Le Marxiste-Léniniste

Numéro 33 - 18 février 2010

Le budget de l'Alberta

Quel est l'objectif?

Le budget de l'Alberta
Quel est l'objectif?
Attaques contre les plus vulnérables - Peggy Askin
D'autres attaques contre le droit à la santé - Peggy Morton

Journée de la jeunesse au Venezuela
Des dizaines de milliers d'étudiants manifestent en appui à Chavez - Kiraz Janicke, Venezuelanalysis.com

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Le budget de l'Alberta

Quel est l'objectif?

Suite à la présentation du budget de l'Alberta le 9 février dernier, les médias monopolisés et les partis de l'opposition ont concentré leur attention sur le déficit de 4,7 milliards $. La Wildrose Alliance s'est plainte que le ministre des Finances Ted Morton a renié ses racines fiscales conservatrices. Le NDP a dit que le gouvernement dépensait à tous vents. Les libéraux ont dit que le budget menaçait la prospérité future de l'Alberta. Les médias des monopoles ont érigé un barrage de désinformation à l'effet que le déficit était causé par de soi-disant grandes augmentations dans les dépenses pour la santé et l'éducation.

S'il est vrai que le budget est un « budget déficitaire », il n'en faut pas moins se rappeler que l'Alberta n'a pas de dettes et que les dépenses projetées au-delà des revenus seront faites à même le Fonds de durabilité qui provient des revenus accumulés au fil des années sur les ressources non renouvelables. Le Marxiste- Léniniste appelle les travailleurs de l'Alberta à ne pas se laisser berner par la pression qui vise à leur faire prendre position « pour » ou « contre » les déficits et à plutôt enquêter sur ce qui se passe et déterminer quels intérêts on est en train de servir afin de pouvoir formuler la position qui sert les intérêts de la classe ouvrière et de ses alliés. Pourquoi le Parti conservateur au pouvoir présente-t-il un budget déficitaire et à qui cela bénéficie-t-il ?

Lorsque la crise économique mondiale a frappé, plusieurs projets en Alberta ont été annulés ou mis en veilleuse. En décembre 2009, le gouvernement provincial estimait que les projets mis en veilleuse se chiffraient à 80 milliards $, dont 66 milliards $ pour les projets dans les sables bitumineux. Dans une telle situation, les propriétaires du capital monopoliste se tournent vers l'État pour déployer leur capital. Une façon de le faire est par le biais du financement par l'État de grands projets garantis par lui.

Un grand nombre de ces projets sont pour la construction d'infrastructures dont on a un urgent besoin pour les établissements de santé, les écoles, les logements abordables, etc. La pression exercée sur le gouvernement pour qu'il prenne ses responsabilités sociales est cependant supplantée par les demandes du capital monopoliste. Ces investissements dans l'infrastructure sociale sont faits dans le but de garantir les profits d'une minorité au détriment des besoins de la société et de ses membres.

Des investissements substantiels dans l'infrastructure du système de santé et des hôpitaux ont été faits ces dernières années. En dépit de cela, l'Alberta a aujourd'hui la moitié des lits d'hôpitaux qu'elle avait il y a 20 ans. Ce budget prévoit 2,5 milliards $ de capital pour des projets en santé dans les trois prochaines années. Même si cela allait créer de nouveaux lits, ce qui est hautement improbable, il n'y a aucun financement de prévu pour leur allouer du personnel. Ce sont les monopoles de la construction qui vont être les plus grands bénéficiaires de ces dépenses tandis que les longues listes d'attente pour les chirurgies et pour les admissions à l'hôpital vont continuer.

Le gouvernement a refusé de créer dans le secteur public, qui ne fonctionne pas sur la base du profit, tout nouveau lit de longue durée. Il a même annoncé que les unités de lits de longue durée de Villa Caritas actuellement en construction ne serviront pas à cette fin. On va plutôt fermer des lits à l'hôpital d'Alberta et transférer les patients à Villa Caritas. Plutôt que de financer et de construire des unités de lits de longue durée dans le secteur public, on utilisera le programme « d'Aide abordable à la vie autonome » qui permet aux monopoles privés de recevoir jusqu'à la moitié de leur coût total en capital pour construire des centres privés pour le profit « d'aide à la vie autonome ». Ces centres d'aide à la vie autonome ne fournissent que des soins minimaux de santé aux gens âgés à la santé frêle. Les patients doivent payer des frais additionnels pour avoir droit à plus qu'un bain par semaine ou pour être escortés à la salle à manger. Un des gros joueurs dans ce secteur est un ancien membre dirigeant de « l'Autorité sanitaire de Calgary ».

Le scandale n'est pas moins grand dans le secteur de l'éducation. En 2008, le gouvernement de l'Alberta a donné un contrat de 32 ans à Babcock and Brown pour construire et entretenir 18 écoles en partenariat public-privé. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représente les travailleurs des commissions scolaires avait fait remarquer à l'époque qu'on aurait pu construire 10 écoles élémentaires de plus avec un arrangement financier public conventionnel. Babcock et Brown a été mis en liquidation depuis. Seulement à Edmonton, il y a maintenant cinq écoles qui sont menacées de fermeture sous prétexte qu'il faut couper dans les budgets.

Dans la section sur l'enseignement supérieur, le budget contient plusieurs autres subventions aux monopoles, dont 237 millions $ pour « l'innovation, la recherche et des initiatives de commercialisation de technologie ». Les bourses pour les étudiants sont réduites, ce qui va les forcer à contracter des prêts et à s'endetter envers les banques tandis que le financement est mis en place pour mettre dans les mains des monopoles la recherche et l'innovation technologique qui se font dans les universités financées par les deniers publics.

La section sur l'énergie et l'environnement inclut des subventions aux grands monopoles du pétrole pour la captation et l'entreposage du carbone et d'autres stratagèmes douteux. Et la liste ne s'arrête pas là.

Le Discours du Trône a donné les guides pour le budget d'une façon on ne peut plus claire. Tout est orienté pour rendre les monopoles compétitifs à l'échelle internationale et c'est aussi l'objectif qui est donné à toute la société. La direction précédente qui disait « pas de déficit » est changée selon les demandes changeantes de la classe capitaliste monopoliste. L'oligarchie financière internationale avait déjà réprimandé le premier ministre Harper et l'avait mis au pas. C'est maintenant au tour de Ted Morton et du gouvernement Stelmach de suivre les ordres des riches. Les dépenses de la province en infrastructure sont aussi une exigence du fédéral pour que la province puisse toucher le financement fédéral pour des projets de construction dont le logement social.

Le parti au pouvoir poursuit un objectif antiouvrier et antinational en servant les intérêts des monopoles du pétrole et d'autres secteurs de l'oligarchie financière et en mettant tout à leur disposition pour rendre les monopoles compétitifs internationalement. Tout cela repose sur la conception à l'effet que la seule option possible est d'essayer de passer à travers les cycles d'expansion et de contraction en mettant toutes les ressources de la société à la disposition des riches.

Il faut utiliser la présentation de budgets pour discuter de ce que la classe dirigeante est en train d'organiser. C'est l'occasion de discuter comment la classe ouvrière peut mieux s'organiser à la défense des droits de tous et pour doter le peuple du pouvoir. La classe dirigeante nous montre son impuissance, son incapacité et son refus total de bâtir de nouveaux arrangements prosociaux et une économie qui s'appuie sur ses propres forces.

La Comité provincial de l'Alberta du PCC(M-L) tient des discussions mensuelles sur les affaires politiques, notamment sur les objectifs du budget de l'Alberta, où tous sont bienvenus. Pour de l'information ou pour participer, nous joindre à alberta@cpcml.ca.

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Attaques contre les plus vulnérables

Le budget du 9 février diminue le financement dans quatorze ministères d'une manière qui affectera la vie et le moyen de subsistance de millions d'Albertains. Le gouvernement estime que le financement pour l'enfance et les services à la jeunesse, l'enseignement postsecondaire et aux personnes ayant une déficience intellectuelle – des programmes pour répondre aux besoins des plus vulnérables – et la vie et l'avenir de nos jeunes sont des coûts qui doivent être radicalement réduits. Ceux qui utilisent les programmes sociaux et qui ont besoin de financement, les travailleurs et les professionnels qui fournissent les services, doivent chambouler leurs vies pour « faire avec moins », tout cela au nom d'idéaux élevés. En attendant, la machine de propagande pond sans cesse de la désinformation selon laquelle le financement a été augmenté et c'est pourquoi nous avons un déficit budgétaire !

Commentant les coupures massives, Guy Smith, président du Syndicat de la fonction publique de l'Alberta (AUPE), a déclaré : « Mais les politiques positives dans les soins de santé sont compensées par des coupures massives dans les budgets des services publics importants tels les Services d'intervention à l'enfance et l'application des lois environnementales. Ces réductions pourraient avoir des conséquences tragiques pour l'Alberta et ses citoyens... Nous avons vu une réduction de 6,8 % dans le budget des Services d'intervention à l'enfance et une réduction de 3,9 % dans le budget pour le développement durable des ressources, qui veille à l'application de la loi et de la réglementation environnementales, par rapport à ses dépenses réelles l'an dernier... Quelque chose ne va pas lorsque le gouvernement coupe 27 millions $ aux Services d'intervention à l'enfance, mais alloue 25 millions $ pour les courses à chevaux et l'élevage de chevaux de course. »

L'AUPE a souligné que le nombre de personnes qui perdront leur emploi à la suite du budget ne dit pas toute l'histoire. Un gel de l'embauche a été en vigueur depuis juillet 2009, laissant de nombreux postes vacants. Le budget ne fera qu'aggraver une crise existante dans le recrutement du personnel.

« Nos membres subissent déjà le stress élevé au travail et l'épuisement professionnel, car beaucoup de postes n'ont pas été pourvus. Les Albertains vont certainement ressentir les effets dans de nombreux domaines alors que le travail prend plus de temps à s'accomplir et que les services publics ne peuvent être fournis », a déclaré Smith. L'AUPE travaillera avec le gouvernement pour atténuer les conséquences sur la prestation de services publics importants, mais en aucune façon l'AUPE n'aidera le gouvernement à trouver des manières de couper les postes, a-t-il dit.

Les organismes offrant des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle sont également préoccupés par le fait que le budget ajoute à leurs préoccupations à cause de l'absence d'augmentation du financement, même s'ils s'attendent en 2010 à au moins une centaine de nouvelles personnes qui auront besoin de financement et de soutien grâce à ce programme. Sur la base de la hausse prévue de la demande, ils disent que l'augmentation zéro représentera un manque à gagner dans le financement de près de 20 millions $. Vers la fin de 2009, les organismes offrant un soutien et des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle ont été sommés de réduire considérablement leurs budgets existants. À Edmonton, trente-huit organismes ont voté pour refuser de le faire. En réponse à la directive fin 2009 du gouvernement, Ryan Geake, directeur exécutif de la Calgary Scope Society, a dit au gouvernement provincial que son organisme n'obéira pas à des ordres de réduire les dépenses pour les adultes ayant une déficience intellectuelle. « Nous pensons qu'à l'heure actuelle toute réduction à notre contrat mettra grandement en danger la vie des gens dont nous nous préoccupons et que nous soutenons », a-t-il déclaré.

Les personnes ayant une déficience intellectuelle, leurs familles, et ceux qui fournissent un soutien dans les résidences et les quartiers sont parfaitement familiers avec ce que devraient être leurs besoins et le financement. Cela remet sur le tapis la question de qui décide lorsqu'il s'agit de budgets et d'autres politiques gouvernementales. Il n'est pas acceptable que les budgets soient établis sur le dos des personnes les plus vulnérables tandis que le gouvernement et les partis au pouvoir paient les riches par le biais des régimes de captage du carbone et de nombreuses autres façons.

Le fait que les Albertains soient tellement marginalisés et exclus du processus décisionnel devrait alerter les gens à la nécessité de s'engager dans un mouvement pour le renouveau démocratique. Participons aux discussions organisées par les marxistes-léninistes sur la façon dont les choses peuvent être faites différemment en construisant activement les Comités pour le renouveau démocratique.

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D'autres attaques contre le droit à la santé

Le point de départ de toute discussion sur les ressources à allouer au secteur de la santé est la reconnaissance de la responsabilité sociale d'un État moderne. Pour que cette responsabilité soit assumée, il faut un système de santé pour tous qui ne fonctionne pas sur la base du profit, qui est financé par les fonds publics et qui est sans frais pour les usagers, sans corruption, privilèges ou discrimination. Ce système doit avoir les ressources nécessaires pour que la population ait accès aux soins dont elle a besoin quand elle en a besoin.


Manifestation pour la santé à Edmonton le 25 septembre 2009

Il ne fait pas de doute que les Albertains, comme tous les Canadiens, veulent que ce système soit défendu et étendu. Les gens de l'Alberta ont combattu vigoureusement ces derniers mois pour sauver et redévelopper l'Hôpital de l'Alberta à Edmonton, pour accroître et non réduire le nombre de lits d'hôpitaux et pour développer les soins publics de longue durée pour les gens âgés. Les Albertains reconnaissent que les gouvernements ont la responsabilité sociale de garantir le droit à la santé et de développer un système de santé qui corresponde au niveau de développement de la société. Le parti au pouvoir et les partis de l'opposition ne reconnaissent même pas que la santé est un droit et ils refusent de fournir l'information qui permettrait aux gens d'avoir une discussion informée sur les besoins en ressources du système de santé. Non seulement refusent-ils de fournir l'information mais le parti au pouvoir fait délibérément de la désinformation à laquelle les partis de l'opposition et les médias monopolisés ne sont que trop heureux de participer. La présentation du budget toute entière est de la poudre jetée aux yeux et une attaque contre le droit à une discussion informée. Même la présentation de l'information la plus simple sur le budget est une opportunité de faire de la désinformation.

On dit par exemple que le budget pour la santé représente 17 % du budget total. Les médias monopolisés ont dit que « le système de santé a reçu des milliards de dollars en nouveau financement ».

Le chroniqueur du Edmonton Journal Graham Thompson a écrit : « Ce budget prétend couper dans les dépenses tout en accordant une augmentation record de 2,1 milliards $ au département de la santé... »

Les dirigeants du Parti libéral ont dit que c'était une augmentation de 2 milliards $. CBC News a publié en gros titre : « Les coûts en santé propulsent le déficit de l'Alberta à 4,7 milliards $. » Ces déclarations deviennent ensuite une occasion pour accuser le gouvernement « d'avoir trop dépensé » pour la santé.

Les faits sont bien différents. Les dépenses allouées à Santé et au mieux-être pour l'année 2010-2011 se chiffrent à 15 milliards $. Cela inclut le « financement ponctuel » de 759 millions $ pour payer le déficit des Services de santé d'Alberta (l'organisme qui chapeaute le système de santé en Alberta). Le budget réel pour 2010-2011 est donc de 14,3 milliards $. En 2009-2010, le budget nominal était de 12,7 milliards $ mais le budget réel compte tenu du paiement de 759 millions $ pour couvrir le déficit était de 13,5 milliards $. Le budget de 2008-2009 était aussi de 13,5 milliards $.

Cela signifie donc que l'augmentation réelle du budget de la santé étalée sur deux ans ne sera pas de « milliards de dollars » ou 17 % mais de 800 millions $ ou 6 % sur deux ans. C'est juste un peu plus que l'augmentation de la population, qui sera de 4,5 % pendant cette période.

Quel est l'objectif du gouvernement avec cette campagne de désinformation ? Les conservateurs ont été incapables de vendre leur ordre du jour en santé à la population de l'Alberta. Le budget démontre qu'une fois de plus le Parti conservateur au pouvoir s'oppose à la détermination des Albertains de défendre et d'étendre leur système de santé public. Les attaques contre les plus vulnérables comme les personnes avec des déficiences développementales et les gens âgés à la santé frêle ont été reçues avec outrage.

En créant cette illusion au sujet d'un financement accru pour les besoins en santé, le gouvernement prépare le prochain round. Lors du Discours du trône présenté à la troisième session du 27e Parlement, le gouvernement a présenté sa stratégie de « consultation » avec les Albertains au sujet des soins de santé. Le contenu de cette discussion est déjà déterminé. Nous avons investi tout cet argent dans le système de santé et cela n'a pas résolu le problème, dira le gouvernement. La « troisième voie » de Ralph Klein est en train de sortir de l'ombre encore une fois. Si le système de santé public ne peut pas résoudre le problème, alors il faut un système de santé à deux vitesses et encore plus de soins de santé privés. Même si ce dogme a été rejeté maintes et maintes fois, cela n'arrête pas le parti au pouvoir parce qu'il a le pouvoir et peut faire ce qu'il veut. C'est justement cela le problème que la classe ouvrière et ses alliés doivent résoudre.

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Journée de la jeunesse au Venezuela

Des dizaines de milliers d'étudiants
manifestent en appui à Chavez

Des dizaines de milliers d'étudiants ont manifesté vendredi à Caracas, la capitale du Venezuela, en appui au président vénézuélien Hugo Chavez et à la révolution bolivarienne et pour célébrer la « Journée de la jeunesse » du pays.

La manifestation s'est tenue quelques semaines après que les protestations violentes de centaines d'étudiants de l'opposition de droite en appui à la station de télévision privée RCTV aient fait les manchettes des médias internationaux.

Robert Sierra, un activiste de l'aile de la jeunesse du Parti socialiste unifié du Venezuela (JPSUV) de Chavez a dit que la manifestation « a clairement montré de quel côté sont la majorité des jeunes et des étudiants du pays ».

Dani Vallés, un délégué étudiant de l'Université de l'Est, a dit que « nous sommes avec le peuple et nous n'allons pas laisser l'oligarchie déstabiliser le Venezuela ».


Caracas, Venezuela, le 12 février 2010: grande manifestation de la jeunesse et des étudiants en
appui au président Hugo Chavez à l'occasion de la Journée nationale de la jeunesse.

Tôt le matin, des milliers d'étudiants et de jeunes travailleurs se sont rassemblés à l'Université nationale expérimentale des forces armées (UNEFA) et ont marché dans les quartiers riches de la banlieue est de Caracas qui est contrôlée par l'opposition vers l'Université bolivarienne où les attendaient plusieurs autres milliers d'étudiants et d'activistes.

Au son de la musique et des slogans « Chavez est ici pour rester ! » et « Expropriation, confiscation, les moyens de production au peuple ! », les étudiants ont dansé et marché les 10 kilomètres qui les séparaient du Palais présidentiel Miraflores où ils sont arrivés vers cinq heures pour entendre Chavez.

Le président a appelé les jeunes à jouer un rôle dirigeant et a dit que l'avenir de la révolution et du pays dépend d'eux.

Il les a en particulier appelés à être critiques et à s'opposer à la bureaucratie, ajoutant qu'elle représente la plus grande menace pour la révolution comme l'a montré la dégénérescence bureaucratique de la révolution russe.

Chavez a aussi applaudi la création récente du Front de la jeunesse du bicentenaire qui a été formé le 2 février pour unir toutes les organisations de la jeunesse pro-révolutionnaire du pays, dont la jeunesse du PSUV, la jeunesse du Parti communiste et l'aile de la jeunesse du parti Patrie pour tous (PPT) et d'autres mouvements et courants de la jeunesse de moins grande envergure.

Au sujet des protestations récentes des étudiants de l'opposition, il a dit que les élites locales et américaines les utilisent pour fomenter une « révolution colorée » et un changement de régime au Venezuela.

Le conflit entre les mouvements étudiants pro-révolution et pro-opposition dans ce pays polarisé politiquement sont le reflet des divisions de classe marquées au Venezuela.

La majorité des universités autonomes et privées de l'élite du Venezuela, qui comprennent environ 300 000 étudiants, sont dominées par des groupes étudiants de l'opposition de droite appuyés par les États-Unis qui proviennent en grande partie de la bourgeoisie et de la classe moyenne.

Par contre, les universités expérimentales, les universités bolivariennes et les missions sociales qui comptent en tout environ 700 000 étudiants, essentiellement de la classe ouvrière et des milieux très pauvres, appuient fermement Chavez et la révolution bolivarienne.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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