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On reconnaît le caractère d'une personne ou d'un État à la façon dont elle ou il dépense son argent. Le caractère centré sur le capital de l'État canadien nous est révélé par les dépenses de l'État pour de grands événements dominés par l'oligarchie financière internationale comme les Olympiques. Les dépenses d'un État centré sur l'être humain seraient au contraire centrées sur sa responsabilité sociale d'accroître les investissements dans les programmes sociaux, les services publics et l'économie socialisée dont tous les Canadiens dépendent. Il est possible de bâtir un mouvement olympique qui rassemble les peuples du monde pour le sport et l'amitié, mais il faut pour cela éliminer la domination actuelle des Jeux olympiques par le capital monopoliste et l'élite privilégiée du CIO qui regroupe des membres de l'oligarchie financière internationale. Le sport, la construction, l'immobilier, le transport et la sécurité sont réunis dans les Jeux olympiques comme moyens de faire faire beaucoup d'argent à une petite minorité. C'est l'État qui fournit les garanties, les fonds publics, le marketing, l'infrastructure et la sécurité pour ce coup d'argent. Sans tout cet argent public et sans la garantie d'un certain taux de rendement et de sécurité des investissements, des Jeux olympiques aussi extravagants ne seraient pas possibles et c'en serait fait des profits fabuleux des monopoles impliqués, de même que de leur prétention d'être le moteur de la vie économique, sociale, culturelle et sportive. La Grèce poussée à la failliteL'oligarchie financière internationale a
décrété que la Grèce est en faillite.
Une
partie importante de la dette de la Grèce est la dette
olympique
garantie, qui représente 20 milliards $, et elle est
due
aux investisseurs qui ont financé les Jeux de 2004.
L'Union
européenne est en train de préparer
un sauvetage de la Grèce. Ce sauvetage ne garantit pas le
bien-être du peuple grec, il garantit le paiement des
dividendes
et intérêts sur la dette aux investisseurs, dont
ceux qui
ont financé les Olympiques de 2004. L'Union
européenne
demande au peuple grec de lui rembourser l'argent du sauvetage et
d'accepter une réduction de son niveau de vie
et des programmes sociaux et services publics que toute
société moderne se doit de dispenser. La faillite
forcée de la Grèce est un exemple de l'échec
d'un
État centré sur le capital et de Jeux olympiques
dominés par les monopoles internationaux. ![]() ![]() Grèce, le 10 février 2010: De grandes manifestations ont eu lieu dans 66 villes. Les travailleurs ont dit Non! à la réduction des salaires et des pensions et à la hausse de l'âge de la retraite sous prétexte de «sauver le pays» de la ruine. (Photos: KKE) Les Jeux olympiques d'hiver de 2010Si nous les imaginons tels qu'ils devraient être, les sports, la construction, l'immobilier, le transport et la sécurité sont toutes des choses positives et nécessaires de la vie moderne. Mais dans la réalité concrète du capitalisme monopoliste d'État, ces cinq secteurs sont dominés par l'oligarchie financière internationale et ils sont devenus des instruments de profits et de privilèges faramineux pour une petite minorité et, à l'inverse, l'instrument de privation de dépenses nécessaires et d'une insécurité croissante pour la majorité. La plus grande part du capital de départ des projets reliés aux Olympiques est ou bien directement empruntée par l'État ou bien une dette garantie par le biais des partenariats public-privé. Les dépenses en transport de l'État pour les Olympiques dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique vont à deux grands projets : l'élargissement de l'autoroute Sea to Sky qui relie Vancouver à la station balnéaire de Whistler (les états financiers vérifiés établissent le coût total de ce PPP à 1 milliard $) et le train Canada Line Sky qui relie l'aéroport de Vancouver au centre-ville (évalué à 2 milliards $). Le transport stimule la spéculation immobilière et fait monter les prix. Le secteur immobilier de Vancouver est maintenant le plus dispendieux au monde, avec des prix du marché bien au-delà du prix de la production des habitations, et c'est en grande partie à cause des Jeux olympiques et des grands projets qui y sont reliés.
Les organisateurs des Jeux ont demandé que l'autoroute Sea to Sky soit rénovée, ce qui a donné un nouveau souffle aux investisseurs du centre de ski Whistler-Blackcomb. Cette station est un élément majeur d'Intrawest, le monopole mondial de la récréation qui a fait faillite pendant la crise économique. Ceux qui contrôlent la dette d'Intrawest demandent à l'État des dizaines de millions de dollars pour que le centre Whistler-Blackcomb soit utilisé pendant les Olympiques et vendu par après à un prix gonflé grâce à la rénovation de l'autoroute Sea to Sky. Les dépenses de l'État en immobilier pour les Olympiques dans le Lower Mainland sont reliées à trois projets principaux : le Village des athlètes (750 unités de condominiums à 1 333 million $ par condo, pour un total de 1 milliard $), le Richmond Oval (178 millions $) et le nouveau Centre des congrès de Vancouver (883 millions $ jusqu'à maintenant). Cela renforce la tendance actuelle à Vancouver, c'est-à-dire des dépenses et des investissements dans des projets qui bénéficient à une petite partie de la population, tendance en vertu de laquelle les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent et par laquelle Vancouver devient une ville sans base productive sauf la construction et le transport. Les dépenses pour ces grands projets de transport et d'immobilier reliés aux Olympiques font en sorte que valeur ajoutée produite par les travailleurs se retrouve en majeure partie dans les coffres des monopoles de la construction et des capitalistes financiers détenteurs de la dette. Les grandes entreprises de la construction et les investisseurs ne courent pratiquement pas de risques parce que l'État garantit le paiement. Puis ils n'ont pas besoin de chercher des acheteurs pour les marchandises. L'autre grand consommateur olympique de produit social est la sécurité. On estime à 1 milliard $ le coût total de la sécurité fournie par l'État et de la sécurité privée. La majeure partie du financement de cette sécurité provient de l'État ou de prêts garantis par l'État. Ces grands événements servent à créer une atmosphère militarisée qui empoisonne les relations entre les gens et crée la méfiance et la peur plutôt que de la solidarité sociale. L'unité et le comportement civilisé ne seraient possibles que par la menace de répression et l'omniprésence de soldats, de policiers et d'armes. C'est une approche médiévale qui élimine la solidarité sociale moderne, civilisée, entre gens qui vivent et travaillent ensemble socialement en mettant en valeur le facteur humain/conscience sociale et en appliquant le principe « un pour tous et tous pour un ». Les monopoles et leurs propriétaires de capital ont créé l'atmosphère rétrograde qui veut que la sécurité soit au bout du fusil parce que cette riche élite s'est mise en contradiction avec le peuple et sa solidarité sociale. L'élite dirigeante a placé la sécurité au bout du fusil parce qu'elle a peur du peuple et peur de perdre sa richesse immense et ses privilèges. En Colombie-Britannique, cette peur du peuple est accrue par le fait que le vol du territoire des peuples autochtones est quelque chose d'encore récent et que les revendications territoriales n'ont toujours pas été réglées de façon satisfaisante et selon le droit international. Arrêtez de payer les riches !L'État et sa population ont une quantité donnée de produit social à dépenser. Ce sont les travailleurs qui créent le produit social en transformant les richesses de la Terre Mère. La façon dont l'État et sa population dépensent et investissent ce produit social est une expression du caractère de l'État et de ceux qui contrôlent la direction de l'économie. Cela fait des mois maintenant que le gouvernement fédéral et provincial de Colombie-Britannique avertissent les gens que les finances sont épuisées et déficitaires et que le gouvernement doit faire des coupures. C'est une déformation de la réalité et d'un cynisme brutal. L'État moderne et l'économie socialisée ont une capacité énorme à satisfaire les besoins de la population mais on doit pour cela augmenter les investissements dans les programmes sociaux, les services publics et l'entreprise publique et établir un contrôle des dépenses centré sur l'être humain. Les Jeux olympiques ont le caractère médiéval de dépenses pour le plaisir d'une petite élite aristocratique, où la majeure partie de la population est la spectatrice d'un grand cirque dans lequel sa participation est très marginale. Ceux qui profitent le plus du spectacle sont les propriétaires du capital par le biais des dépenses de l'État, les revenus de la vente des billets et les droits en publicité et de télévision. Que les Olympiques « soient déficitaires » ou non n'a pas grande importance pour les monopoles parce que leurs profits sont garantis. Si le budget est défoncé, l'oligarchie financière ne sera que trop heureuse de prêter encore plus d'argent, surtout que le remboursement est garanti par l'État. Pour changer cet état de chose et pour utiliser les dépenses de l'État et des principaux secteurs de l'économie pour le progrès de notre humanité et de notre civilisation communes, il faut créer, par la mobilisation politique et idéologique maximum, une Opposition officielle ouvrière qui force l'État à accroître ses investissements dans les programmes sociaux, dont font partie les sports pour tous, les services et les entreprises publics, et le force à arrêter de payer les riches et à arracher le contrôle de la direction de l'économie des mains de l'oligarchie financière. Ensemble, luttons pour pour des
événements sportifs centrés sur l'être
humain ! À titre d'information Amusez-vous et tâchez d'oublier
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