Association Canada-Salvador d'Ottawa
|
L'année 2010 est le bicentenaire de
l'indépendance de plusieurs pays d'Amérique latine.
Depuis 1999, le Venezuela a connu les plus grandes transformations de
son histoire contemporaine. D'un client soumis à des
intérêts transnationaux, le Venezuela est devenu un
État de plus en plus indépendant et un chef de file du
projet d'intégration de
l'Amérique latine. La vision d'une Amérique latine
était celle de Simon Bolivar il y a près de deux cents
ans, avec la création de la Grande Colombie. Comment le projet
intégrationniste de l'Amérique latine progresse-t-il face
aux attaques renouvelées de Washington ? La
conférence abordera ces thèmes et d'autres.

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca