Le Marxiste-Léniniste

Numéro 37 - 24 février 2010

Manifestation du Front commun à Québec

Pas de concessions sur des salaires
et conditions de travail imposés par décret!

Manifestation du Front commun devant l'Assemblée nationale à Québec le 22 février 2010. (Photo: CSN)

Québec
Pas de concessions sur des salaires et conditions de travail imposés par décret!
Les étudiants manifestent contre l'annonce d'une hausse des frais de scolarité

L'affaire du terroriste Posada Carriles
Le procès à El Paso reporté - José Pertierra, CubaDebate
Et quand fera-t-on l'inventaire des terroristes installés aux États-Unis? - Jean-Guy Allard, Radio Havana Cuba

Venezuela
Manifestations de solidarité à Montréal et Toronto

Accueil | Archives | English

Manifestation du Front commun à Québec

Pas de concessions sur des salaires et
conditions de travail imposés par décret!

Lundi le 22 février, près de 5 000 travailleurs des secteurs publics et parapublics du Québec regroupés dans le Front commun ont manifesté devant l'Assemblée nationale afin de protester contre la lenteur des négociations. Ils ont également exigé la pleine satisfaction de leurs revendications.

Le Front commun qui représentent 475 000 syndiqués de la fonction publique du Québec, dont 48 % de travailleurs à temps complet, 16 % à temps partiel régulier et 36 % à statut précaire, réclame des augmentations de salaire de 11 % sur trois ans, soit 3,75 % par année. En novembre dernier, le gouvernement proposait une augmentation de 7 % sur cinq ans.

Lors des récentes semaines, les différentes organisations syndicales qui constituent le Front commun ont consulté leurs membres sur les offres salariales. Les offres ont été rejetées et dénoncées par les travailleurs et travailleuses de tous les milieux, car elles mènent à l'appauvrissement.


Décembre 2005 devant l'Assemblée nationale.

Pour Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) : « C'est totalement inacceptable. Il n'est pas question pour nous de faire des concessions sur des conditions de travail et des salaires qui nous ont été imposés par une loi spéciale » adoptée sous  bâillon en décembre 2005.

Il souligne que les employés du secteur public ont vu leur pouvoir d'achat s'étioler de 8,5 % durant ces années.

De plus, ajoute-t-il, il faut cesser de faire tout un plat avec les budgets déficitaires du Québec. « Cette année, ce déficit représente 1,3 % du PIB du Québec, un pourcentage beaucoup moins important que partout ailleurs dans le monde occidental. »

« Les augmentations salariales revendiquées par le Front commun, dont le coût net serait de 3,1 milliards $ après récupération fiscale, contribueraient significativement à la relance d'une économie fragile », de conclure le président de la FTQ

Dans un communiqué émis le 16 février, le Front commun mentionne que le taux d'inflation prévu par Desjardins pour les cinq prochaines années dépasse largement les augmentations salariales proposées. « Au final, la perte du pouvoir d'achat des travailleuses et travailleurs est évaluée entre 3,5 % et 5 %. »

Les représentants du Front commun demandent une intensification des négociations. « Nous sommes bien heureux de constater que la ministre veut avancer plus rapidement, mais il faut être deux pour danser le tango. Le gouvernement doit également faire la démonstration de ses bonnes intentions aux tables de négociations », ont conclu les porte-parole.

Haut de page


L'éducation est un droit!

Les étudiants manifestent contre l'annonce d'une hausse des frais de scolarité

Le 17 février, des étudiants et étudiantes ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et manifesté contre la hausse des frais de scolarité annoncée six jours plutôt par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport. On se souviendra qu'à cette occasion la ministre avait déclaré aux journalistes qu'un consensus était en train de se réaliser au Québec en faveur d'une telle hausse, consensus qui excluait les étudiants.

Des étudiants et étudiantes se sont mobilisés rapidement pour des actions concertées à travers le Québec. Il y a eu des actions à St-Jérôme et à Sainte-Thérèse. Des actions ont également eu lieu au Cégep de Drummondville, au cégep St-Laurent, à l'Université Laval ainsi qu'au cégep François-Xavier Garneau à Québec.

À Montréal, une manifestation de 250 personnes a réuni des contingents du collège de Maisonneuve, du cégep du Vieux-Montréal, du cégep Bois-de-Boulogne et de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Les manifestants se sont rendus au bureau du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport dans le quartier Centre-Sud pour clamer haut et fort : « L'éducation est un droit ! »

« Nous demandons à la ministre d'écouter les principaux intéressés pour trouver une solution au financement du système d'éducation, c'est-à-dire les étudiants et non pas les 'think thanks' économiques ayant un pied à terre dans l'antichambre du ministère », a déclaré Marie-Élaine Laroche, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l'Association générale des étudiants et étudiantes de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

« C'est aux travailleurs de la classe moyenne qui ne sont pas riches du tout à qui l'élite politique passe la note constamment pour ses décisions électorales irresponsables », d'ajouter Christian Pépin, secrétaire à la coordination de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.

« C'est bien beau, les voeux pieux de dire que ce ne sont que les riches qui vont payer et que ceux qui en ont besoin vont recevoir de l'aide, mais en pratique, c'est impossible car comme on aime à le rappeler ce gouvernement, il n'y a pas des tonnes de gens riches au Québec. Ce sont donc des centaines de milliers d'étudiants qui vont se retrouver sans aide alors qu'ils en ont besoin », de souligner Alexandre Leduc du Conseil québécois du secteur universitaire de l'Alliance de la fonction publique.

« On nous dit que des frais de scolarité bas représentent une injustice, mais ne pas permettre aux étudiantes et étudiants de subvenir à leurs besoins pendant leurs études est pire. Le débat sur les hausses des frais de scolarité n'aura pas lieu d'être tant que des correctifs ne seront pas apportés au régime de l'AFE », souligne pour sa part Olivier Jégou, secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec.

Pour Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec : « C'est faux de dire qu'il y a un consensus sur la question de la hausse des droits de scolarité. Cela vaut autant pour l'éducation que pour toute tarification des services publics. »

« La hausse constante des frais de scolarité est une violation des droits de l'éducation. Alors que le Québec a entériné le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels, ne devrions-nous pas tendre plutôt vers la direction inverse, c'est-à-dire vers la gratuité scolaire? », s'interroge Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés.

Ce que la ministre a omis de dire c'est que le « consensus » sur la hausse des droits de scolarité, sur les nouvelles coupures et les hausses de tarifs se retrouve parmi l'oligarchie financière, une oligarchie enhardie par un gouvernement qui prépare le terrain pour une intensification de l'offensive antisociale.

La lutte des étudiants et des étudiantes pour la pleine reconnaissance du droit à l'éducation bénéficie de l'appui des travailleurs et leurs alliés car ils participent à la même lutte contre l'offensive antisociale et pour un Québec moderne qui reconnaîtra que tous et toutes ont des droits du fait de leur humanité. Les actions des étudiants ne laissaient planer aucun doute sur leur détermination à faire échec à cette nouvelle menace à l'accessibilité aux études. D'autres actions sont prévues.

L'éducation est un droit ! Appuyons la juste lutte des étudiants !

Plus de 230 000 étudiants étaient en grève le 16 mars 2005 en opposition à la propagande virulente du gouvernement et des médias monopolisés pour justifier l'annonce du gouvernement Charest qu'il allait dégeler les droits de scolarité. La détermination des étudiants avait forcé le gouvernement Charest à reculer. Les étudiants ont également réclamé le retour des 103 M$ coupés dans le système des prêts et bourses et que cesse le démantèlement du système d'éducation.

Haut de page


L'affaire du terroriste Posada Carriles

Le procès à El Paso reporté

Tout semble indiquer que la stratégie du gouvernement américain est de remettre, différer et retarder le procès de Luis Posada Carriles, jusqu'à ce qu'il meurt de vieillesse à Miami.

Le dernier report a eu lieu ce vendredi à El Paso. La juge Kathleen Cardone a annoncé que le procès qui était prévu pour le 1er mars est maintenant reporté à une date indéterminée.

Posada Carriles est un fugitif international, avec 73 chefs d'accusation d'assassinat en attente contre lui à Caracas. Le Venezuela a officiellement demandé son extradition le 15 juin 2005, mais Washington a choisi de le juger pour parjure, au lieu de l'extrader pour assassinat. En 2007, ils l'ont inculpé de fausses déclarations en relation avec son entrée illégale aux États-Unis.

Les procureurs ont la preuve que Posada est entré aux États-Unis avec plusieurs de ses amis conspirateurs, à l'aide d'un bateau nommé le Santrina. Toutefois, Posada a allégué qu'à l'âge de 79 ans, il est entré à pied au pays par la frontière avec le Mexique. Une histoire que personne ne croît.

Les mensonges de Posada étaient commodes pour Bush, car ils lui ont permis de bloquer l'extradition du terroriste, tandis que les accusations de parjure ont fait leur chemin à la cour fédérale.

Après l'entrée en fonction du président Barack Obama, les procureurs ont ajouté d'autres chefs d'accusation à l'affaire, l'accusant d'avoir entravé une enquête sur le terrorisme international, pour ses mensonges sur son rôle dans la campagne terroriste de 1997 contre Cuba. Posada s'en est déjà vanté lors d'une entrevue avec le New York Times, quand il a reconnu être le cerveau des bombes qui ont explosé à La Havane, et qui ont tué l'Italien Fabio di Celmo.

Chaque fois que des pressions sont exercées sur Posada, il menace de parler de sa relation avec la CIA. Les documents que son avocat a présentés à la cour sont remplis de ces menaces et insinuations, y compris celles où Posada dit que ce qu'il a fait en Amérique latine a été « au nom de Washington ».

Sa nouvelle stratégie juridique est d'alléguer que la CIA lui a appris à mentir en utilisant de faux noms et de faux passeports. Il veut se présenter en tant que soldat de l'agence américaine des renseignements et prétendre que tout ce qu'il a fait était sous la direction de Washington.

La poursuite s'oppose farouchement à cette stratégie, parce que la dernière chose que Washington veut, c'est qu'on sorte du placard les squelettes cachés de Langley. Sur ce point Posada a raison : les mensonges de la CIA sont plus importants que ceux de ses agents. Quel était le rôle de la CIA dans la guerre sale en Amérique latine ? Qui était l'ultime responsable en 1976 de l'attentat à la bombe de l'avion cubain, dans lequel 73 civils sont morts : la CIA ou Posada ? Quel rôle a joué l'Agence dans la campagne terroriste de 1997 contre les installations touristiques cubaines ?

Pour éviter que Posada ne joue les trouble-fêtes en racontant tout ce qu'il sait, le gouvernement a réussi à convaincre la cour de sceller plus de 90 % des documents qui ont été présentés au tribunal. Seule la poursuite, les avocats de la défense et la juge peuvent les examiner. Ni la presse, ni le public y ont accès. Certains journalistes accusent la juge Cardone de ne pas permettre que « la cause soit ouverte et transparente ».

Mais la pétition pour que la procédure demeure secrète provient des procureurs. Il est extrêmement rare pour un juge de forcer la main du gouvernement à révéler des informations sensibles qui nuiraient à la soi-disant sécurité nationale du pays.

Ce que nous savons avec certitude, c'est que le véritable objectif de la poursuite est en cours de se réaliser. Le processus a jusqu'à présent été secret, et l'affaire demeure dans un flou juridique sans date fixée pour le procès. Dans son ordonnance à la cour, la juge Cardone a annoncé qu'elle tiendra une audience préparatoire le 20 mai. Lors de cette audition, elle veut connaître « l'état » de l'affaire, pour déterminer si une date sera finalement fixée pour le procès.

Pendant ce temps, la requête d'extradition du Venezuela est toujours en suspens et Posada Carriles continue de vivre en toute impunité pour l'assassinat de ces 73 personnes sans défense à bord d'un avion de passagers. Lorsque le 20 mai prochain les avocats de Posada se réuniront à El Paso avec les procureurs pour examiner « l'état » de l'affaire, y aura-t-il quelqu'un parmi eux qui va dire au juge que ce terroriste international vit maintenant depuis cinq ans aux États-Unis sans avoir à répondre de ses crimes ? Ou que Giustino di Celmo attend depuis 12 ans pour voir l'assassin de son fils Fabio être jugé ? Et que les familles des victimes du vol 455 de Cubana de Aviacion attendent depuis presque 34 ans pour voir que justice soit faite, pour l'assassinat de leurs proches ? Qu'est-ce qu'ils attendent ? Que l'assassin meure de vieillesse à Miami ?

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste à partir d'une traduction du texte original espagnol par Gloria)

Haut de page


Et quand fera-t-on l'inventaire des
terroristes installés aux États-Unis?

Les États-Unis qui prétendent, de façon absurde, trouver des terroristes d'Al Qaeda sur des vols en provenance de Cuba, sont eux-mêmes le sanctuaire d'une importante colonie de terroristes, de tortionnaires et d'ex-présidents assassins.

En plus d'avoir initié, orienté, financé et géré le terrorisme contre Cuba avec ses agences de renseignement ou ses groupes mafieux de Miami qu'ils ont eux-mêmes créés, les États-Unis ont encouragé, parrainé ou inspiré des activités illégales tout au long du continent dont ils ont ensuite hébergé les auteurs.

De Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, auteurs avoués de la destruction en plein vol d'un avion cubain en 1976, provoquant la mort de ses 73 occupants, jusqu'aux auteurs d'actes de terrorisme contre des gouvernements progressistes de l'Amérique latine d'aujourd'hui, Washington ne s'est jamais étonné de voir apparaître sur son territoire les auteurs de conspirations meurtrières ou des individus entraînés ou recrutés par ses services pour semer la mort.

Au sujet de Posada, Internet est rempli de ses confessions et de récits de ses crimes que ce soit comme formateur de terroristes dans les Everglades (Floride), comme commissaire Basile à Caracas, comme narcotrafiquant fournissant des armes à la Contra nicaraguayenne ou comme auteur de multiples plans d'assassinat ou promoteur d'actes de terrorisme sur le territoire cubain.

De son complice Orlando Bosch, pédiatre psychopathe, les archives des années 60 de la presse miamienne reflètent avec moins de scrupules ses prétendus exploits comme chef du MRR terroriste, de l'« Armée cubaine anti-communiste » ou d'« Action cubaine ».

Il a été chef, toujours sur décision de la CIA, de la Coordinadora de Organizaciones Revolucionarias Unidas (CORU), dont les opérations figurent parmi les plus sanglantes de toute l'histoire du terrorisme sur ce continent.

Le 28 juillet 1960, Bosch est arrivé à Miami avec un visa de 30 jours. Mais 50 ans plus tard, se moquant de la justice vénézuélienne et profitant comme Posada et plusieurs autres de la protection active de la CIA et des politiciens mafieux, il soigne sa sénilité intermittente dans un bungalow de Hialeah.

Une liste interminable d'assassins

La liste est interminable des terroristes installés aujourd'hui aux États-Unis qui ont conspiré et ont agi contre Cuba avec les techniques enseignées dans les académies US de la terreur et qui continuent à profiter de la complicité ou de la complaisance de l'état.

Avec la chute de la dictature pro-nord-américaine de Fulgencio Batista, les assassins cubains les plus répugnants tels que Esteban Ventura, Rolando Masferrer, Julio Laurent et Pilar García, ont immédiatement trouvé un refuge en Floride où ils ont vécu dans le plus grand luxe avec l'argent tiré des coffres de l'État avant leur départ de l'Île.

De l'époque de la station CIA de Miami, la multimillionnaire JM/WAVE, a surgi l'énorme contingent de gangsters que l'agence a recyclé après Playa Girón (La Baie des Cochons), en éléments clés de ses opérations continentales, tant avec la DISIP vénézuélienne comme dans les rangs de la police secrète du dictateur chilien Augusto Pinochet et dans les appareils de répression de différents régimes auxquels elle a accordé des appuis inavouables.

Des frères Novo Sampoll, Pedro Crispín Remón Rodríguez et Gaspar (Gasparito) Jiménez, jusqu'à Reinol Rodríguez, Antonio (Tony) Calatayud, Nelsy Ignacio Castro Matos, Roberto Martín Pérez et Sixto Reinaldo Aquit Manrique, Héctor Francisco Alfonso Ruiz, alias Héctor Fabián et Ángel Alfonso Alemán, ce sont des dizaines et des dizaines d'assassins qui vivent là avec un statut d'intouchable.

Assassins pinochétistes et putschistes vénézuéliens

La liste de ces terroristes, de tortionnaires et d'ex-présidents assassins hébergés et protégés par les États-Unis est encore beaucoup plus longue.

Elle se prolonge avec les tortionnaires du régime militaire argentin jusqu'aux agents pinochétistes, tels que Michael Townley, assassin, avec les frères Novo de l'ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier.

Comme de nombreux militaires fascistes salvadoriens, le capitaine Álvaro Saravia, assassin de Monseigneur Oscar Arnulfo Romero, a bénéficié de l'hospitalité étasunienne.

Des mercenaires de la Contra nicaraguayenne et des Tonton Macoutes de Haïti apparaissent aussi à cet inventaire qui reste à compléter et à enquêter.

Lorsque l'on considère le Venezuela révolutionnaire, apparaissent à Miami des tortionnaires comme Joaquín Chafardet, d'authentiques fascistes comme Salvador Romaní et Ricardo Koesling, les ex-agentes de la DISIP Johan Peña, Pedro Lander, José Antonio Guevara, qui ont participé au complot pour l'assassinat du procureur Anderson, aux côtés de Patricia Poleo, aussi réfugiée en Floride.

Carlos Andrés Pérez, premier responsable de la répression contre le soulèvement populaire vénézuélien de 1989, connu sous le nom de Caracazo, est aujourd'hui exilé aux États-Unis.

Tortionnaire et assassin de la police secrète sous Pérez, Henry López Sisco est lié à une longue succession d'assassinats, de disparitions et d'abus commis dans les années 70 pour éliminer des groupes de jeunes rebelles.

Alfredo Peña, l'ex-maire du District métropolitain de Caracas qui s'est rendu responsable des morts survenues dans cette ville en avril 2002 se cache aussi aux États-Unis.

Les putschistes Carlos Fernández, ex patron de Fedecámaras, et Daniel Romero, qui a lu en public le décret qui suspendait l'Assemblée nationale et les institutions démocratiques se trouvent également en Floride.

Goni conspire avec les millions volés

L'ex-président bolivien Gonzalo Sánchez de Lozada (Goni) s'est rendu responsable d'une répression génocidaire contre le peuple en 2003, qui a causé la mort de 67 civils et plus de 300 blessés par balles.

Depuis le territoire étasunien, Goni se consacre maintenant à financer les mouvements contre le gouvernement du président Evo Morales.

Hugo Achá Melgar, identifié comme le représentant en Bolivie de la Fondation Human Rights (FHR), financier de la bande terroriste démantelée le 16 avril 2009 à Santa Cruz, tandis qu'elle préparait l'assassinat de Evo, a aussi choisi la route des États-Unis comme plusieurs de ses complices.

Sans aucun argument, Washington diffame Cuba, tandis que l'on demeure les bras croisés face aux terroristes et aux promoteurs avoués de la terreur qui se trouvent à l'intérieur de ses frontières

Haut de page


Venezuela

Manifestations de solidarité à Montréal et Toronto

La démocratie vénézuélienne contre l'hypocrisie conservatrice de Harper

Montréal
Jeudi le 25 février à 17h
Complexe Guy-Favreau
200, boul. René-Lévesque Ouest
Société bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela
Information: www.sbqc.org / info@sbqc.org

Toronto
Jeudi le 25 février à 17h
365 Bloor St. East (coin Sherbourne)
Devant le consulat du Venezuela
Information: Latin American Solidarity Network (LASN), cca_toronto@hotmail.com; Barrio Nuevo, barrionuevo.canada@gmail.com

Le ministre des Affaires étrangères du Canada a prononcé des propos diffamatoires à l'égard du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Peter Kent a dit : « Le Canada est préoccupé de la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que du décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi. Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l'espace démocratique au Venezuela. »

Il est du devoir de la Société Bolivarienne/Hands Off Venezuela et de la société québécoise et canadienne de répliquer à ces allégations et prendre la rue afin d'exprimer notre mécontentement, et surtout de dire que les peuples du Canada et du Québec n'appuient pas les propos de Peter Kent. De tels propos encouragent la campagne menée présentement par le gouvernement des États-Unis en Amérique latine afin d'y endiguer la montée de la gauche, et ce par tous les moyens nécessaires. La Révolution bolivarienne, appuyée et effectuée par le peuple vénézuélien, est présentement sous tension.

Une manifestation pan-canadienne s'organise présentement afin de faire ravaler les propos du gouvernement fédéral conservateur et demander réparations. Elle aura lieu le 25 février un peu partout dans le monde, notamment à Toronto, Caracas et Montréal. Rendez-vous à 17h devant le Complexe Guy-Favreau sur René-Lévesque.

(Ci-joint communiqué contre les propos diffamatoires de Peter Kent à l'égard du Venezuela)

Pour plus d'informations :

Société Bolivarienne du Québec
www.sbqc.org
info@sbqc.org

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca