Le Marxiste-Léniniste

Numéro 55 - 20 mars 2010

Négociations dans le secteur public

Une nouvelle direction pour le Québec!
Développons le programme prosocial en exigeant que l'État arrête
de payer les riches et augmente les investissements
dans les programmes sociaux!


Le 20 mars à Montréal

Une nouvelle direction pour le Québec! Développons le programme prosocial en exigeant que l'État arrête de payer les riches et augmente les investissements dans les programmes sociaux! - Déclaration du Parti marxiste-léniniste du Québec
Une attaque contre les travailleurs du secteur public est une attaque contre toute la société

Septième anniversaire de l'invasion de l'Irak
La force ne fait pas le droit! L'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine doit cesser! Ramenez les troupes maintenant!

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Négociations dans le secteur public

Une nouvelle direction pour le Québec!
Développons le programme prosocial en exigeant
que l'État arrête de payer les riches et augmente
les investissements dans les programmes sociaux!

Le PMLQ salue tous ceux et celles qui veulent des solutions aux problèmes qui ouvrent la voie vers l'avant, pour un Québec où tous et toutes ont des droits du fait de leur humanité. Il est clair que les négociations du secteur public et le dépôt prochain du budget du Québec sont l'occasion d'un nouvel affrontement entre le peuple et ceux qui veulent ramener le Québec en arrière en détruisant les programmes sociaux et en affaiblissant la base économique. La société tout entière est interpellée par cette alternative et c'est dans une grande mesure l'avenir du Québec qui se joue.

Le PMLQ dénonce le gouvernement, les grands médias possédés par les riches secteurs qu'ils représentent et différents « tribuns populaires » de la cause du recul qui répandent le défaitisme par le mensonge et l'argumentation irrationnelle. Ils parlent de la « capacité de payer » aux dépens de toute autre considération et ils blâment les aînés et les jeunes, les enseignants et les ouvriers de la construction – bref, n'importe qui pour soulever les passions les plus viles et ainsi saper le discours public sur l'alternative qui se pose réellement pour la société québécoise.

Tous leurs mensonges ne réussissent pas à cacher le vol du trésor public pour payer les riches et que c'est cela, et non pas les « baby-boomers », qui est la cause de la dissipation de la richesse sociale et de la désintégration nationale. La majeure partie des 40 milliards $ « perdus » par la Caisse de dépôt et de placement du Québec s'est retrouvée dans les coffres des banques et investisseurs étasuniens.

L'éducation, le bien-être des aînés et un système de santé qui maintient la population en santé ne sont pas des coûts à réduire mais des éléments essentiels au développement économique et la marque d'une société avancée.

Les travailleurs du secteur public démentent la propagande antisociale, antinationale et antihumaine par leur refus d'abdiquer leurs droits en tant que dispensateurs de services publics. Il est évident pour qui veut voir que la campagne médiatique à propos de la « corruption dans la construction » et l'offensive pour dénigrer les syndicats en général, servent à cacher que c'est le gouvernement et les riches qui sont corrompus et aussi à détourner le discours public dans des voies sans issue. C'est une tentative de créer des divisions parmi la classe ouvrière et ses alliés et attaquer leur capacité de résister à l'offensive antisociale, surtout en vue de l'attaque en règle que préparent les riches et le gouvernement Charest.

Les travailleurs ainsi que les étudiants et tous ceux qui se battent pour un avenir sain peuvent faire échec à cette campagne mensongère, au défaitisme, à l'argument irrationnel et inhumain et aux plans antisociaux et antinationaux du gouvernement Charest en continuant leur résistance et en se faisant les champions d'un programme prosocial qui ouvre la voie au progrès de la société.

Contre le mur du mensonge du parti au pouvoir et de l'opposition officielle au service de la minorité riche, c'est la perspective prosociale qui est rassembleuse et mobilisatrice et qui permet de passer d'une étape à l'autre en donnant une nouvelle direction pour le Québec. La classe ouvrière et ses alliés développent le programme prosocial et des propositions concrètes avec le programme : Arrêtez de payer les riches ! Augmentez les investissements dans les programmes sociaux !

Une attaque contre les travailleurs du secteur public est une attaque contre toute la société !
Tous en appui à la lutte des travailleurs des services publics !

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Une attaque contre les travailleurs du secteur public est une attaque contre toute la société

Les travailleuses et travailleurs des services publics, leurs organisations syndicales et leurs alliés manifestent aujourd'hui à la défense de leurs demandes pour des conditions de travail et de salaire leur permettant d'humaniser la société entière avec des soins de santé, de l'éducation et des programmes sociaux dignes d'une société moderne.

Les plus de 550 000 travailleurs du secteur public ont entrepris les rondes de négociations en étant toujours sous l'odieux décret 142, devenu depuis loi 43, loi adoptée au bâillon le 15 décembre 2005. Ce décret a permis au gouvernement libéral de faire avancer ses plans de privatisation des composantes du système de santé les plus propices à la réalisation de profits par les entreprises privées. Cinq ans plus tard, la bataille des travailleurs du secteur public prend toute son importance avec la nécessité de bloquer les plans de destruction nationale de Jean Charest.

Depuis des mois, le gouvernement et les médias propagent l'hystérie au sujet de la crise des finances publiques et, dernièrement, de la prétendue corruption de la FTQ dans le secteur de la construction. Il a beau déchirer sa chemise en public, Jean Charest et compagnie ne peut effacer de la mémoire collective qu'il n'a été élu qu'avec 23,8 % des votes des électeurs inscrits et ce, grâce à un processus politique qui ne sert que les partis de l'establishment. Il ne peut faire oublier qu'il gouverne par décret dans la fonction publique depuis cinq ans et qu'il doit une partie de sa survie à l'échange d'enveloppes brunes et de promesses de postes de prestige, ainsi qu'aux ententes secrètes qui lui permettent de remettre des millions de dollars et les ressources naturelles du Québec entre les mains des monopoles étrangers, comme ce fut le cas avec Rio Tinto. Les récentes nouvelles au sujet de la revente des permis de garderie privée ne sont qu'un autre exemple de comment Charest érige la corruption en système de gouvernance au Québec.

Dans ce contexte, la lutte pour les services publics devient un rempart contre l'invasion et le contrôle des monopoles nationaux et étrangers dans les affaires économiques, politiques et sociales du Québec. Les investissements dans les programmes publics qu'exigent les travailleurs sont autant de richesse sociale qui ne sera pas remise entre les mains des riches, eux qui n'ont d'autre vision que celui d'un Québec centré sur le capital. En exigeant des investissements dans la santé, l'éducation et les programmes sociaux, ils prennent leurs responsabilités sociales envers un projet d'édification nationale du Québec où le traitement humain des membres de la société définira qui nous sommes en tant que nation. Ceux qui travaillent dans les services publics élaborent leurs demandes selon les besoins de la population dont ils ont la responsabilité. Ils s'attendent d'un gouvernement qu'il fasse de même en orientant l'économie de façon à y répondre.

Ce même gouvernement déclare par la bouche de sa présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, sa « volonté ferme de mettre les bouchées doubles afin d'en venir à une entente négociée d'ici le 31 mars 2010 », mais après plus de 200 heures de rencontres, toutes les organisations syndicales dénoncent le silence de leur vis-à-vis patronal concernant leurs demandes. Cela veut dire une seule chose : il prépare une intensification de la privatisation, des coupures dans les dépenses pour « augmenter les revenus » ... tout en prétendant que les services ne seront pas affectés !



 
3 février 2007: Militante manifestation de 4 000 personnes dans les rues de Valleyfield, Québec, pour exiger que l'usine Goodyear reste ouverte.

Les travailleurs du secteur public savent déjà que le budget qui sera déposé la semaine prochaine ne contiendra aucune mesure économique affirmant le droit de la population à des services publics de qualité et des conditions de salaires selon les standards les plus élevés. Crise économique ou pas, le manque de budget disponible est invoqué à chaque fois qu'ils mettent de l'avant des propositions en faveur d'un financement accru des programmes sociaux. Le credo de l'« incapacité de payer » est invoqué à chaque fois comme un mantra, de façon à ce qu'il devienne un dogme que l'on ne peut remettre en question sans risquer d'être taxé de « privilégiés », ou de « bien nantis » qui refusent de faire leur part pour la « prospérité » du Québec.

Les travailleurs des services publics savent qu'ils ne doivent pas abandonner leurs revendications et que la réconciliation avec avec l'agenda néo-libéral de Jean Charest et compagnie pourrait être mortelle, pour eux et pour la majorité de la population. En exigeant plus d'infirmières, l'embauche d'enseignants et de professionnels de l'éducation, la baisse du nombre d'élèves par groupe, l'octroi de contrat à temps plein, la sécurité économique pour les retraités, etc., ils démontrent leur volonté de revoir la direction de l'économie afin que la richesse sociale serve tout d'abord les besoins des êtres humains.

Jean Charest utilise le pouvoir de l'État et ses médias pour bloquer toute discussion qui sert les intérêts de la nation, en premier lieu en érigeant un mur du silence autour des demandes des travailleurs des services publics, puis en dressant un barrage de désinformation pour criminaliser les syndicats et répandre le défaitisme.

La lutte que mènent les enseignants, les infirmières et tous ceux qui fournissent des services à la population est une lutte au service de la société tout entière. C'est cette conception moderne de la société qu'ils doivent imposer au gouvernement. Ce ne sont pas les travailleurs qui doivent justifier leurs demandes pour humaniser la société, c'est le gouvernement qui doit être placé sur la défensive et qui a des comptes à rendre sur les mesures et décisions qu'il adopte avec sa vision anti-peuple et pro-capital, qui détruit l'édifice national.

Ensemble, avec leurs alliés, les travailleurs du secteur public doivent refuser toute discussion qui n'est pas sur la base de leurs demandes, jusqu'à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités sociales en défendant les droits du peuple du Québec, démontrant ainsi qu'il est apte à gouverner.

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Septième anniversaire de l'invasion de l'Irak
La force ne fait pas le droit! L'occupation de l'Irak,
de l'Afghanistan et de la Palestine doit cesser!
Ramenez les troupes maintenant!



Le 20 mars 2010 est le septième anniversaire de l'invasion de l'Irak à l'instigation des États-Unis. Des manifestations ont lieu partout dans le monde à cette occasion pour dénoncer la guerre et l'occupation impérialistes et pour exiger la paix fondée sur la justice. Le Marxiste-Léniniste réitère la demande des peuples du monde : l'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine doit cesser et toutes les troupes étrangères doivent rentrer chez elles.

Aux États-Unis, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes et une grande manifestation nationale a lieu à Washington. Au Canada, des manifestations et diverses activités sont organisées à Fredericton, Hamilton, Edmonton et Vancouver, et beaucoup d'activistes canadiens se rendent à Washington et Seattle pour participer à ces manifestations.

Au nom des plus grands idéaux, des opérations qui par le passé étaient des actions clandestines de la CIA comportant des assassinats ciblés, la guerre psychologique, la désinformation, les disparitions, les déportations, la torture et toutes les autres sales pratiques de l'arsenal de la « guerre asymétrique », sont aujourd'hui des guerres officielles. Les forces impérialistes menées par les États-Unis n'ont pas pour objectif de résoudre des problèmes de sécurité et elles aggravent l'insécurité avec leur stratégie pour encercler la Chine et isoler l'Iran, la République démocratique populaire de Corée et les peuples qui luttent pour leur voie indépendante. La devise impérialiste et médiévale « la force fait le droit » représente de graves dangers pour les peuples du monde entier, surtout aujourd'hui quand l'alliance menée par les États-Unis stationne ses armes nucléaires partout en Europe et proclame avoir le droit d'effectuer des frappes nucléaires préventives contre les pays qui refusent de se soumettre à leur diktat.

Les peuples du monde n'ont jamais accepté les mensonges impérialistes pour justifier l'invasion criminelle de l'Irak en 2003. En 2010, ils ne vont pas accepter la propension au mensonge des États-Unis et de l'Union européenne qui tentent d'isoler l'Iran en invoquant l'existence d'un programme nucléaire. Ils n'accepteront jamais les blocus et attaques contre des pays comme le Venezuela, Cuba et la République démocratique populaire de Corée, qui sont objectivement une force pour la paix et le progrès en refusant le diktat étasunien. Ils rejettent résolument la manipulation de l'aide en Haïti pour justifier le pillage et l'occupation.

Le gouvernement de Stephen Harper a défendu cette même logique arrogante dans son Discours du trône du 3 mars dernier, logique selon laquelle l'occupation militaire est une distinction, et selon laquelle les valeurs d'agression sont sources de fierté et de récompenses pour le Canada et les Canadiens et un symbole de justice pour le monde. Selon le gouvernement Harper, les pays impérialistes occidentaux ont un devoir quasi religieux de libérer les nations inférieures, ce qui justifie la destruction, l'occupation et l'ingérence au nom du développement et de l'aide humanitaire. On lit dans ce Discours du trône que :

« Notre gouvernement se servira de son influence pour faire valoir l'engagement du Canada à l'égard de la sécurité et des droits de la personne sur la scène mondiale.

« Aujourd'hui, une nouvelle génération de militaires canadiens continue de défendre les valeurs et les principes chers à notre nation. En Afghanistan, les Forces canadiennes préparent la fin de la mission militaire en 2011, fortes de la certitude que – après avoir consenti d'énormes sacrifices et s'être grandement distinguées – leurs efforts ont évité à la province de Kandahar de retomber sous le joug des talibans. Après 2011, nos efforts en Afghanistan seront axés sur le développement et l'aide humanitaire.

« Notre pays se bat pour défendre ce qui est juste dans le monde. Les Canadiens veulent que leur gouvernement se batte pour ce qui est juste plutôt que pour ce qui est populaire. Ils veulent que leur pays accomplisse sa part du travail sur la scène internationale, au lieu de s'en tenir aux paroles. Et ils souhaitent que leur gouvernement prenne uniquement les engagements qu'il compte honorer. »

Dans leur opposition à la guerre et à l'occupation, les Canadiens doivent dénoncer ce discours guerrier qui trahit leurs aspirations à la paix. Nous devons dénoncer cette conception du monde centrée sur le capital, selon laquelle les ressources naturelles et humaines du pays doivent être mises à la disposition de l'oligarchie financière et des fauteurs de guerre.

Le Marxiste-Léniniste dit à tous ceux et celles qui s'opposent à la guerre et à l'agression qu'ils doivent le faire avec la pleine confiance dans le fait que la paix véritable réside dans l'effort des peuples du monde. Nous appelons les Canadiens à faire leur contribution à la paix internationale et à la justice en intensifiant leurs activités contre la guerre, qui doivent nécessairement inclure le travail pour établir un gouvernement anti-guerre pour que le Canada puisse devenir une véritable force pour la paix dans le monde.

La force ne fait pas le droit !
L'occupation de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine doit cesser !
Ramenez les troupes maintenant !

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