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Négociations dans le secteur public
Une nouvelle direction pour le Québec!
Développons le programme prosocial en
exigeant
que l'État arrête de payer les riches et augmente
les investissements dans les programmes sociaux!
- Déclaration du Parti
marxiste-léniniste du Québec (PMLQ), 20 mars 2010 -
Le PMLQ salue tous ceux et celles
qui veulent des solutions aux problèmes qui ouvrent la voie vers
l'avant, pour un Québec où tous et toutes ont des droits
du fait de leur humanité. Il est clair que les
négociations du secteur public et le dépôt prochain
du budget du Québec sont l'occasion d'un nouvel affrontement
entre le peuple et ceux qui
veulent ramener le Québec en arrière en détruisant
les programmes sociaux et en affaiblissant la base économique.
La société tout entière est interpellée par
cette alternative et c'est dans une grande mesure l'avenir du
Québec qui se joue.
Le PMLQ dénonce le gouvernement, les grands
médias possédés par les riches secteurs qu'ils
représentent et différents « tribuns
populaires » de la cause du recul qui répandent le
défaitisme par le mensonge et l'argumentation irrationnelle. Ils
parlent de la « capacité de payer » aux
dépens de toute autre considération et
ils blâment les aînés et les jeunes, les enseignants
et les ouvriers de la construction – bref, n'importe qui pour soulever
les passions les plus viles et ainsi saper le discours public sur
l'alternative qui se pose réellement pour la
société québécoise.
Tous leurs mensonges ne réussissent pas à
cacher le vol du trésor public pour payer les riches et que
c'est cela, et non pas les « baby-boomers », qui
est la cause de la dissipation de la richesse sociale et de la
désintégration nationale. La majeure partie des 40
milliards $ « perdus » par la Caisse de
dépôt et de
placement du Québec s'est retrouvée dans les coffres des
banques et investisseurs étasuniens.
L'éducation, le bien-être des
aînés et un système de santé qui maintient
la population en santé ne sont pas des coûts à
réduire mais des éléments essentiels au
développement économique et la marque d'une
société avancée.
Les travailleurs du secteur public démentent la
propagande antisociale, antinationale et antihumaine par leur refus
d'abdiquer leurs droits en tant que dispensateurs de services publics.
Il est évident pour qui veut voir que la campagne
médiatique à propos de la « corruption dans la
construction » et l'offensive pour dénigrer les
syndicats en général, servent à cacher que c'est
le
gouvernement et les riches qui sont corrompus et aussi à
détourner le discours public dans des voies sans issue. C'est
une tentative de créer des divisions parmi la classe
ouvrière et ses alliés et attaquer leur capacité
de résister à l'offensive antisociale, surtout en vue de
l'attaque en règle que
préparent les riches et le gouvernement Charest.
Les travailleurs ainsi que les étudiants et tous
ceux qui se battent pour un avenir sain peuvent faire échec
à cette campagne mensongère, au défaitisme,
à l'argument irrationnel et inhumain et aux plans antisociaux et
antinationaux du gouvernement Charest en continuant leur
résistance et en se faisant les champions d'un programme
prosocial qui
ouvre la voie au progrès de la société.
Contre le mur du mensonge du parti au pouvoir et de
l'opposition officielle au service de la minorité riche, c'est
la perspective prosociale qui est rassembleuse et mobilisatrice et qui
permet de passer d'une étape à l'autre en donnant une
nouvelle direction pour le Québec. La classe ouvrière et
ses alliés développent le programme prosocial et des
propositions concrètes avec le programme : Arrêtez
de
payer
les
riches ! Augmentez les investissements dans les
programmes sociaux !
Une attaque contre les travailleurs du
secteur public est une attaque contre toute la
société !
Tous en appui à la lutte des travailleurs des services
publics !

Une attaque contre les travailleurs du secteur public
est une attaque contre toute la société
Les travailleuses et travailleurs des services publics,
leurs organisations syndicales et leurs alliés manifestent
aujourd'hui à la défense de leurs demandes pour des
conditions de travail et de salaire leur permettant d'humaniser la
société entière avec des soins de santé, de
l'éducation et des programmes sociaux dignes d'une
société moderne.
Les plus de 550 000 travailleurs du secteur public ont
entrepris les rondes de négociations en étant toujours
sous l'odieux décret 142, devenu depuis loi 43, loi
adoptée au bâillon le 15 décembre 2005. Ce
décret a permis au gouvernement libéral de faire avancer
ses plans de privatisation des composantes du système de
santé les plus propices à
la réalisation de profits par les entreprises privées.
Cinq ans plus tard, la bataille des travailleurs du secteur public
prend toute son importance avec la nécessité de bloquer
les plans de destruction nationale de Jean Charest.
Depuis des mois, le gouvernement et les médias
propagent l'hystérie au sujet de la crise des finances publiques
et,
dernièrement, de la prétendue corruption de la FTQ dans
le secteur de la construction. Il a beau déchirer sa chemise en
public, Jean Charest et compagnie ne peut effacer de la mémoire
collective qu'il n'a été élu qu'avec 23,8 %
des
votes des électeurs inscrits et ce, grâce à un
processus politique qui ne sert que les partis de l'establishment. Il
ne peut faire oublier qu'il gouverne par décret dans la fonction
publique depuis cinq ans et qu'il doit une partie de sa survie à
l'échange d'enveloppes brunes et de promesses de postes de
prestige, ainsi qu'aux ententes secrètes qui lui
permettent de remettre des millions de dollars et les ressources
naturelles du Québec entre les mains des monopoles
étrangers, comme ce fut le cas avec Rio Tinto. Les
récentes nouvelles au sujet de la revente des permis de garderie
privée ne sont qu'un autre exemple de comment Charest
érige la corruption en système de gouvernance au
Québec.
Dans ce contexte, la lutte pour les services publics
devient un rempart contre l'invasion et le contrôle des monopoles
nationaux et étrangers dans les affaires économiques,
politiques et sociales du Québec. Les investissements dans les
programmes publics qu'exigent les travailleurs sont autant de richesse
sociale qui ne sera pas remise entre les
mains des riches, eux qui n'ont d'autre vision que celui d'un
Québec centré sur le capital. En exigeant des
investissements dans la santé, l'éducation et les
programmes sociaux, ils prennent leurs responsabilités sociales
envers un projet d'édification nationale du Québec
où le traitement humain des membres de la société
définira qui nous sommes en
tant que nation. Ceux qui travaillent dans les services publics
élaborent leurs demandes selon les besoins de la population dont
ils ont la responsabilité. Ils s'attendent d'un gouvernement
qu'il fasse de même en orientant l'économie de
façon à y répondre.
Ce même gouvernement déclare par la bouche
de sa présidente du Conseil du trésor, Monique
Gagnon-Tremblay, sa « volonté ferme de mettre les
bouchées doubles afin d'en venir à une entente
négociée d'ici le 31 mars 2010 », mais
après plus de 200 heures de rencontres, toutes les organisations
syndicales dénoncent le silence de
leur vis-à-vis patronal concernant leurs demandes. Cela veut
dire une seule chose : il prépare une intensification de la
privatisation, des coupures dans les dépenses pour
« augmenter les revenus » ... tout en
prétendant que les services ne seront pas affectés !
3
février 2007: Militante manifestation de 4 000 personnes dans
les rues de Valleyfield, Québec, pour exiger que l'usine
Goodyear reste
ouverte.
Les travailleurs du secteur public savent
déjà que le budget qui sera déposé la
semaine prochaine ne contiendra aucune mesure économique
affirmant le droit de la population à des services publics de
qualité et des conditions de salaires selon les standards les
plus élevés. Crise économique ou pas, le manque de
budget disponible est invoqué à
chaque fois qu'ils mettent de l'avant des propositions en faveur d'un
financement accru des programmes sociaux. Le credo de
l'« incapacité de payer » est
invoqué à chaque fois comme un mantra, de façon
à ce qu'il devienne un dogme que l'on ne peut remettre en
question sans risquer d'être taxé de
« privilégiés », ou de
« bien nantis » qui refusent de faire leur part
pour la « prospérité » du
Québec.
Les travailleurs des services publics savent qu'ils ne
doivent pas abandonner leurs revendications et que la
réconciliation avec avec l'agenda néo-libéral de
Jean Charest et compagnie pourrait être mortelle, pour eux et
pour la majorité de la population. En exigeant plus
d'infirmières, l'embauche d'enseignants et de professionnels de
l'éducation,
la baisse du nombre d'élèves par groupe, l'octroi de
contrat à temps plein, la sécurité
économique pour les retraités, etc., ils
démontrent leur volonté de revoir la direction de
l'économie afin que la richesse sociale serve tout d'abord les
besoins des êtres humains.
Jean Charest utilise le pouvoir de l'État et ses
médias pour bloquer toute discussion qui sert les
intérêts de la nation, en premier lieu en érigeant
un mur du silence autour des demandes des travailleurs des services
publics, puis en dressant un barrage de désinformation pour
criminaliser les syndicats et répandre le défaitisme.
La lutte que mènent les enseignants, les
infirmières et tous ceux qui fournissent des services à
la population est une lutte au service de la société tout
entière. C'est cette conception moderne de la
société qu'ils doivent imposer au gouvernement. Ce ne
sont pas les travailleurs qui doivent justifier leurs demandes pour
humaniser la société, c'est le
gouvernement qui doit être placé sur la défensive
et qui a des comptes à rendre sur les mesures et
décisions qu'il adopte avec sa vision anti-peuple et
pro-capital, qui détruit l'édifice national.
Ensemble, avec leurs alliés, les travailleurs du
secteur public doivent refuser toute discussion qui n'est pas sur la
base de leurs demandes, jusqu'à ce que le gouvernement prenne
ses responsabilités sociales en défendant les droits du
peuple du Québec, démontrant ainsi qu'il est apte
à gouverner.

Septième anniversaire de
l'invasion de l'Irak
La force ne fait pas le droit! L'occupation de l'Irak,
de l'Afghanistan et de la Palestine doit cesser!
Ramenez les troupes maintenant!
Le 20 mars 2010 est le septième anniversaire de l'invasion de
l'Irak à l'instigation des États-Unis. Des manifestations
ont lieu partout dans le monde à cette occasion pour
dénoncer la guerre et l'occupation impérialistes et pour
exiger la paix fondée sur la justice. Le
Marxiste-Léniniste réitère la demande des
peuples du
monde : l'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la
Palestine doit cesser et toutes les troupes étrangères
doivent rentrer chez elles.
Aux États-Unis, des manifestations ont lieu dans
plusieurs villes et une grande manifestation nationale a lieu à
Washington. Au Canada, des manifestations et diverses activités
sont organisées à Fredericton, Hamilton,
Edmonton et Vancouver, et beaucoup d'activistes canadiens se rendent
à Washington et Seattle pour participer à ces
manifestations.
Au nom des plus grands idéaux, des
opérations qui par le passé étaient des actions
clandestines de la CIA comportant des assassinats ciblés, la
guerre psychologique, la désinformation, les disparitions, les
déportations, la torture et toutes les autres sales pratiques de
l'arsenal de la « guerre asymétrique »,
sont aujourd'hui des guerres
officielles. Les forces impérialistes menées par les
États-Unis n'ont pas pour objectif de résoudre des
problèmes de sécurité et elles aggravent
l'insécurité avec leur stratégie pour encercler la
Chine et isoler l'Iran, la République démocratique
populaire de Corée et les peuples qui luttent pour leur voie
indépendante. La devise impérialiste et
médiévale « la force fait le
droit » représente de graves dangers pour les peuples
du monde entier, surtout aujourd'hui quand l'alliance menée par
les États-Unis stationne ses armes nucléaires partout en
Europe et proclame avoir le droit d'effectuer des frappes
nucléaires préventives contre les pays qui refusent de se
soumettre à leur
diktat.
Les peuples du monde n'ont jamais accepté les
mensonges impérialistes pour justifier l'invasion criminelle de
l'Irak en 2003. En 2010, ils ne vont pas accepter la propension au
mensonge des États-Unis et de l'Union européenne qui
tentent d'isoler l'Iran en invoquant l'existence d'un programme
nucléaire. Ils n'accepteront jamais les blocus et
attaques contre des pays comme le Venezuela, Cuba et la
République démocratique populaire de Corée, qui
sont objectivement une force pour la paix et le progrès en
refusant le diktat étasunien. Ils rejettent résolument la
manipulation de l'aide en Haïti pour justifier le pillage et
l'occupation.
Le gouvernement de Stephen Harper a défendu cette
même logique arrogante dans son Discours du trône du 3 mars
dernier, logique selon laquelle l'occupation militaire est une
distinction, et selon laquelle les valeurs d'agression sont sources de
fierté et
de récompenses pour le Canada et
les Canadiens et un symbole de justice pour le
monde. Selon le gouvernement Harper, les pays impérialistes
occidentaux ont un devoir quasi religieux de libérer les nations
inférieures, ce qui justifie la destruction, l'occupation et
l'ingérence au nom du développement et de l'aide
humanitaire. On lit dans ce Discours du trône que :
« Notre gouvernement se servira de son
influence pour faire valoir l'engagement du Canada à
l'égard de la sécurité et des droits de la
personne sur la scène mondiale.
« Aujourd'hui, une nouvelle
génération de militaires canadiens continue de
défendre les valeurs et les principes chers à notre
nation. En Afghanistan, les Forces canadiennes préparent la fin
de la mission militaire en 2011, fortes de la certitude que –
après avoir consenti d'énormes sacrifices et s'être
grandement distinguées – leurs
efforts ont évité à la province de Kandahar de
retomber sous le joug des talibans. Après 2011, nos efforts en
Afghanistan seront axés sur le développement et l'aide
humanitaire.
« Notre pays se bat pour défendre ce
qui est juste dans le monde. Les Canadiens veulent que leur
gouvernement se batte pour ce qui est juste plutôt que pour ce
qui est populaire. Ils veulent que leur pays accomplisse sa part du
travail sur la scène internationale, au lieu de s'en tenir aux
paroles. Et ils souhaitent que leur gouvernement
prenne uniquement les engagements qu'il compte honorer. »
Dans leur opposition à la guerre et à
l'occupation, les Canadiens doivent dénoncer ce discours
guerrier qui trahit leurs aspirations à la paix. Nous devons
dénoncer cette conception du monde centrée sur le
capital, selon laquelle les ressources naturelles et humaines du pays
doivent être mises à la disposition de l'oligarchie
financière et des
fauteurs de guerre.
Le Marxiste-Léniniste dit à tous
ceux et celles qui s'opposent à la guerre et à
l'agression qu'ils doivent le faire avec la pleine confiance dans le
fait que la paix véritable réside dans l'effort des
peuples du monde. Nous appelons les Canadiens à faire leur
contribution à la paix internationale et à la justice en
intensifiant leurs activités
contre la guerre, qui doivent nécessairement inclure le travail
pour établir un gouvernement anti-guerre pour que le Canada
puisse devenir une véritable force pour la paix dans le monde.
La force ne fait pas le droit !
L'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine doit
cesser !
Ramenez les troupes maintenant !

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca