Le Marxiste-Léniniste

Numéro 67 - 16 avril 2010

Pologne

Conflit sur le lieu de sépulture d'un réactionnaire

Pologne
Conflit sur le lieu de sépulture d'un réactionnaire

Les travailleurs des postes
Tous avec les travailleurs des postes pour un service des postes moderne!
Les travailleurs des postes défendent leurs emplois et luttent contre la destruction du service postal public - Peggy Askin
D'autres compressions à venir à Postes Canada - Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Fermeture de la boulangerie Weston à Boucherville
Les travailleurs disent non à l'intimidation du monopole - Normand Chouinard

Anniversaire de naissance du dirigeant coréen Kim Il Sung
Au coeur de la construction d'une nation prospère

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Pologne

Conflit sur le lieu de sépulture d'un réactionnaire

La décision d'enterrer le président polonais Lech Kaczynski à la cathédrale royale de Wawel à Cracovie, réservée depuis le XIVe siècle aux « rois, héros et poètes » de Pologne, ne fait pas l'unanimité, selon les rapports de presse. M. Kaczynski, son épouse Maria et plusieurs autres dignitaires polonais sont décédés le 10 avril dernier dans l'écrasement d'un avion à Smolensk. L'archevêque de Cracovie, le cardinal Stalislaw Dziwisz, a demandé que le président soit enterré à Wawel à la demande de son frère jumeau Jaroslaw Kaczynski, chef du principal parti d'opposition. On dit que le président décédé avait l'intention de se représenter à la prochaine élection sous la bannière de ce parti, le parti « Loi et justice ». Les Kaczynski seront enterrés dans une crypte près du maréchal Jozef Pilsudski, qu'on dit être « le père fondateur de la Pologne contemporaine ».

La dispute porte sur la question à savoir si Kaczynski, qui n'est ni roi ni poète, peut être considéré comme un héros digne d'un enterrement aux côtés d'hommes comme Jozef Pilsudski. Selon les rapports de presse, la décision de l'enterrer à Wawel a fait l'objet de grandes protestations. Environ 500 personnes ont manifesté dans les rues de Cracovie le 13 avril pour exprimer leur opposition. Le lendemain il y a eu d'autres manifestations dans la capitale et ailleurs au pays. Un groupe sur Facebook appelé « Non à l'enterrement des Kaczynski à Wawel » comptait déjà 26 000 membres mercredi matin. Le réalisateur polonais Andrzej Wajda affirme dans une lettre ouverte publiée sur le site du quotidien Gazeta Wyborcza : « Le président Lech Kaczynski était un homme ordinaire et bon, mais il n'y a pas lieu de l'enterrer à Wawel parmi les rois de Pologne et aux côtés du maréchal Jozef Pilsudski. »

Pourquoi l'élite dominante a-t-elle décidé de l'enterrer là et pourquoi Pilsudski est-il considéré comme un héros ? Voilà la question qu'il faut se poser.

L'histoire de Jozef Pilsudski nous ramène au début du XXe siècle. En 1916 il a rompu avec son parti politique parce que celui-ci voulait appuyer les révolutionnaires russes dans le renversement du tsar. Après la révolution bolchevique de 1917, Pilsudski a ordonné aux troupes sous son commandement de ne combattre que les soviétiques. Sa doctrine politique était le « prométhisme », qui préconisait essentiellement la rupture avec l'Union soviétique. Il a mené plusieurs opérations au service des seigneurs, de la haute bourgeoisie et des militaristes polonais contre la Russie soviétique de 1919 à 1921, du côté des vingt puissances impérialistes qui avaient convenu d'un pacte pour détruire le nouvel État socialiste. En 1926, Pilsudski a orchestré un coup militaire fasciste en Pologne qui a fait 379 morts et plus de 900 blessés. Il a emprisonné plusieurs de ses adversaires politiques et créé une prison spéciale pour eux en 1934. Il a mené la Pologne avec une poigne de fer jusqu'à sa mort en 1935. Il a aussi concilié avec les nazis. Son ministre des Affaires étrangères, Jozef Beck, ex-agent secret autrichien qui lui a survécu, est devenu un symbole de la politique pro-hitlérienne et de la trahison nationale. Ce sont les vestiges de la vieille aristocratie foncière et de l'élite militariste de l'époque qui ont proclamé Jozef Pilsudski père de la Pologne moderne.

Pour sa part, Lech Kaczynski a milité dès le début dans le mouvement anticommuniste soutenu par les impérialistes occidentaux appelé Solidarité, et fut le conseiller principal du traître Lech Walesa lorsqu'il a été élu président de la Pologne en décembre 1990. En 2001, Kaczynski a fondé le parti ultra-réactionnaire Loi et Justice avec son frère jumeau. Lors de son assermentation à la présidence en 2005, il a déclaré qu'un de ses premiers objectifs était d'« amener la justice » aux responsables des « crimes communistes » en République populaire de Pologne.

Lech Kaczynski est donc de la même étoffe que le maréchal Pilsudski. La classe dominante de Pologne veut l'enterrer à Wawel parce qu'elle veut entraîner la Pologne à jamais sur la voie anti-peuple, anticommuniste et nazie qu'elle poursuit avec tant d'acharnement.

Une chose est pourtant assez claire dans la controverse entourant le lieu de sépulture du président : ce n'est pas le peuple polonais qui en a décidé.

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Les travailleurs des postes

Tous avec les travailleurs des postes
pour un service des postes moderne!

Sous le prétexte de la modernisation du service postal, Postes Canada coupe des emplois et élimine des services, prétendant que c'est nécessaire pour optimiser ses opérations et les rendre plus efficaces. Pour les travailleurs des postes et tous les Canadiens, ce que Postes Canada entend par « efficacité » et « optimisation des opérations » dans une optique de modernisation est une question importante. Elle dépense des milliards de dollars pour introduire de la technologie nouvelle et moderniser les centres postaux. Et elle appelle cela créer un service postal moderne. Postes Canada utilise aussi cette expression dans le but de préparer des attaques contre les travailleurs qui produisent la valeur ajoutée aux postes mais sont considérés comme un « coût de production » par Postes Canada. C'est aussi une façon d'attaquer les services publics postaux dont la population a besoin. C'est de la destruction nationale, pas de la modernisation.

Postes Canada mesure son « succès » au montant en salaires qu'elle est capable de sauver en éliminant le maximum d'emplois. Comment peut-on considérer comme modernes la destruction de l'édifice national et les assauts contre les producteurs de la richesse ? En augmentant le nombre des travailleurs sans emploi tout en sabrant dans les services aux communautés, on ne fait qu'aggraver la crise.

Dans le vocabulaire de Postes Canada, « moderniser » signifie s'attaquer aux droits collectifs des travailleurs des postes. Elle ne cache pas qu'elle veut retirer des conventions collectives tout ce qui selon elle fait obstacle à ses plans visant à « accroître la productivité du travail ».

L'objectif réel qui est recherché c'est de servir les monopoles et améliorer leur position concurrentielle sur le marché mondial. En dernière analyse, cela signifie l'intensification de l'exploitation des travailleurs et la détérioration accélérée de leurs conditions de travail et notamment de leur bien-être mental et physique.

Postes Canada est l'une des institutions nationales qui font partie de la réalité sociale et économique du Canada, et elle est l'un des fondements de l'édifice national canadien. Par définition, elle ne peut être moderne que si elle est organisée pour servir les besoins de la société. Un service postal moderne doit être organisé de manière à contribuer au projet d'édification nationale. Ce projet requiert que tous les moyens de communication dont les Canadiens ont besoin soient développés sous la forme d'institutions publiques au service du bien public. Cela veut dire également que la reconnaissance des droits des travailleurs des postes doit être au centre du service postal.

Lorsque Postes Canada a fait son Examen stratégique en 2008, elle a reçu des centaines d'opinions des villes, municipalités et villages de partout au Canada de même que des travailleurs et de leurs collectifs. Les Canadiens ont fait savoir très clairement qu'ils veulent garder leur service postal dans leurs communautés. Ils ont également fait plusieurs propositions pour des services nouveaux et améliorés. Ils n'ont laissé aucun doute sur ce qu'ils considèrent être la responsabilité sociale de Postes Canada.

Le STTP et l'AFPC, qui regroupent les travailleurs visés par ces attaques, défendent la position que Postes Canada doit assumer ses responsabilités sociales. Le Marxiste-Léniniste appelle tous les travailleurs et tous les Canadiens à appuyer la lutte des travailleurs des postes pour leurs droits et pour un service postal qui soit moderne dans le vrai sens du mot.

Pour plus d'information, visitez le site web du STTP au www.sttp.ca

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Les travailleurs des postes défendent
leurs emplois et luttent contre la destruction
du service postal public

Le 8 avril dernier, la Société des postes a informé le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) qu'elle allait éliminer 166 emplois de traitement du courrier répartis dans diverses régions du pays. Les éliminations d'emplois vont être faites dans les régions de l'Atlantique, du Pacifique et du sud-ouest de l'Ontario. Cette élimination va commencer en août 2010. Cet assaut contre les moyens de subsistance des travailleurs des postes et ces coupures de services aux Canadiens vont toucher les communautés de Moncton, au Nouveau-Brunswick, Kitchener, Guelph et Cambridge en Ontario, et Victoria en Colombie-britannique. Dans son bulletin du 8 avril, le STTP explique que la Société des postes déplacera de Moncton vers l'établissement de Saint John le traitement du courrier des boîtes aux lettres publiques. Le traitement de la médiaposte et des colis d'origine locale sera déplacé de Kitchener vers le centre principal d'acheminement de Gateway à Mississauga. On déplacera de Victoria vers les établissements de Vancouver le traitement du courrier d'acheminement et du courrier d'arrivée d'origine locale et de la médiaposte d'arrivée.

Les travailleurs des postes ont qualifié à juste titre cette situation d'attaque contre leurs moyens de subsistance et contre le service inestimable qu'ils dispensent. Cette annonce d'élimination d'emplois arrive moins d'une semaine après l'annonce par la Société des postes qu'elle va privatiser 300 emplois à ses centres d'appel et au Centre national de philatélie. Les travailleurs de ces centres d'appel, qui sont représentés par le Syndicat des employés des postes et communications (SEPC), affiliée à l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), travaillent présentement à Edmonton, Ottawa, Winnipeg, Antigonish et Fredericton. Cette élimination d'emplois et de services n'est rien d'autre que de la destruction de l'édifice national. Plusieurs des régions visées par ces coupures souffrent déjà grandement de la destruction du secteur manufacturier et forestier dans leurs régions.

Cela ne fait pas de doute que les pertes d'emplois et l'élimination de postes de traitement et de triage de courrier va affecter le service à la population dans les régions affectées. En décembre dernier, Postes Canada a éliminé tout triage local par les travailleurs des postes sur l'Île de Vancouver dans les communautés de Campbell River, Courtenay, Port Alberni et Nanaimo. Tous les colis et le courrier sortent de l'île par camion et sont triés à Victoria et à Vancouver. Lorsque ces coupures se sont produites, Postes Canada a dit considérer dans ses communiqués les pertes d'emplois potentielles et à la détérioration du service comme une question « d'efficacité ».

Le 22 mars, Postes Canada a annoncé qu'elle examinerait la possibilité d'envoyer tout le courrier de l'Île de Vancouver à Vancouver pour y être trié puis de le réacheminer vers Victoria. C'est à ce moment que certaines des coupures envisagées dans le traitement de courrier en Ontario et au Nouveau-Brunswick ont été annoncées. Postes Canada a déclaré qu'elle allait « réexaminer le réseau national afin d'optimiser les opérations ». John Bail, le directeur national du STTP pour la région de l'Atlantique avait alors répliqué dans son communiqué du 24 mars :

« Ce changement représente de nouvelles coupures de services importantes sur l'Île de Vancouver qui pourraient affecter des centaines d'emplois sur l'Île et dans les communautés » [...] Nous devons maintenant nous attendre à de grands délais dans le courrier qui est destiné à l'Île de Vancouver ou en sort. Tous les habitants de l'île connaissent bien les délais dans le service de traversier dus à la température parce que les traversiers ne peuvent pas naviguer par mauvais temps. Nous connaîtrons maintenant des délais dans notre service postal. Ces changements vont réduire l'emploi dans les communautés et augmenter le temps que cela prend aux entreprises pour communiquer par courrier. »

Le président du STTP Denis Lemelin a dit dans un communiqué du 8 avril : « En agissant de la sorte, Postes Canada renonce à la responsabilité sociale qui lui incombe en tant que société d'État vouée à l'intérêt public. [...] Nos collectivités ont besoin d'emplois, non pas des emplois sous-traités par des PDG. » Selon Lemelin, le nombre de travailleurs dans les centres de Victoria et de Kitchener va être coupé de moitié et l'impact économique pour les communautés affectées se chiffrera en millions de dollars. « Des centaines d'emplois sont en jeu, dont bon nombre sont occupés par des employées et employés "temporaires" qui, pourtant, travaillent à Postes Canada depuis des années. »

Les travailleurs des postes répondent à cet assaut en étant fidèles à leur tradition militante de défendre leurs droits et de lutter pour un service qui sert les besoins de la population.

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D'autres compressions à venir à Postes Canada

Dans la foulée de l'annonce qu'elle a faite la semaine dernière relativement à la sous-traitance de ses centres d'appels et à la suppression de plus de 300 emplois, Postes Canada annonce maintenant d'autres changements draconiens à ses opérations de Victoria, en Colombie-Britannique, de Kitchener, en Ontario, et de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Hier, la société d'État a officiellement informé le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) de sa décision de réorganiser ses opérations dans ces trois villes. Par exemple, à Kitchener, la plupart de ses opérations de traitement des colis seront déplacées au centre principal d'acheminement de Toronto ; à Moncton, les services locaux seront déménagés à Saint John, tandis qu'à Victoria, le courrier sera acheminé à Vancouver pour y être trié.

Des centaines d'emplois sont en jeu, dont bon nombre sont occupés par des employées et employés « temporaires » qui, pourtant, travaillent à Postes Canada depuis des années. Les effectifs des établissements de Victoria et de Kitchener seront à eux seuls réduits de moitié. Les répercussions économiques que subiront ces collectivités pourraient atteindre des millions de dollars.

« Postes Canada affiche un profit pour une 15e année d'affilée et voilà ce qu'elle sert aux travailleurs et travailleuses », déclare Denis Lemelin, président national du STTP.

« En agissant de la sorte, Postes Canada renonce à la responsabilité sociale qui lui incombe en tant que société d'État vouée à l'intérêt public. »

Le STTP prévoit exercer des pressions sur le gouvernement fédéral pour que ce dernier assume ses responsabilités envers la société d'État. « Les conservateurs refusent d'intervenir dans cette histoire », fait remarquer M. Lemelin. Dernièrement, Peter Mackay, député de Nova-Centre, a déclaré de façon désinvolte qu'il ne pouvait rien faire pour éviter la fermeture du centre d'appels situé dans sa circonscription.

« Nos collectivités ont besoin d'emplois, non pas des emplois sous-traités par des PDG », affirme M. Lemelin. Le STTP sollicite l'appui du public et demande aux citoyens de communiquer avec leur députée ou député fédéral.

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Fermeture de la boulangerie Weston à Boucherville

Les travailleurs disent
non à l'intimidation du monopole

Les travailleurs de la boulangerie Weston située à Boucherville, propriété de l'empire Weston (Loblaws, Maxi, Choix du président) ont appris à la fin mars que l'entreprise avait décidé de fermer les portes de son usine en décembre 2010. Le monopole de la production de produit du pain au Canada avait en février menacé les 145 travailleurs de l'usine de fermer si jamais les demandes de concessions n'étaient pas acceptées.

C'est le samedi le 20 février que les travailleurs ont refusé unanimement pour la première fois les demandes de concessions. Les négociations en vue du renouvellement de la convention collective ont débuté le 10 novembre et 13 rencontres de négociation on eu lieu sans parvenir à un accord. L'ultimatum de la compagnie pour accepter les offres étaient le samedi 13 mars à 23 h 59.

Réagissant à cette menace, Eloi Lévesque, président du syndicat, a affirmé que « cette annonce nous frappe comme un tonne de briques. C'est un manque de respect flagrant envers toutes les femmes et tous les hommes qui travaillent ici. Ils nient totalement ce que nous avons fait depuis toutes ces années. Ils ont le culot de nous dire que ce n'est pas une question de rentabilité mais une question de coûts de production du pain et que ce fait est le résultat de trop bonnes conditions de travail. Nous leur avons offert notre collaboration afin de trouver des solutions, mais ils préfèrent nous ignorer, comme si nous ne connaissions rien à la fabrication du pain. »

De son côté, Wayne Wilson, conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), met en doute la bonne foi de Weston et l'accuse de ne pas respecter le code du travail : « Le code du travail stipule de façon claire que les partis doivent négocier de bonne foi. »

Les travailleurs ont de nouveau rejeté les demandes de concessions à 95 % la journée même de l'ultimatum, soit le 13 mars. « Ce qu'il faut retenir de ce vote, c'est la volonté des membres de se faire respecter », a dit Eloi Lévesque le jour du vote. « Non au choix du président, oui au choix du syndicat », a-t-il lancé. Wayne Wilson a renchéri en disant que « la menace n'est pas un bon moyen de négocier. Les membres du syndicat sont un grand exemple de solidarité et c'est tout à leur honneur. »

C'est finalement le 26 mars au matin que les travailleurs ont de nouveau rejeté à 68 % pour la troisième fois les demandes de concessions, et ce, malgré des négociations en présence d'un conciliateur. La direction syndicale a résumé ainsi les négociations ; « Il y a un plan A qui consistait à accepter les offres patronales et un plan B qui est la fermeture de l'usine. »

Les offres du monopole consistaient entre autres à une plus grande flexibilité des horaires, la mise à pied de 75 personnes, des diminutions des conditions de travail et des salaires. C'est suite à ce troisième vote que la compagnie a décidé de fermer définitivement son usine de Boucherville en décembre 2010.

Eloi Lévesque s'est dit consterné par l'annonce de la fermeture. « C'est une grande injustice que l'on vit présentement. C'est un drame pour tout le monde. Quand l'entreprise affirme qu'il y a des problèmes récurrents de performance et que nous n'avons jamais atteint une productivité à la hauteur de ses attentes, je me demande pourquoi la direction n'a jamais voulu en discuter avec nous. Quand l'entreprise affirme qu'elle vit une situation de surproduction dans ses usines au Québec, je me demande pourquoi elle fait produire du pain par Multi-Marques, son compétiteur direct ? On veut faire partie de la solution, ils veulent simplement nous écraser. »

À propos de Weston

George Weston limitée est une société canadienne ouverte fondée en 1882 dont les activités comprennent la transformation et la distribution. La société regroupe deux secteurs d'exploitation isolables : Les Compagnies Loblaw limitée et Weston Foods ; elle détient des liquidités et des placements à court terme. Le secteur Loblaw, qui est exploité par Les Compagnies Loblaw limitée et ses filiales, est le plus grand détaillant de produits alimentaires et l'un des plus importants distributeurs de marchandise générale, de produits pharmaceutiques et de services et produits financiers au Canada.

Le secteur Weston Foods est l'un des plus importants fabricants de produits de boulangerie frais et congelés au Canada ; il fabrique également des produits de boulangerie congelés et des biscuits aux États-Unis.

Weston vise la croissance stable à long terme de ses secteurs d'exploitation en maintenant ses investissements en immobilisations et à un solide bilan, ce qui lui permet de procurer des rendements à long terme à ses actionnaires par lM d'une appréciation du cours de ses actions ordinaires et de dividendes. Pour réussir à procurer une valeur à long terme à ses actionnaires et pour atteindre ses objectifs de sécurité et de croissance à long terme, Weston emploie diverses stratégies opérationnelles. Weston Foods se concentre sur le développement des produits sous marques, de faibles coûts d'exploitation et le maintien d'une vaste clientèle, en ayant comme objectif d'être le meilleur fournisseur de produits de boulangerie et de produits laitiers frais. Loblaw est axée sur la vente au détail de produits alimentaires et son objectif est d'être pour les consommateurs canadiens la destination « sous un même toit » pour combler tous leurs besoins courants.

(Source : site Web de George Weston)

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Anniversaire de naissance du dirigeant coréen Kim Il Sung

Dans la construction d'une nation prospère

Le 15 avril 2010 est le 98e anniversaire de la naissance du camarade Kim Il Sung, dirigeant légendaire du peuple coréen dans la lutte de libération contre le Japon, la guerre de Corée et la création de la République populaire démocratique (RPDC) en tant que nation souveraine, moderne et socialiste.

  À cette occasion, Le Marxiste-Léniniste transmet ses salutations les plus chaleureuses au peuple coréen, convaincu qu'il dépassera toutes les attentes dans son projet historique d'édification nationale.


Le président Kim Il Sung
1912-1994

En RPDC, des festivités de toutes sortes ont été organisées pour marquer cet anniversaire et de nombreuses délégations étrangères vont en RPDC présenter leurs hommages tandis que les associations d'amitié à l'étranger et d'autres organisations vont tenir d'autres événements commémoratifs.

Outre les célébrations de la RPDC, l'oeuvre de Kim Il Sung est à l'honneur dans les nombreux projets visant l'élévation constante du bien-être de la population, le désir profond qui l'a motivé toute sa vie. Ces projets font partie d'un programme visant à accroître le niveau de vie, réaliser de grands projets de construction et renforcer l'économie en 2012, l'année du centenaire de la naissance de Kim Il Sung.

Un rapport sur les résultats de la mise en oeuvre du budget de l'État pour l'année dernière et pour l'année en cours, remis à la 2e session de la 12e Assemblée suprême de l'Assemblée populaire du 9 avril, montre comment ce plan est mis en oeuvre par l'augmentation des investissements dans l'industrie légère, qui connaîtront une hausse de 10,1 %, une augmentation de 9,4 % pour les industries métallurgiques, énergétiques et du charbon, et de 7,3 % pour le transport ferroviaire, par rapport à l'an dernier. Également, les investissements pour l'industrie de la fabrication de machines-outils sont prévus augmenter jusqu'à 8,5 % et, entre autres augmentations, une plus grande enveloppe financière sera allouée à la recherche scientifique et à l'introduction de nouvelles technologies. Par ailleurs, l'Agence de nouvelles centrale coréenne rapporte qu'au premier trimestre de 2010 la production dans le secteur clé de la fonte et la production d'acier a dépassé ses objectifs.

Le legs de Kim Il Sung

Un communiqué de presse de la Mission permanente de la RPDC donne un aperçu des principales réalisations du président Kim Il Sung. Elle souligne que, pendant l'occupation militaire de la Corée par les impérialistes japonais (1905-1945), Kim Il Sung a organisé et dirigé pendant 15 ans la lutte armée contre les Japonais et a conduit à la libération de la Corée. Il a rassemblé une armée populaire et a employé des tactiques de guérilla qui n'ont cessé de mettre les forces japonaises sur la défensive. Incapables de vaincre combat après combat les unités de guérilla très organisés de l'Armée populaire coréenne (APC), les Japonais se sont en fin de compte rendus aux forces coréennes, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

En 1948 était fondée la République populaire démocratique de Corée. Peu de temps après, le président Kim Il Sung et le peuple coréen ont été contraints au combat par les impérialistes américains dont les actions provocatrices ont conduit à la guerre de Corée. Les États-Unis ont été trop confiants de remporter une victoire rapide contre la nouvelle RPDC. Malgré l'attaque surprise des États-Unis, à l'aube du 25 juin 1950, qui a marqué le début de la guerre, Kim Il Sung et l'APC n'ont pas été pris au dépourvu. Sous ses ordres, les unités de l'Armée populaire ont mis en échec l'offensive de l'ennemi, quelques heures après le début de la guerre, et sont passées à une contre-offensive et ont progressé vers le sud tout en intensifiant la lutte à mesure qu'ils avançaient. En un peu plus d'un mois, l'Armée populaire coréenne avait libéré 90 % du territoire de la Corée du Sud et 92 % de sa population.


Le président Kim Il Sung, s'adressant au Premier Congrès du Parti des travailleurs de Corée en 1945 (à gauche) et prononçant un discours à la radio en 1950 pendant la guerre de Corée (à droite). 

Les États-Unis, tentant d'« encercler et anéantir » les unités de l'Armée populaire, ont envoyé des troupes de 15 autres pays sur le front coréen, dans le cadre d'une « action policière » infâme et illégitime de l'ONU. En réponse à cet acte illégal, le président Kim Il Sung a ordonné à l'APC d'effectuer une retraite stratégique et temporaire, gardant ainsi l'initiative dans les mains de la RPDC.

Il a ensuite fait tourner le vent de la guerre en formant un second front, harcelant l'ennemi à l'intérieur des arrières, menant progressivement à une nouvelle contre-offensive. Les soldats de l'APC, profitant du relief montagneux de leur pays, ont mis au point la guerre des tunnels, creusant profondément dans les montagnes et employant un large éventail de tactiques pour déjouer et affaiblir les forces de l'ennemi. Grâce à l'utilisation de tactiques novatrices et d'opérations audacieuses, le commandant suprême Kim Il Sung a toujours pris l'initiative et s'est adapté à la situation, ce qui a conduit finalement à la défaite des agresseurs américains. Après avoir forcé les États-Unis à signer l'Accord d'armistice, un document de reddition des États-Unis, le général Mark Clark, commandant des forces de l'ONU, a avoué que l'APC avait été victorieuse grâce au commandement du général Kim Il Sung.

Mais à cause de l'esprit revanchard des impérialistes américains qui luttent pour la domination mondiale, depuis la fin de la guerre de Corée les États-Unis maintiennent un blocus économique brutal contre la RPDC, continuent de maintenir des garnisons en Corée du Sud et des armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires, sur la péninsule, en plus de se livrer à d'innombrables actes d'espionnage, provocations militaires et exercices de guerre qui continuent jusqu'à nos jours.


À gauche: le président Kim Il Sung en compagnie de soldats de l'Armée populaire au front pendant la guerre de Corée. A droite: les forces américaines se retirant au sud du 38e parallèle à la suite de leur défaite à la guerre.

Au début des années 1960, lorsque la situation empirait en raison des plans des États-Unis pour provoquer une nouvelle guerre, le président Kim Il Sung a mis de l'avant une stratégie combinant l'édification économique et le renforcement de la défense. L'armée a en outre été renforcée et modernisée et l'entraînement donné à tous les citoyens en vue de la défense du pays, faisant ainsi de l'ensemble du pays une véritable forteresse contre l'agression étrangère.

Selon une courte biographie du président Kim Il Sung affichée sur le site Web de la RPDC, on note sa contribution décisive à la réunification de la Corée, qui est cruciale pour l'avenir du pays, notamment avec l'énonciation des trois principes de la réunification nationale (mai 1972), le projet de fondation d'une République fédérale démocratique du Koryo (octobre 1980) et le Programme en 10 points de la grande unité de la nation tout entière pour la réunification du pays (avril 1993).

Loin de laisser la RPDC se faire isoler par les impérialistes américains, le site souligne que le président Kim Il Sung a fait tout son possible pour établir des liens avec les peuples du monde au nom du peuple coréen. Il a rencontré plus de 70 000 visiteurs étrangers dont des chefs d'État et de gouvernement et chefs de parti, et effectué des visites officielles ou non officielles dans 87 pays à 54 occasions.

Il a reçu plus de 180 décorations de plus de 70 pays et organisations internationales, des titres de citoyenneté d'honneur de plus de 30 villes, des titres de professeur honoraire et docteur honoris causa de 20 universités étrangères de renom, et 165 920 cadeaux de la part de chefs d'État et de dirigeants de gouvernement et de parti de 169 pays.

En juin 1994, il a rencontré l'ancien président américain Jimmy Carter à Pyongyang et a créé des conditions favorables à l'ouverture des négociations entre la PRDC et les États-Unis sur la question nucléaire et pour un sommet Nord-Sud.

Il a travaillé sans relâche pour le Parti et la révolution, pour le pays et le peuple, pour l'indépendance mondiale jusqu'au dernier moment de sa vie. Il est mort d'une maladie subite dans son bureau à deux heures du matin le 8 juillet 1994.

Le Marxiste-Léniniste salue les grandes réalisations du président Kim Il Sung comme en témoigne l'esprit révolutionnaire du peuple de la RPDC d'aujourd'hui, dans les efforts pour réunir la Corée, libre de toute ingérence extérieure, et se bâtir un brillant avenir. À une époque où les peuples du monde entier s'efforcent de vaincre l'impérialisme, ils doivent une fière chandelle au président Kim Il Sung et au peuple coréen pour les immenses sacrifices faits pour établir la RPDC en tant que rempart implacable contre l'impérialisme américain.

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