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Nos condoléances au peuple chilien
Le Marxiste-Léniniste transmet ses
sincères condoléances au peuple chilien qui se
relève d'un tremblement de terre dévastateur mesurant 8,8
sur l'échelle de Richter et du tsunami qui a suivi. Le
séisme a fait au moins 1 000 morts et causé
d'énormes dommages se chiffrant à entre 15 et 30
milliards $. On estime que deux
millions de personnes ont été touchées par le
tremblement de terre, selon les agences. La présidente Michelle
Bachelet a fait appel à l'aide internationale pour les efforts
de secours. Le Chili a un besoin urgent de ponts mobiles,
d'hôpitaux de campagne, de téléphones satellite, de
génératrices, de systèmes de purification de l'eau
et de cuisines
improvisées, a-t-elle dit.
À Concepción, la deuxième plus
grande ville du pays, les gens dorment, mangent et cuisinent dans la
rue. Un résidant a dit à des reporters :
« Nous avons surtout besoin de nourriture, de la nourriture
et de l'eau. Il ne faut pas que nous en manquions. Nous demandons aux
autorités de faire connaître leur présence ici, de
ne pas nous
laisser seuls. Hier, les enfants pleuraient parce qu'ils avaient faim.
Ils s'arrachaient les cheveux et nous n'avions rien à leur
donner. »
Beaucoup de résidants de la région
côtière disent que le tsunami provoqué par le
séisme a fait plus de dommage que le tremblement de terre comme
tel. Un témoin oculaire, José Gonzalez, a dit aux
correspondants de la presse étrangère :
« Je l'ai vu très clairement. On aurait dit un
énorme serpent suivi d'une montagne d'eau. La
vague était d'environ un mètre et demi de hauteur et elle
a tout balayé sur son passage. »
Le Marxiste-Léniniste note
également que le discours du trône présenté
hier par le gouvernement canadien est silencieux concernant les besoins
et les souffrances du peuple chilien, malgré la
prétention d'être un pays qui offre « le plus
d'aide » étrangère. C'est inacceptable.

Cuba
Quels intérêts servent certains
médias canadiens
avec leurs mensonges à propos de Cuba?
- Isaac Saney, Réseau canadien
pour Cuba -
Le Réseau canadien pour Cuba dénonce la
campagne de calomnies menée par certains médias contre
Cuba à la suite de la mort d'un dénommé Orlando
Zapata Tamayo, un criminel de droit commun emprisonné à
Cuba récemment décédé des suites d'une
grève de la faim. Sans aucune preuve et sans aucun fondement,
les médias affirment
qu'Orlando Zapata Tamayo a été
« assassiné par le gouvernement cubain ».
Ces médias ne se donnent même pas la peine
d'aller voir qui était cet homme et pourquoi il est mort, sans
parler du rôle que le gouvernement cubain pourrait avoir
joué dans cette affaire, et sans se demander pourquoi cela a
fait la une de la presse nord-américaine.
Orlando Zapata Tamayo était en fait un repris de
justice de droit commun. Depuis 1988 il a été
trouvé coupable de plusieurs crimes, dont assaut sur la
personne, fraude et possession d'une arme dangereuse. En 2000, il a
attaqué Leonardo Simon à coups de machette, lui
fracturant le crâne. Malgré ses antécédents
criminels et la nature violente
de ses crimes et malgré le fait que son nom n'apparaissait pas
sur la défunte liste de 2003 de la Commission des droits de
l'homme de l'ONU, une liste de prétendus prisonniers politiques
cubains, certains médias étasuniens ont tout à
coup élevé Orlando Zapata Tamayo au statut de prisonnier
politique et certains médias canadiens leur ont emboîter
le pas. Ils versent des larmes de crocodile pour un homme dont les
droits auraient été bafoués par le gouvernement
cubain parce que ce dernier a refusé de lui donner un
téléphone cellulaire, un poële et un poste de
télévision dans sa cellule, en réponse à
quoi le prisonnier a entrepris une grève de la faim qui a
duré 85 jours.
Qu'a fait le gouvernement cubain ?
Zapata a été soigné par des
spécialistes qualifiés dans plusieurs hôpitaux du
pays. D'autres spécialistes ont également
été consultés. On a fini par l'alimenter par
intraveineuse et un tube par le nez. Les autorités
médicales cubaines n'ont cessé d'avertir le prisonnier et
sa famille des dangers de poursuivre sa grève de la faim. De
dire Maria Ester
Hernandez, une des spécialistes qui a soigné
Zapata : « Nous lui avons expliqué les
conséquences de sa décision à chaque tournant et
à quel point il mettait sa vie en danger. Mais il a
persisté. » Le directeur de l'Hôpital national
pour prisonniers, le Dr Dailé Burgos, a déclaré
que Zapata était « soigné avec des
médicaments
à la fine pointe de la technologie. Le patient a refusé
la nourriture qu'on lui offrait. Il a épuisé ses
protéines, ses glucides et ses gras et il atrophiait, ce qui
rendait la récupération difficile. » Avant de
mourir il a été branché sur un respiratoire
artificiel.
En somme, tous les efforts nécessaires ont
été faits pour lui offrir les ressources du
système de santé cubain, et le personnel médical a
fait de son mieux pour le maintenir en vie.
Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle de la
négligence ou de la malfaisance ! Alors pourquoi les
médias canadiens racontent-ils des bêtises dans cette
affaire ? Pourquoi n'expliquent-ils pas à qui cela sert de
raconter des mensonges pareils ?
Au nom du Réseau canadien pour Cuba,
Isaac Saney
Coprésident et porte-parole national
Tél : (902) 449-4967
Courriel : isaney@hotmail.com

À qui la mort est-elle utile?
- Enrique Ubieta Gómez, Granma
international, 1er mars 2010 -
La carence totale de martyres dont souffre la
contre-révolution cubaine n'a d'égale que son manque de
scrupules. Il n'est pas facile de mourir à Cuba, pas uniquement
parce que l'espérance de vie arrive à égaler celle
du premier monde – personne ne meure de faim, malgré le manque
de ressources, ni de maladies curables – mais également
parce que la loi et l'honneur y règnent.
Les mercenaires cubains peuvent être
arrêtés et jugés selon les lois en vigueur. Aucun
pays ne permet qu'on viole ses lois. Par exemple, aux
États-Unis, recevoir de l'argent et collaborer avec l'ambassade
d'un pays considéré comme ennemi peut entraîner de
graves sanctions de privation de liberté. Mais à Cuba,
personne ne disparaît, personne
n'est assassiné par la police. Il n'existe aucun
« obscur recoin » dans lequel se mènent
des interrogatoires « non conventionnels »
à des « prisonniers-disparus » comme ceux
de Guantánamo ou d'Abu Ghraib. Les personnes dédient leur
vie à un idéal pour lequel le bonheur des autres passe
avant tout, et non pas
à un intérêt particulier.
Cependant, ces dernières heures, certaines
agences de presse et certains gouvernements se sont empressés de
dénoncer la mort en prison du cubain Orlando Zapata Tamayo,
survenue le 23 février dernier. Toute mort est douloureuse et
lamentable. Mais cette fois-ci, l'écho médiatique se
teint d'un trop grand enthousiasme : enfin, un
« héros » qui apparaît. C'est
pourquoi il convient d'expliquer, brièvement et sans
qualificatifs inutiles, qui était Zapata Tamayo.
Malgré tous les maquillages, il s'agit d'un
prisonnier de droit commun qui a commencé son activité
délictuelle en 1988. Il a été conduit devant les
tribunaux pour « violation de domicile » (1993),
« lésions de moindre gravité »
(2000), « escroquerie » (2000),
« lésion et possession d'arme
blanche » (en 2000 pour blessures et fracture linéale
du crâne causées au citoyen Leonardo Simon avec une
machette), « altération de l'ordre
public » (2002), des causes qui n'avaient rien à voir
avec la politique. Il avait été libéré sous
caution le 9 mars 2003 mais il a de nouveau commis un délit le
20 mars de la même année.
Au vu de ses antécédents et de sa condition
pénale, cette fois, il a été condamné
à 3 ans d'emprisonnement, mais la sentence initiale s'est vue
augmentée considérablement à cause de sa conduite
agressive en prison.
Son nom n'apparaît pas dans la liste de
prisonniers considérés comme prisonniers politiques qui
avait été élaborée pour faire condamner
Cuba en 2003 par la Commission des Droits Humains de l'ONU, fortement
manipulée et aujourd'hui dissoute. Il n'apparaît pas non
plus – malgré ce qu'affirment sans vérifier les faits ni
la source l'agence
espagnole EFE – malgré le fait que sa dernière
détention correspond à la même période. S'il
y avait eu une intentionnalité politique antérieure, il
n'aurait pas été libéré onze jours avant.
Grâce à l'avidité de ceux qui veulent enrôler
la plus grande quantité possible de coreligionnaires
réels ou fictifs dans les files de la contre-révolution,
et convaincu
des avantages que pouvait lui apporter une
« militance » parrainée par des ambassades
étrangères, Zapata Tamayo a adopté un profil
« politique » à un moment où sa
biographie carcérale était déjà bien
remplie.
Il a été incité de façon
répétée par ses parrains politiques à
commencer des grèves de la faim qui ont miné
définitivement son organisme. La médecine cubaine
était à ses côtés. Dans les diverses
institutions hospitalières où il a été
traité, des spécialistes tout à fait
qualifiés et des consultants de différents centres ont
travaillé sans relâche. Il a reçu
une alimentation par voie parentérale. La famille était
informée de chaque mesure prise. Sa vie a été
prolongée durant plusieurs jours par respiration artificielle.
Tout cela peut être démontré et documenté.
Il y a cependant des questions qui restent sans
réponse. Ce ne sont pas des questions d'ordre médical.
Qui a incité Zapata Tamayo à maintenir une attitude
franchement suicidaire ? Pourquoi ?
Le triste final a satisfait, au fond d'eux-mêmes,
les hypocrites « affligés ». Zapata
était le candidat parfait : un homme qui n'était en
rien nécessaire pour les ennemis de la Révolution, mais
que l'on pouvait facilement convaincre de persister dans une
décision absurde de maintenir des exigences impossibles (une
télévision,
une cuisinière et un téléphone personnel dans sa
cellule) alors qu'aucun des habituels meneurs n'a eu le courage de
l'imiter.
Chaque grève de la faim antérieure des
instigateurs avait été annoncée comme une possible
mort, mais les grévistes s'arrêtaient toujours avant que
les dommages soient irréversibles pour leur santé.
Poussé à continuer jusqu'à la mort – et ses
instigateurs se frottaient les mains en pensant à cette
possibilité, malgré tous les efforts
déployés par les
médecins – maintenant, son nom est cyniquement brandi comme un
trophée collectif.
Certains médias attendaient comme des vautours –
les mercenaires locaux et la droite internationale – en tournant autour
du moribond. Son décès est un festin. Le spectacle donne
la nausée, car ceux qui écrivent ne sentent aucun chagrin
pour la mort d'un être humain – ceci dans un pays où les
exécutions extrajudiciaires n'existent pas -
mais au contraire, ils s'en emparent, on pourrait presque dire
allègrement, et ils l'utilisent avec des objectifs politiques
prémédités. Zapata Tamayo a été
manipulé et conduit d'une certaine manière à
l'autodestruction de façon préméditée, pour
satisfaire des besoins politiques qui lui étaient
étrangers. Est-ce que cela ne constitue pas une accusation
contre ceux qui se sont appropriés de sa
« cause » ? Son cas est une
conséquence directe de la politique assassine contre Cuba qui
stimule l'émigration illégale, la
désobéissance, la violation de la légalité
et l'ordre établi. On doit y voir la cause unique d'un
décès que l'on ne pouvait pas souhaiter.
Pourtant, pourquoi existe-t-il des gouvernements qui ont
uni leur voix à la campagne de diffamation ? Ils savent
bien qu'à Cuba, il n'y a pas d'exécutions ni de tortures
ni de méthodes extrajudiciaires. On peut trouver des exemples de
cas dans n'importe quel pays européen – et même parfois de
véritables violations de principes éthiques
– qui n'ont pas été traités avec la même
attention que celui-ci. Certains, comme ces Irlandais qui luttaient
pour leur indépendance dans les années quatre-vingt du
siècle dernier, sont morts dans l'indifférence
générale des politiciens. Pourquoi certains gouvernements
éludent la dénonciation explicite de l'injuste
emprisonnement des cinq cubains
incarcérés aux États-Unis pour avoir lutté
contre le terrorisme, et au contraire se dépêchent de
condamner Cuba si la pression médiatique met en danger leur
image politique ? Cuba l'a déjà proposé une
fois : nous pouvons leur envoyer tous les mercenaires et leurs
familles si on nous rend nos cinq héros. Le chantage politique
ne
mènera jamais à rien contre la Révolution Cubaine.
Nous souhaitons que les adversaires impériaux comprennent que
les agressions, les mensonges et l'infamie ne pourront jamais intimider
notre Patrie, la soumettre ni la dévier de son chemin
héroïque et digne.

La honte du gouvernement des États-Unis
- Granma international, 26 février
2010 -
Dans les prisons du monde, un détenu sur quatre
se trouve aux États-Unis. La composition de la population
pénale est extrêmement raciste : un adulte noir sur
quinze est en prison, un sur neuf dans la tranche d'âge 20-34
ans, et un sur 36 est hispanique. Les deux tiers des condamnés
à perpétuité sont noirs ou hispaniques et, dans
l'État
de New York, 16,3 % seulement des détenus sont blancs.
Environ sept mille personnes meurent chaque année
dans les prisons étasuniennes, par assassinat ou suicide.
Les gardiens des prisons portent normalement des
pistolets Taser. Selon un rapport, 230 citoyens des États-Unis
sont morts par ces armes en 2001. Ce même rapport cite le cas
d'une prison du comté de Garfield, dans le Colorado, où
les gardiens utilisent régulièrement ces pistolets ainsi
que des pulvérisateurs de poivre contre les prisonniers, et
les attachent parfois à des chaises dans des positions
douloureuses pendant des heures.
On a appris récemment que 72 personnes ont perdu
la vie dans des centres de détention pour émigrés
au cours des cinq dernières années.
D'après un autre rapport émanant du
département de la Justice des États-Unis et datant du
deuxième mandat présidentiel de Bush, il y avait dans les
prisons fédérales et étatiques 22 480 porteurs du
VIH ou cas confirmés de SIDA, dont 27 sont
décédés dans les prisons fédérales.
Le Los Angeles Times informe dans un article du 20
septembre 2007 de 426 décès résultant d'un
traitement tardif, dont 18 ont été tenus pour
« évitables » et 48 comme
« éventuellement évitables ». Un
diabétique de 41 ans, Rodolfo Ramos, a été
retrouvé mort et couvert de ses déjections dans sa
cellule où il avait été laissé seul pendant
une semaine. Le personnel de la prison
était informé de son état de santé et ne
lui avait pas permis de recevoir de traitement.
Dans au moins quarante États de l'Union, de
jeunes délinquants âgés de 14 à 18 ans sont
traduits devant des tribunaux pour adultes. C'est actuellement le cas
de 200 000 d'entre eux, bien qu'il soit démontré que
cette procédure est inadéquate.
Treize centres de détention de mineurs des
États-Unis enregistrent un taux élevé d'abus
sexuels. Un jeune détenu sur trois dit avoir été
agressé.
Les prisons comptent environ 283 000 malades mentaux,
quatre fois plus que les hôpitaux psychiatriques.
Dans les prisons d'État ou
fédérales, 4,5 % des prisonniers ont subi une ou
plusieurs agressions sexuelles ; dans 2,9 % des cas,
l'agresseur faisait partie du personnel pénitentiaire et, pour
0,5 % d'entre eux, les agresseurs ont été des
membres du personnel et des prisonniers.
Dans les prisons étasuniennes, la
brutalité ou la torture sont endémiques. Un film
britannique intitulé Torture : America's Brutal Prisons,
sorti récemment, montre des scènes filmées par des
caméras de surveillance où l'on voit des gardiens frapper
des détenus, parfois jusqu'à ce que mort s'ensuive,
utiliser contre eux leurs
pistolets ou des électrodes, des chiens d'attaque, des agents
chimiques et des dispositifs dangereux d'immobilisation. Bon nombre de
prisonniers sont soumis à des périodes prolongées
d'isolement, ce qui a des effets pervers sur leur santé
psychique et les conduit parfois à la démence ou au
suicide. Le gouvernement US ne fournit pas de données
chiffrées sur ces cas, mais on sait que la plupart des
prisonniers soumis à cette véritable torture mentale
l'ont été pour une durée supérieure
à cinq ans.

Cuba remet à sa place l'Occident devant
le Conseil des droits de l'homme de l'ONU
- Agence cubaine d'information (AIN), le
3 mars 2010 -
Le ministre des Affaires étrangères cubain
Bruno Rodriguez a insisté aujourd'hui sur le fait que, pendant
un demi-siècle, son pays a été victime
d'agressions nord-américaines et d'actes de terrorisme, et que
la politique de Washington n'a en rien changé.
Lorsqu'il a pris la parole lors de la réunion de haut niveau du
Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies, le diplomate a
insisté sur les transgressions qui se commettent actuellement
dans le monde et qui nuisent au développement des populations,
nous informe Prensa Latina.
Il a tout spécialement exigé que soient
délimitées les responsabilités pour les violations
des droits humains commises à Abu Ghraib, à
Guantánamo et dans d'autres centres de torture et de mort, et il
a également dénoncé les pays européens qui
ont autorisé des vols secrets et des prisons clandestines.
Il a également affirmé que les actions
entreprises depuis des années contre la Palestine constituent un
véritable génocide et montré du doigt les
dictatures militaires imposées par les États-Unis pendant
des dizaines d'années et responsables de dizaines de milliers de
morts.
Au cours du troisième jour des sessions du CDH,
le ministre cubain des Affaires étrangères a
précisé dans son discours qu'une nouvelle escalade
subversive a été lancée contre son pays, sans le
moindre respect des principes éthiques.
« On prétend présenter des mercenaires comme
des patriotes, des agents payés par les États-Unis sur le
territoire cubain comme des dissidents et des délinquants
apatrides comme des prisonniers de conscience », a-t-il
déclaré.
Il a ajouté que « la puissante
mécanique impériale n'hésite pas à utiliser
un détenu récidiviste et sanctionné après
un procès normalement mené pour des délits
communs, puis recruté à l'intérieur de la prison,
pour le présenter comme un militant des droits de
l'homme ».
« Afin d'en obtenir de sombres bénéfices
politiques, et malgré tous les soins médicaux possibles,
il a été ensuite lancé à la mort. C'est un
fait lamentable, comme l'a déclaré le président
Raul Castro Ruz. C'est une autre victime de la politique subversive des
États-Unis contre Cuba », a-t-il
déclaré.
Sur ce thème, il a ajouté que depuis 1959,
année du triomphe de la Révolution cubaine, il n'y a pas
eu « un seul cas d'assassinat, de torture ou
d'exécution extrajudiciaire » dans la plus grande des
îles antillaises.
Il n'y a jamais eu un escadron de la mort, ni une
opération Condor. Cuba possède une trajectoire
méritoire et sans taches dans la protection du droit de vivre, y
compris hors de ses frontières, a-t-il précisé.
Prensa Latina ajoute qu'il a également
rappelé, dans une autre partie de son intervention, que
l'île antillaise a été victime d'agressions
nord-américaines et d'actes de terrorisme.
Pour cette raison, 5 577 cubains ont perdu la vie ou
sont devenus handicapés, a-t-il dit.
Les auteurs de la destruction en plein vol d'un avion de
Cubana de Aviación en 1976 jouissent actuellement
d'impunité et bénéficient de la protection du
gouvernement nord-américain.
Conséquence d'une attaque bactériologique, une
épidémie de dengue a provoqué la mort de 102
enfants. Une série d'attentats à la bombe a causé,
en 1997, la mort d'un jeune italien et la loi « des pieds
secs et des pieds mouillés » fomente
l'émigration illégale et cause, elle aussi, des morts.
Bruno Rodriguez a insisté sur le fait que le
blocus économique, commercial et financier imposé
à Cuba est un acte de génocide, défini dans la
Convention pour la prévention et la répression du crime
de génocide, comme violation massive, flagrante et
systématique des droits humains.
« Je dois proclamer, au nom de l'héroïque et
noble peuple cubain, qu'aucune campagne ne nous fera renoncer à
nos idéaux d'indépendance et de
liberté », a-t-il conclu.

Haïti
La reconstruction doit être façonnée
par les mains et les priorités haïtiennes!
- Déclaration du Réseau
d'action Canada-Haïti, le 28 février 2010 -
Au lendemain de tremblement
de terre dévastateur qui a frappé Haïti le 12
janvier, la solidarité véritable avec le peuple
haïtien est devenue encore plus importante. Les pertes de vies,
les centaines de milliers de malades et de blessés, la
destruction des habitations et des infrastructures, tous ces
gigantesques problèmes se combinent pour créer
une catastrophe sans précédent dans un pays dont la
population est parmi les plus vulnérables de la planète.
Cette tragédie a provoqué une forte réaction de
compassion parmi les peuples du monde, qui partagent tous le
désir d'aider et de répondre aux besoins urgents du
peuple haïtien.
Nous notons plus particulièrement les
contributions remarquables faites par les agences de secours et d'aide
médicale, dont Zanmi Lasanté, Médecins sans
frontières et les nombreuses brigades
dépêchées par le gouvernement de Cuba. Tout au long
de la crise, le peuple haïtien a répondu avec beaucoup de
dignité et de solidarité, fait noté que
trop rarement par les médias internationaux. C'est un fait
d'autant plus remarquable quand on sait de quelle négligence
indescriptible il a souffert depuis le séisme.
En contraste avec cette puissante expression
d'humanité en Haïti et dans le monde, le groupe de pays
appelé dans les grands médias « les amis
d'Haïti », qui comprend les gouvernements du Canada,
des États-Unis, de la France et du Brésil, a
été tout sauf un ami d'Haïti. Si les efforts d'aide
ont connu des échecs, c'est en grande
partie à cause de la militarisation de l'aide. Le groupe
d'« amis » semble motivé par une peur
irrationnelle et un mépris du peuple haïtien. Il
prépare une « reconstruction »
coordonnée dans laquelle ce sont encore une fois les
décideurs non haïtiens qui décident de la voie
à suivre, dans un contexte structuré par l'occupation
militaire et une aide de type « charitable ».
Cette négligence suit un développement
bien précis. L'embargo sur l'aide financière au
gouvernement élu d'Haïti de 2000 à 2004 a
été suivi du renversement violent de ce gouvernement le
29 février 2004. Ce coup d'État a pris la forme d'un
soulèvement paramilitaire jouissant du soutien politique et
militaire des États-Unis, du Canada et de la
France. Un régime caractérisé par de graves
violations des droits humains fut installé au pouvoir pendant
deux ans par les puissances étrangères, avec le
consentement du Conseil de sécurité de l'ONU. La mission
policière et militaire autorisée par le Conseil de
sécurité a par la suite joué un rôle
important dans les affaires d'Haïti.
L'embargo financier a été maintenu. Le
président René Préval l'a fait remarquer aux dans
les médias étrangers suite au tremblement de terre. Il a
dit que l'argent de l'aide qui entre en Haïti n'est pas
acheminé vers les institutions existantes ou vers la
création de nouvelles institutions haïtiennes.
Le Réseau d'action Canada-Haïti est
très préoccupé par les tendances qui s'observent
en Haïti depuis le séisme. Nous exprimons nos
inquiétudes aux autorités concernées. Nous
continuerons de les presser à appuyer l'aide et l'effort de
reconstruction sur les principes et nous invitons les lecteurs de la
présente déclaration à en faire de même.
1. Respect de la souveraineté d'Haïti et une
réponse à la crise et une reconstruction menées
par les Haïtiens
Si les gouvernements « amis
d'Haïti » ont déclaré leur
adhésion à ces principes lors de la Conférence de
la reconstruction à Montréal le 25 janvier, il n'en
demeure pas moins évident que les voix d'Haïti, notamment
celle du gouvernement haïtien, sont marginalisées dans ces
discussions. Il est évident que tout processus significatif
de reconstruction et de développement nécessitera que le
gouvernement et les organisations sociales d'Haïti jouent un
rôle central dans les prises de décisions, en plus d'un
effort soutenu pour bâtir, rebâtir et élargir le
secteur public et la capacité gouvernementale d'Haïti. Les
pressions que le gouvernement du Canada et les autres
« amis » exercent sur le gouvernement
haïtien en faveur de la privatisation des entreprises publiques
doivent être fermement repoussées.
2. Opposition à la militarisation du secours et
de l'aide humanitaire
Le fait qu'Haïti soit déjà
occupé par une force militaire de 9 000 soldats
sanctionnée par le Conseil de sécurité (la
MINUSTAH) n'a pas empêché le gouvernement des
États-Unis de déployer rapidement 20 000 de ses marines
et de s'emparer du contrôle de l'aéroport de
Port-au-Prince. Le gouvernement du Canada lui a emboîté le
pas en
envoyant 2 000 soldats. Tous savent maintenant que ce contrôle
militaire a été un facteur majeur dans l'échec
à rejoindre un grand nombre de victimes du séisme qui
avaient un besoin urgent de secours et de soins. L'obsession des
participants étrangers à propos du
« pillage » et de la
« sécurité » s'est
avérée sans
fondement, mais non sans avoir entravé l'effort de secours. Les
activités de secours doivent être
démilitarisées et doivent être entièrement
coordonnées et supervisées par le gouvernement
haïtien et ses différents organismes. Tous les ONG
étrangers doivent être placés au service de ces
autorités locales et doivent les assister dans la reconstruction
des
structures nécessaires.
3. Demande d'annulation absolue et inconditionnelle de
la dette d'Haïti
Alors que de plus en plus d'agences nationales et
internationales en viennent à reconnaître que la dette
d'Haïti est non seulement odieuse, mais elle étouffe aussi
l'effort de relance et de développement, le Fonds
monétaire international et d'autres prêteurs
multilatéraux importants continuent de résister à
la demande d'annulation. Dans les
circonstances de la crise causée par le tremblement de terre, il
ne peut être question qu'Haïti soit tenu d'envoyer à
des banques étrangères l'argent dont il a un besoin
crucial.
4. Appui au règlement de la dette internationale
envers Haïti
Un autre élément important qui a
contribué à l'insuffisance des infrastructures
d'Haïti et à la grave situation économique dans
laquelle il s'est retrouvé est la
« dette » que lui a imposée la France au
début du XIXe siècle sous la menace militaire directe et
comme condition à l'établissement de relations
diplomatiques et économiques
avec la République qui venait d'accéder à son
indépendance. De 1825 à 1947, Haïti a versé
quelque 21 milliards $ en dollars actuels à la France
à titre de compensation pour la perte de
« propriété » des maîtres
d'esclaves français propriétaires de plantations.
L'immoralité de cette extorsion a toujours été
évidente pour le peuple
d'Haïti. La justice naturelle exige que ces fonds extorqués
lui soient rendus.
5. Un appel à des mesures immédiates
d'adaptation par Immigration Canada
Le gouvernement fédéral doit
immédiatement reconnaître le changement radical de
circonstances de la communauté haïtienne vivant au Canada
et des Haïtiens vivant en Haïti qui ont besoin d'accès
à la famille, à un soutien et à des soins
médicaux. Ces mesures doivent comprendre l'élargissement
des critères d'admissibilité pour le parrainage
familial pour qu'ils s'appliquent aux enfants, aux tantes et oncles,
aux cousins et aux enfants adultes ainsi qu'une exemption temporaire
des frais de demande de parrainage (comme cela s'est fait dans des
situations semblables dans le passé). Les règles
d'admissibilité pour la réunification familiale doivent
également inclure l'émission de permis de
résidence temporaire pour permettre le traitement de ces cas au
Canada plutôt qu'en Haïti, comme cela se fait dans la tout
petite île d'Antigua, voisine d'Haïti.
Pour de plus amples renseignements, voir :
- www.canadahaitiaction.ca
- www.cepr.net/index.php/blogs/relief-and-reconstruction-watch/
Pour contacter le Réseau d'action
Canada-Haïti :
Frédéricton : Tracy Glynn, 506 458-8747
Montréal : Yves Engler, 514 618 2253
Ottawa/Gatineau : Jean Saint-Vil, 613 266 0879 ou Kevin Skerrett,
613 864 1590
Toronto : Niraj Joshi, 416 731 2325
Winnipeg : Jord Samolesky, 204 283 7295 ou Ralph Paul, 204 996 2611
Vancouver : Roger Annis, 778 858 5179

Venezuela
À Montréal, Toronto et Calgary:
Ne touchez pas au Venezuela!
Dans la soirée du 24 février, un
rassemblement a eu lieu au consulat du Venezuela, au centre-ville de
Toronto, pour condamner l'ingérence du gouvernement Harper dans
les affaires internes du Venezuela et demander à la population
canadienne de dénoncer les efforts de l'État canadien
visant à déstabiliser et à miner le gouvernement
démocratiquement élu d'Hugo Chávez. Des
manifestations semblables ont également eu lieu le lendemain, 25
février, à Calgary et Montréal ainsi qu'à
Caracas, au Venezuela.
Le rassemblement de Toronto était organisé
par le Réseau de solidarité latino-américaine et
ses alliés, à Toronto, pour condamner les récentes
attaques publiques contre le Venezuela par le ministre des Affaires
étrangères Peter Kent, qui, lors de sa récente
visite au Venezuela, a rencontré les soi-disant
« groupes d'opposition », afin
de les encourager contre le gouvernement d'Hugo Chávez. Il ne
s'agit pas seulement d'une violation directe de la souveraineté
du Venezuela, c'est une aide directe aux impérialistes
américains qui ont construit plusieurs nouvelles bases
militaires dans le pays voisin qu'est la Colombie en vue de mener une
guerre contre le Venezuela et d'autres
nations et peuples latino-américains qui affirment leur droit
d'être en opposition au diktat de l'impérialisme
étasunien en Amérique latine.
Il a été mentionné par certains des
orateurs que le Canada joue un rôle de plus en plus
méprisable dans la région pour tenter de saper les
gouvernements populaires et démocratiquement élus comme
dans le cas d'Haïti, la récente affaire du Honduras et
maintenant les efforts visant à saper le gouvernement
vénézuélien d'Hugo Chávez. Il a
été
souligné que les Canadiens ont le devoir de s'opposer à
ces menées et d'appuyer le peuple
vénézuélien et les peuples
latino-américains qui mènent une farouche
résistance contre l'impérialisme étasunien et ses
alliés comme le Canada.
D'autres orateurs
ont mis en évidence le rôle du gouvernement Chávez
à élever le niveau de bien-être social,
économique et culturel des masses
vénézuéliennes, et qu'il fait également une
contribution inestimable à aider ses voisins, comme dans le cas
de l'aide au peuple haïtien après mais surtout avant le
récent séisme. Il a été souligné que
le
Venezuela est également synonyme de l'indépendance et la
souveraineté de toutes les nations et de tous les peuples et
qu'il soutient partout la juste lutte des peuples, dont celle du peuple
palestinien. Ainsi, alors que le gouvernement
vénézuélien, par ses actions, est une force pour
la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations,
le
gouvernement canadien est une force pour la guerre et l'occupation.
Cela montre clairement qui est pour la démocratie.
Le rassemblement s'est terminé par des slogans
tels que « Ne touchez pas au Venezuela ! »
et les participants ont exprimé leur détermination
à être aux côtés du peuple
vénézuélien, en condamnant les attaques
perpétrées par le régime Harper contre Hugo
Chávez et le gouvernement vénézuélien et
appelant tous les Canadiens
à exiger que cesse immédiatement l'ingérence
flagrante dans les affaires internes du Venezuela.
Les organisateurs ont déclaré que de
nouvelles actions et séances d'information sur cette question
sont prévues pour bientôt et ont invité chacun
à y participer.

Les propos diffamatoires de Peter Kent à
l'égard
de la République bolivarienne du Venezuela
sont embarrassants pour le Canada
- Déclaration de collectif, 17
février 2010 -
Le ministre canadien des Affaires
étrangères et Commerce international, Peter Kent, a
visité la République bolivarienne du Venezuela en janvier
dernier et a déclaré publiquement que la suspension de la
diffusion de certaines stations télévisées
vénézuéliennes « démontrent une
fois de plus une réduction de l'espace démocratique au
Venezuela ». Cette déclaration survient peu de temps
après que le parlement canadien aie été
prorogé pour la troisième fois depuis l'arrivée au
pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper.
Le gouvernement bolivarien du Venezuela a
récemment appliqué la loi RESORTE visant à
réglementer la diffusion radio et télévisée
au sein du pays. Cette loi prohibe des contenus adultes pour les
enfants, racistes, sexistes, les propos diffamatoires, la provocation
à la violence, limite l'espace publicitaire et oblige les
médias nationaux à diffuser
les messages du gouvernement. Cette dernière ne diffère
aucunement des règles mises de l'avant par le CRTC au Canada.
Or, malgré l'implantation de cette loi, divers médias
privés vénézuéliens sont venus à son
encontre et ont donc dû être fermées temporairement
par le gouvernement. Trois des six chaînes
télévisées fermées ont pu être
ré-
ouvertes en raison de leur conformité avec la loi RESORTE.
Rappelons que la chaîne Radio Caracas Television
(RCTV), dont la diffusion a été suspendue en janvier
dernier, avait soutenu explicitement le coup d'État en 2002
contre le gouvernement du PSUV élu démocratiquement par
la majorité de la population vénézuélienne
et a depuis tenu plusieurs propos diffamatoires à l'égard
de ce gouvernement
tout en suscitant l'insurrection du peuple. Le 13 janvier 2010, Noel
Alvarez, président du syndicat du patronat FEDECAMARAS, a dit,
en ondes, que la solution face au gouvernement bolivarien est
« militaire ». Cette déclaration porte
donc à l'insurrection et à la violence. En ajout, le RCTV
a refusé de diffuser les discours du
gouvernement vénézuélien. Elle a donc contrevenue
à la loi RESORTE votée majoritairement en
Assemblée par les représentants et représentantes,
élu-e-s démocratiquement, du peuple
vénézuélien à Caracas.
Face à cette situation, le ministre des Affaires
étrangères et Commerce international s'insurge et
déclare qu'au Venezuela la démocratie et la
liberté d'expression sont en danger. Ces propos font suite
à une série d'actions et déclarations du
gouvernement canadien, suivant les pas étasuniens, afin
d'endiguer la gauche latino-américaine et ainsi
protéger leurs intérêts financiers au sein de ces
pays. Le Canada a d'ailleurs été pris à financer
à deux reprises les groupes d'opposition au Venezuela en plus
d'avoir appuyé militairement et politiquement le régime
putschiste au Honduras de Roberto Mitcheletti et Pepe Lobo.
Notons qu'au Canada plusieurs mesures
anti-démocratiques ont été mises en branle depuis
la montée au pouvoir du gouvernement conservateur, notamment par
la prorogation à trois reprises du parlement canadien afin de
freiner une coalition de partis politiques (représentant la
majorité de la population) et, en janvier 2010,
d'étouffer toutes
discussions à propos des cas de tortures de prisonniers afghans
par l'armée canadienne.
De plus, le gouvernement du Canada a refusé de
signer la Déclarations des droits peuples autochtones à
l'ONU, a empêché la chaîne Al-Jazeera de diffuser au
Canada, a mis aux rencarts Kyoto et à jouer à Copenhague,
tout en organisant des Jeux Olympiques illégitimes, continue une
guerre illégitime et sanglante en Afghanistan, coupe les
fonds dirigés à des organismes tels que Kairos et
Alternatives, fait des intrusions au sein des domiciles de militants et
militantes, opte pour une politique pro-Israël en changeant et
coupant les politiques aidant le peuple palestinien, tente de
criminaliser sournoisement l'avortement et bien plus encore !
Comment un tel pays peut-il faire une
déclaration de la sorte à l'égard d'un
gouvernement élu majoritairement par sa population et qui
investit massivement dans les services sociaux, dans la santé et
dans l'éducation et qui construit avec son peuple les bases
solides d'un développement sain et pour tous et toutes ? Il
est du devoir du ministre des Affaires étrangères et
Commerce
international, Peter Kent, de bien représenter son peuple et
d'approfondir ses recherches avant de divulguer de telles
déclarations sur la scène internationale.
De tels propos ternissent l'image des peuples vivant au
Canada et au Québec et contreviennent à la
souveraineté des peuples de la République Bolivarienne du
Venezuela. Le Canada se doit également d'être un exemple
en termes de démocratie avant de critiquer tout autre
gouvernement pour ses agissements.
Plusieurs manifestations auront lieu à
Montréal, Toronto et Caracas le 25 février prochain, afin
de manifester notre désaccord face à cette
déclaration publique du ministre des Affaires
étrangères et Commerce international, Peter Kent, et le
mener à formuler des excuses publiques ainsi qu'à changer
l'orientation de son gouvernement à l'égard du
peuple de la République bolivarienne du Venezuela qui
mène depuis plus de dix ans une lutte d'émancipation.
Ces organisations endossent le présent
communiqué : Société Bolivarienne du
Québec/Hands Off Venezuela, Base de Paix Montréal, Barrio
Nuevo, Frente Norman Bethune, Front contre le coup d'État au
Honduras.

Uruguay
José Mujica assume la présidence
José Mujica, du Front large (Frente Amplio, FA),
coalition de gauche, a assumé lundi le 1er mars la
présidence de l'Uruguay. Pour la première fois, la
cérémonie de passation des pouvoirs s'est tenue à
l'extérieur, sur la Place de l'Indépendance, à
Montevideo, en présence de délégations de haut
niveau dont une bonne quinzaine de chefs d'État
et d'invités spéciaux.
Il a reçu l'écharpe présidentielle
des mains de Tabaré Vazquez, sur une Place de
l'indépendance bondée, en présence des
présidents d'Argentine, Cristina Fernandez ; du
Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva ; du Paraguay, Fernando
Lugo ; de Bolivie, Evo Morales ; d'Équateur, Rafael
Correa ; de Colombie, Alvaro
Uribe et du Venezuela, Hugo Chavez. Étaient également
présents le prince Philippe d'Espagne et le premier
vice-président cubain José Ramon Machado Ventura.
José Mujica s'est adressé à la
nation et lui et les 13 membres de son cabinet ont prêté
serment. Il s'est engagé à mettre en place un
gouvernement de continuité, ouvert à l'opposition,
axé sur la suppression de l'indigence, et offrant une
proposition renouvelée pour l'Amérique latine et le
Mercosur, rapporte l'agence ANSA.
Durant les jours précédant son
élection, Mujica a noté qu'il était important que
le peuple soit organisé dans des partis politiques qui
représentent ses intérêts, pour pouvoir agir
collectivement. Selon le quotidien La Republica, il a dit que
« sans les outils collectifs qui correspondent à
notre droit à l'autodétermination et à la
personnalité, les grandes causes échouent parce qu'elles
ont besoin de partis qui ravivent la lutte à plus long
terme ».
« Il n'y a pas d'hommes
irremplaçables, il y a des causes irremplaçables. Lorsque
vous avez 74 ans, vous devez avoir l'intelligence de voir la vie en
perspective », a dit-il, ajoutant que le FA est le parti le
plus important en Uruguay en ce moment. « Nous avons la
responsabilité cruciale de gouverner pour tous et avec tous.
Nous devons être patients, respectueux et engagés envers
la cause. »

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Marxiste-Léniniste
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