Le Marxiste-Léniniste

Numéro 44 - 5 mars 2010

Amérique latine et Caraïbes

Quels intérêts servent certains médias canadiens
avec leurs mensonges à propos de Cuba?

Amérique latine et Caraïbes
Nos condoléances au peuple chilien

Cuba
Quels intérêts servent certains médias canadiens avec leurs mensonges à propos de Cuba? - Isaac Saney, Réseau canadien pour Cuba
À qui la mort est-elle utile? - Enrique Ubieta Gómez, Granma international
La honte du gouvernement des États-Unis - Granma international
Cuba remet à sa place l'Occident devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU - Agence cubaine d'information (AIN)

Haïti
La reconstruction doit être façonnée par les mains et les priorités haïtiennes! - Déclaration du Réseau d'action Canada-Haïti

Venezuela
À Montréal, Toronto et Calgary: Ne touchez pas au Venezuela!
Les propos diffamatoires de Peter Kent à l'égard de la République bolivarienne du Venezuela sont embarrassants pour le Canada - Déclaration de collectif

Uruguay
José Mujica assume la présidence

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Nos condoléances au peuple chilien

Le Marxiste-Léniniste transmet ses sincères condoléances au peuple chilien qui se relève d'un tremblement de terre dévastateur mesurant 8,8 sur l'échelle de Richter et du tsunami qui a suivi. Le séisme a fait au moins 1 000 morts et causé d'énormes dommages se chiffrant à entre 15 et 30 milliards $. On estime que deux millions de personnes ont été touchées par le tremblement de terre, selon les agences. La présidente Michelle Bachelet a fait appel à l'aide internationale pour les efforts de secours. Le Chili a un besoin urgent de ponts mobiles, d'hôpitaux de campagne, de téléphones satellite, de génératrices, de systèmes de purification de l'eau et de cuisines improvisées, a-t-elle dit.

À Concepción, la deuxième plus grande ville du pays, les gens dorment, mangent et cuisinent dans la rue. Un résidant a dit à des reporters : « Nous avons surtout besoin de nourriture, de la nourriture et de l'eau. Il ne faut pas que nous en manquions. Nous demandons aux autorités de faire connaître leur présence ici, de ne pas nous laisser seuls. Hier, les enfants pleuraient parce qu'ils avaient faim. Ils s'arrachaient les cheveux et nous n'avions rien à leur donner. »

Beaucoup de résidants de la région côtière disent que le tsunami provoqué par le séisme a fait plus de dommage que le tremblement de terre comme tel. Un témoin oculaire, José Gonzalez, a dit aux correspondants de la presse étrangère : « Je l'ai vu très clairement. On aurait dit un énorme serpent suivi d'une montagne d'eau. La vague était d'environ un mètre et demi de hauteur et elle a tout balayé sur son passage. »

Le Marxiste-Léniniste note également que le discours du trône présenté hier par le gouvernement canadien est silencieux concernant les besoins et les souffrances du peuple chilien, malgré la prétention d'être un pays qui offre « le plus d'aide » étrangère. C'est inacceptable.

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Cuba

Quels intérêts servent certains médias canadiens
avec leurs mensonges à propos de Cuba?

Le Réseau canadien pour Cuba dénonce la campagne de calomnies menée par certains médias contre Cuba à la suite de la mort d'un dénommé Orlando Zapata Tamayo, un criminel de droit commun emprisonné à Cuba récemment décédé des suites d'une grève de la faim. Sans aucune preuve et sans aucun fondement, les médias affirment qu'Orlando Zapata Tamayo a été « assassiné par le gouvernement cubain ».

Ces médias ne se donnent même pas la peine d'aller voir qui était cet homme et pourquoi il est mort, sans parler du rôle que le gouvernement cubain pourrait avoir joué dans cette affaire, et sans se demander pourquoi cela a fait la une de la presse nord-américaine.

Orlando Zapata Tamayo était en fait un repris de justice de droit commun. Depuis 1988 il a été trouvé coupable de plusieurs crimes, dont assaut sur la personne, fraude et possession d'une arme dangereuse. En 2000, il a attaqué Leonardo Simon à coups de machette, lui fracturant le crâne. Malgré ses antécédents criminels et la nature violente de ses crimes et malgré le fait que son nom n'apparaissait pas sur la défunte liste de 2003 de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, une liste de prétendus prisonniers politiques cubains, certains médias étasuniens ont tout à coup élevé Orlando Zapata Tamayo au statut de prisonnier politique et certains médias canadiens leur ont emboîter le pas. Ils versent des larmes de crocodile pour un homme dont les droits auraient été bafoués par le gouvernement cubain parce que ce dernier a refusé de lui donner un téléphone cellulaire, un poële et un poste de télévision dans sa cellule, en réponse à quoi le prisonnier a entrepris une grève de la faim qui a duré 85 jours.

Qu'a fait le gouvernement cubain ?

Zapata a été soigné par des spécialistes qualifiés dans plusieurs hôpitaux du pays. D'autres spécialistes ont également été consultés. On a fini par l'alimenter par intraveineuse et un tube par le nez. Les autorités médicales cubaines n'ont cessé d'avertir le prisonnier et sa famille des dangers de poursuivre sa grève de la faim. De dire Maria Ester Hernandez, une des spécialistes qui a soigné Zapata : « Nous lui avons expliqué les conséquences de sa décision à chaque tournant et à quel point il mettait sa vie en danger. Mais il a persisté. » Le directeur de l'Hôpital national pour prisonniers, le Dr Dailé Burgos, a déclaré que Zapata était « soigné avec des médicaments à la fine pointe de la technologie. Le patient a refusé la nourriture qu'on lui offrait. Il a épuisé ses protéines, ses glucides et ses gras et il atrophiait, ce qui rendait la récupération difficile. » Avant de mourir il a été branché sur un respiratoire artificiel.

En somme, tous les efforts nécessaires ont été faits pour lui offrir les ressources du système de santé cubain, et le personnel médical a fait de son mieux pour le maintenir en vie.

Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle de la négligence ou de la malfaisance ! Alors pourquoi les médias canadiens racontent-ils des bêtises dans cette affaire ? Pourquoi n'expliquent-ils pas à qui cela sert de raconter des mensonges pareils ?

Au nom du Réseau canadien pour Cuba,

Isaac Saney
Coprésident et porte-parole national
Tél : (902) 449-4967
Courriel : isaney@hotmail.com

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À qui la mort est-elle utile?

La carence totale de martyres dont souffre la contre-révolution cubaine n'a d'égale que son manque de scrupules. Il n'est pas facile de mourir à Cuba, pas uniquement parce que l'espérance de vie arrive à égaler celle du premier monde – personne ne meure de faim, malgré le manque de ressources, ni de maladies curables – mais également parce que la loi et l'honneur y règnent.

Les mercenaires cubains peuvent être arrêtés et jugés selon les lois en vigueur. Aucun pays ne permet qu'on viole ses lois. Par exemple, aux États-Unis, recevoir de l'argent et collaborer avec l'ambassade d'un pays considéré comme ennemi peut entraîner de graves sanctions de privation de liberté. Mais à Cuba, personne ne disparaît, personne n'est assassiné par la police. Il n'existe aucun « obscur recoin » dans lequel se mènent des interrogatoires « non conventionnels » à des « prisonniers-disparus » comme ceux de Guantánamo ou d'Abu Ghraib. Les personnes dédient leur vie à un idéal pour lequel le bonheur des autres passe avant tout, et non pas à un intérêt particulier.

Cependant, ces dernières heures, certaines agences de presse et certains gouvernements se sont empressés de dénoncer la mort en prison du cubain Orlando Zapata Tamayo, survenue le 23 février dernier. Toute mort est douloureuse et lamentable. Mais cette fois-ci, l'écho médiatique se teint d'un trop grand enthousiasme : enfin, un « héros » qui apparaît. C'est pourquoi il convient d'expliquer, brièvement et sans qualificatifs inutiles, qui était Zapata Tamayo.

Malgré tous les maquillages, il s'agit d'un prisonnier de droit commun qui a commencé son activité délictuelle en 1988. Il a été conduit devant les tribunaux pour « violation de domicile » (1993), « lésions de moindre gravité » (2000), « escroquerie » (2000), « lésion et possession d'arme blanche » (en 2000 pour blessures et fracture linéale du crâne causées au citoyen Leonardo Simon avec une machette), « altération de l'ordre public » (2002), des causes qui n'avaient rien à voir avec la politique. Il avait été libéré sous caution le 9 mars 2003 mais il a de nouveau commis un délit le 20 mars de la même année. Au vu de ses antécédents et de sa condition pénale, cette fois, il a été condamné à 3 ans d'emprisonnement, mais la sentence initiale s'est vue augmentée considérablement à cause de sa conduite agressive en prison.

Son nom n'apparaît pas dans la liste de prisonniers considérés comme prisonniers politiques qui avait été élaborée pour faire condamner Cuba en 2003 par la Commission des Droits Humains de l'ONU, fortement manipulée et aujourd'hui dissoute. Il n'apparaît pas non plus – malgré ce qu'affirment sans vérifier les faits ni la source l'agence espagnole EFE – malgré le fait que sa dernière détention correspond à la même période. S'il y avait eu une intentionnalité politique antérieure, il n'aurait pas été libéré onze jours avant. Grâce à l'avidité de ceux qui veulent enrôler la plus grande quantité possible de coreligionnaires réels ou fictifs dans les files de la contre-révolution, et convaincu des avantages que pouvait lui apporter une « militance » parrainée par des ambassades étrangères, Zapata Tamayo a adopté un profil « politique » à un moment où sa biographie carcérale était déjà bien remplie.

Il a été incité de façon répétée par ses parrains politiques à commencer des grèves de la faim qui ont miné définitivement son organisme. La médecine cubaine était à ses côtés. Dans les diverses institutions hospitalières où il a été traité, des spécialistes tout à fait qualifiés et des consultants de différents centres ont travaillé sans relâche. Il a reçu une alimentation par voie parentérale. La famille était informée de chaque mesure prise. Sa vie a été prolongée durant plusieurs jours par respiration artificielle. Tout cela peut être démontré et documenté.

Il y a cependant des questions qui restent sans réponse. Ce ne sont pas des questions d'ordre médical. Qui a incité Zapata Tamayo à maintenir une attitude franchement suicidaire ? Pourquoi ?

Le triste final a satisfait, au fond d'eux-mêmes, les hypocrites « affligés ». Zapata était le candidat parfait : un homme qui n'était en rien nécessaire pour les ennemis de la Révolution, mais que l'on pouvait facilement convaincre de persister dans une décision absurde de maintenir des exigences impossibles (une télévision, une cuisinière et un téléphone personnel dans sa cellule) alors qu'aucun des habituels meneurs n'a eu le courage de l'imiter.

Chaque grève de la faim antérieure des instigateurs avait été annoncée comme une possible mort, mais les grévistes s'arrêtaient toujours avant que les dommages soient irréversibles pour leur santé. Poussé à continuer jusqu'à la mort – et ses instigateurs se frottaient les mains en pensant à cette possibilité, malgré tous les efforts déployés par les médecins – maintenant, son nom est cyniquement brandi comme un trophée collectif.

Certains médias attendaient comme des vautours – les mercenaires locaux et la droite internationale – en tournant autour du moribond. Son décès est un festin. Le spectacle donne la nausée, car ceux qui écrivent ne sentent aucun chagrin pour la mort d'un être humain – ceci dans un pays où les exécutions extrajudiciaires n'existent pas - mais au contraire, ils s'en emparent, on pourrait presque dire allègrement, et ils l'utilisent avec des objectifs politiques prémédités. Zapata Tamayo a été manipulé et conduit d'une certaine manière à l'autodestruction de façon préméditée, pour satisfaire des besoins politiques qui lui étaient étrangers. Est-ce que cela ne constitue pas une accusation contre ceux qui se sont appropriés de sa « cause » ? Son cas est une conséquence directe de la politique assassine contre Cuba qui stimule l'émigration illégale, la désobéissance, la violation de la légalité et l'ordre établi. On doit y voir la cause unique d'un décès que l'on ne pouvait pas souhaiter.

Pourtant, pourquoi existe-t-il des gouvernements qui ont uni leur voix à la campagne de diffamation ? Ils savent bien qu'à Cuba, il n'y a pas d'exécutions ni de tortures ni de méthodes extrajudiciaires. On peut trouver des exemples de cas dans n'importe quel pays européen – et même parfois de véritables violations de principes éthiques – qui n'ont pas été traités avec la même attention que celui-ci. Certains, comme ces Irlandais qui luttaient pour leur indépendance dans les années quatre-vingt du siècle dernier, sont morts dans l'indifférence générale des politiciens. Pourquoi certains gouvernements éludent la dénonciation explicite de l'injuste emprisonnement des cinq cubains incarcérés aux États-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme, et au contraire se dépêchent de condamner Cuba si la pression médiatique met en danger leur image politique ? Cuba l'a déjà proposé une fois : nous pouvons leur envoyer tous les mercenaires et leurs familles si on nous rend nos cinq héros. Le chantage politique ne mènera jamais à rien contre la Révolution Cubaine.

Nous souhaitons que les adversaires impériaux comprennent que les agressions, les mensonges et l'infamie ne pourront jamais intimider notre Patrie, la soumettre ni la dévier de son chemin héroïque et digne.

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La honte du gouvernement des États-Unis

Dans les prisons du monde, un détenu sur quatre se trouve aux États-Unis. La composition de la population pénale est extrêmement raciste : un adulte noir sur quinze est en prison, un sur neuf dans la tranche d'âge 20-34 ans, et un sur 36 est hispanique. Les deux tiers des condamnés à perpétuité sont noirs ou hispaniques et, dans l'État de New York, 16,3 % seulement des détenus sont blancs.

Environ sept mille personnes meurent chaque année dans les prisons étasuniennes, par assassinat ou suicide.

Les gardiens des prisons portent normalement des pistolets Taser. Selon un rapport, 230 citoyens des États-Unis sont morts par ces armes en 2001. Ce même rapport cite le cas d'une prison du comté de Garfield, dans le Colorado, où les gardiens utilisent régulièrement ces pistolets ainsi que des pulvérisateurs de poivre contre les prisonniers, et les attachent parfois à des chaises dans des positions douloureuses pendant des heures.

On a appris récemment que 72 personnes ont perdu la vie dans des centres de détention pour émigrés au cours des cinq dernières années.

D'après un autre rapport émanant du département de la Justice des États-Unis et datant du deuxième mandat présidentiel de Bush, il y avait dans les prisons fédérales et étatiques 22 480 porteurs du VIH ou cas confirmés de SIDA, dont 27 sont décédés dans les prisons fédérales. Le Los Angeles Times informe dans un article du 20 septembre 2007 de 426 décès résultant d'un traitement tardif, dont 18 ont été tenus pour « évitables » et 48 comme « éventuellement évitables ». Un diabétique de 41 ans, Rodolfo Ramos, a été retrouvé mort et couvert de ses déjections dans sa cellule où il avait été laissé seul pendant une semaine. Le personnel de la prison était informé de son état de santé et ne lui avait pas permis de recevoir de traitement.

Dans au moins quarante États de l'Union, de jeunes délinquants âgés de 14 à 18 ans sont traduits devant des tribunaux pour adultes. C'est actuellement le cas de 200 000 d'entre eux, bien qu'il soit démontré que cette procédure est inadéquate.

Treize centres de détention de mineurs des États-Unis enregistrent un taux élevé d'abus sexuels. Un jeune détenu sur trois dit avoir été agressé.

Les prisons comptent environ 283 000 malades mentaux, quatre fois plus que les hôpitaux psychiatriques.

Dans les prisons d'État ou fédérales, 4,5 % des prisonniers ont subi une ou plusieurs agressions sexuelles ; dans 2,9 % des cas, l'agresseur faisait partie du personnel pénitentiaire et, pour 0,5 % d'entre eux, les agresseurs ont été des membres du personnel et des prisonniers.

Dans les prisons étasuniennes, la brutalité ou la torture sont endémiques. Un film britannique intitulé Torture : America's Brutal Prisons, sorti récemment, montre des scènes filmées par des caméras de surveillance où l'on voit des gardiens frapper des détenus, parfois jusqu'à ce que mort s'ensuive, utiliser contre eux leurs pistolets ou des électrodes, des chiens d'attaque, des agents chimiques et des dispositifs dangereux d'immobilisation. Bon nombre de prisonniers sont soumis à des périodes prolongées d'isolement, ce qui a des effets pervers sur leur santé psychique et les conduit parfois à la démence ou au suicide. Le gouvernement US ne fournit pas de données chiffrées sur ces cas, mais on sait que la plupart des prisonniers soumis à cette véritable torture mentale l'ont été pour une durée supérieure à cinq ans.

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Cuba remet à sa place l'Occident devant
le Conseil des droits de l'homme de l'ONU

Le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez a insisté aujourd'hui sur le fait que, pendant un demi-siècle, son pays a été victime d'agressions nord-américaines et d'actes de terrorisme, et que la politique de Washington n'a en rien changé.

Lorsqu'il a pris la parole lors de la réunion de haut niveau du Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies, le diplomate a insisté sur les transgressions qui se commettent actuellement dans le monde et qui nuisent au développement des populations, nous informe Prensa Latina.

Il a tout spécialement exigé que soient délimitées les responsabilités pour les violations des droits humains commises à Abu Ghraib, à Guantánamo et dans d'autres centres de torture et de mort, et il a également dénoncé les pays européens qui ont autorisé des vols secrets et des prisons clandestines.

Il a également affirmé que les actions entreprises depuis des années contre la Palestine constituent un véritable génocide et montré du doigt les dictatures militaires imposées par les États-Unis pendant des dizaines d'années et responsables de dizaines de milliers de morts.

Au cours du troisième jour des sessions du CDH, le ministre cubain des Affaires étrangères a précisé dans son discours qu'une nouvelle escalade subversive a été lancée contre son pays, sans le moindre respect des principes éthiques.

« On prétend présenter des mercenaires comme des patriotes, des agents payés par les États-Unis sur le territoire cubain comme des dissidents et des délinquants apatrides comme des prisonniers de conscience », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que « la puissante mécanique impériale n'hésite pas à utiliser un détenu récidiviste et sanctionné après un procès normalement mené pour des délits communs, puis recruté à l'intérieur de la prison, pour le présenter comme un militant des droits de l'homme ».

« Afin d'en obtenir de sombres bénéfices politiques, et malgré tous les soins médicaux possibles, il a été ensuite lancé à la mort. C'est un fait lamentable, comme l'a déclaré le président Raul Castro Ruz. C'est une autre victime de la politique subversive des États-Unis contre Cuba », a-t-il déclaré.

Sur ce thème, il a ajouté que depuis 1959, année du triomphe de la Révolution cubaine, il n'y a pas eu « un seul cas d'assassinat, de torture ou d'exécution extrajudiciaire » dans la plus grande des îles antillaises.

Il n'y a jamais eu un escadron de la mort, ni une opération Condor. Cuba possède une trajectoire méritoire et sans taches dans la protection du droit de vivre, y compris hors de ses frontières, a-t-il précisé.

Prensa Latina ajoute qu'il a également rappelé, dans une autre partie de son intervention, que l'île antillaise a été victime d'agressions nord-américaines et d'actes de terrorisme.

Pour cette raison, 5 577 cubains ont perdu la vie ou sont devenus handicapés, a-t-il dit.

Les auteurs de la destruction en plein vol d'un avion de Cubana de Aviación en 1976 jouissent actuellement d'impunité et bénéficient de la protection du gouvernement nord-américain.

Conséquence d'une attaque bactériologique, une épidémie de dengue a provoqué la mort de 102 enfants. Une série d'attentats à la bombe a causé, en 1997, la mort d'un jeune italien et la loi « des pieds secs et des pieds mouillés » fomente l'émigration illégale et cause, elle aussi, des morts.

Bruno Rodriguez a insisté sur le fait que le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba est un acte de génocide, défini dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, comme violation massive, flagrante et systématique des droits humains.

« Je dois proclamer, au nom de l'héroïque et noble peuple cubain, qu'aucune campagne ne nous fera renoncer à nos idéaux d'indépendance et de liberté », a-t-il conclu.

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Haïti

La reconstruction doit être façonnée
par les mains et les priorités haïtiennes!

Au lendemain de tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier, la solidarité véritable avec le peuple haïtien est devenue encore plus importante. Les pertes de vies, les centaines de milliers de malades et de blessés, la destruction des habitations et des infrastructures, tous ces gigantesques problèmes se combinent pour créer une catastrophe sans précédent dans un pays dont la population est parmi les plus vulnérables de la planète. Cette tragédie a provoqué une forte réaction de compassion parmi les peuples du monde, qui partagent tous le désir d'aider et de répondre aux besoins urgents du peuple haïtien.

Nous notons plus particulièrement les contributions remarquables faites par les agences de secours et d'aide médicale, dont Zanmi Lasanté, Médecins sans frontières et les nombreuses brigades dépêchées par le gouvernement de Cuba. Tout au long de la crise, le peuple haïtien a répondu avec beaucoup de dignité et de solidarité, fait noté que trop rarement par les médias internationaux. C'est un fait d'autant plus remarquable quand on sait de quelle négligence indescriptible il a souffert depuis le séisme.

En contraste avec cette puissante expression d'humanité en Haïti et dans le monde, le groupe de pays appelé dans les grands médias « les amis d'Haïti », qui comprend les gouvernements du Canada, des États-Unis, de la France et du Brésil, a été tout sauf un ami d'Haïti. Si les efforts d'aide ont connu des échecs, c'est en grande partie à cause de la militarisation de l'aide. Le groupe d'« amis » semble motivé par une peur irrationnelle et un mépris du peuple haïtien. Il prépare une « reconstruction » coordonnée dans laquelle ce sont encore une fois les décideurs non haïtiens qui décident de la voie à suivre, dans un contexte structuré par l'occupation militaire et une aide de type « charitable ».

Cette négligence suit un développement bien précis. L'embargo sur l'aide financière au gouvernement élu d'Haïti de 2000 à 2004 a été suivi du renversement violent de ce gouvernement le 29 février 2004. Ce coup d'État a pris la forme d'un soulèvement paramilitaire jouissant du soutien politique et militaire des États-Unis, du Canada et de la France. Un régime caractérisé par de graves violations des droits humains fut installé au pouvoir pendant deux ans par les puissances étrangères, avec le consentement du Conseil de sécurité de l'ONU. La mission policière et militaire autorisée par le Conseil de sécurité a par la suite joué un rôle important dans les affaires d'Haïti.

L'embargo financier a été maintenu. Le président René Préval l'a fait remarquer aux dans les médias étrangers suite au tremblement de terre. Il a dit que l'argent de l'aide qui entre en Haïti n'est pas acheminé vers les institutions existantes ou vers la création de nouvelles institutions haïtiennes.

Le Réseau d'action Canada-Haïti est très préoccupé par les tendances qui s'observent en Haïti depuis le séisme. Nous exprimons nos inquiétudes aux autorités concernées. Nous continuerons de les presser à appuyer l'aide et l'effort de reconstruction sur les principes et nous invitons les lecteurs de la présente déclaration à en faire de même.

1. Respect de la souveraineté d'Haïti et une réponse à la crise et une reconstruction menées par les Haïtiens

Si les gouvernements « amis d'Haïti » ont déclaré leur adhésion à ces principes lors de la Conférence de la reconstruction à Montréal le 25 janvier, il n'en demeure pas moins évident que les voix d'Haïti, notamment celle du gouvernement haïtien, sont marginalisées dans ces discussions. Il est évident que tout processus significatif de reconstruction et de développement nécessitera que le gouvernement et les organisations sociales d'Haïti jouent un rôle central dans les prises de décisions, en plus d'un effort soutenu pour bâtir, rebâtir et élargir le secteur public et la capacité gouvernementale d'Haïti. Les pressions que le gouvernement du Canada et les autres « amis » exercent sur le gouvernement haïtien en faveur de la privatisation des entreprises publiques doivent être fermement repoussées.

2. Opposition à la militarisation du secours et de l'aide humanitaire

Le fait qu'Haïti soit déjà occupé par une force militaire de 9 000 soldats sanctionnée par le Conseil de sécurité (la MINUSTAH) n'a pas empêché le gouvernement des États-Unis de déployer rapidement 20 000 de ses marines et de s'emparer du contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince. Le gouvernement du Canada lui a emboîté le pas en envoyant 2 000 soldats. Tous savent maintenant que ce contrôle militaire a été un facteur majeur dans l'échec à rejoindre un grand nombre de victimes du séisme qui avaient un besoin urgent de secours et de soins. L'obsession des participants étrangers à propos du « pillage » et de la « sécurité » s'est avérée sans fondement, mais non sans avoir entravé l'effort de secours. Les activités de secours doivent être démilitarisées et doivent être entièrement coordonnées et supervisées par le gouvernement haïtien et ses différents organismes. Tous les ONG étrangers doivent être placés au service de ces autorités locales et doivent les assister dans la reconstruction des structures nécessaires.

3. Demande d'annulation absolue et inconditionnelle de la dette d'Haïti

Alors que de plus en plus d'agences nationales et internationales en viennent à reconnaître que la dette d'Haïti est non seulement odieuse, mais elle étouffe aussi l'effort de relance et de développement, le Fonds monétaire international et d'autres prêteurs multilatéraux importants continuent de résister à la demande d'annulation. Dans les circonstances de la crise causée par le tremblement de terre, il ne peut être question qu'Haïti soit tenu d'envoyer à des banques étrangères l'argent dont il a un besoin crucial.

4. Appui au règlement de la dette internationale envers Haïti

Un autre élément important qui a contribué à l'insuffisance des infrastructures d'Haïti et à la grave situation économique dans laquelle il s'est retrouvé est la « dette » que lui a imposée la France au début du XIXe siècle sous la menace militaire directe et comme condition à l'établissement de relations diplomatiques et économiques avec la République qui venait d'accéder à son indépendance. De 1825 à 1947, Haïti a versé quelque 21 milliards $ en dollars actuels à la France à titre de compensation pour la perte de « propriété » des maîtres d'esclaves français propriétaires de plantations. L'immoralité de cette extorsion a toujours été évidente pour le peuple d'Haïti. La justice naturelle exige que ces fonds extorqués lui soient rendus.

5. Un appel à des mesures immédiates d'adaptation par Immigration Canada

Le gouvernement fédéral doit immédiatement reconnaître le changement radical de circonstances de la communauté haïtienne vivant au Canada et des Haïtiens vivant en Haïti qui ont besoin d'accès à la famille, à un soutien et à des soins médicaux. Ces mesures doivent comprendre l'élargissement des critères d'admissibilité pour le parrainage familial pour qu'ils s'appliquent aux enfants, aux tantes et oncles, aux cousins et aux enfants adultes ainsi qu'une exemption temporaire des frais de demande de parrainage (comme cela s'est fait dans des situations semblables dans le passé). Les règles d'admissibilité pour la réunification familiale doivent également inclure l'émission de permis de résidence temporaire pour permettre le traitement de ces cas au Canada plutôt qu'en Haïti, comme cela se fait dans la tout petite île d'Antigua, voisine d'Haïti.

Pour de plus amples renseignements, voir :
- www.canadahaitiaction.ca
- www.cepr.net/index.php/blogs/relief-and-reconstruction-watch/

Pour contacter le Réseau d'action Canada-Haïti :
Frédéricton : Tracy Glynn, 506 458-8747
Montréal : Yves Engler, 514 618 2253
Ottawa/Gatineau : Jean Saint-Vil, 613 266 0879 ou Kevin Skerrett, 613 864 1590
Toronto : Niraj Joshi, 416 731 2325
Winnipeg : Jord Samolesky, 204 283 7295 ou Ralph Paul, 204 996 2611
Vancouver : Roger Annis, 778 858 5179

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Venezuela

À Montréal, Toronto et Calgary:
Ne touchez pas au Venezuela!

Dans la soirée du 24 février, un rassemblement a eu lieu au consulat du Venezuela, au centre-ville de Toronto, pour condamner l'ingérence du gouvernement Harper dans les affaires internes du Venezuela et demander à la population canadienne de dénoncer les efforts de l'État canadien visant à déstabiliser et à miner le gouvernement démocratiquement élu d'Hugo Chávez. Des manifestations semblables ont également eu lieu le lendemain, 25 février, à Calgary et Montréal ainsi qu'à Caracas, au Venezuela.

Le rassemblement de Toronto était organisé par le Réseau de solidarité latino-américaine et ses alliés, à Toronto, pour condamner les récentes attaques publiques contre le Venezuela par le ministre des Affaires étrangères Peter Kent, qui, lors de sa récente visite au Venezuela, a rencontré les soi-disant « groupes d'opposition », afin de les encourager contre le gouvernement d'Hugo Chávez. Il ne s'agit pas seulement d'une violation directe de la souveraineté du Venezuela, c'est une aide directe aux impérialistes américains qui ont construit plusieurs nouvelles bases militaires dans le pays voisin qu'est la Colombie en vue de mener une guerre contre le Venezuela et d'autres nations et peuples latino-américains qui affirment leur droit d'être en opposition au diktat de l'impérialisme étasunien en Amérique latine.

Il a été mentionné par certains des orateurs que le Canada joue un rôle de plus en plus méprisable dans la région pour tenter de saper les gouvernements populaires et démocratiquement élus comme dans le cas d'Haïti, la récente affaire du Honduras et maintenant les efforts visant à saper le gouvernement vénézuélien d'Hugo Chávez. Il a été souligné que les Canadiens ont le devoir de s'opposer à ces menées et d'appuyer le peuple vénézuélien et les peuples latino-américains qui mènent une farouche résistance contre l'impérialisme étasunien et ses alliés comme le Canada.

D'autres orateurs ont mis en évidence le rôle du gouvernement Chávez à élever le niveau de bien-être social, économique et culturel des masses vénézuéliennes, et qu'il fait également une contribution inestimable à aider ses voisins, comme dans le cas de l'aide au peuple haïtien après mais surtout avant le récent séisme. Il a été souligné que le Venezuela est également synonyme de l'indépendance et la souveraineté de toutes les nations et de tous les peuples et qu'il soutient partout la juste lutte des peuples, dont celle du peuple palestinien. Ainsi, alors que le gouvernement vénézuélien, par ses actions, est une force pour la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations, le gouvernement canadien est une force pour la guerre et l'occupation. Cela montre clairement qui est pour la démocratie.

Le rassemblement s'est terminé par des slogans tels que « Ne touchez pas au Venezuela ! » et les participants ont exprimé leur détermination à être aux côtés du peuple vénézuélien, en condamnant les attaques perpétrées par le régime Harper contre Hugo Chávez et le gouvernement vénézuélien et appelant tous les Canadiens à exiger que cesse immédiatement l'ingérence flagrante dans les affaires internes du Venezuela.

Les organisateurs ont déclaré que de nouvelles actions et séances d'information sur cette question sont prévues pour bientôt et ont invité chacun à y participer.

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Les propos diffamatoires de Peter Kent à l'égard
de la République bolivarienne du Venezuela
sont embarrassants pour le Canada

Le ministre canadien des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, a visité la République bolivarienne du Venezuela en janvier dernier et a déclaré publiquement que la suspension de la diffusion de certaines stations télévisées vénézuéliennes « démontrent une fois de plus une réduction de l'espace démocratique au Venezuela ». Cette déclaration survient peu de temps après que le parlement canadien aie été prorogé pour la troisième fois depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Le gouvernement bolivarien du Venezuela a récemment appliqué la loi RESORTE visant à réglementer la diffusion radio et télévisée au sein du pays. Cette loi prohibe des contenus adultes pour les enfants, racistes, sexistes, les propos diffamatoires, la provocation à la violence, limite l'espace publicitaire et oblige les médias nationaux à diffuser les messages du gouvernement. Cette dernière ne diffère aucunement des règles mises de l'avant par le CRTC au Canada. Or, malgré l'implantation de cette loi, divers médias privés vénézuéliens sont venus à son encontre et ont donc dû être fermées temporairement par le gouvernement. Trois des six chaînes télévisées fermées ont pu être ré- ouvertes en raison de leur conformité avec la loi RESORTE.

Rappelons que la chaîne Radio Caracas Television (RCTV), dont la diffusion a été suspendue en janvier dernier, avait soutenu explicitement le coup d'État en 2002 contre le gouvernement du PSUV élu démocratiquement par la majorité de la population vénézuélienne et a depuis tenu plusieurs propos diffamatoires à l'égard de ce gouvernement tout en suscitant l'insurrection du peuple. Le 13 janvier 2010, Noel Alvarez, président du syndicat du patronat FEDECAMARAS, a dit, en ondes, que la solution face au gouvernement bolivarien est « militaire ». Cette déclaration porte donc à l'insurrection et à la violence. En ajout, le RCTV a refusé de diffuser les discours du gouvernement vénézuélien. Elle a donc contrevenue à la loi RESORTE votée majoritairement en Assemblée par les représentants et représentantes, élu-e-s démocratiquement, du peuple vénézuélien à Caracas.

Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères et Commerce international s'insurge et déclare qu'au Venezuela la démocratie et la liberté d'expression sont en danger. Ces propos font suite à une série d'actions et déclarations du gouvernement canadien, suivant les pas étasuniens, afin d'endiguer la gauche latino-américaine et ainsi protéger leurs intérêts financiers au sein de ces pays. Le Canada a d'ailleurs été pris à financer à deux reprises les groupes d'opposition au Venezuela en plus d'avoir appuyé militairement et politiquement le régime putschiste au Honduras de Roberto Mitcheletti et Pepe Lobo.

Notons qu'au Canada plusieurs mesures anti-démocratiques ont été mises en branle depuis la montée au pouvoir du gouvernement conservateur, notamment par la prorogation à trois reprises du parlement canadien afin de freiner une coalition de partis politiques (représentant la majorité de la population) et, en janvier 2010, d'étouffer toutes discussions à propos des cas de tortures de prisonniers afghans par l'armée canadienne.

De plus, le gouvernement du Canada a refusé de signer la Déclarations des droits peuples autochtones à l'ONU, a empêché la chaîne Al-Jazeera de diffuser au Canada, a mis aux rencarts Kyoto et à jouer à Copenhague, tout en organisant des Jeux Olympiques illégitimes, continue une guerre illégitime et sanglante en Afghanistan, coupe les fonds dirigés à des organismes tels que Kairos et Alternatives, fait des intrusions au sein des domiciles de militants et militantes, opte pour une politique pro-Israël en changeant et coupant les politiques aidant le peuple palestinien, tente de criminaliser sournoisement l'avortement et bien plus encore ! Comment un tel pays peut-il faire une déclaration de la sorte à l'égard d'un gouvernement élu majoritairement par sa population et qui investit massivement dans les services sociaux, dans la santé et dans l'éducation et qui construit avec son peuple les bases solides d'un développement sain et pour tous et toutes ? Il est du devoir du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, de bien représenter son peuple et d'approfondir ses recherches avant de divulguer de telles déclarations sur la scène internationale.

De tels propos ternissent l'image des peuples vivant au Canada et au Québec et contreviennent à la souveraineté des peuples de la République Bolivarienne du Venezuela. Le Canada se doit également d'être un exemple en termes de démocratie avant de critiquer tout autre gouvernement pour ses agissements.

Plusieurs manifestations auront lieu à Montréal, Toronto et Caracas le 25 février prochain, afin de manifester notre désaccord face à cette déclaration publique du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, et le mener à formuler des excuses publiques ainsi qu'à changer l'orientation de son gouvernement à l'égard du peuple de la République bolivarienne du Venezuela qui mène depuis plus de dix ans une lutte d'émancipation.

Ces organisations endossent le présent communiqué : Société Bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela, Base de Paix Montréal, Barrio Nuevo, Frente Norman Bethune, Front contre le coup d'État au Honduras.

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Uruguay

José Mujica assume la présidence

José Mujica, du Front large (Frente Amplio, FA), coalition de gauche, a assumé lundi le 1er mars la présidence de l'Uruguay. Pour la première fois, la cérémonie de passation des pouvoirs s'est tenue à l'extérieur, sur la Place de l'Indépendance, à Montevideo, en présence de délégations de haut niveau dont une bonne quinzaine de chefs d'État et d'invités spéciaux.

Il a reçu l'écharpe présidentielle des mains de Tabaré Vazquez, sur une Place de l'indépendance bondée, en présence des présidents d'Argentine, Cristina Fernandez ; du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva ; du Paraguay, Fernando Lugo ; de Bolivie, Evo Morales ; d'Équateur, Rafael Correa ; de Colombie, Alvaro Uribe et du Venezuela, Hugo Chavez. Étaient également présents le prince Philippe d'Espagne et le premier vice-président cubain José Ramon Machado Ventura.

José Mujica s'est adressé à la nation et lui et les 13 membres de son cabinet ont prêté serment. Il s'est engagé à mettre en place un gouvernement de continuité, ouvert à l'opposition, axé sur la suppression de l'indigence, et offrant une proposition renouvelée pour l'Amérique latine et le Mercosur, rapporte l'agence ANSA.

Durant les jours précédant son élection, Mujica a noté qu'il était important que le peuple soit organisé dans des partis politiques qui représentent ses intérêts, pour pouvoir agir collectivement. Selon le quotidien La Republica, il a dit que « sans les outils collectifs qui correspondent à notre droit à l'autodétermination et à la personnalité, les grandes causes échouent parce qu'elles ont besoin de partis qui ravivent la lutte à plus long terme ».

« Il n'y a pas d'hommes irremplaçables, il y a des causes irremplaçables. Lorsque vous avez 74 ans, vous devez avoir l'intelligence de voir la vie en perspective », a dit-il, ajoutant que le FA est le parti le plus important en Uruguay en ce moment. « Nous avons la responsabilité cruciale de gouverner pour tous et avec tous. Nous devons être patients, respectueux et engagés envers la cause. »

(Radio Havana Cuba, AIN)

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