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US Steel
Comment s'y prendra-t-on cette fois-ci
pour permettre à US Steel de ne
pas financer les pensions?
- Rolf Gerstenberger, président du
local 1005 du Syndicat des Métallos -
Comme nous l'avons déjà mentionné,
la plupart des entreprises qui ont un fonds de pension à
prestations déterminées sont en train d'essayer de s'en
débarrasser. Elles cherchent à convaincre ou à
forcer les travailleurs à accepter une forme de fonds de pension
à contributions déterminées. C'est ce qui se passe
en ce moment avec le lock-out qui
se poursuit toujours à Lake Erie Works. US Steel a mis en
lock-out les membres de la section locale 8782 le 3 août dernier
parce que les métallos ne veulent pas d'un fonds de pension
à contributions déterminées. Cette question est
aussi un enjeu majeur dans la grève à Vale Inco. La
situation que nous vivons en ce moment et l'histoire des fonds
de pension à Stelco nous montrent clairement ce que ces
entreprises essaient de faire.
Un peu d'histoire
La section locale 1005 a un fonds de pension à
prestations déterminées depuis 1956. En 1987-88, le
gouvernement de l'Ontario a amendé la Loi sur les
régimes de retraite (LRR) en y ajoutant des clauses qui
demandent aux entreprises ayant un fonds de pension à
prestations déterminées de garder le
fonds solvable. Ces amendements faisaient suite aux plaintes de
travailleurs qui perdaient leurs prestations quand les entreprises se
mettaient sous la protection de la loi de la faillite. Les nouvelles
clauses de la LRR ont exigé des entreprises qu'elles mettent
suffisamment d'argent dans les fonds de pension pour couvrir celles des
travailleurs
admissibles aux « droits à pension », soit
les travailleurs dont l'ancienneté plus l'âge atteignent
55 ans et plus.
Peu de temps
après, le gouvernement ontarien a
amendé la LRR à nouveau, cette fois avec la règle
5.1 permettant aux entreprises supposément « trop
grosses pour s'effondrer » de ne pas faire leurs paiements
de solvabilité,. Cet amendement a été
adopté bien que l'expérience ait montré qu'une
« entreprise trop grosse pour
s'effondrer » ça n'existe pas. Stelco s'est
prémuni de la clause 5.1 en s'entendant en secret avec le
gouvernement pour être absous de sa responsabilité de
faire les paiements de solvabilité prévus par la LRR.
Stelco a été autorisé à ne pas faire ses
paiements de solvabilité parce qu'il a été
jugé « trop gros pour s'effondrer ». Il
n'était pas cependant « trop gros pour
s'effondrer » quand il s'est mis sous la protection de la Loi
sur
les
arrangements avec les créanciers des compagnies
(LACC) ! Une des raisons que Stelco a invoquées à ce
moment-là pour demander la protection de la LACC, c'est que ses
fonds de pension à prestations
déterminées étaient sous-financés,
notamment parce qu'il n'avait pas fait ses paiements de
solvabilité, étant « trop gros pour
s'effondrer ». Nous aurions pu le prédire à sa
place !
L'entente « spéciale » sur
les pensions avec le Nouveau Stelco
Lorsque Stelco est sorti de la LACC en 2006, la cour a
établi un arrangement pour le financement des pensions par le
Nouveau Stelco.
1) Le Nouveau Stelco devait combler le déficit
dans la solvabilité des pensions dans les dix prochaines
années.
2) Le Nouveau Stelco devait mettre dans le fonds de
pension 65 millions $ par année pendant les cinq
premières années et 70 millions $ les cinq
années suivantes.
3) Le Nouveau Stelco a accepté de ne pas verser
de dividendes sur son nouveau portefeuille d'actions tant que le
déficit dans la solvabilité des pensions ne serait pas
réglé.
4) Le Nouveau Stelco s'engageait à faire un
« paiement majeur » dans les fonds de pension si
l'entreprise atteignait un niveau de profits donné dans une
année, peu importe laquelle, afin de combler ce déficit
le plus rapidement possible.
L'entente « spéciale » sur
les pensions avec US Steel
Lorsque US Steel a acheté le Nouveau Stelco le 31
octobre 2007, il a exigé que la clause du « paiement
majeur » et les restrictions sur les paiements de dividendes
soient rayées de l'entente sur les pensions. Pourquoi, selon
vous ? Parce qu'il
était « trop gros pour
s'effondrer ! » Et ça n'est pas tout ! US
Steel a demandé le maintien de la clause de dix ans sur les
paiements de solvabilité qui les établissait à 65
et à 70 millions $ par année plutôt que de
revenir à ce que prescrit la LRR parce que l'entreprise allait
épargner des sommes énormes. Le rapport
le plus récent de l'actuaire établit à plus de 950
millions $ le déficit de solvabilité du fonds de
pension de la section 1005 à la fin de 2008. Si US Steel
était forcé de rétablir la solvabilité du
fonds selon ce que prévoit la LRR, il aurait à faire des
paiements d'au moins 200 millions $ pendant cinq ans. L'entente
« spéciale »
avec US Steel prévoyait des paiements de 65 millions $ et
aujourd'hui de 70 millions $ pour les cinq prochaines
années. L'entreprise demandait à garder seulement ce qui
est bon pour elle et non les restrictions, et la cour a accepté
en dépit des objections de la section locale 1005. Toute une
aubaine pour elle !
Qu'est-ce qui nous attend en 2016 ?
C'est en 2016 que tout cela va revenir nous hanter. Tout
d'abord, le fonds de pension sera toujours largement déficitaire
en vertu des paiements insuffisants, des pertes encourues dans les
investissements du fonds et de l'augmentation du nombre de
retraités. La LRR prévoit qu'à partir de
2016 les fonds de pension ont cinq ans pour devenir solvables. Le
problème des pensions s'est encore aggravé avec les
fermetures et le ralentissement de la production de US Steel à
Hamilton Works et Lake Erie Works. Ce problème n'a pas
été envisagé par le Nouveau Stelco de 2006 ni par
l'entente « spéciale » de financement avec
US Steel. Plus de 700 travailleurs ont pris leur retraite en 2009
lorsque US Steel a fermé l'usine de Hamilton. Plus de 600
travailleurs avaient déjà pris leur retraite en 2006 et
2007. Toutes ces mises à la retraite conjuguées avec le
non-remplacement de ces travailleurs et la production totalement
insuffisante d'acier ont accru le déficit de solvabilité
des pensions parce que les fonds sont financés aujourd'hui
encore selon l'entente « spéciale » avec
US Steel pour des paiements de 70 millions $ par année. La
LRR prescrit que ces déficits doivent être payés
adéquatement et comblés dans les cinq ans qui suivent
à partir de la fin de 2015.
C'est US Steel qui a créé ce
problème au Canada par ses fermetures et ses coupures et son
refus de remplir ses obligations en vertu de la législation
canadienne, notamment de la LRR et de la Loi sur Investissement
Canada. US Steel a été aidé par les
décisions du gouvernement ontarien et de la cour de même
que par la réponse
inepte du gouvernement à sa contestation de la LIC. Les
travailleurs actifs et à la retraite ne sont pas à
blâmer pour cette situation et ils demandent le respect de leur
droit à des pensions à prestations
déterminées tel qu'enchâssé dans la
convention collective. La section locale 1005 se joint aux autres
travailleurs du Canada pour défendre les pensions
à prestations déterminées que nous avons et
revendiquer des pensions semblables pour tous !
Pourquoi les entreprises demandent-elles des fonds de
pension à contributions déterminées ?
On a rapporté qu'une des demandes de US Steel
dans ses négociations avec Lake Erie visait à
éliminer le fonds de pension universel à prestations
déterminées. US Steel veut placer tous les nouveaux
engagés et les travailleurs avec
moins de dix ans de service dans un fonds de pension à
contributions déterminées sans prestations
déterminées à la retraite qui dure jusqu'au
décès. Le moins qu'on puisse dire c'est que cela
créerait un avenir plus qu'incertain pour les retraités.
L'entreprise verserait 1,25 dollar pour chaque heure travaillée
dans un fonds de pension et le montant
accumulé représenterait la prestation totale à la
retraite peu importe combien d'années le travailleur vit
après qu'il se soit retiré.
Il y a des gens qui ont estimé que si cela devait
se produire à Hamilton Works, compte tenu des obligations
financières qui s'enclenchent après 2015, l'espoir de US
Steel serait qu'il n'y aurait plus personne d'enregistré au
fonds actuel à prestations déterminés encore
à l'emploi d'Hamilton Works à ce moment. Si US Steel
essaie d'éliminer le
fonds à prestations déterminées pour tous en 2016
sous prétexte qu'il est trop coûteux, il ne restera plus
personne appartenant à ce fonds qui sera encore là pour
le défendre. Est-ce que les travailleurs actifs de 2016, dont
les droits à des pensions à prestations
déterminées auraient été abandonnés
par les travailleurs dorénavant retraités, combattraient
pour un fonds dont ils ne font pas partie ? Pensons-y bien. Le
slogan syndical « Un pour tous et tous pour
un ! » traverse les générations. Les
travailleurs doivent s'appuyer les uns les autres sans égard
à leur âge ou à toute autre considération.
Les monopoles n'ont pas à coeur notre bien-être, ça
c'est certain. Le facteur
décisif c'est notre unité et notre détermination
à défendre nos droits et les droits de tous. Lorsqu'ils
prennent des décisions importantes qui affectent leur propre
bien-être et le bien-être de tous, les travailleurs actifs
et à la retraite doivent prendre en compte les
générations futures.

Vale Inco
Les négociations avec le médiateur
échouent:
Les grévistes maintiennent leurs revendications
- Steve Rutchinski -
Pas de concessions ! Une entente
équitable dès maintenant !
Après près de huit mois en grève,
les travailleurs de Vale Inco à Sudbury et à Port
Colborne sont résolus à n'accepter aucune concession et
à forcer l'entreprise à conclure une entente
équitable dès maintenant ! Les pourparlers sous la
médiation ont été rompus le lundi 7 mars. Le
directeur du district 6 du syndicat des Métallos, Wayne
Fraser, a dit que lui et le comité de négociation de la
section locale 6500 sont frustrés et en colère parce que,
malgré le geste du syndicat de faire « un maximum
d'efforts » pour parvenir à un règlement, Vale
Inco « n'a fait aucun effort dans ce sens ».
Le médiateur Kevin Burkett a formellement rompu
les discussions et par la suite le syndicat des Métallos a fait
une demande sans précédent de renvoyer toutes les
questions en suspens à un tribunal d'arbitrage obligatoire
présidé par Burkett et où le syndicat et Vale Inco
y nommeraient chacun un représentant. Vale Inco a aussi
rejeté cette
proposition.
Les travailleurs en grève ne sont pas
intimidés par le chantage de Vale Inco ou son insistance pour
que les travailleurs se rendent aux demandes de la compagnie qu'elle
pourrait faire à sa guise !
« L'offre » de Vale et les raisons
pourquoi l'équipe de négociation de la section locale
6500 l'a rejetée sont affichées à l'adresse
www.FairDealNow.ca sur le site web du syndicat. Par exemple, Vale Inco
insiste pour que le seuil de déclenchement de la prime au nickel
soit porté de 2,25 $ à 5,00 $ et que
l'indemnité
reçue par les travailleurs comme indexation au coût de la
vie soit ajoutée au seuil de déclenchement, ce qui
représente l'érosion continuelle de la prime de nickel.
La compagnie a également une formule permettant de plafonner la
prime que le comité de négociation du syndicat a
rejetée parce qu'elle aurait payé 42 % de moins aux
membres.
Également, Vale Inco insiste encore pour que les
travailleurs acceptent de mettre fin au régime à
prestations déterminées pour les nouveaux
employés, qui serait remplacé par un régime
à cotisations déterminées.
Le syndicat des Métallos a demandé des
assemblées des membres, le jeudi 11 mars à Sudbury et le
vendredi 12 mars à Port Colborne, afin de présenter les
détails de « l'offre définitive »
de Vale Inco.
Voici donc un petit échantillon de ce que les
ouvriers disent au sujet de l'offre de Vale :
- [Une durée du contrat de] 5 ans avec un plafond
sur les primes et moins d'un dollar d'augmentation de salaire !
- Il n'y a pas de protocole de retour au travail - ils
mettront à pied ou licencieront quiconque ils voudront.
- Eh, tout le monde ! on veut une entente
équitable dès maintenant - Tout ce que je veux, c'est de
ne pas avoir été en grève pendant 8 mois pour
rien !
- Il n'y a pas de date de retour au travail ou de clause
de retour au travail dans cette convention. Ils vont choisir qui ils
voudront voir retourner au travail et quand.
- Un enjeu majeur qui n'est pas mentionné est le
réengagement de nos membres qui étaient licenciés
à tort.
- Ils n'ont pas résolu le problème de la
sécurité d'emploi.
- Pas question. Accepter la proposition de Vale Inco,
c'est accepter la sous-traitance et un nombre indéterminé
de mises à pied.
- Ils ne vont pas nous contrôler, nous allons
gagner !
- Une entente équitable c'est que nos
frères et soeurs ont tous un emploi lors du retour au travail,
pas de pertes d'acquis sur notre régime de retraite, les primes
de nickel et une véritable prime à la signature, une
clause de
non-licenciement. Tous des acquis, pas des pertes.
Les demandes de concessions de Vale Inco sont
complètement injustifiées. Durant les deux années
où Vale a été propriétaire, elle a
encaissé deux fois plus de bénéfices provenant de
l'exploitation de ses activités en Ontario qu'Inco a
réalisés durant les dix années
précédentes. Le plan « minier à sens
unique » de Vale Inco inclut un
choix sélectif des meilleurs gisements et le rejet des autres
gîtes miniers, ce qui veut dire le licenciement de centaines de
travailleurs et le refus de réinvestir le produit social dans
les communautés où le nickel est extrait et
transformé.
En plus d'en venir à un aboutissement
satisfaisant de la grève, les travailleurs exigent que Vale Inco
respectent les engagements pris lors de l'achat d'Inco. L'achat d'Inco
par Vale n'a pas produit d'avantage net pour le Canada. Une proposition
a été mise de l'avant de nationaliser les
activités de Vale au Canada et de les faire fonctionner
comme une société publique au service du bien-être
des Canadiens et des intérêts généraux de la
société. Si Vale n'est pas elle-même en mesure de
se conformer aux règles, elle devrait remettre ses actifs
canadiens comme forme de dédommagement pour les torts qu'elle a
causés aux travailleurs, aux communautés vivant de
l'exploitation du nickel
et à l'économie afin que les gens de la région
puissent s'offrir une industrie et une économie qui
répondent à leurs besoins et à ceux du Canada dans
son ensemble.

Le Canada n'est pas à vendre: Les travailleurs
de
Vale Inco demandent la démission de Tony Clement
Vendredi le 5 mars,
les travailleurs en grève de
Vale Inco se sont rassemblés à court préavis pour
confronter Tony Clement, le ministre fédéral de
l'Industrie, lorsqu'il s'est faufilé à Sudbury pour
rencontrer des représentants de FedNor (FedNor est un programme
fédéral développement de l'organisation
régionale en Ontario). Les travailleurs
voulaient que le ministre explique comment le gouvernement
fédéral peut affirmer que la prise de contrôle
d'Inco par le monopole minier mondial Vale SA, basé au
Brésil, est un « net avantage pour le
Canada ».
Le ministre s'est assuré d'être
entouré de policiers de la grande région de Sudbury et de
la GRC. Il a refusé de rencontrer les grévistes et a dit
à un journaliste du Sudbury Star que « la
dernière chose dont nous avons besoin est que le ministre de
l'Industrie, ou tout autre représentant du gouvernement
fédéral, aille se fourrer
le nez [dans cette contestation judiciaire] et brouiller les cartes,
alors que nous n'avons pas les leviers nécessaires »
pour jouer un rôle.
Il s'agit d'un ministre d'un gouvernement qui, dans son
dernier discours du Trône, a déclaré que le Canada
est « ouvert » à tous les
« investisseurs » étrangers. Mais quand il
est appelé à rendre des comptes pour les agissements de
son gouvernement, il déclare que les préoccupations
soulevées par les travailleurs sont en
dehors de sa compétence.
Les travailleurs en grève de Vale Inco à
Sudbury ont réclamé la démission du ministre
Clément. « Le Canada n'est pas à
vendre ! », lui ont-ils dit.

Les grévistes de Vale Inco et leurs
alliés
exigent une entente équitable
Le 6 mars, plus de 250 manifestants, dont deux autobus
remplis de travailleurs de Vale d'Inco de Sudbury, ont participé
à un rassemblement à l'extérieur Centre des
congrès du Toronto métropolitain pour exiger du monopole
mondial brésilien qu'il négocie une « entente
équitable dès maintenant » avec ses
travailleurs
canadiens.
Les travailleurs de Vale Inco ont été
rejoints par les métallos du conseil central de Toronto Area
ainsi de la section locale 1005 du syndicat des Métallos de
Hamilton, des travailleurs des postes des sections locales de Toronto
et Scarborough, des travailleurs des diverses sections locales des TCA,
des travailleurs de la section locale 2003 du
SCEP de Cadillac Fairview et bien d'autres. De nombreuses personnes
présentes provenaient directement du rassemblement de la
Journée internationale de la femme et qui avaient
manifesté plus tôt le même jour.
Le rassemblement s'est tenu en face du Centre des
congrès du Toronto métropolitain, où Vale Inco
avait parrainé une conférence vantant à quel point
les activités minières de l'entreprise sont
écologiques.
Les grévistes de Sudbury ont
dénoncé cette arrogance avec leur énorme
marionnette représentant le personnage du Faucheur qu'ils
prennent à toutes leurs actions pour exposer les mensonges
éhontés de Vale Inco que Vale « a
sauvé » Sudbury, qu'elle se soucie du bien-être
des travailleurs et de la collectivité et, maintenant qu'elle
est « la Vale environnementaliste » !
Outre les représentants de la section locale 6500
qui se sont adressés au rassemblement, Ken Neumann, directeur
national des Métallos, Sid Ryan, président de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario, Fred Hahn,
président du SCFP de l'Ontario, Paul Clifford, président
de la section locale 75 de UNITE-HERE, ainsi que des
représentants du
SCEP et d'autres ont également pris la parole. Tous les orateurs
ont exprimé leur solidarité et promis d'envoyer le 22
mars prochain à Sudbury autant d'autobus que possible de
partout en Ontario au rassemblement « Combler le
fossé ».
C'était un rassemblement militant. Des cris de
« Une entente équitable dès
maintenant » et « Un jour de plus, un jour plus
fort » ont retenti. L'esprit de résistance et de
défi s'est était exprimé par une grande
bannière sur le côté du Centre des congrès
qui était ainsi libellé : « Vale Inco -
Aucun respect pour
les travailleurs ou l'environnement ! »

Kidd Creek/Timmins
Le gouvernement de l'Ontario
doit défendre le
droit public!
Le Marxiste-Léniniste a appris que,
mercredi le 3 mars, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty,
a
rencontré à Queens Park le pdg de Xstrata, Mick Davis, et
le pdg de Xstrata Nickel, Ian Pearce, à Toronto, lors d'une
session à porte close, où les dirigeants de Xstrata
« ont décrit leur décision de fermer la
fonderie de
Timmins [le site métallurgique Kidd] ». Le ministre
du Développement du Nord (sic), des Mines et des
Forêts, Michael Gravelle, a fait cette annonce jeudi à des
journalistes à Timmins.
Le premier ministre a dit avoir
« accepté à contrecoeur » la
décision de Xstrata. Le premier ministre
«ne demanderait pas mieux que de voir Xstrata changer
d'avis ». Le ministre Gravelle a affirmé que
« si on me laissait faire, je ferais changer d'avis à
Xstrata ... pas de doute à ce sujet ».
Pourquoi le ministre tourne-t-il autour du pot ?
Pourquoi n'a-t-il pas mis les représentants de Xstrata à
leur place ? En refusant de le faire, le gouvernement de l'Ontario
trahit le droit public et l'intérêt public pour laisser
primer le droit de monopole.
Le ministre aurait dû dire sans équivoque
aux
représentants de Xstrata que leurs intérêts
d'affaires sont subordonnés aux intérêts de la
société en général et aux droits des
travailleurs en particulier.
Le syndicat canadien des travailleurs des mines et
fonderies, section locale 599 des TCA, a mis de l'avant des solutions
bien pensées à la fermeture annoncée par Xstrata
de Kidd Metsite prévue pour mai prochain. Cela comprend entre
autres :
1) que le gouvernement provincial mette en place un
moratoire de trois ans sur la fermeture des installations à
valeur ajoutée de Kidd Creek de manière à
envisager des alternatives à la fermeture de la seule usine
métallurgique de cette nature dans la province;
2) que le gouvernement travaille avec Xstrata et le
syndicat pour trouver des solutions au supposé dilemme de la
compagnie, y compris la possibilité d'une politique
hydro-électrique industrielle pour le nord qui réduirait
les importantes factures d'électricité;
3) qu'on modifie la Loi sur les mines de l'Ontario
pour empêcher Xstrata d'aller de l'avant avec ses plans et pour
s'assurer que des situations similaires ne se produisent pas à
d'autres mines ou à d'autres sites miniers;
4) si Xstrata refuse d'entendre raison, alors nous
devons l'encourager de se départir de ses actifs au Canada afin
que nous puissions aller de l'avant avec le projet d'ajouter encore
plus de valeur à nos ressources naturelles, ici même dans
le nord de l'Ontario.
Ces propositions faites par la section locale 599 des
TCA sont des mesures d'urgence qui doivent être
légiférées pour faire face à la crise
économique, des mesures qui restreignent les monopoles et
servent les intérêts et le bien-être des
travailleurs canadiens et l'économie socialisée du Canada.
Les travailleurs à Kidd Creek et leurs
alliés à Timmins sont en droit de s'organiser
eux-mêmes et leur communauté afin de priver Xstrata de sa
capacité de les priver de leur droit de maintenir le site
métallurgique Kidd Creek opérationnel, de
l'empêcher d'être démantelé, de maintenir en
vie cet avoir productif de la société, qu'ils ont
créé par
leur propre travail.

Rassemblement militant à la mine
Nickel Rim South à Sudbury
Nos ressources restent ici et doivent
être
utilisées à l'avantage des régions
Les travailleurs du syndicat canadien des travailleurs
des mines et fonderies, section locale 599 des TCA, à Timmins
où Xstrata Copper planifie de fermer le site Kidd Metallurgical
(Metsite) en mai, éliminant 670 emplois directs et
jusqu'à 3 000 en tout, se sont rendus à la mine Nickel
Rim South de Xstrata à Sudbury le 4 mars pour y tenir un
rassemblement militant et élargir leur campagne « Nos
ressources restent ici ! » visant à
protéger leurs emplois et leur communauté. Ils ont
organisé l'action pour coïncider avec la visite à la
mine de Nickel Rim du pdg de Xstrata, Mick Davis, venu assister
à
une cérémonie d'ouverture officielle en compagnie
d'autres gros
bonnets de Xstrata et du ministre ontarien du Développement du
Nord, des Mines et des Forêts de l'Ontario, Michael Gravelle.
Lorsque Xstrata a eu vent de l'action prévue, la
cérémonie a été abruptement annulée.
Au lieu de venir à Sudbury, Davis a rencontré le premier
ministre ontarien Dalton McGuinty à Toronto. Les travailleurs
ont décidé de
ne pas laisser la compagnie et le gouvernement déterminer
l'ordre du jour et sont allés de l'avant avec leur action.
Les travailleurs de Timmins ont été
rejoints par des travailleurs de Vale Inco en grève à
Sudbury depuis juillet, qui luttent pour une entente équitable
contre une société qui refuse de négocier à
moins que les travailleurs acceptent des concessions sur les retraites,
les primes et les droits de transfert. Celle-ci a tenté de
reprendre la production avec
le travail de mercenaires. Les membres du syndicat canadien des
travailleurs des mines et fonderies, section locale 599 des TCA chez
Xstrata Nickel, à Sudbury où Xstrata a fermé trois
mines et licencié 686 travailleurs en mai dernier, et des
représentants des travailleurs de l'Ontario Northland Railway
(ONR) à North Bay et Midland, ont également
participé à la manifestation.
La manifestation et le rassemblement du 4 mars montrent
l'unité dans l'action qui grandit entre les travailleurs des
ressources naturelles du nord de l'Ontario. Les exigences et les
slogans présentés par les travailleurs étaient
ouvertement politiques, parlant de « Qui
décide ? », et sur la direction de
l'économie :
« Nous demandons que notre gouvernement aide les
travailleurs au Canada ! » ; « Nos
ressources restent ici ! » ; « Des
emplois, pas des indemnités de
licenciement ! » ; « La Loi sur
Investissement Canada, pas d'avantage net ! » ;
« L'extraction et l'exploitation minière de nos
ressources naturelles doivent profiter à nos
collectivités par le maintien et la création
d'emplois ! » ; « D'énormes
profits pour les entreprises signifient des coûts significatifs
pour notre communauté et la province ! » et
« Le nickel appartient au Canada
mais pas la dette de Xstrata ! »
Ont parlé au rassemblement le président
Richard Paquin et la vice-présidente Anne Marie MacInnis du
syndicat canadien des travailleurs des mines et fonderies, section
locale 598 des TCA, Brian Watson, le secrétaire rapporteur du
syndicat canadien des travailleurs des mines et fonderies, section
locale 599 des TCA à Timmins, Eric Delparte
du syndicat des Métallos section locale 6500, Brian Kelly
président de la section locale 103 des TCA (ONR), George Markic
des retraités du syndicat canadien des travailleurs des mines et
fonderies et un membre de Community Activists Needing Answers Regarding
Your Safety (CANARYS).




Le 4 mars 2010: les
travailleurs du syndicat canadien des travailleurs des mines et
fonderies, section locale 598 des TCA à Timmins, manifestent
à Sudbury contre Xstrata avec les travailleurs et des partisans.
Sur
la photo, le président du syndicat Richard Paquin (en haut
à droite) et la vice-présidente Anne Marie MacInnis (en
bas à droite).
Les orateurs ont parlé de la catastrophe
économique qui s'est abattue sur les travailleurs et les
communautés minières de Timmins et Sudbury en moins de
quatre ans depuis que Vale et Xstrata se sont emparés de
l'ancien Inco et de Falconbridge dans une course à la
monopolisation. Ils ont dénoncé le concept que ces prises
de contrôle par des
monopoles mondiaux sont un avantage net pour le Canada et les
communautés minières, tel que préconisée
par Tony Clement et Stephen Harper à Ottawa et Dalton McGuinty
à Queen's Park. Ils ont appelé le gouvernement à
défendre les travailleurs et les régions-ressources et
ont exigé que l'on trouve des façons de faire en sorte
que la récolte et
l'exploitation minière des ressources naturelles profitent
à la collectivité par le maintien et la création
d'emplois.
Suite au rassemblement, les participants se ont rendus
à Garson Mine pour renforcer la ligne de piquetage contre Vale
Inco, puis au centre communautaire Falconbridge pour un barbecue.

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