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Pologne
Conflit sur le lieu de sépulture d'un
réactionnaire
La décision d'enterrer le président
polonais Lech Kaczynski à la cathédrale royale de Wawel
à Cracovie, réservée depuis le XIVe siècle
aux « rois, héros et poètes » de
Pologne, ne fait pas l'unanimité, selon les rapports de presse.
M. Kaczynski, son épouse Maria et plusieurs autres dignitaires
polonais sont décédés le 10 avril
dernier dans l'écrasement d'un avion à Smolensk.
L'archevêque de Cracovie, le cardinal Stalislaw Dziwisz, a
demandé que le président soit enterré à
Wawel à la demande de son frère jumeau Jaroslaw
Kaczynski, chef du principal parti d'opposition. On dit que le
président décédé avait l'intention de se
représenter à la prochaine élection sous la
bannière de ce parti, le parti « Loi et
justice ». Les Kaczynski seront enterrés dans une
crypte près du maréchal Jozef Pilsudski, qu'on dit
être « le père fondateur de la Pologne
contemporaine ».
La dispute porte sur la question à savoir si
Kaczynski, qui n'est ni roi ni poète, peut être
considéré comme un héros digne d'un enterrement
aux côtés d'hommes comme Jozef Pilsudski. Selon les
rapports de presse, la décision de l'enterrer à Wawel a
fait l'objet de grandes protestations. Environ 500 personnes ont
manifesté dans les rues de
Cracovie le 13 avril pour exprimer leur opposition. Le lendemain il y a
eu d'autres manifestations dans la capitale et ailleurs au pays. Un
groupe sur Facebook appelé « Non à
l'enterrement des Kaczynski à Wawel » comptait
déjà 26 000 membres mercredi matin. Le réalisateur
polonais Andrzej Wajda affirme dans une lettre ouverte
publiée sur le site du quotidien Gazeta Wyborcza :
« Le
président
Lech Kaczynski était un homme
ordinaire et bon, mais il n'y a pas lieu de l'enterrer à Wawel
parmi les rois de Pologne et aux côtés du maréchal
Jozef Pilsudski. »
Pourquoi l'élite dominante a-t-elle
décidé de l'enterrer là et pourquoi Pilsudski
est-il considéré comme un héros ?
Voilà la question qu'il faut se poser.
L'histoire de Jozef Pilsudski nous ramène au
début du XXe siècle. En 1916 il a rompu avec son parti
politique parce que celui-ci voulait appuyer les
révolutionnaires russes dans le renversement du tsar.
Après la révolution bolchevique de 1917, Pilsudski a
ordonné aux troupes sous son commandement de ne combattre que
les soviétiques. Sa
doctrine politique était le
« prométhisme », qui préconisait
essentiellement la rupture avec l'Union soviétique. Il a
mené plusieurs opérations au service des seigneurs, de la
haute bourgeoisie et des militaristes polonais contre la Russie
soviétique de 1919 à 1921, du côté des vingt
puissances impérialistes qui avaient convenu d'un pacte
pour détruire le nouvel État socialiste. En 1926,
Pilsudski a orchestré un coup militaire fasciste en Pologne qui
a fait 379 morts et plus de 900 blessés. Il a emprisonné
plusieurs de ses adversaires politiques et créé une
prison spéciale pour eux en 1934. Il a mené la Pologne
avec une poigne de fer jusqu'à sa mort en 1935. Il a aussi
concilié avec les
nazis. Son ministre des Affaires étrangères, Jozef Beck,
ex-agent secret autrichien qui lui a survécu, est devenu un
symbole de la politique pro-hitlérienne et de la trahison
nationale. Ce sont les vestiges de la vieille aristocratie
foncière et de l'élite militariste de l'époque qui
ont proclamé Jozef Pilsudski père de la Pologne moderne.
Pour sa part, Lech Kaczynski a milité dès
le début dans le mouvement anticommuniste soutenu par les
impérialistes occidentaux appelé Solidarité, et
fut
le conseiller principal du traître Lech Walesa lorsqu'il a
été élu président de la Pologne en
décembre 1990. En 2001, Kaczynski a fondé le parti
ultra-réactionnaire Loi et Justice avec son frère
jumeau. Lors de son assermentation à la présidence en
2005, il a déclaré qu'un de ses premiers objectifs
était d'« amener la justice » aux
responsables des « crimes communistes » en
République populaire de Pologne.
Lech Kaczynski est donc de la même étoffe
que le maréchal Pilsudski. La classe dominante de Pologne veut
l'enterrer à Wawel parce qu'elle veut entraîner la Pologne
à jamais sur la voie anti-peuple, anticommuniste et nazie
qu'elle poursuit avec tant d'acharnement.
Une chose est pourtant assez claire dans la controverse
entourant le lieu de sépulture du président : ce
n'est pas le peuple polonais qui en a décidé.

Les travailleurs des postes
Tous avec les travailleurs des postes
pour un service des postes moderne!
Sous le prétexte de la modernisation du service
postal, Postes Canada coupe des emplois et élimine des services,
prétendant que c'est nécessaire pour optimiser ses
opérations et les rendre plus efficaces. Pour les travailleurs
des postes et tous les Canadiens, ce que Postes Canada entend par
« efficacité » et
« optimisation des
opérations » dans une optique de modernisation est
une question importante. Elle dépense des milliards de dollars
pour introduire de la technologie nouvelle et moderniser les centres
postaux. Et elle appelle cela créer un service postal moderne.
Postes Canada utilise aussi cette expression dans le but de
préparer des attaques contre les
travailleurs qui produisent la valeur ajoutée aux postes mais
sont considérés comme un « coût de
production » par Postes Canada. C'est aussi une façon
d'attaquer les services publics postaux dont la population a besoin.
C'est de la destruction nationale, pas de la modernisation.
Postes Canada mesure son
« succès » au montant en salaires qu'elle
est capable de sauver en éliminant le maximum d'emplois. Comment
peut-on considérer comme modernes la destruction de
l'édifice national et les assauts contre les producteurs de la
richesse ? En augmentant le nombre des travailleurs sans emploi
tout en
sabrant dans les services aux communautés, on ne fait
qu'aggraver la crise.
Dans le vocabulaire de Postes Canada,
« moderniser » signifie s'attaquer aux droits
collectifs des travailleurs des postes. Elle ne cache pas qu'elle veut
retirer des conventions collectives tout ce qui selon elle fait
obstacle à ses plans visant à
« accroître la productivité du
travail ».
L'objectif réel qui est recherché c'est de
servir les monopoles et améliorer leur position concurrentielle
sur le marché mondial. En dernière analyse, cela signifie
l'intensification de l'exploitation des travailleurs et la
détérioration accélérée de leurs
conditions de travail et notamment de leur bien-être mental et
physique.
Postes Canada est l'une des institutions nationales qui
font partie de la réalité sociale et économique du
Canada, et elle est l'un des fondements de l'édifice national
canadien. Par définition, elle ne peut être moderne que si
elle est organisée pour servir les besoins de la
société. Un service postal moderne doit être
organisé de manière à contribuer
au projet d'édification nationale. Ce projet requiert que tous
les moyens de communication dont les Canadiens ont besoin soient
développés sous la forme d'institutions publiques au
service du bien public. Cela veut dire également que la
reconnaissance des droits des travailleurs des postes doit être
au centre du service postal.
Lorsque Postes Canada a fait son Examen
stratégique en 2008, elle a reçu des centaines d'opinions
des villes, municipalités et villages de partout au Canada de
même que des travailleurs et de leurs collectifs. Les Canadiens
ont fait savoir très clairement qu'ils veulent garder leur
service postal dans leurs communautés. Ils ont également
fait
plusieurs propositions pour des services nouveaux et
améliorés. Ils n'ont laissé aucun doute sur ce
qu'ils considèrent être la responsabilité sociale
de Postes Canada.
Le STTP et l'AFPC, qui regroupent les travailleurs
visés par ces attaques, défendent la position que Postes
Canada doit assumer ses responsabilités sociales. Le
Marxiste-Léniniste appelle tous les travailleurs et tous
les Canadiens à appuyer la lutte des travailleurs des postes
pour leurs droits et pour un service postal qui soit moderne
dans le vrai sens du mot.
Pour plus d'information, visitez le site web du STTP au
www.sttp.ca

Les travailleurs des postes défendent
leurs emplois et luttent contre la destruction
du service postal public
- Peggy Askin -
Le 8 avril dernier, la Société des postes
a informé le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des
postes (STTP) qu'elle allait éliminer 166 emplois de traitement
du courrier répartis dans diverses régions du pays. Les
éliminations d'emplois vont être faites dans les
régions de l'Atlantique, du Pacifique et du sud-ouest de
l'Ontario. Cette
élimination va commencer en août 2010. Cet assaut contre
les moyens de subsistance des travailleurs des postes et ces coupures
de services aux Canadiens vont toucher les communautés de
Moncton, au Nouveau-Brunswick, Kitchener, Guelph et Cambridge en
Ontario, et Victoria en Colombie-britannique. Dans son bulletin du 8
avril, le STTP
explique que la Société des postes déplacera de
Moncton vers l'établissement de Saint John le traitement du
courrier des boîtes aux lettres publiques. Le traitement de la
médiaposte et des colis d'origine locale sera
déplacé de Kitchener vers le centre principal
d'acheminement de Gateway à Mississauga. On déplacera de
Victoria vers les
établissements de Vancouver le traitement du courrier
d'acheminement et du courrier d'arrivée d'origine locale et de
la médiaposte d'arrivée.
Les travailleurs des postes ont qualifié
à juste titre cette situation d'attaque contre leurs moyens de
subsistance et contre le service inestimable qu'ils dispensent. Cette
annonce d'élimination d'emplois arrive moins d'une semaine
après l'annonce par la Société des postes qu'elle
va privatiser 300 emplois à ses centres d'appel et au
Centre national de philatélie. Les travailleurs de ces centres
d'appel, qui sont représentés par le Syndicat des
employés des postes et communications (SEPC), affiliée
à l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC),
travaillent présentement à Edmonton, Ottawa, Winnipeg,
Antigonish et Fredericton. Cette élimination d'emplois et de
services
n'est rien d'autre que de la destruction de l'édifice national.
Plusieurs des régions visées par ces coupures souffrent
déjà grandement de la destruction du secteur
manufacturier et forestier dans leurs régions.
Cela ne fait pas de doute que les pertes d'emplois et
l'élimination de postes de traitement et de triage de courrier
va affecter le service à la population dans les régions
affectées. En décembre dernier, Postes Canada a
éliminé tout triage local par les travailleurs des postes
sur l'Île de Vancouver dans les communautés de Campbell
River,
Courtenay, Port Alberni et Nanaimo. Tous les colis et le courrier
sortent de l'île par camion et sont triés à
Victoria et à Vancouver. Lorsque ces coupures se sont produites,
Postes Canada a dit considérer dans ses communiqués les
pertes d'emplois potentielles et à la
détérioration du service comme une question
« d'efficacité ».
Le 22 mars, Postes Canada a annoncé qu'elle
examinerait la possibilité d'envoyer tout le courrier de
l'Île de Vancouver à Vancouver pour y être
trié puis de le réacheminer vers Victoria. C'est à
ce moment que certaines des coupures envisagées dans le
traitement de courrier en Ontario et au Nouveau-Brunswick ont
été annoncées. Postes
Canada a déclaré qu'elle allait
« réexaminer le réseau national afin
d'optimiser les opérations ». John Bail, le directeur
national du STTP pour la région de l'Atlantique avait alors
répliqué dans son communiqué du 24 mars :
« Ce changement représente de
nouvelles coupures de services importantes sur l'Île de Vancouver
qui pourraient affecter des centaines d'emplois sur l'Île et dans
les communautés » [...] Nous devons maintenant nous
attendre à de grands délais dans le courrier qui est
destiné à l'Île de Vancouver ou en sort. Tous les
habitants de
l'île connaissent bien les délais dans le service de
traversier dus à la température parce que les traversiers
ne peuvent pas naviguer par mauvais temps. Nous connaîtrons
maintenant des délais dans notre service postal. Ces changements
vont réduire l'emploi dans les communautés et augmenter
le temps que cela prend aux entreprises pour
communiquer par courrier. »
Le président du STTP Denis Lemelin a dit dans un
communiqué du 8 avril : « En agissant de la
sorte, Postes Canada renonce à la responsabilité sociale
qui lui incombe en tant que société d'État
vouée à l'intérêt public. [...] Nos
collectivités ont besoin d'emplois, non pas des emplois
sous-traités par des PDG. » Selon
Lemelin, le nombre de travailleurs dans les centres de Victoria et de
Kitchener va être coupé de moitié et l'impact
économique pour les communautés affectées se
chiffrera en millions de dollars. « Des centaines d'emplois
sont en jeu, dont bon nombre sont occupés par des
employées et employés "temporaires" qui, pourtant,
travaillent à
Postes Canada depuis des années. »
Les travailleurs des postes répondent à
cet assaut en étant fidèles à leur tradition
militante de défendre leurs droits et de lutter pour un service
qui sert les besoins de la population.

D'autres compressions à venir à Postes
Canada
- Syndicat des travailleurs et
travailleuses des postes, le 9 avril 2010 -
Dans la foulée de l'annonce qu'elle a faite la
semaine dernière relativement à la sous-traitance de ses
centres d'appels et à la suppression de plus de 300 emplois,
Postes Canada annonce maintenant d'autres changements draconiens
à ses opérations de Victoria, en Colombie-Britannique, de
Kitchener, en Ontario, et de Moncton, au
Nouveau-Brunswick.
Hier, la société d'État a
officiellement informé le Syndicat des travailleurs et
travailleuses des postes (STTP) de sa décision de
réorganiser ses opérations dans ces trois villes. Par
exemple, à Kitchener, la plupart de ses opérations de
traitement des colis seront déplacées au centre principal
d'acheminement de Toronto ; à Moncton, les
services locaux seront déménagés à Saint
John, tandis qu'à Victoria, le courrier sera acheminé
à Vancouver pour y être trié.
Des centaines d'emplois sont en jeu, dont bon nombre
sont occupés par des employées et employés
« temporaires » qui, pourtant, travaillent
à Postes Canada depuis des années. Les effectifs des
établissements de Victoria et de Kitchener seront à eux
seuls réduits de moitié. Les répercussions
économiques que subiront ces
collectivités pourraient atteindre des millions de dollars.
« Postes Canada affiche un profit pour une
15e année d'affilée et voilà ce qu'elle sert aux
travailleurs et travailleuses », déclare Denis
Lemelin, président national du STTP.
« En agissant de la sorte, Postes Canada
renonce à la responsabilité sociale qui lui incombe en
tant que société d'État vouée à
l'intérêt public. »
Le STTP prévoit exercer des pressions sur le
gouvernement fédéral pour que ce dernier assume ses
responsabilités envers la société d'État.
« Les conservateurs refusent d'intervenir dans cette
histoire », fait remarquer M. Lemelin. Dernièrement,
Peter Mackay, député de Nova-Centre, a
déclaré de façon désinvolte qu'il ne
pouvait
rien faire pour éviter la fermeture du centre d'appels
situé dans sa circonscription.
« Nos collectivités ont besoin
d'emplois, non pas des emplois sous-traités par des
PDG », affirme M. Lemelin. Le STTP sollicite l'appui du
public et demande aux citoyens de communiquer avec leur
députée ou député fédéral.

Fermeture de la boulangerie Weston
à Boucherville
Les travailleurs disent
non à l'intimidation du monopole
- Normand Chouinard -
Les travailleurs de la boulangerie Weston située
à Boucherville, propriété de l'empire Weston
(Loblaws,
Maxi, Choix du président) ont appris à la fin mars que
l'entreprise avait décidé de fermer les portes de son
usine en décembre 2010. Le monopole de la production de produit
du pain au Canada avait en février menacé les 145
travailleurs de
l'usine de fermer si jamais les demandes de concessions
n'étaient pas acceptées.
C'est le samedi le 20 février que les
travailleurs ont refusé unanimement pour la première fois
les demandes de concessions. Les négociations en vue du
renouvellement de la convention collective ont débuté le
10 novembre et 13 rencontres de négociation on eu lieu sans
parvenir à un accord. L'ultimatum de la compagnie pour accepter
les
offres étaient le samedi 13 mars à 23 h 59.
Réagissant à cette menace, Eloi
Lévesque, président du syndicat, a affirmé que
« cette annonce nous frappe comme un tonne de briques. C'est
un manque de respect flagrant envers toutes les femmes et tous les
hommes qui travaillent ici. Ils nient totalement ce que nous avons fait
depuis toutes ces années. Ils ont le culot de nous dire que
ce n'est pas une question de rentabilité mais une question de
coûts de production du pain et que ce fait est le résultat
de trop bonnes conditions de travail. Nous leur avons offert notre
collaboration afin de trouver des solutions, mais ils
préfèrent nous ignorer, comme si nous ne connaissions
rien à la fabrication du pain. »
De son côté, Wayne Wilson, conseiller
syndical
à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), met en
doute la bonne foi de Weston et l'accuse de ne pas respecter le code du
travail : « Le code du travail stipule de façon
claire que les partis doivent négocier de bonne foi. »
Les travailleurs ont de nouveau rejeté les
demandes de concessions à 95 % la journée même
de l'ultimatum, soit le 13 mars. « Ce qu'il faut retenir de
ce vote, c'est la volonté des membres de se faire
respecter », a dit Eloi Lévesque le jour du vote.
« Non au choix du président, oui au choix du
syndicat », a-t-il
lancé. Wayne Wilson a renchéri en disant que
« la menace n'est pas un bon moyen de négocier. Les
membres du syndicat sont un grand exemple de solidarité et c'est
tout à leur honneur. »
C'est finalement le 26 mars au matin que les
travailleurs ont de nouveau rejeté à 68 % pour la
troisième fois les demandes de concessions, et ce, malgré
des négociations en présence d'un conciliateur. La
direction syndicale a résumé ainsi les
négociations ; « Il y a un plan A qui consistait
à accepter les offres patronales et un
plan B qui est la fermeture de l'usine. »
Les offres du monopole consistaient entre autres
à une plus grande flexibilité des horaires, la mise
à pied de 75 personnes, des diminutions des conditions de
travail et des salaires. C'est suite à ce troisième vote
que la compagnie a décidé de fermer définitivement
son usine de Boucherville en décembre 2010.
Eloi Lévesque s'est dit consterné par
l'annonce de la fermeture. « C'est une grande injustice que
l'on vit présentement. C'est un drame pour tout le monde. Quand
l'entreprise affirme qu'il y a des problèmes récurrents
de performance et que nous n'avons jamais atteint une
productivité à la hauteur de ses attentes, je me demande
pourquoi
la direction n'a jamais voulu en discuter avec nous. Quand l'entreprise
affirme qu'elle vit une situation de surproduction dans ses usines au
Québec, je me demande pourquoi elle fait produire du pain par
Multi-Marques, son compétiteur direct ? On veut faire
partie de la solution, ils veulent simplement nous
écraser. »
À propos de Weston
George Weston limitée est une
société canadienne ouverte fondée en 1882 dont les
activités comprennent la transformation et la distribution. La
société regroupe deux secteurs d'exploitation
isolables : Les Compagnies Loblaw limitée et Weston
Foods ; elle détient des liquidités et des
placements à
court terme. Le secteur Loblaw, qui est exploité par Les
Compagnies Loblaw limitée et ses filiales, est le plus grand
détaillant de produits alimentaires et l'un des plus importants
distributeurs de marchandise générale, de produits
pharmaceutiques et de services et produits financiers au Canada.
Le secteur Weston Foods est l'un des plus importants
fabricants de produits de boulangerie frais et congelés au
Canada ; il fabrique également des produits de boulangerie
congelés et des biscuits aux États-Unis.
Weston vise la croissance stable à long terme de
ses secteurs d'exploitation en maintenant ses investissements en
immobilisations et à un solide bilan, ce qui lui permet de
procurer des rendements à long terme à ses actionnaires
par lM d'une appréciation du cours de ses actions ordinaires et
de dividendes. Pour réussir à procurer une valeur
à
long terme à ses actionnaires et pour atteindre ses objectifs de
sécurité et de croissance à long terme, Weston
emploie diverses stratégies opérationnelles. Weston Foods
se concentre sur le développement des produits sous marques, de
faibles coûts d'exploitation et le maintien d'une vaste
clientèle, en ayant comme objectif d'être le meilleur
fournisseur de produits de boulangerie et de produits laitiers frais.
Loblaw est axée sur la vente au détail de produits
alimentaires et son objectif est d'être pour les consommateurs
canadiens la destination « sous un même
toit » pour combler tous leurs besoins courants.

Anniversaire de naissance du dirigeant
coréen Kim Il Sung
Dans la construction d'une nation prospère