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Le budget de l'Alberta
Quel est l'objectif?
Suite
à
la présentation du budget de
l'Alberta le 9 février dernier, les médias
monopolisés et les partis de l'opposition ont
concentré
leur attention sur le déficit de 4,7 milliards $. La
Wildrose Alliance s'est plainte que le ministre des Finances Ted
Morton
a renié ses racines fiscales conservatrices. Le NDP a dit
que le
gouvernement
dépensait à tous vents. Les libéraux ont dit
que
le budget menaçait la prospérité future de
l'Alberta. Les médias des monopoles ont
érigé un
barrage de désinformation à l'effet que le
déficit
était causé par de soi-disant grandes augmentations
dans
les dépenses pour la santé et
l'éducation.
S'il est vrai que le budget est un
« budget
déficitaire », il n'en faut pas moins se
rappeler que
l'Alberta n'a pas de dettes et que les dépenses
projetées
au-delà des revenus seront faites à même le
Fonds
de durabilité qui provient des revenus accumulés au
fil
des années sur les ressources non renouvelables. Le
Marxiste-
Léniniste appelle les travailleurs de l'Alberta
à
ne pas se laisser berner par la pression qui vise à leur
faire
prendre position « pour » ou
« contre » les déficits et à
plutôt enquêter sur ce qui se passe et
déterminer
quels intérêts on est en train de servir afin de
pouvoir
formuler la position qui sert les intérêts de la
classe
ouvrière et de ses alliés. Pourquoi le Parti
conservateur
au pouvoir présente-t-il un budget déficitaire et
à qui cela bénéficie-t-il ?
Lorsque la crise économique mondiale a
frappé, plusieurs projets en Alberta ont été
annulés ou mis en veilleuse. En décembre 2009, le
gouvernement provincial estimait que les projets mis en veilleuse
se
chiffraient à 80 milliards $, dont 66
milliards $ pour
les projets dans les sables bitumineux. Dans une telle situation,
les
propriétaires du capital monopoliste se tournent vers
l'État pour déployer leur capital. Une façon
de le
faire est par le biais du financement par l'État de grands
projets garantis par lui.
Un grand nombre de ces projets sont pour la
construction
d'infrastructures dont on a un urgent besoin pour les
établissements de santé, les écoles, les
logements
abordables, etc. La pression exercée sur le gouvernement
pour
qu'il prenne ses responsabilités sociales est cependant
supplantée par les demandes du capital monopoliste. Ces
investissements dans l'infrastructure sociale sont faits dans le
but de
garantir les profits d'une minorité au détriment
des
besoins de la société et de ses membres.
Des investissements substantiels dans
l'infrastructure du système de santé et des
hôpitaux ont été faits ces dernières
années. En dépit de cela, l'Alberta a aujourd'hui
la
moitié des lits d'hôpitaux qu'elle avait il y a 20
ans. Ce
budget prévoit 2,5 milliards $ de capital pour des
projets
en santé dans les trois prochaines années.
Même si
cela
allait créer de nouveaux lits, ce qui est hautement
improbable,
il n'y a aucun financement de prévu pour leur allouer du
personnel. Ce sont les monopoles de la construction qui vont
être
les plus grands bénéficiaires de ces
dépenses
tandis que les longues listes d'attente pour les chirurgies et
pour les
admissions à l'hôpital vont continuer.
Le gouvernement a refusé de créer
dans le
secteur public, qui ne fonctionne pas sur la base du profit, tout
nouveau
lit de longue durée. Il a même annoncé que
les
unités de lits de longue durée de Villa Caritas
actuellement en construction ne serviront pas à cette fin.
On va
plutôt fermer des lits à l'hôpital d'Alberta
et
transférer les patients à
Villa Caritas. Plutôt que de financer et de construire des
unités de lits de longue durée dans le secteur
public, on
utilisera le programme « d'Aide abordable à la
vie
autonome » qui permet aux monopoles privés de
recevoir jusqu'à la moitié de leur coût total
en
capital pour construire des centres privés pour le profit
« d'aide à la
vie autonome ». Ces centres d'aide à la vie
autonome
ne fournissent que des soins minimaux de santé aux gens
âgés à la santé frêle. Les
patients
doivent payer des frais additionnels pour avoir droit à
plus
qu'un bain par semaine ou pour être escortés
à la
salle à manger. Un des gros joueurs dans ce secteur est un
ancien membre dirigeant de
« l'Autorité sanitaire de
Calgary ».
Le scandale n'est pas moins grand dans le secteur
de
l'éducation. En 2008, le gouvernement de l'Alberta a
donné un contrat de 32 ans à Babcock and Brown pour
construire et entretenir 18 écoles en partenariat
public-privé. Le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) qui représente les travailleurs des commissions
scolaires
avait fait
remarquer à l'époque qu'on aurait pu construire 10
écoles élémentaires de plus avec un
arrangement
financier public conventionnel. Babcock et Brown a
été
mis en liquidation depuis. Seulement à Edmonton, il y a
maintenant cinq écoles qui sont menacées de
fermeture
sous
prétexte qu'il faut couper dans les budgets.
Dans la section sur l'enseignement
supérieur, le
budget contient plusieurs autres subventions aux monopoles, dont
237
millions $ pour « l'innovation, la recherche et
des
initiatives de commercialisation de technologie ». Les
bourses pour les étudiants sont réduites, ce qui va
les
forcer à contracter des prêts et à s'endetter
envers les banques tandis que le financement est mis en place
pour
mettre dans les
mains des monopoles la recherche et l'innovation technologique
qui se
font dans les universités financées par les deniers
publics.
La section sur l'énergie et l'environnement
inclut des subventions aux grands monopoles du pétrole
pour la
captation et l'entreposage du carbone et d'autres
stratagèmes
douteux. Et la liste ne s'arrête pas là.
Le Discours du Trône a donné les
guides
pour le budget d'une façon on ne peut plus claire. Tout
est
orienté pour rendre les monopoles compétitifs
à
l'échelle internationale et c'est aussi l'objectif qui est
donné à toute la société. La
direction
précédente qui disait « pas de
déficit » est changée selon les demandes
changeantes de la
classe capitaliste monopoliste. L'oligarchie financière
internationale avait déjà réprimandé
le
premier ministre Harper et l'avait mis au pas. C'est maintenant
au tour
de Ted Morton et du gouvernement Stelmach de suivre les ordres
des
riches. Les dépenses de la province en infrastructure sont
aussi
une exigence du fédéral pour que la province
puisse toucher le financement fédéral pour des
projets de
construction dont le logement social.
Le parti au pouvoir poursuit un objectif
antiouvrier et
antinational en servant les intérêts des monopoles
du
pétrole et d'autres secteurs de l'oligarchie
financière
et en mettant tout à leur disposition pour rendre les
monopoles
compétitifs internationalement. Tout cela repose sur la
conception à l'effet que la seule option possible est
d'essayer de
passer à travers les cycles d'expansion et de contraction
en
mettant toutes les ressources de la société
à la
disposition des riches.
Il faut utiliser la présentation de budgets
pour
discuter de ce que la classe dirigeante est en train d'organiser.
C'est
l'occasion de discuter comment la classe ouvrière peut
mieux
s'organiser à la défense des droits de tous et pour
doter
le peuple du pouvoir. La classe dirigeante nous montre son
impuissance,
son incapacité et son refus total de
bâtir de nouveaux arrangements prosociaux et une
économie
qui s'appuie sur ses propres forces.
La Comité provincial de l'Alberta du
PCC(M-L)
tient des discussions mensuelles sur les affaires politiques,
notamment
sur les objectifs du budget de l'Alberta, où tous sont
bienvenus. Pour de l'information ou pour participer, nous joindre
à alberta@cpcml.ca.

Attaques contre les plus vulnérables
- Peggy Askin -
Le budget du 9 février diminue le
financement
dans quatorze ministères d'une manière qui
affectera la
vie et le moyen de subsistance de millions d'Albertains. Le
gouvernement estime
que le financement pour l'enfance et les services à la
jeunesse,
l'enseignement postsecondaire et aux personnes ayant une
déficience intellectuelle – des programmes pour
répondre aux besoins des plus vulnérables –
et la vie et
l'avenir de nos jeunes sont des coûts qui doivent
être
radicalement réduits. Ceux qui utilisent les programmes
sociaux
et qui ont besoin de financement, les travailleurs et les
professionnels
qui fournissent les services, doivent chambouler leurs vies pour
« faire avec moins », tout cela
au nom d'idéaux élevés. En attendant, la
machine
de propagande pond sans cesse de la désinformation selon
laquelle le financement a été augmenté et
c'est
pourquoi nous avons un déficit
budgétaire !
Commentant les coupures massives, Guy Smith,
président du Syndicat de la fonction publique de l'Alberta
(AUPE), a déclaré : « Mais les
politiques
positives dans les soins de santé sont compensées
par des
coupures massives dans les budgets des services publics
importants tels
les Services d'intervention à l'enfance et l'application
des lois environnementales. Ces réductions pourraient
avoir des
conséquences tragiques pour l'Alberta et ses citoyens...
Nous
avons vu une réduction de 6,8 % dans le budget des
Services
d'intervention à l'enfance et une réduction de
3,9 %
dans le budget pour le développement durable des
ressources, qui
veille à l'application de la loi
et de la réglementation environnementales, par rapport
à
ses dépenses réelles l'an dernier... Quelque chose
ne va
pas lorsque le gouvernement coupe 27 millions $ aux Services
d'intervention à l'enfance, mais alloue 25 millions $
pour
les courses à chevaux et l'élevage de chevaux de
course. »
L'AUPE a souligné que le nombre de
personnes qui
perdront leur emploi à la suite du budget ne dit pas toute
l'histoire. Un gel de l'embauche a été en vigueur
depuis
juillet 2009, laissant de nombreux postes vacants. Le budget ne
fera
qu'aggraver une crise existante dans le recrutement du
personnel.
« Nos membres subissent
déjà le
stress élevé au travail et l'épuisement
professionnel, car beaucoup de postes n'ont pas été
pourvus. Les Albertains vont certainement ressentir les effets
dans de
nombreux domaines alors que le travail prend plus de temps
à
s'accomplir et que les services publics ne peuvent être
fournis », a
déclaré Smith. L'AUPE travaillera avec le
gouvernement
pour atténuer les conséquences sur la prestation de
services publics importants, mais en aucune façon l'AUPE
n'aidera le gouvernement à trouver des manières de
couper
les postes, a-t-il dit.
Les organismes offrant des services aux personnes
ayant
une déficience intellectuelle sont également
préoccupés par le fait que le budget ajoute
à
leurs préoccupations à cause de l'absence
d'augmentation
du financement, même s'ils s'attendent en 2010
à au moins une centaine de nouvelles personnes qui auront
besoin
de financement et de
soutien grâce à ce programme. Sur la base de la
hausse
prévue de la demande, ils disent que l'augmentation
zéro
représentera un manque à gagner dans le financement
de
près de 20 millions $. Vers la fin de 2009, les
organismes
offrant un soutien et des services aux personnes ayant une
déficience intellectuelle ont été
sommés de
réduire
considérablement leurs budgets existants. À
Edmonton,
trente-huit organismes ont voté pour refuser de le faire.
En
réponse à la directive fin 2009 du gouvernement,
Ryan
Geake, directeur exécutif de la Calgary Scope Society, a
dit au
gouvernement provincial que son organisme n'obéira pas
à
des ordres de réduire les dépenses pour les adultes
ayant une déficience intellectuelle. « Nous
pensons
qu'à l'heure actuelle toute réduction à
notre
contrat mettra grandement en danger la vie des gens dont nous
nous
préoccupons et que nous soutenons », a-t-il
déclaré.
Les personnes ayant une déficience
intellectuelle, leurs familles, et ceux qui fournissent un
soutien dans
les résidences et les quartiers sont parfaitement
familiers avec
ce que devraient être leurs besoins et le financement. Cela
remet
sur le tapis la question de qui décide lorsqu'il s'agit de
budgets et d'autres politiques gouvernementales. Il n'est
pas acceptable que les budgets soient établis sur le dos
des
personnes les plus vulnérables tandis que le gouvernement
et les
partis au pouvoir paient les riches par le biais des
régimes de
captage du carbone et de nombreuses autres façons.
Le fait que les Albertains soient tellement
marginalisés et exclus du processus décisionnel
devrait
alerter les gens à la nécessité de s'engager
dans
un mouvement pour le renouveau démocratique. Participons
aux
discussions organisées par les marxistes-léninistes
sur
la façon dont les choses peuvent être faites
différemment en construisant
activement les Comités pour le renouveau
démocratique.

D'autres attaques contre le droit à la
santé
- Peggy Morton -
Le point de départ de toute discussion sur
les
ressources à allouer au secteur de la santé est la
reconnaissance de la responsabilité sociale d'un
État
moderne. Pour que cette responsabilité soit
assumée, il
faut un système de santé pour tous qui ne
fonctionne pas
sur la base du profit, qui est financé par les fonds
publics et
qui est sans frais pour
les usagers, sans corruption, privilèges ou
discrimination. Ce
système doit avoir les ressources nécessaires pour
que la
population ait accès aux soins dont elle a besoin quand
elle en
a besoin.
Il ne fait pas de doute que les Albertains, comme
tous
les Canadiens, veulent que ce système soit défendu
et
étendu. Les gens de l'Alberta ont combattu vigoureusement
ces
derniers mois pour sauver et redévelopper l'Hôpital
de
l'Alberta à Edmonton, pour accroître et non
réduire
le nombre de lits d'hôpitaux et pour développer les
soins
publics
de longue durée pour les gens âgés. Les
Albertains
reconnaissent que les gouvernements ont la responsabilité
sociale de garantir le droit à la santé et de
développer un système de santé qui
corresponde au
niveau de développement de la société. Le
parti au
pouvoir et les partis de l'opposition ne reconnaissent même
pas
que la santé est un droit et ils
refusent de fournir l'information qui permettrait aux gens
d'avoir une
discussion informée sur les besoins en ressources du
système de santé. Non seulement refusent-ils de
fournir
l'information mais le parti au pouvoir fait
délibérément de la désinformation
à
laquelle les partis de l'opposition et les médias
monopolisés ne sont que trop heureux de
participer. La présentation du budget toute entière
est
de la poudre jetée aux yeux et une attaque contre le droit
à une discussion informée. Même la
présentation de l'information la plus simple sur le budget
est
une opportunité de faire de la désinformation.
On dit par exemple que le budget pour la
santé
représente 17 % du budget total. Les médias
monopolisés ont dit que « le système de
santé a reçu des milliards de dollars en nouveau
financement ».
Le chroniqueur du Edmonton Journal Graham
Thompson a écrit : « Ce budget
prétend
couper dans les dépenses tout en accordant une
augmentation
record de 2,1 milliards $ au département de la
santé... »
Les dirigeants du Parti libéral ont dit que
c'était une augmentation de 2 milliards $. CBC News a
publié en gros titre : « Les coûts
en
santé propulsent le déficit de l'Alberta à
4,7
milliards $. » Ces déclarations deviennent
ensuite une occasion pour accuser le gouvernement
« d'avoir
trop dépensé »
pour la santé.
Les faits sont bien différents. Les
dépenses allouées à Santé et au
mieux-être pour l'année 2010-2011 se chiffrent
à 15
milliards $. Cela inclut le « financement
ponctuel » de 759 millions $ pour payer le
déficit des Services de santé d'Alberta
(l'organisme qui
chapeaute le système de santé en Alberta). Le
budget
réel
pour 2010-2011 est donc de 14,3 milliards $. En 2009-2010,
le
budget nominal était de 12,7 milliards $ mais le
budget
réel compte tenu du paiement de 759 millions $ pour
couvrir
le déficit était de 13,5 milliards $. Le
budget de
2008-2009 était aussi de 13,5 milliards $.
Cela signifie donc que l'augmentation
réelle du
budget de la santé étalée sur deux ans ne
sera pas
de « milliards de dollars » ou 17 %
mais de
800 millions $ ou 6 % sur deux ans. C'est juste un peu
plus
que l'augmentation de la population, qui sera de 4,5 %
pendant
cette période.
Quel est l'objectif du gouvernement avec cette
campagne
de désinformation ? Les conservateurs ont
été
incapables de vendre leur ordre du jour en santé à
la
population de l'Alberta. Le budget démontre qu'une fois de
plus
le Parti conservateur au pouvoir s'oppose à la
détermination des Albertains de défendre et
d'étendre leur système de
santé public. Les attaques contre les plus
vulnérables
comme les personnes avec des déficiences
développementales et les gens âgés à
la
santé frêle ont été reçues avec
outrage.
En créant cette illusion au sujet d'un
financement accru pour les besoins en santé, le
gouvernement
prépare le prochain round. Lors du Discours du trône
présenté à la troisième session du
27e
Parlement, le gouvernement a présenté sa
stratégie
de « consultation » avec les Albertains au
sujet
des soins de santé. Le contenu de cette
discussion est déjà déterminé. Nous
avons
investi tout cet argent dans le système de santé et
cela
n'a pas résolu le problème, dira le gouvernement.
La
« troisième voie » de Ralph Klein
est en
train de sortir de l'ombre encore une fois. Si le système
de
santé public ne peut pas résoudre le
problème,
alors il faut un système de santé à
deux vitesses et encore plus de soins de santé
privés.
Même si ce dogme a été rejeté maintes
et
maintes fois, cela n'arrête pas le parti au pouvoir parce
qu'il a
le pouvoir et peut faire ce qu'il veut. C'est justement cela le
problème que la classe ouvrière et ses
alliés
doivent résoudre.

Journée de la jeunesse au
Venezuela
Des dizaines de milliers d'étudiants
manifestent en appui à Chavez
- Kiraz Janicke,
Venezuelanalysis.com, le
14 février 2010 -
Le président a appelé les jeunes
à
jouer un rôle dirigeant et a dit que l'avenir de la
révolution et du pays dépend d'eux.
Il les a en particulier appelés à
être critiques et à s'opposer à la
bureaucratie,
ajoutant qu'elle représente la plus grande menace pour la
révolution comme l'a montré la
dégénérescence bureaucratique de la
révolution russe.
Chavez a aussi applaudi la création
récente du Front de la jeunesse du bicentenaire qui a
été formé le 2 février pour unir
toutes les
organisations de la jeunesse pro-révolutionnaire du pays,
dont
la jeunesse du
PSUV, la jeunesse du Parti communiste et l'aile de la jeunesse du
parti
Patrie pour tous (PPT) et d'autres mouvements et courants de la
jeunesse de moins grande envergure.
Au sujet des protestations récentes des
étudiants de l'opposition, il a dit que les élites
locales et américaines les utilisent pour fomenter une
« révolution colorée » et un
changement de régime au Venezuela.
Le conflit entre les mouvements étudiants
pro-révolution et pro-opposition dans ce pays
polarisé
politiquement sont le reflet des divisions de classe
marquées
au Venezuela.
La majorité des universités
autonomes et
privées de l'élite du Venezuela, qui comprennent
environ
300 000 étudiants, sont dominées par des groupes
étudiants de l'opposition de droite appuyés par les
États-Unis qui proviennent en grande partie de la
bourgeoisie et
de la classe moyenne.
Par contre, les universités
expérimentales, les universités bolivariennes et
les
missions sociales qui comptent en tout environ 700 000
étudiants, essentiellement de la classe ouvrière et
des
milieux très pauvres, appuient fermement Chavez et la
révolution bolivarienne.

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