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St-Hyacinthe Manifestations contre le gouvernement Charest![]() (Photo: CSN) Depuis le dépôt du budget du Québec par le ministre des Finances Raymond Bachand, le mouvement contre l'agenda antisocial des libéraux n'a cessé de prendre de l'ampleur. Le Parti libéral du Québec a tenu son Conseil général à St-Hyacinthe les 16, 17 et 18 avril sous le thème « Faire du Québec la nation la mieux instruite ». Avec les coupures, la privatisation et la hausse des frais en éducation contenues dans le budget, ce thème ne peut être qu'une provocation. Vendredi le 16 avril, plus de trois cent travailleurs du secteur public et parapublic se sont rassemblés devant l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe où se tenaient la rencontre du Parti libéral. Ils ont profité de l'occasion pour réitérer leurs revendications et leur défense de services publics de qualité et accessibles à toute la population. Tout en rejetant fermement la menace d'une loi spéciale ils exigent une entente négociée dans les meilleurs délais. Les étudiants et les travailleurs de l'éducation se sont joints à eux pour dénoncer l'agenda des libéraux pour soumettre l'éducation à leur vision centrée sur le capital, qui mène au démantèlement des arrangements gagnés de hautes luttes par des générations de Québécois et Québécoises. Ils ont notamment tourné en dérision l'un des thèmes abordés lors du conseil général, celui de « L'éducation, une force économique ». Dimanche matin, une autre cinquantaine de manifestants représentants des travailleurs de l'éducation et des citoyens venus de Mirabel, Bécancourt, Saint-Charles sur le Richelieu et Laval sont venus clamer leur colère contre le gouvernement Charest. Les enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) ont mis de l'entrain avec les slogans : « Le droit à l'éducation pour toute la population ! », « Nous sommes ici pour obtenir un monde meilleur pour l'avenir ! », « On défend le bien commun, pas la soif de quelques uns ! » Un manifestant a dit au Marxiste-Léniniste :
« Tout
le
monde
est
dans la rue, que ce soit les
enseignants, les infirmières ou les travailleurs de
différents secteurs ainsi que les activistes : ils ne
veulent plus rien savoir. » Tous ont promis d'être
présents
aux actions du 22 avril et du 1er mai.
Pour ce qui est de la consultation mise de l'avant par le gouvernement, c'est non également pour les deux associations étudiantes, qui représentent près de 165 000 étudiants au Québec. « Si la ministre Courchesne espère que les étudiants cautionneront l'aveuglement idéologique de son parti lors d'une rencontre dont elle a écrit la conclusion d'avance, elle fait preuve d'une naïveté navrante. Nous n'irons pas à l'abattoir. » Pour la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), les libéraux franchissent un pas de plus vers l'imposition de leur agenda en excluant de facto toutes sources alternatives de financement : « Encore une fois, le gouvernement écarte du revers de la main l'idée de faire financer les entreprises, celles qui en profitent réellement. Il est clair que les cartes sont jouées d'avance », de conclure Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ. La Confédération des associations étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) abonde dans le même sens. « Il sera impossible de résoudre le sous-financement du réseau de l'éducation postsecondaire par une hausse de la contribution étudiante sans nuire à l'accessibilité aux études. Présentement, les entreprises bénéficient grandement du système d'éducation québécois sans y contribuer... En augmentant légèrement la taxe qu'elles paient déjà au Fonds de service de santé du Québec, il serait possible de dégager plus de 800 millions $ pour les institutions d'enseignement postsecondaires, ce qui permettrait de régler le sous-financement sans mettre en péril l'accessibilité », affirme Barbara Poirier, présidente de la CADEUL. « Nous voulons, pour le Québec, des étudiants avant tout compétents et non simplement riches. La proposition discutée lors du Conseil général du PLQ exclut totalement la compétence de l'équation », a constaté Patrick Couture, président de la Confédération pour le rayonnement étudiant en ingénierie du Québec (CRÉIQ). « Prétendre que de telles mesures (hausse des frais de scolarité) seront sans impact sur l'accès à l'université relève de l'aveuglement idéologique. La réalisation du droit à l'éducation ne peut que dépendre d'une politique à sens inverse, c'est-à-dire par l'instauration de la gratuité scolaire, souligne Christian Pépin, porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Pour ce qui est du mensonge du gouvernement que l'endettement est sans impact sur la poursuite des études, l'ASSÉ affirme : « En plus des prestations sous le seuil de la pauvreté et de critères souvent trop restrictifs, comment le gouvernement peut-il s'entêter à croire que l'endettement est sans impact sur la poursuite des études ? Ne se rappelle-t-il pas la raison pourquoi tant d'étudiant-es sont descendu-es dans la rue au printemps 2005. » « Pour nous, la réponse est claire : l'aide financière aux études n'est pas en mesure de compenser les effets néfastes de telles mesures rétrogrades », ajoute Christian Pépin. « La collusion entre les libéraux et ses donateurs du milieu entrepreneurial québécois est de plus en plus évidente, tout comme la corruption du gouvernement. Quels intérêts sert précisément le PLQ en attaquant la classe pauvre et moyenne et en haussant les tarifs ? Ceux de la classe aisée qui le finance ou ceux de la majorité de la population ? », accuse Christian Pépin. L'association étudiante met en garde le gouvernement. « Le gouvernement doit s'attendre à ce que la protestation étudiante, et du peuple québécois en général, prenne de l'ampleur s'il perdure dans l'inacceptable. » Au point de presse donné par Charest à la conclusion du Conseil général du PLQ, les Québécois ont eu droit à une démonstration de l'arrogance de ceux qui, comme Charest, ont usurpé le pouvoir par la force de la corruption et du contrôle des institutions dites démocratiques par la minorité riche. En référence à la chute de l'appui des libéraux dans les sondages et à la détermination exprimée par les travailleurs du secteur public à défendre leurs droits, le premier ministre a dit qu'il poursuivra sur la voie antisociale et antinationale : « Je veux vous dire ma détermination d'être à la hauteur, [...] de me battre pour l'avenir du Québec contre vents et marées, de combattre le cynisme là où il est pour que nous puissions nous battre pour la prochaine génération de Québécois. » Il a déclaré qu'il ne changera pas malgré l'opposition massive : il sera, dit-il, « celui que l'histoire jugera, celui que les Québécois jugeront lors des prochaines élections ».
Au parlement canadien Non au projet de loi amendant
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Le chef de la nation Grassy Narrows Simon Fobister s'adresse aux manifestants. |
« Cela fait 40 ans que nous réclamons justice », a dit le chef Simon Fobister qui a présenté le message de la communauté lors de la Journée mondiale de la santé. « Notre santé s'aggrave de génération en génération. Il faut arrêter cela. »
« Comment la confiance et la réconciliation peuvent-elles exister lorsque le gouvernement de l'Ontario se défile devant ses responsabilités pour la pollution au mercure qu'il a permise », a dit le chef dans la déclaration qu'il a lue.
« Notre communauté souffre toujours des impacts sur sa santé et son moyen de subsistance que cause ce poison dans notre eau. Ça n'est pas surprenant qu'il y ait un barrage. La province doit s'asseoir avec nous et résoudre le problème du mercure », a-t-il ajouté.
Fobister a demandé aux gouvernements de « corriger le problème du mercure » et a présenté les revendications suivantes :
1. Les gouvernements doivent s'asseoir avec la nation autochtone et corriger le problème du mercure.
2. Ils doivent reconnaître l'empoisonnement au mercure de Grassy Narrows et renforcer les guides de sécurité de Santé Canada concernant le mercure afin de protéger tout le monde ;
3. Ils doivent surveiller la situation de façon permanente en finançant le centre environnemental et de formation de la jeunesse qui est géré par la nation de Grassy Narrows ;
4. Il faut arrêter les usines de polluer l'eau et
l'air ;
5. Il faut rétablir le contrôle de la nation Grassy Narrows sur son territoire.
En 1999, le gouvernement fédéral a arrêté de surveiller les niveaux de mercure dans la région en prétendant que le taux de mercure de la rivière Wabigoon est inférieur aux limites fédérales.
Le chef du Grand Conseil de la nation anishinabek Patrick Madahbee a aussi pris la parole au rassemblement et dit que le gouvernement n'a pas fait assez pour les communautés de Premières Nations affectées par l'empoisonnement au mercure du système de la rivière English-Wabigoon.
« Cela fait trop longtemps que les préoccupations des communautés de Grassy Narrows et de Wabaseemoong pour leur santé ont été négligées, a dit Madahbee. Les conséquences de la contamination de la rivière il y a 40 ans continuent d'affecter ceux qui viennent au monde aujourd'hui. Est-que les députés de l'Ontario ou du Canada toléreraient que la source première d'eau et de nourriture de leurs familles soit contaminée par un poison mortel ? J'en doute beaucoup. »
La nation anishinabek appuie entièrement la
communauté de Grassy Narrows dans sa lutte pour se faire
entendre des gouvernements. « Cela fait des dizaines
d'années que les gouvernements et les industries polluent la
terre et l'eau des Premières Nations. Assez, c'est
assez », a dit Madahbee.
La manifestation et la conférence de presse de la veille ont également attiré l'attention sur l'étude récemment traduite sur Grassy Narrows qu'a faite le scientifique japonais le docteur Masazumi Harada. L'étude a démontré que 79 % des 187 personnes qui ont passé un test en 2002 et en 2004 avaient ou pouvaient avoir la maladie de Minimata qui est causée par l'exposition au mercure-méthyl. Les tremblements, la restriction du champ visuel, l'altération de l'ouïe et de l'élocution et la perte de coordination musculaire et de sensation aux extrémités sont des symptômes de la maladie. Selon un article du Toronto Star, « Harada a d'abord fait passer des examens à des membres de la communauté en 1975. Il a observé que les gens de Grassy Narrows affichaient des taux de mercure plus de trois fois plus élevés que la limite permise par Santé Canada et sept fois plus élevés que la limite à White Dog. Lorsque Harada est revenu en 2004, les gens qu'il avait testés et avaient des taux de mercure dans le corps supérieurs aux limites étaient morts. » Ceux qui avaient affiché des niveaux considérés acceptables avaient commencé à démontrer des symptômes légers.
Après 7 ans de négociations, un accord de compensation a été signé en 1985 mais il n'accordait que 8000 $ par résident de Grassy Narrows et de White Dog. L'entente prévoit que les résidents dont l'empoisonnement au mercure est reconnu par le Mercury Disability Board reçoivent entre 250 $ et 800 $ par mois. Le Board n'a cependant reconnu que 38 % des gens que le docteur Harada a reconnus comme ayant la maladie de Minamata, la maladie de Minamata assortie de complications et potentiellement la maladie de Minamata. Les aînés de Quibell, aussi connus sous le nom de Wabauskang, ont aussi soumis des demandes de compensation mais elles sont été rejetées.
Selon un reportage de la CBC, « le mercure a causé plus de problèmes de santé à Grassy River. La pêche dans la rivière a été bannie en 1970 suite à sa contamination. Cela a subitement fait monter le taux de chômage local – jusqu'à 80 % – et ce taux est demeuré le même depuis lors. »
Plutôt que de prendre position pour la justice et d'aider immédiatement la nation autochtone de Grassy Narrows en résolvant ce problème qui perdure depuis des décennies, le gouvernement de l'Ontario donne une réponse bureaucratique. Selon le premier ministre Dalton McGuinty, le gouvernement provincial « se doit » d'étudier les conclusions de Harada uniquement parce qu'elles contredisent l'affirmation du gouvernement fédéral selon laquelle l'empoisonnement au mercure à Grassy Narrows est sous contrôle.
(Toronto Star, communiqué de presse de la nation anishinabek, Lake of the Wood Enterprise. Photos : FreeGrassy.org, Toronto Media Coop/Allan Lissner)
Cochabamba, Bolivie
Du 19 au 22 avril se déroule à Cochabamba,
en Bolivie, la Conférence mondiale des peuples sur les
changements climatiques et les droits de la Terre Mère. Plus de
15 000 personnes de 126 pays se sont inscrites. Les droits et les
contributions des peuples autochtones aux questions de l'environnement
auront une place importante dans le programme.
Le président de la Bolivie Evo Morales est lui-même un
indien aymara et la Bolivie est connue en tant qu'État
plurinational, en reconnaissance des peuples autochtones qui la
composent.
Morales a rappelé que la proposition de la Bolivie pour le sommet a été convenue lors d'une rencontre antérieure des organisations sociales et des populations autochtones après le fiasco du sommet des Nations unies sur les changements climatiques à Copenhague en décembre 2009.
S'adressant aux médias le 14 avril, le président bolivien a également annoncé que les présidents Daniel Ortega du Nicaragua, Rafael Correa de l'Équateur, Hugo Chavez du Venezuela et Fernando Lugo du Paraguay assisteront à la conférence.
Parmi les personnalités dont la participation a été confirmée par le ministère bolivien des Affaires étrangères, on retrouve Alberto Acosta, président de l'Assemblée constituante de l'Équateur, Miguel D'Escoto, diplomate nicaraguayen et ancien président de l'Assemblée générale des Nations unies, ainsi qu'Edigio Brunetto, un chef de file du Mouvement des ouvriers agricoles sans terre (MST) au Brésil. En outre, plus de 50 scientifiques, des dirigeants des mouvements sociaux, des chercheurs, des universitaires et des artistes du monde entier ont accepté de prendre la parole lors de 14 panels.
Le président bolivien a évalué les préparatifs de ce sommet comme très positifs, dans lequel les délégués participeront à 17 groupes de travail pour traiter de questions telles que les causes structurelles des changements climatiques, vivre en harmonie avec la nature et les droits de la Terre Mère.
Les autres groupes de travail porteront sur un projet de référendum mondial sur les changements climatiques ; une autre proposition visant à instaurer un Tribunal de justice du climat ou une Cour internationale de justice du climat ; les migrants climatiques ; les peuples autochtones ; la dette climatique ; une « vision partagée » de l'action (un concept introduit par les pays développés dans le cadre du Plan d'action de Bali adopté à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de 2007) ; le Protocole de Kyoto ; l'adaptation au changement climatique ; le financement ; le transfert des technologies ; les forêts ; les dangers du marché du carbone ; les stratégies d'action ; l'agriculture et la souveraineté alimentaire.
Le sommet annoncera également le plus grand référendum au monde, avec un maximum de deux milliards de personnes appelées à voter sur les moyens de sortir de la crise climatique. La Bolivie veut aussi créer une charte de l'ONU des droits et préparer un plan d'action pour mettre en place un tribunal international de justice du climat.
« La seule façon de s'assurer que les négociations sur le climat reviennent sur la bonne voie, non seulement pour la Bolivie ou d'autres pays, mais pour toute forme de vie, pour la biodiversité, pour notre Terre Mère, est que la société civile soit partie prenante du processus. La seule chose qui peut sauver l'humanité d'une catastrophe [climatique] est l'exercice de la démocratie mondiale », a déclaré l'ambassadeur de la Bolivie à l'ONU, Solón Pablo à Bonn, à la fin des dernières négociations de l'ONU.
« Il n'y aura pas de discussions secrètes derrière des portes closes. Le débat et les propositions proviendront des communautés qui vivent les changements climatiques, des organisations et des individus de la société civile qui se consacrent à la lutte contre la crise climatique », a-t-il dit.
« Nous espérons que cette forme unique contribuera au transfert du pouvoir vers les peuples, là où il doit être sur cette question cruciale pour toute l'humanité. Nous ne prévoyons pas d'accord sur tout, mais au moins nous pouvons commencer à discuter ouvertement et sincèrement, contrairement à Copenhague », a déclaré Solón.
Les conclusions du forum seront présentées lors de ce rassemblement des peuples et envoyées plus tard à la réunion de l'ONU sur ces questions en décembre à Cancun, au Mexique.
La cérémonie de clôture du sommet fêtera le Jour de la Terre au stade Félix Capriles à Cochabamba le 22 avril, une autre des initiatives de Morales soutenue par les 192 nations membres de l'ONU. Le journal The Guardian rapporte également que cela coïncidera avec les célébrations de la « guerre pour l'eau » à Cochabamba en 2000, lorsqu'une révolte contre la privatisation de l'eau dans la ville a été une source d'inspiration pour les mouvements sociaux en Amérique latine et a contribué à l'élection de Morales à la présidence de la Bolivie. Des actions coordonnées le Jour de la Terre auront lieu partout dans le monde.
Pour plus de détails sur le programme, visitez : http ://pwcccwordpress.com
(IPS, Prensa Latina, The Guardian, site Web de la conference)
Considérant que les changements climatiques représentent aujourd'hui une menace réelle pour l'existence de l'humanité, les êtres vivants et notre Terre Mère en tant que telle ;
Notant le grave danger qui existe pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l'Himalaya, des Andes et des montagnes du monde, les pôles de la Terre, les régions chaudes comme l'Afrique, les sources d'eau, les populations touchées par l'augmentation des catastrophes naturelles, les plantes et les animaux, ainsi que les écosystèmes en général ;
Précisant que les personnes les plus touchées par les changements climatiques seront les plus pauvres du monde qui verront leurs maisons et leurs sources de survie détruites, et qui seront forcées d'émigrer et de chercher refuge ;
Confirmant que 75 % des émissions historiques de gaz à effet de serre trouvent leur origine dans les pays du Nord qui ont suivi la voie de l'industrialisation irrationnelle ;
Notant que les changements climatiques sont un produit du système capitaliste ;
Regrettant l'échec de la Conférence de Copenhague causé par les pays dits « développés », qui ne reconnaissent pas la dette climatique qu'ils ont envers les pays en développement, les générations futures et la Terre Mère ;
Affirmant que, pour assurer le respect intégral des droits humains au XXIe siècle, il est nécessaire de reconnaître et de respecter les droits de la Terre Mère ;
Réaffirmant la nécessité de lutter pour la justice climatique ;
Reconnaissant la nécessité de prendre des mesures urgentes afin d'éviter d'autres dommages et des souffrances à l'humanité, à la Terre Mère et de rétablir l'harmonie avec la nature ;
Confiant que les peuples du monde, guidés par les principes de solidarité, de justice et le respect de la vie, seront en mesure de sauver l'humanité et la Terre Mère, et
Célébrant la Journée internationale de la Terre Mère,
Le gouvernement de l'État plurinational de Bolivie appelle les peuples du monde, les mouvements sociaux, les défenseurs de la Terre Mère et invite les scientifiques, les universitaires, les avocats et les gouvernements qui veulent travailler avec leurs citoyens à la Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre Mère, qui se tiendra du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba en Bolivie.
La Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre Mère a pour objectifs :
1) D'analyser les causes structurelles et systémiques qui entraînent les changements climatiques et de proposer des mesures drastiques pour assurer le bien-être de toute l'humanité en harmonie avec la nature ;
2) De discuter et de s'entendre sur le projet d'une Déclaration universelle des droits de la Terre Mère ;
3) De se mettre d'accord sur des propositions pour de nouveaux engagements au Protocole de Kyoto et des projets pour une décision de la COP [Conférence des Parties, l'organe directeur de la Convention sur la diversité biologique - ndlr] selon le cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui guideront les actions futures de ces pays qui sont aux prises avec la vie dans le cours des négociations sur les changements climatiques et dans tous les scénarios des Nations unies, relatifs à :
- La dette climatique
- Les migrants-réfugiés des changements
climatiques
- Les réductions des émissions
- L'adaptation
- Le transfert de technologie
- La forêt et les changements climatiques
- Une vision partagée
- Les peuples autochtones, et
- Autres
4) De travailler à l'organisation d'un référendum des peuples du monde sur les changements climatiques;
5) D'analyser et élaborer un plan d'action pour faire progresser la mise en place d'un Tribunal de justice climatique;
6) De définir des stratégies d'action et de mobilisation pour défendre la vie des changements climatiques et défendre les droits de la Terre Mère.
Bolivie, le 5 janvier 2010
Evo Morales Ayma
Président de l'État de Bolivie
Nous, militants de plusieurs mouvements sociaux divers, considérons que la période actuelle est caractérisée par l'arrogance et l'autoritarisme des États-Unis, de l'Union européenne et des sociétés transnationales. Cela a été démontré à Copenhague où très peu de pays ont entrepris de créer un résultat qui était en désaccord avec la COP 15, et n'a rien fait pour mettre un frein au réchauffement climatique et à la crise climatique.
L'augmentation de la présence militaire et des bases militaires dans différentes parties du monde, les invasions « humanitaires » et les occupations qui indiquent la guerre, l'occupation des marchés et des territoires et la présence militaire pour contrôler les ressources énergétiques, l'eau et la biodiversité naturelle sont toutes des tactiques dérivées de la crise de la civilisation du capitalisme et de la logique d'exploitation, du racisme et du patriarcat. Ces tactiques sont également utilisées pour masquer la crise climatique dans des négociations illégitimes.
Notre réponse est de lutter pour le droit de tous les peuples à vivre une vie décente dans leurs communautés, contre les fausses solutions aux crises, contre la militarisation en tant que solution et contre les actions des sociétés transnationales. Ces transnationales, avec l'appui des gouvernements ou des institutions multilatérales telle la Banque mondiale, sapent les frontières nationales pour la production de monocultures, la privatisation de l'air et la création de marchés spéculatifs appelés « crédits de carbone ».
C'est dans ce contexte que nous présentons à la Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre Mère. À Cochabamba, nous avons organisé une Assemblée des mouvements sociaux, la poursuite de nos efforts et de l'articulation dans la lutte, avec deux objectifs :
* Discuter et organiser notre appui à des propositions et initiatives des gouvernements qui se sont engagés envers les droits des peuples et de l'environnement ;
* Discuter et organiser notre ordre du jour en tant que mouvements sociaux afin de promouvoir nos solutions et notre résistance à la marchandisation de la relation entre les peuples, et entre les peuples et leur environnement - l'offense commise par les transnationales et la militarisation.
Aliance sociale continentale
(ASC)
Les Amis de la Terre-Amérique latine
Cebrapaz
Confédération syndicale des travailleurs
et travailleuses des Amériques (CSA)
Climate Justice Now !
CLOC
COMPA
Fdim
Jubilee Americas
Marche mondiale des femmes
Oclae
Réseau ADTM AYNA
Mouvement paysan international Via Campesina
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Marxiste-Léniniste
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