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Pour Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) : « C'est totalement inacceptable. Il n'est pas question pour nous de faire des concessions sur des conditions de travail et des salaires qui nous ont été imposés par une loi spéciale » adoptée sous bâillon en décembre 2005. Il souligne que les employés du secteur public ont vu leur pouvoir d'achat s'étioler de 8,5 % durant ces années. De plus, ajoute-t-il, il faut cesser de faire tout un plat avec les budgets déficitaires du Québec. « Cette année, ce déficit représente 1,3 % du PIB du Québec, un pourcentage beaucoup moins important que partout ailleurs dans le monde occidental. » « Les augmentations salariales revendiquées par le Front commun, dont le coût net serait de 3,1 milliards $ après récupération fiscale, contribueraient significativement à la relance d'une économie fragile », de conclure le président de la FTQ Dans un communiqué émis le 16 février, le Front commun mentionne que le taux d'inflation prévu par Desjardins pour les cinq prochaines années dépasse largement les augmentations salariales proposées. « Au final, la perte du pouvoir d'achat des travailleuses et travailleurs est évaluée entre 3,5 % et 5 %. » Les représentants du Front commun demandent une intensification des négociations. « Nous sommes bien heureux de constater que la ministre veut avancer plus rapidement, mais il faut être deux pour danser le tango. Le gouvernement doit également faire la démonstration de ses bonnes intentions aux tables de négociations », ont conclu les porte-parole.
L'éducation est un droit! Les étudiants manifestent contre l'annonce d'une hausse des frais de scolaritéLe 17 février, des étudiants et étudiantes ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et manifesté contre la hausse des frais de scolarité annoncée six jours plutôt par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport. On se souviendra qu'à cette occasion la ministre avait déclaré aux journalistes qu'un consensus était en train de se réaliser au Québec en faveur d'une telle hausse, consensus qui excluait les étudiants. Des étudiants et étudiantes se sont mobilisés rapidement pour des actions concertées à travers le Québec. Il y a eu des actions à St-Jérôme et à Sainte-Thérèse. Des actions ont également eu lieu au Cégep de Drummondville, au cégep St-Laurent, à l'Université Laval ainsi qu'au cégep François-Xavier Garneau à Québec. À Montréal, une manifestation de 250 personnes a réuni des contingents du collège de Maisonneuve, du cégep du Vieux-Montréal, du cégep Bois-de-Boulogne et de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Les manifestants se sont rendus au bureau du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport dans le quartier Centre-Sud pour clamer haut et fort : « L'éducation est un droit ! » « Nous demandons à la ministre d'écouter les principaux intéressés pour trouver une solution au financement du système d'éducation, c'est-à-dire les étudiants et non pas les 'think thanks' économiques ayant un pied à terre dans l'antichambre du ministère », a déclaré Marie-Élaine Laroche, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l'Association générale des étudiants et étudiantes de l'Université du Québec à Trois-Rivières. « C'est aux travailleurs de la classe moyenne qui ne sont pas riches du tout à qui l'élite politique passe la note constamment pour ses décisions électorales irresponsables », d'ajouter Christian Pépin, secrétaire à la coordination de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante. « C'est bien beau, les voeux pieux de dire que ce ne sont que les riches qui vont payer et que ceux qui en ont besoin vont recevoir de l'aide, mais en pratique, c'est impossible car comme on aime à le rappeler ce gouvernement, il n'y a pas des tonnes de gens riches au Québec. Ce sont donc des centaines de milliers d'étudiants qui vont se retrouver sans aide alors qu'ils en ont besoin », de souligner Alexandre Leduc du Conseil québécois du secteur universitaire de l'Alliance de la fonction publique. « On nous dit que des frais de scolarité bas représentent une injustice, mais ne pas permettre aux étudiantes et étudiants de subvenir à leurs besoins pendant leurs études est pire. Le débat sur les hausses des frais de scolarité n'aura pas lieu d'être tant que des correctifs ne seront pas apportés au régime de l'AFE », souligne pour sa part Olivier Jégou, secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec. Pour Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec : « C'est faux de dire qu'il y a un consensus sur la question de la hausse des droits de scolarité. Cela vaut autant pour l'éducation que pour toute tarification des services publics. » « La hausse constante des frais de scolarité est une violation des droits de l'éducation. Alors que le Québec a entériné le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels, ne devrions-nous pas tendre plutôt vers la direction inverse, c'est-à-dire vers la gratuité scolaire? », s'interroge Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés. Ce que la ministre a omis de dire c'est que le « consensus » sur la hausse des droits de scolarité, sur les nouvelles coupures et les hausses de tarifs se retrouve parmi l'oligarchie financière, une oligarchie enhardie par un gouvernement qui prépare le terrain pour une intensification de l'offensive antisociale. La lutte des étudiants et des étudiantes pour la pleine reconnaissance du droit à l'éducation bénéficie de l'appui des travailleurs et leurs alliés car ils participent à la même lutte contre l'offensive antisociale et pour un Québec moderne qui reconnaîtra que tous et toutes ont des droits du fait de leur humanité. Les actions des étudiants ne laissaient planer aucun doute sur leur détermination à faire échec à cette nouvelle menace à l'accessibilité aux études. D'autres actions sont prévues. L'éducation est un droit ! Appuyons la juste lutte des étudiants !
Plus
de
230 000
étudiants
étaient en grève le 16 mars 2005 en opposition
à
la propagande
virulente du gouvernement et des médias monopolisés
pour
justifier
l'annonce du gouvernement Charest qu'il allait dégeler les
droits de
scolarité. La détermination des étudiants
avait
forcé le gouvernement
Charest à reculer. Les étudiants ont
également
réclamé le retour des
103 M$ coupés dans
le système des prêts et bourses et que cesse
le démantèlement du système
d'éducation.L'affaire du terroriste Posada Carriles Le procès à El Paso reporté![]() ![]() Tout semble indiquer que la stratégie du gouvernement américain est de remettre, différer et retarder le procès de Luis Posada Carriles, jusqu'à ce qu'il meurt de vieillesse à Miami. Le dernier report a eu lieu ce vendredi à El Paso. La juge Kathleen Cardone a annoncé que le procès qui était prévu pour le 1er mars est maintenant reporté à une date indéterminée. Posada Carriles est un fugitif international, avec 73 chefs d'accusation d'assassinat en attente contre lui à Caracas. Le Venezuela a officiellement demandé son extradition le 15 juin 2005, mais Washington a choisi de le juger pour parjure, au lieu de l'extrader pour assassinat. En 2007, ils l'ont inculpé de fausses déclarations en relation avec son entrée illégale aux États-Unis. Les procureurs ont la preuve que Posada est entré aux États-Unis avec plusieurs de ses amis conspirateurs, à l'aide d'un bateau nommé le Santrina. Toutefois, Posada a allégué qu'à l'âge de 79 ans, il est entré à pied au pays par la frontière avec le Mexique. Une histoire que personne ne croît. Les mensonges de Posada étaient commodes pour Bush, car ils lui ont permis de bloquer l'extradition du terroriste, tandis que les accusations de parjure ont fait leur chemin à la cour fédérale. Après l'entrée en fonction du président Barack Obama, les procureurs ont ajouté d'autres chefs d'accusation à l'affaire, l'accusant d'avoir entravé une enquête sur le terrorisme international, pour ses mensonges sur son rôle dans la campagne terroriste de 1997 contre Cuba. Posada s'en est déjà vanté lors d'une entrevue avec le New York Times, quand il a reconnu être le cerveau des bombes qui ont explosé à La Havane, et qui ont tué l'Italien Fabio di Celmo. Chaque fois que des pressions sont exercées sur Posada, il menace de parler de sa relation avec la CIA. Les documents que son avocat a présentés à la cour sont remplis de ces menaces et insinuations, y compris celles où Posada dit que ce qu'il a fait en Amérique latine a été « au nom de Washington ». Sa nouvelle stratégie juridique est d'alléguer que la CIA lui a appris à mentir en utilisant de faux noms et de faux passeports. Il veut se présenter en tant que soldat de l'agence américaine des renseignements et prétendre que tout ce qu'il a fait était sous la direction de Washington. La poursuite s'oppose farouchement à cette stratégie, parce que la dernière chose que Washington veut, c'est qu'on sorte du placard les squelettes cachés de Langley. Sur ce point Posada a raison : les mensonges de la CIA sont plus importants que ceux de ses agents. Quel était le rôle de la CIA dans la guerre sale en Amérique latine ? Qui était l'ultime responsable en 1976 de l'attentat à la bombe de l'avion cubain, dans lequel 73 civils sont morts : la CIA ou Posada ? Quel rôle a joué l'Agence dans la campagne terroriste de 1997 contre les installations touristiques cubaines ? Pour éviter que Posada ne joue les trouble-fêtes en racontant tout ce qu'il sait, le gouvernement a réussi à convaincre la cour de sceller plus de 90 % des documents qui ont été présentés au tribunal. Seule la poursuite, les avocats de la défense et la juge peuvent les examiner. Ni la presse, ni le public y ont accès. Certains journalistes accusent la juge Cardone de ne pas permettre que « la cause soit ouverte et transparente ». Mais la pétition pour que la procédure demeure secrète provient des procureurs. Il est extrêmement rare pour un juge de forcer la main du gouvernement à révéler des informations sensibles qui nuiraient à la soi-disant sécurité nationale du pays. Ce que nous savons avec certitude, c'est que le véritable objectif de la poursuite est en cours de se réaliser. Le processus a jusqu'à présent été secret, et l'affaire demeure dans un flou juridique sans date fixée pour le procès. Dans son ordonnance à la cour, la juge Cardone a annoncé qu'elle tiendra une audience préparatoire le 20 mai. Lors de cette audition, elle veut connaître « l'état » de l'affaire, pour déterminer si une date sera finalement fixée pour le procès. Pendant ce temps, la requête d'extradition du Venezuela est toujours en suspens et Posada Carriles continue de vivre en toute impunité pour l'assassinat de ces 73 personnes sans défense à bord d'un avion de passagers. Lorsque le 20 mai prochain les avocats de Posada se réuniront à El Paso avec les procureurs pour examiner « l'état » de l'affaire, y aura-t-il quelqu'un parmi eux qui va dire au juge que ce terroriste international vit maintenant depuis cinq ans aux États-Unis sans avoir à répondre de ses crimes ? Ou que Giustino di Celmo attend depuis 12 ans pour voir l'assassin de son fils Fabio être jugé ? Et que les familles des victimes du vol 455 de Cubana de Aviacion attendent depuis presque 34 ans pour voir que justice soit faite, pour l'assassinat de leurs proches ? Qu'est-ce qu'ils attendent ? Que l'assassin meure de vieillesse à Miami ? (Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste à partir d'une traduction du texte original espagnol par Gloria) Et quand fera-t-on l'inventaire des
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| La démocratie
vénézuélienne contre l'hypocrisie
conservatrice de
Harper Montréal Jeudi le 25 février à 17h Complexe Guy-Favreau 200, boul. René-Lévesque Ouest Société bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela Information: www.sbqc.org / info@sbqc.org Toronto Jeudi le 25 février à 17h 365 Bloor St. East (coin Sherbourne) Devant le consulat du Venezuela Information: Latin American Solidarity Network (LASN), cca_toronto@hotmail.com; Barrio Nuevo, barrionuevo.canada@gmail.com |
Le ministre des Affaires étrangères du Canada a prononcé des propos diffamatoires à l'égard du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Peter Kent a dit : « Le Canada est préoccupé de la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que du décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi. Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l'espace démocratique au Venezuela. »
Il est du devoir de la Société Bolivarienne/Hands Off Venezuela et de la société québécoise et canadienne de répliquer à ces allégations et prendre la rue afin d'exprimer notre mécontentement, et surtout de dire que les peuples du Canada et du Québec n'appuient pas les propos de Peter Kent. De tels propos encouragent la campagne menée présentement par le gouvernement des États-Unis en Amérique latine afin d'y endiguer la montée de la gauche, et ce par tous les moyens nécessaires. La Révolution bolivarienne, appuyée et effectuée par le peuple vénézuélien, est présentement sous tension.
Une manifestation pan-canadienne s'organise présentement afin de faire ravaler les propos du gouvernement fédéral conservateur et demander réparations. Elle aura lieu le 25 février un peu partout dans le monde, notamment à Toronto, Caracas et Montréal. Rendez-vous à 17h devant le Complexe Guy-Favreau sur René-Lévesque.
(Ci-joint communiqué contre les propos diffamatoires de Peter Kent à l'égard du Venezuela)
Pour plus d'informations :
Société Bolivarienne du
Québec
www.sbqc.org
info@sbqc.org
Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca