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En franche violation de toutes les normes internationales régissant les relations entre les gouvernements et les peuples, l'ordre fut donné de constituer une organisation composée de partisans de la dictature de Batista exilés aux États-Unis pour couvrir les activités de la CIA. Parallèlement, l'ensemble de l'appareil militaire et d'espionnage étasunien fut mis au service de ces plans pour entraîner et diriger les groupes terroristes et organiser une force paramilitaire censée débarquer clandestinement à Cuba. Les documents déclassifiés des archives de Sécurité nationale des États-Unis révèlent que cet ordre comportait à l'origine le lancement d'une campagne de propagande internationale et la création, dans l'île, d'un groupe clandestin chargé de fournir des renseignements secrets. « Notre main ne doit apparaître dans aucune des actions que nous menons », telles furent les instructions d'Eisenhower, qui fit jurer aux personnes présentes lors de la signature du mémorandum de ne jamais rien révéler de ce qui s'y était dit. Le directeur de la CIA de l'époque, Allen W. Dulles, reçut ensuite l'instruction du président de faire en sorte qu'« aucun des rapports secrets concernant Cuba ne soit présenté, pas même à ce Conseil (de Sécurité nationale) ». Pour soutenir les activités de propagande, la création d'une station radiophonique sur ondes moyennes fut décidée pour transmettre vers Cuba, depuis l'île de Swan, située au sud de Cuba. Le mémorandum exécutif représentait une véritable déclaration de guerre contre un petit pays qui n'avait pas attaqué les États-Unis, et Eisenhower le reconnaît dans ses mémoires lorsqu'il écrit : « Le 17 mars 1960, j'ai ordonné à la CIA de commencer l'entraînement des exilés cubains, notamment au Guatemala. » Et Eisenhower d'ajouter : « Une autre idée fut l'organisation d'une force anti-castriste à l'intérieur même de Cuba. Certains ont pensé que nous devrions mettre l'île en quarantaine (lire blocus), affirmant que si l'économie s'effondrait brusquement, les Cubains se chargeraient eux-mêmes d'évincer Castro. » Les résultats de cette agression directe contre Cuba se sont très vite fait sentir, avec une hausse importante des attentats terroristes, le soulèvement de bandes armées contre-révolutionnaires dans les montagnes du centre de Cuba, qui assassinaient des paysans, et la défaite de la tentative d'invasion de la baie des Cochons, en avril 1961. Une déclaration de guerre unilatérale. Cinquante ans plus tard, la volonté de détruire Cuba est toujours d'actualité au sein du gouvernement des États-Unis. (Granma international) Opération Peter Pan:
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![]() Miami, Floride, le 25 mars 2010: Le terroriste avoué Luis Posada Carriles participe à une marche organisée par la chanteuse Gloria Estefan enappui aux éléments anti-cubains financés par les États-Unis. |
Il y a un an, elle et son époux, le producteur mafieux Emilio Estefan, furent accusés d'investir dans le trafic de personnes entre Cuba et Mexico, par un journal dominicain qui rapportait les relations entre des opérations illégales développées par la Cuban-American National Foundation avec le Cartel du Golfe, le réseau des narcotrafiquants mexicains.
Au côté de Gloria Estefan et de son époux, Emilio « le parrain » Estefan, sont apparus à la « marche » des politiciens locaux comme le maire de Miami Tomás Regalado et le candidat au Sénat fédéral Marco Rubio.
Posada Carriles, qui prétend être sujet à différents problèmes de santé qui lui interdisent de se déplacer à El Paso par voie terrestre, était escorté par différents personnages fichés comme auteurs d'actes de terrorisme et pour leur participation à différentes agressions paramilitaires de la CIA contre Cuba.
Selon un blog alternatif de Miami (varela1.blogspot.com), la « marche » des Estefan a comme objectif de détourner l'attention du fait que le concert du populaire groupe Calle 13, solidaire de Cuba, aura lieu dans la American Airlines Arena de cette même ville là où les Estefan ont 12 % des entrées et un restaurant. D'un autre côté, le couple mafieux a reçu en avril le président Barack Hussein Obama pour une opération de collecte des fonds de campagne.
(Traduit par Danielle Bleitrach pour Changement de société)
Haïti
Le bloc dirigé par le Venezuela, l'ALBA, s'est engagé à verser 2,42 milliards $ en aide pour la reconstruction de Haïti dévastée par le tremblement de terre, de 2010 à 2016, lors d'une conférence aux Nations unies mercredi. De plus le Venezuela a lancé l'appel à l'annulation de la dette étrangère de Haïti et a demandé une aide et des services directs, et non des prêts pour ce pays des Caraïbes.
Le but de la conférence, à laquelle participaient 136 pays, était de recueillir des fonds pour la reconstruction de Haïti, qui a subi un séisme d'une magnitude de 7,3 en janvier, lequel a fait plus de 200 000 victimes, et transformé en ruines des milliers d'édifices.
« Nous sommes aux Nations unies pour réaffirmer l'engagement du gouvernement du président Hugo Chavez Frias envers une action coordonnée, avec impact en Haïti, a dit le vice-ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Francisco Arias Cardenas, représentant le bloc de l'ALBA, formé de huit membres.
L'ALBA signifie Alliance bolivarienne pour les Amériques et a été formée comme alternative basée sur la solidarité face aux pactes de libre-échange basés sur le profit. Ses membres comprennent le Venezuela, l'Équateur, le Nicaragua, la Bolivie, Cuba, la République dominicaine, Saint-Vincent, la Grenade, Antigua et la Barbade.
Le vice-ministre a dit que la moitié de l'argent serait versée sous la forme d'aide directe à Haïti, pendant que l'autre moitié serait donnée sous forme de services pour remettre sur pied les habitations, les infrastructures, la gestion des déchets, l'énergie, l'éducation, les soins de santé et les systèmes d'agriculture, tous dévastés par le séisme. La majeure partie de l'argent proviendra du Venezuela, a-t-il dit, avec de plus petites contributions de la part des sept autres pays membres.
Une bonne partie de la contribution du Venezuela sera financée par le biais du groupe commercial Petrocaribe, au sein duquel le Venezuela échange du pétrole à bas prix pour des marchandises et des services de la part de pays des Caraïbes et de l'Amérique centrale. Le Venezuela réinvestira les profits du pétrole vendu à Haïti dans des projets de reconstruction à Haïti.
Cuba administrera les contributions de l'ALBA au système de santé de Haïti, ce qui comprend la construction de plus de 100 cliniques de santé publique, qui fourniront des soins primaires, des salles d'urgence, les services de sages-femmes et de vaccination, la physiothérapie et la réhabilitation, l'éducation en hygiène et d'autres services, selon l'annonce faite par le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.
(Source: Venezuelanalysis.com)
Monsieur le Président,
La communauté internationale a une dette énorme envers Haïti, pays où, après trois siècles de colonialisme, eut lieu la première révolution sociale du continent américain, une audace que les puissances coloniales lui firent payer au prix de près de 200 ans de tyrannies militaires et de pillage. Sa population noble et laborieuse est aujourd'hui la plus pauvre de l'hémisphère occidental.
Nous avons tous l'obligation morale de mobiliser des ressources financières supplémentaires pour aider Haïti, et d'engager une coopération accrue, non seulement pour sa reconstruction mais surtout pour son développement.
Pour donner une idée de l'ampleur de la tragédie humaine vécue Haïti, il suffit de dire que la mort de 230 000 personnes dans ce petit pays densément peuplé équivaut à celle de plus de 30 millions de personnes dans un pays comme la Chine, dont la population s'élève à 1,3 milliard d'habitants. Une tragédie inimaginable !
Devant ce séisme dévastateur qui a bouleversé la conscience de l'humanité, nous espérons que les nombreuses promesses faites seront tenues ; que l'indépendance et la souveraineté d'Haïti seront respectées et renforcées ; qu'elles rendront plus facile l'exercice des attributions du gouvernement du président René Préval et du Premier ministre Jean-Max Bellerive, et qu'elles profiteront non pas aux banques et aux compagnies étrangères, mais au peuple haïtien, notamment aux personnes les plus pauvres.
La générosité et la volonté politique s'imposent. Il est primordial de préserver l'unité de ce pays et d'éviter qu'il ne soit divisé en parcelles de marché au nom d'une charité douteuse.
Le Programme de reconstruction et de consolidation du système national de santé que le gouvernement haïtien a conçu, avec celui de Cuba, et le soutien de la République bolivarienne du Venezuela et d'autres pays et organismes humanitaires, assurera une large couverture en matière de santé à la population, en particulier aux secteurs les plus démunis.
Ce programme comporte la création –déjà en cours– de centres de soins primaires qui devraient soigner chaque année 2,8 millions de patients. Les services des urgences accueilleront quant à eux 1,3 million de personnes. Les nouveaux établissements permettront également de réaliser 168 000 accouchements et d'administrer 3 millions de vaccins.
À ces centres de santé s'ajouteront les services de 30 hôpitaux communautaires de référence distribués dans l'ensemble du pays et équipés de technologie de pointe, qui offriront des soins secondaires. Ces établissements permettront de recevoir 2,154 millions de patients chaque année, de prendre en charge un million d'urgences, de réaliser 54 000 chirurgies, 276 000 électrocardiogrammes, 144 000 ultrasons de diagnostic, 43 000 endoscopies, 181 000 radiographies, 107 000 consultations de stomatologie et 487 000 examens de laboratoire.
Vu le nombre impressionnant de polytraumatisés, une trentaine de salles de rééducation sont aussi en construction. En douze mois, elles couvriront 520 000 patients et offriront des services thérapeutiques à 2,396 millions de personnes.
Le projet comporte 3 centres d'électromédecine, un laboratoire de prothèses orthopédiques et un programme intégral d'hygiène et d'épidémiologie.
Par ailleurs, Haïti sera doté d'un hôpital national de spécialités de soins tertiaires. Pour la mise en service de cet établissement, qui sera encadré par 80 spécialistes cubains de haut niveau, nous espérons compter sur la coopération d'autres pays. Notre personnel médical assurera les soins et les services cliniques, la recherche, ainsi que la formation des personnels médicaux et soignants haïtiens, qui remplaceront progressivement leurs professeurs cubains.
Le coût de ces services se montera, en quatre ans, à 690 540 739 dollars US. Ceci inclut les services médicaux calculés à la moitié des prix internationaux, la durabilité de ces services, le personnel et la formation des 312 autres médecins haïtiens à Cuba.
On peut en déduire que le coût s'établira aux alentours de 170 millions de dollars par an pour un pays d'environ 9 332 000 habitants.
Ce projet est faisable, comme l'atteste notre expérience pratique. De fait, ce programme est déjà en cours, car depuis le séisme, 23 de ces centres de santé de soins primaires, 15 hôpitaux communautaires de référence et 21 salles de rééducation sont en fonctionnement en Haïti.
Aussitôt après la catastrophe, les spécialistes cubains se sont consacrés à la prise en charge de la population sinistrée. A ce jour, ils ont réalisé environ 260 000 consultations, plus de 7 000 opérations chirurgicales, quelques 1 400 accouchements et administré près de 100 000 vaccins. Plus de 50 000 patients ont été accueillis en rééducation, et plus de 75 000 enfants ont eu droit à des consultations de thérapie psychologique et sociale prodiguées par certains des professionnels cubains les plus reconnus.
A l'heure actuelle, 783 médecins cubains, 481 haïtiens et 278 de 28 autres pays, tous diplômés à Cuba, sont impliqués dans ce projet.
Dans le cadre de ce programme, une Déclaration d'intention pour le renforcement du système et des services publiques de santé et de surveillance épidémiologique en Haïti a été signée samedi dernier à Port-au-Prince. Ce document est le fruit de la volonté du gouvernement haïtien et de l'importante contribution du président Lula et du Brésil, qui sera décisive pour assurer le succès du projet.
Présente dans 127 des 137 communes haïtiennes avant la catastrophe, en onze années de travail, la brigade médicale cubaine avait sauvé 233 442 vies, réalisé 14 millions de consultations, 225 000 chirurgies et 109 000 accouchements. Elle avait rendu ou amélioré la vue à 46 000 Haïtiens dans le cadre de l'Opération miracle. Et 165 000 personnes avaient été alphabétisées en créole.
Les services médicaux offerts pendant toutes ces années et la formation du personnel médical à Cuba sont évalués à environ 400 millions de dollars.
Dans son ensemble, le programme médical que nous proposons profitera à 75 % de la population la plus nécessiteuse du pays, avec un minimum de dépenses.
Nous invitons tous les gouvernements sans exception à se joindre à ce noble effort. C'est pourquoi nous accordons une importante toute particulière à cette conférence qui, nous l'espérons, sera couronnée de succès.
Merci beaucoup.
Un rapport récent de Stars and Stripes révèle la nature de l'opération militaire américaine en Haïti. Des unités de combat d'Irak et d'Afghanistan ont été déployées en Haïti sous la bannière d'une opération humanitaire. Inversement, Haïti est aussi utilisé comme terrain d'entraînement militaire pour les forces inexpérimentées à une zone de combat.
Selon le rapport du Stars and Stripes (14 mars 2010) : « Les Marines déployés en Haïti pour apporter de l'aide d'urgence après le tremblement de terre dévastateur de janvier s'entraînent déjà pour le combat en Afghanistan. »
Les Marines du 22e corps expéditionnaire des Marines qui avaient été envoyés en Haïti au lendemain du tremblement de terre sont actuellement déployés en Afghanistan. En fait, la décision de les envoyer en Afghanistan a été prise avant leur déploiement en Haïti :
« Un petit groupe de Marines a pris d'assaut plusieurs petits bâtiments en béton à l'intérieur du périmètre de barbelés de leur camp situé au bord de la mer tandis que leurs camarades ont joué le rôle d'insurgés afghans, en criant "bang" alors qu'ils confrontaient leurs adversaires lors d'une attaque simulée. La veille, lorsque le lieutenant- général Dennis J. Hejlik, commandant en chef de la Force expéditionnaire des Marines, a visité les Marines sur le rivage, il a salué leur bon travail en Haïti et leur a demandé : « Quelle est votre prochaine mission lorsque vous rentrerez chez vous ? »
« L'Afghanistan », fut la réponse. Au moment même où les hélicoptères Huey bourdonnaient autour, Hejlik a parlé de la récente offensive de Marjah, ajoutant qu'il y aurait d'ici l'été 20 000 Marines en Afghanistan. « Vous allez les rejoindre au printemps prochain, a-t-il dit aux Marines à Carrefour. L'un d'eux, le sergent Timothy Kelly, 23 ans, de Johnston City, en Illinois, a dit que les membres de son unité ont été informés de leur mission en Afghanistan juste avant qu'ils ne reçoivent les ordres de déploiement en Haïti. »
L'entraînement en Haïti « est axé sur des tactiques de combat très rapproché » :
« Seuls quelques membres [du bataillon des Marines de Kelly] ont une expérience en Irak ou en Afghanistan, a-t-il dit. ... « Nous avons beaucoup de gars qui ne vont pas être ici pour le déploiement en Afghanistan. Ceux qui le sont, nous pouvons aussi bien les préparer mentalement. »
Un autre Marine à Carrefour, le caporal Keith Cobb, 23 ans, de Soso, au Mississippi, a déclaré que le déploiement en Afghanistan sera sa première mission dans une zone de combat. « Je veux tuer les terroristes et nous débarrasser des mauvaises personnes, mais je préfère être ici parce que je sais que je vais à la maison après cela », a-t-il dit.
Close Quarters Battle (CQB) est un affrontements comprenant de petites unités de combat « qui affrontent l'ennemi avec des armes légères à très courte portée ». L'entraînement dispensé en Haïti doit être utilisé à la fois dans les zones urbaines de combat et les opérations de contre-insurrection.
Le 25 mars, l'armée américaine a indiqué que quelque 2 200 Marines engagés dans l'aide humanitaire en Haïti ont été retirés du pays.
L'armée canadienne a adopté un modèle similaire. Haïti est utilisée comme une rampe de lancement pour le redéploiement des troupes de combat dans les zones de guerre au Moyen-Orient.
Les troupes canadiennes initialement déployées en Haïti en vertu d'un mandat humanitaire sont envoyées en Afghanistan : « Les soldats du Royal 22e Régiment auront seulement deux semaines avant de passer de leur objectif de fournir des secours d'urgence en Haïti à une formation intensive de combat en prévision d'une mission en Afghanistan, a dit le commandant de toutes les troupes canadiennes à l'étranger. » (National Post, le 23 février 2010) Cependant, l'entraînement des Forces canadiennes en Haïti doit être donné au Canada, avant leur redéploiement.
(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)
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