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La forêt de Katyn
Les falsifications historiques ressurgissent
L'écrasement tragique d'un avion en Pologne le 10
avril, dont les 132 passagers ont été tués et
parmi lesquels se trouvaient le président de la Pologne Lech
Kaczynski et d'autres dirigeants polonais, est l'occasion pour
plusieurs de ressortir les falsifications historiques pour blâmer
l'Union soviétique et Staline pour la mort d'officiers polonais
dans la forêt de Katyn durant la guerre. Les dirigeants russes
d'aujourd'hui se font des complices de cette propagande depuis 1990,
lorsque Mikhaïl Gorbatchev, s'affairant à démanteler
tous les vestiges du socialisme pour rétablir
complètement le capitalisme en Russie et cherchant à
gagner la faveur de la Pologne et des États-Unis, a soudainement
« confessé » que les nazis étaient
innocents ! Sont ensuite apparus des documents contrefaits qui
« validaient » l'affirmation de Gorbatchev. Puis
en février dernier, le premier ministre de la Russie Vladimir
Poutine a invité le premier ministre polonais Donald Tusk
à une « cérémonie
commémorative » à
Smolensk en avril. C'est là que se rendaient les dignitaires
polonais lorsque leur avion s'est écrasé le 10 avril.
Les mensonges au sujet de la forêt de Katyn ont
commencé en 1943, sortis de la bouche du ministre de la
Propagande de l'Allemagne nazie, Joseph Goebbels, et ont
été continuellement répétés, comme
le veut la méthode Goebbels. Durant la guerre, les alliés
s'entendaient pour dire que les nazis étaient les auteurs de ce
crime. Les officiers
polonais ont été tués avec des pistolets Walther
et des balles de fabrication allemande. De plus, en 1941, lorsque ce
crime a été commis, l'Allemagne nazie était
entrée en territoire soviétique et avait capturé
la ville de Smolensk, où étaient situés les camps
où étaient détenus les officiers polonais.
À l'époque, l'Allemagne nazie était en guerre avec
la Pologne tandis que l'Union soviétique ne l'était pas.
Roosevelt, président des États-Unis, affirma
lui-même sa conviction que l'Allemagne nazie était
responsable. L'ambassadeur des États-Unis Averell Harriman, un
de plus grands capitalistes monopoles à l'époque,
dépêcha sa fille Kathleen Harriman à Katyn durant
l'enquête soviétique sur les
exécutions en 1944 et elle appuya les conclusions des
enquêteurs soviétiques. À la conférence de
Londres où furent rédigés les actes d'accusation
pour les crimes de guerre de l'Allemagne avant les procès de
Nuremberg, le négociateur américain accepta d'inclure
l'accusation soviétique : « En septembre 1941,
925 officiers polonais qui
étaient prisonniers de guerre furent tués dans la
forêt de Katyn près de Smolensk. » Il s'agit
des 925 corps déterrés par la Commission Bordenko en
janvier 1944. La commission examina des corps qu'avaient omis
d'examiner les soldats allemands avant de lancer leurs accusations
contre l'Union soviétique. C'est en fait 4 143 corps qu'on a
trouvés à cet endroit. Les médias russes parlent
maintenant de 15 000 officiers polonais tandis que les médias
monopolistes occidentaux parlent de 22 000 officiers tués.
Il est intéressant de noter que dans tout ce
débat sur les exécutions dans la forêt de Katyn on
omette souvent de mentionner le fait incontestable que 6 000 000 de
citoyens polonais ont perdu la vie en conséquence de l'invasion
de la Pologne par l'Allemagne nazie. Ce fait historique et les autres
horribles crimes des nazis contre les peuples du
monde sont considérés comme des « reliques du
passé » qui n'informent pas le débat sur
Katyn. En fait, c'est toute l'histoire de la guerre antifasciste qui
est reléguée aux oubliettes parce que la discussion de ce
fait historique ne fait qu'exposer encore et encore que les cercles
dominants des États-Unis et de Grande-Bretagne ont tenté
d'utiliser Hitler et les nazis pour détruire l'Union
soviétique. De plus, cela exposerait les tentatives actuelles
des impérialistes de réhabiliter les nazis. On tente de
grossir le nombre de victimes de Katyn et de l'attribuer à
l'Union soviétique et à Staline pour éclipser le
massacre de 6 000 000 de Polonais et de millions d'autres personnes par
les nazis.
Le débat sur Katyn ne part pas d'un souci pour les victimes, il
est l'occasion de répéter des falsifications historiques
dans un but précis.
Le 9 novembre 2009, Le Marxiste-Léniniste
faisait remarquer qu'il y a plusieurs raisons pour lesquelles les
impérialistes et la bourgeoisie réactionnaire
répètent la falsification de l'histoire.
Premièrement, ils veulent à tout prix préserver le
statu quo et sont terrifiés par l'idée de leur
déchéance. Le communisme moderne est leur plus
grande crainte. Ils le craignent tant qu'ils veulent décourager
toute discussion à son sujet. Deuxièmement, ils veulent
désorienter les travailleurs et les jeunes et les empêcher
de saisir la perspective d'une brillant avenir et les moyens de le
réaliser. Ils veulent faire peur aux plus crédules,
justifier la réaction et favoriser des réformes
réactionnaires au
nom du changement. Ils espèrent pouvoir terroriser les peuples
pour leur faire renoncer à leur désir de changement
révolutionnaire. Troisièmement, cela fait partie de leur
offensive antisociale mondiale contre le changement et le nouveau. Cela
comprend la formation d'une sainte alliance avec les
éléments les plus réactionnaires du passé
et du
présent. Quatrièmement, c'est une tentative de
détourner l'attention des crimes qu'ils commettent
eux-mêmes au nom de la
« démocratie » et un prétexte pour
commettre d'autres crimes contre les peuples du monde.
Cinquièmement, c'est une tentative de remettre l'anticommunisme
sur le piédestal duquel il a été
délogé durant la
Deuxième Guerre mondiale à cause de l'immense
contribution de l'Union soviétique à la défaite du
fascisme. Ils veulent se servir de Staline, de l'Union
soviétique et du communisme comme boucs émissaires pour
les problèmes du monde dont ils sont la cause.

Reprise de la Troisième session de la 40e
législature
La troisième session du 40e Parlement du Canada
reprenait ses travaux hier le 12 avril. Les affaires de la
journée comprenaient la deuxième lecture et la reprise
du débat sur le projet de loi C-9 sur le budget, l'emploi et la
croissance économique, présenté par le ministre
des Finances Jim Flaherty (ancien ministre des Finances de l'Ontario
sous
le gouvernement Harris). Le discours sur le budget du ministre
Flaherty, « Tracer la voie de la croissance et de
l'emploi », a été présenté le 4
mars, avec l'introduction du projet de loi C-9 pour la première
lecture.
En outre, un projet de loi d'initiative parlementaire
parrainé par le chef du Parti libéral Michael Ignatieff,
le
projet de loi C-471, Loi portant sur la mise en oeuvre des
recommandations du Groupe de travail sur l'équité
salariale, sera présenté pour la deuxième
lecture et le débat.
La troisième session de la 40e
législature s'est ouverte le 3 mars avec la lecture du discours
du Trône par la gouverneure générale Michaëlle
Jean, mettant fin à la prorogation du parlement du 30
décembre 2009 par le premier ministre Stephen Harper. Le dernier
discours du Trône est le troisième depuis que Harper est
arrivé au
pouvoir en octobre 2008.
Toutes les affaires traitées durant la
deuxième session par les comités du Parlement et du
Sénat ont pris fin par la prorogation et Harper a profité
de cette occasion pour renforcer sa position au Sénat. Il a
nommé le 29 janvier cinq nouveaux sénateurs, augmentant
parmi les 105 sièges du Sénat le nombre de personnes
nommées par le
Parti conservateur à 51, contre 49 pour les libéraux,
deux de l'ex-Parti progressiste conservateur et trois qui sont
indépendants. Ces comités ont été
nouvellement constitués à la troisième session, en
intégrant les nouveaux sénateurs. C'était la
troisième fois en un peu plus d'un an que Harper nommait des
membres au Sénat, après avoir nommé 18
nouveaux sénateurs en décembre 2008 et neuf autres en
août 2009[1].
Les projets de loi déposés par le
gouvernement et le Sénat au cours de la deuxième session
de la 40e législature ont été rejetés avec
la prorogation et la nouvelle session a commencé à neuf.
Cela a créé les conditions pour que Harper
réintroduise des projets de loi, sans les modifications
introduites lors de sessions précédentes. Dans le
discours du Trône, le gouvernement conservateur a
déclaré :
« Notre gouvernement proposera des mesures
législatives pour faire en sorte que les auteurs de meurtres
multiples condamnés à perpétuité purgent
leur peine jusqu'au bout et que les délinquants violents purgent
la leur en prison, et non dans le confort de leur domicile. Il
déposera de nouveau un projet de loi sévère pour
lutter
contre les activités de commerce de la drogue du crime
organisé. Notre gouvernement respectera la volonté des
Canadiens en déposant de nouveau ce projet de loi dans sa forme
originale ».[2]
État des travaux
Durant les 22 jours à compter de l'ouverture de
la troisième session jusqu'au 1er avril, lorsque le parlement a
cessé ses activités pour une pause d'une semaine, 11
projets de loi gouvernementaux ont été introduits, ainsi
que trois projets de loi du Sénat.[3]
Conformément au décret 86.1, les projets
de loi privés étaient automatiquement
réintégrés au début de la troisième
session du 3 mars, avec le même nom et état qu'aupavant.
Ce qui suit est l'état des travaux à la
fin de la journée, le 1er avril 2010 :
Chambre des communes
C-2 Loi portant sur la mise en oeuvre de
l'Accord de libre échange Canada-Colombie (première
lecture)
C-3 Loi sur l'équité entre les
sexes lors de l'inscription au registre des Indiens (première
lecture)
C-4 Loi de Sébastien (protéger
le public contre les jeunes contrevenants violents)
(première lecture)
C-5 Loi visant à assurer la
sécurité des Canadiens (transfèrement
international des délinquants)(première lecture)
C-8 Loi sur l'Accord de libre-échange
Canada-Jordanie (première lecture)
C-9 Loi sur l'emploi et la croissance
économique (première lecture)
C-10 Loi constitutionnelle de 2010
(durée du mandat des sénateurs) (première
lecture)
C-11 Loi sur des mesures de réforme
équitables pour les réfugiés (première
lecture)
C-12 Loi sur la représentation
démocratique (première lecture)
Sénat
S-2 Loi modifiant le Code criminel et
d'autres lois (première lecture)
S-3 Loi portant exécution de
conventions et protocoles conclus entre le Canada et la Colombie, la
Grèce et la Turquie en vue d'éviter les doubles
impositions et de prévenir l'évasion fiscale en
matière d'impôts sur le revenu (première
lecture)
S-4 Loi concernant les foyers familiaux
situés dans les réserves des premières nations et
les droits ou intérêts matrimoniaux sur les constructions
et terres situées dans ces réserves (première
lecture)
Adoption /sanction royale
C-6 Loi des crédits no 5, 2009-10 (les
dépenses pour l'année se terminant le 31 mars 2010) -
Troisième lecture et adoption
C-7 Loi des crédits no 1, 2010-11 (les
dépenses pour l'année se terminant le 31 mars 2010) -
Troisième lecture et adoption
C-232 Loi modifiant la Loi sur la Cour
suprême (compréhension des langues officielles) (31
mars 2010) - Troisième lecture et adoption
C-241 Adoption à l'étape du rapport
du projet de loi C-241, Loi modifiant la Loi sur
l'assurance-emploi (suppression du délai de carence) ;
Pour : 143 - Contre : 142 - Total des votes : 285
Rejetés
Le projet de loi C-444, Loi modifiant la Loi sur la
radiodiffusion et la Loi sur les télécommunications
(politiques de radiodiffusion et des télécommunications)
a été rejeté en deuxième lecture le 24 mars
2010. Un projet de loi semblable, C-540, a été introduit
lors d'une législature précédente (39e
législature, 2e
session)
Une motion de l'opposition sur la santé
maternelle et infantile a été rejetée le 23 mars
2010 ; 138 (oui) à 144 (contre), pour un total de 282 votes
Motion anti-prorogation
Une motion non contraignante relative à la
prorogation, parrainée par le chef du NPD, Jack Layton, a
été adoptée le 17 mars 2010 avec un vote de 139
pour et 135 contre, pour un total de 274 votes.
« Que, de l'avis de la Chambre, le premier
ministre ne recommande pas au gouverneur général de
proroger la session d'une législature de plus de sept jours
civils sans une résolution expresse de la Chambre des communes
en ce sens. »[4]
Lorsqu'on lui a demandé lors du débat sur
la motion s'il est disposé à appuyer la proposition du
NPD, le premier ministre Harper a répondu :
« Monsieur le Président, pour changer les pouvoirs de
l'exécutif dans la Constitution canadienne, un amendement
constitutionnel est nécessaire. Mais si le chef du Bloc, pardon,
je
veux dire le chef du Nouveau Parti démocratique – c'est parfois
la même chose – veut former sa coalition avec le Bloc et le Parti
libéral, au lieu de changer la Constitution, il devrait chercher
un mandat de la population canadienne. »[5]
La question des détenus afghans
Le 10 décembre, une motion a été
adoptée à la Chambre des communes demandant au
gouvernement de fournir à la Commission d'examen des plaintes
concernant la police militaire les documents non caviardés
concernant les forces canadiennes en Afghanistan et le traitement des
détenus afghans.
Selon les règles du parlement, cette motion n'a pas
été touchée par la prorogation. Les membres du
cabinet Harper continuent de refuser de se conformer à la motion
adoptée le 10 décembre et peuvent être
accusés d'outrage au parlement.
Lorsque le 4 mars il a été appelé
à traiter de cette question, le premier ministre Harper a
répondu :
« Monsieur le Président, le chef de
l'opposition sait que la décision de caviarder ou non des
documents appartient aux avocats du gouvernement, qui le font
conformément à la loi. On a fourni des dizaines de
milliers de pages de documents qui ont toujours montré que les
Forces canadiennes se sont mieux comportées que les
militaires des autres pays. [...]
« Monsieur le Président, les
règles de publication des documents sont établies par la
loi. Ce sont les avocats du gouvernement qui prennent les
décisions à cet égard. Ils ont produit des
dizaines de milliers de pages de documents. [...]
« Monsieur le Président, le
député remarquera bien sûr que, à la date
qu'il a mentionnée, un nouvel accord sur le transfert des
prisonniers était en vigueur. Notre gouvernement a conclu ce
nouvel accord il y a trois ans. Il est paradoxal que le Parti
libéral, qui dirigeait le gouvernement pendant les quatre
années que nos troupes
ont passées en Afghanistan avant notre arrivée au
pouvoir, remette en question les modalités de transfert qu'il
avait lui-même établies. [...]
« Non seulement je ne suis au courant
d'aucune plainte concernant ce nouvel accord, mais la question a en
fait déjà été renvoyée à un
tribunal, qui a maintenu la position du gouvernement.
[...] »[6]
Montrant le mépris du gouvernement Harper pour
le parlement, le lendemain, Rob Nicholson, ministre de la Justice et
procureur général, « invoque le
Règlement au sujet d'une motion adoptée par la Chambre le
10 décembre dernier au sujet de l'accès à certains
documents. »[7] Il a annoncé que le gouvernement a
retenu
les services de l'ancien juge de la Cour suprême du Canada, Frank
Iacobucci, pour effectuer « un examen indépendant,
complet et approprié des documents visés, y compris des
renseignements qu'il a été proposé de ne pas
divulguer. [...] M. Iacobucci produira un rapport, dans les deux
langues officielles, que je déposerai à la Chambre. Ce
rapport comportera une description de sa méthodologie et
présentera ses constatations
générales. »[8]
Le débat sur cette question a continué
tout au long de la session, y compris sur la question de savoir si les
ministres du cabinet pourraient être coupables d'outrage au
parlement s'ils continuent de ne pas se conformer à la
motion.[9] Le jour du poisson d'avril, les conservateurs ont soumis 6
200 pages de documents caviardés au
parlement[10], montrant une fois de plus le mépris total du
gouvernement envers le parlement.
Notes
1. « Harper names 5 to
Senate », CBC News, 29 janvier 2010
2. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 001, mercredi 3 mars 2010
3. LEGISinfo du site Web du gouvernement, accédé le 8
avril 2010
4. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 011, mercredi 17 mars 2010
5. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 011, mercredi 17 mars 2010
6. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 002, jeudi 4 mars 2010
7. Hansard édité, 40e législature,3e session,
numéro 003, vendredi 5 mars 2010
8. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 003, vendredi 5 mars 2010
9. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 012, jeudi 18 mars 2010
10. Hansard édité, 40e législature, 3e session,
numéro 022, jeudi 1er avril 2010

Le budget 2010 du NPD en Nouvelle-Écosse
- Un jeune lecteur de Halifax -
Dans son budget « Retour à
l'équilibre : Le plan de quatre ans »
déposé le 6 avril, le ministre des Finances de la
Nouvelle-Écosse prétend que c'est un budget qui innove
sur plusieurs fronts. Ce serait entre autres « le premier
pas vers l'équilibre » et un budget qui
« trace une nouvelle voie pour la
Nouvelle-Écosse ». Les deux déclarations
sont en soit irréfutables.
Il est en fait possible que nous nous retrouvions avec
un budget équilibré dans quelques années et que la
Nouvelle-Écosse s'engage sur une nouvelle voie. Mais
l'équilibre budgétaire signifie uniquement que les
dépenses sont égales aux revenus. Et la nouvelle voie
peut très bien continuer dans la même direction et avoir
les mêmes
objectifs ! C'est tout simplement une nouvelle façon d'y
parvenir.
D'abord, si l'équilibre budgétaire
signifie que les dépenses sont égales aux revenus, pour
comprendre ce qui se passe il faut voir sur quoi l'argent est
dépensé et d'où proviennent les revenus. Une
personne peut gagner 25 000 $ par année et dépenser
tout ce revenu sur le logement et déclarer :
« J'ai un budget
équilibré ! » Mais attendez. Qui paie
pour la nourriture, l'électricité, le chauffage, le
transport, les activités ? Si on veut aller au fond des
choses, les chiffres globaux ne sont pas utiles. C'est en regardant
comment le gouvernement dépense et où il va chercher ses
revenus qu'on voit ses véritables objectifs.
À part la démagogie habituelle à
propos des « décisions difficiles », le
NPD affirme que « c'est notre responsabilité de
nettoyer le gâchis pour que l'avenir de la Nouvelle-Écosse
ne soit pas compromis ». Mais quel gâchis ? M.
Steel affirme que le gâchis, c'est que les dépenses
augmentent plus rapidement que les
revenus, que l'écart entre les dépenses et les revenus
grandit trop rapidement et que cela continuera même quand la
récession sera terminée.
Sur le plan individuel, la personne peut conclure qu'il
faut trouver les moyens de faire plus que 25 000 $ par
année, sinon dépenser moins pour le logement, sans encore
parler des autres éléments de base. On pense alors
à se « serrer la ceinture » et c'est ce
que le gouvernement veut que nous pensions collectivement :
nous devons endurer les coupures dans les programmes sociaux,
l'augmentation des taxes et impôts et les pertes d'emplois pour
équilibre le budget. Mais où est la perspective ?
Les travailleurs de la Nouvelle-Écosse savent ce
qu'est l'incertitude. Ils savent ce que sont les pertes d'emplois, les
fermetures d'usines et de mines, le chômage et la
pauvreté. Les écoles sont sous-financées, les
hôpitaux manquent de personnel, le taux de chômage est
élevé. Alors où vont les dépenses si ce
n'est pas pour améliorer les choses de
ce côté-là ?
Le gouvernement NDP dit que le gouvernement Harper
à Ottawa a un budget pour payer les riches, mais que fait-il de
différent ? La « nouvelle voie » de
la Nouvelle-Écosse serait-elle la voie du gouvernement canadien
et des autres gouvernements provinciaux ?
Ce sera un budget équilibré basé
sur le droit de monopole, pas sur le droit public.
J'aimerais bien voir un budget équilibré
où ce sont les monopoles qui ont la responsabilité
d'augmenter les revenus du gouvernement à même le profit
qu'ils tirent du travail de la population et des ressources de la
Nouvelle-Écosse et où les dépenses sont
consacrées aux programmes sociaux ! Autrement dit, il faut
équilibrer le budget sur
la base de restreindre le droit de monopole !

Guatemala
Appel à la suspension des opérations des
minières canadiennes au Guatemala
- Annie Bird et Grahame Russell, Rights
Action, 24 mars 2010 -
L'appel de l'Organisation internationale du travail
(Nations unies – OIT) à la suspension des opérations
minières au Guatemala est le plus récent effort public
pour attirer l'attention critique sur les torts à
l'environnement et à la santé et sur les violations des
droits humains causés par des sociétés
minières de niveau mondial dans les
communautés rurales et autochtones du Guatemala.
Depuis 2004, de nombreuses organisations – allant des
groupes communautaires dans les régions du Guatemala
affectées par l'exploitation minière aux ONG et
jusqu'à l'ONU – ont examiné et dénoncé les
torts et les violations causés par des sociétés
comme Goldcorp Inc. et HudBay Minerals.
Toujours sans résultat.
À El Estor, un nombre important de
communautés et de Mayas quichés ont signé des
pétitions appelant au retrait des mines, mais ce processus a
été sérieusement entravé lorsque Adolfo
Ich, leader important du mouvement, a été
assassiné par le chef des forces de sécurité de la
mine en septembre 2009.
Aussi sombre que soit la réalité de
l'exploitation minière et de l'impunité, il est
extrêmement important d'exiger le respect du droit international.
Tant de Guatémaltèques risquent littéralement
leurs vies pour faire un pas dans la lente marche vers une
véritable justice mondiale.
Signez la lettre
POUR LES INDIVIDUS : Envoyez la lettre au
président de la République (et vos propres lettres aux
agences et aux adresses canadiennes ci-dessous) et exprimez votre
solidarité avec les communautés mayas qui
réclament la suspension des opérations minières.
POUR LES ORGANISATIONS :
Envoyez le nom de l'organisation, du groupe, du syndicat, de
l'église et les coordonnées à :
bridget@nisgua.org et collectifguatemala3@gmail.com au plus tard le 2
avril.
Monsieur Alvaro Colom
Président de la République du Guatemala
Palacio Nacional de La Cultura
6 ª Avenida y 6 ª Calle zona 1
Guatemala
Tél : (502) 2251-4144, 2339-2501 à 04
cartapresidente@scspr.gob.gt
Docteur Rafael Espada,
Vice-président de la République du Guatemala
6ta. Avenida 4-19, zona 1
Casa Presidencial
Puerta Norte
Guatemala
Tél : (502) 2321-2121
Mars 2010
Monsieur le Président et Monsieur le
Vice-président,
OBJET : MISE EN OEUVRE DES RECOMMANDATIONS DU
COMITÉ D'EXPERTS DE L'OIT
Les signataires de cette lettre travaillent pour la
protection des droits humains et vous écrivent concernant la
situation des peuples autochtones du Guatemala. Nous vous
écrivons en particulier pour demander que le gouvernement
respecte les recommandations du Comité d'experts de
l'Organisation internationale du travail (l'OIT) en ce qui a
trait à la protection des peuples autochtones affectés
par l'autorisation des activités minières, de même
que
la pétition constitutionnelle présentée le 2 mars
2010 au secrétaire général de la
République, qui reprend les recommandations du Comité
d'experts.
Comme vous le savez, le Comité d'experts sur
l'application des conventions et recommandations de l'Organisation
internationale du travail (l'OIT) des Nations unies a récemment
publié son rapport de 2009.
Le Comité d'experts de l'OIT est un organisme
exécutif qui effectue des examens techniques indépendants
sur la pratique nationale des États, en lien avec les
obligations internationales contenues dans les conventions
ratifiées de l'OIT. Par ce travail, il évalue les
informations envoyées par des États, des salariés
et des ouvriers, et établit des
recommandations servant à garantir le respect des conventions.
Le Comité d'experts a évalué le cas
de San Juan Sacatepequez et de la société de ciment qui
s'y trouve. Il a aussi examiné la situation des terres et des
salaires, des actions coordonnées et de la participation
systématique des peuples autochtones, ainsi que la
législation sur la consultation et la participation. De plus, il
a examiné la situation des
communautés autochtones et le manque de consultation en ce qui a
trait à l'autorisation d'exploitation donnée au Montana
Exploradora, S.A., filiale de la société minière
canadienne Goldcorp, Inc.
Dans le cas de San Juan Sacatepequez, le Comité a
porté à l'attention du gouvernement que les peuples
autochtones ont le droit d'être consulté chaque fois que
des projets qui les affectent directement sont planifiés. Ce
droit est clairement établi dans la Convention, que cela soit ou
non exprimé dans les lois nationales.
De plus, le Comité note que c'est le gouvernement
qui a l'obligation d'assurer que les peuples autochtones soient
consultés selon la Convention et non selon les pratiques
d'entreprises privées.
En foi de quoi, le Comité presse le gouvernement
de :
Harmoniser la législation existante, comme celle
sur le Droit minier, avec les articles 6, 7 et 15 de la Convention.
Adopter sans délai tout ce qui est
nécessaire pour que s'engage, en toute bonne foi, un dialogue
constructif entre toutes les parties intéressées
conformément aux dispositions de l'article 6 de la Convention,
lequel tient compte de la recherche de solutions convenables aux
parties intéressées dans un climat de confiance mutuelle
et de respect et
aussi de l'obligation de l'État de garantir
l'intégrité sociale, culturelle et économique des
peuples autochtones selon l'esprit de la Convention.
Suspendre immédiatement les activités
présumées pendant que ce dialogue a lieu et fasse une
évaluation, avec la participation des populations
intéressées, de l'impact social, spirituel, culturel et
environnemental des activités planifiées. Une
évaluation de la mesure dans laquelle les intérêts
des peuples autochtones seraient lésés en vertu des
dispositions des articles 7 et 15 de la Convention doit
également être faite.
Le Comité d'experts recommande vivement au
gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour
assurer l'établissement de mécanismes appropriés
pour la consultation et la participation tel que stipulé dans la
Convention ; de prendre en considération l'observation
générale du Comité émise en 2008,
fournissant des
informations détaillées à cet égard.
Le Comité rappelle au gouvernement qu'il peut
demander l'aide technique de l'OIT et demande également au
gouvernement de fournir les informations détaillées sur
les mesures qu'il a l'intention d'utiliser pour adopter et mettre en
oeuvre la législation sur la consultation. Veuillez
également fournir les informations nécessaires sur
l'application
pratique de l'article 26 de la loi sur les conseils de
développement urbain et rural.
Quant aux permis d'exploitation accordés à
la Montana Exploradora (Goldcorp Inc.) à San Marcos, le
Comité a porté à l'attention du gouvernement que
les activités d'extraction devraient être soumises
à la pré-consultation tel que mentionnée à
l'article 15, paragraphe 2, de la Convention, en rapport avec les
études présentées à l'article 7,
paragraphe 3.
En conséquence, le Comité, notant que le
rapport du gouvernement répète les informations
précédemment présentées, a exprimé
sa préoccupation face au manque de progrès dans cette
affaire et recommande vivement au gouvernement de suspendre
l'exploitation mentionnée jusqu'à ce que les
études décrites dans l'article 7, paragraphe 3, de la
Convention soient achevées, de même que la
pré-consultation décrite à l'article 15,
paragraphe 2, de la Convention. Nous demandons que les informations
détaillées soient données à cet effet.
De plus, le Comité demande que le gouvernement
prenne les mesures nécessaires pour clarifier les incidents qui
ont mené à la mort d'un citoyen lors d'une protestation
contre l'installation d'un cylindre destiné à la mine et
qu'il fournisse les informations détaillées à cet
effet.
Nous espérons votre réponse positive pour
la protection réelle des droits humains des communautés
mayas du Guatemala et votre conformité avec des lois
internationales et nationales en applications.
Veuillez agréer l'expression de mes sentiments
respectueux.
Sujets à traiter dans votre propre lettre au
gouvernement du Canada, Régimes de pensions du Canada et autres
investisseurs, députés et médias
Écrirez-leur une lettre pour leur demander
de :
* Soutenir publiquement l'appel de l'OIT (Organisation
internationale du travail, Nations unies) à la suspension des
opérations minières au Guatemala
* Soutenir l'établissement d'une commission
internationale indépendante, pour examiner le degré de
violation des droits humains et de torts à l'environnement et
à la santé causés par les sociétés
minières canadiennes au Guatemala
* Soutenir le paiement, par les sociétés
minières canadiennes et les investisseurs, de compensation
complète et de réparation aux familles
guatémaltèques et aux communautés qui ont subi des
torts à l'environnement et à la santé et des
violations de droits humains.
* Soutenir l'adoption de lois civiles et de
réformes du droit pénal au Canada, pour que les
sociétés minières canadiennes puissent être
tenues civilement et criminellement responsables devant les tribunaux
canadiens pour les torts et les violations causées par des
sociétés minières canadiennes dans le monde entier
(Pour une liste de coordonnées d'organisations et
d'individus à qui adresser vos préoccupations, visitez le
site web de Rights Action : www.rightsaction.org.)

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca