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Haïti
L'interminable tragédie
Près d'un mois après le tremblement
de
terre qui a dévasté Haïti, l'occupation
militaire du
pays par les États-Unis, sous prétexte d'aide
humanitaire, continue de ralentir et même de bloquer
l'arrivée et la distribution de l'aide. Il y a
présentement 16 000 marines en Haïti, en plus de 10
000
soldats de l'ONU, et les autorités étasuniennes ont
annoncé
en fin de semaine dernière que leurs soldats y resteront
« aussi longtemps qu'il le faut ». Radio
Havana
Cuba fait remarquer dans un éditorial sur le sujet :
« Cette annonce est venue confirmer qu'au delà
d'une
mission d'aide et sauvetage, il s'agit d'une occupation militaire
à long terme. »
Selon les reportages, les hôpitaux
connaissent
d'importantes pénuries d'approvisionnements
médicaux,
notamment d'antibiotiques et d'analgésiques. On estime que
près d'un million de survivants manquent de nourriture et
le
manque d'habitation devient urgent à l'approche de la
saison des
ouragans. On rapporte que trois semaines après le
séisme, le campement du boulevard Toussaint-Louverture,
où
vivent 12 000 personnes, n'a pas encore reçu la visite de
camions d'aide alimentaire. Tandis que 70 000 familles
sans abri ont reçu de quoi s'abriter temporairement,
quelque 170
000 autres n'ont toujours rien reçu.
Il y a eu une manifestation
à
Pétionville en fin de semaine dernière. Des
milliers de
personnes ont demandé qu'on débloque la
distribution de
l'aide alimentaire et dénoncé le stockage de l'aide
provenant de l'étranger. Il y a également eu des
manifestations contre le blocage de l'aide devant le poste de
police de
Port-au-Prince et devant
l'ambassade des États-Unis.
Radio Havana Cuba rapporte que 25 jours
après le
tremblement de terre, « la tragédie semble
interminable pour ce peuple qui ne cesse pas de souffrir à
cause
de l'augmentation quotidienne du nombre de
victimes et de l'aide insuffisante reçue pour faire face
à une catastrophe sans précédent,
aggravée
par la misère séculaire dans
laquelle sont plongés la plupart de ses
habitants ».
Le rapport continue ainsi :
« Selon les
derniers chiffres, le bilan de la tragédie est dantesque
et le
nombre de morts frôle les 250 000. La ville de
Port-au-Prince est
détruite à 80 %. Mais il s'agit surtout des
quartiers les plus pauvres à cause de la
précarité
des édifices, construits avec des matériaux de
mauvaise
qualité. Il faut
ajouter à tout cela le nombre de blessés et de
mutilés qui souffriront à vie des séquelles
de la
catastrophe. [...]
« Au milieu du chaos, on trouve des
îlots d'ordre, de travail et d'organisation. Il s'agit des
cinq
hôpitaux où travaille la brigade médicale
cubaine
à laquelle se sont joints des médecins
haïtiens et
étasuniens formés à l'ELAM, l'École
latino-américaine des Sciences médicales de La
Havane et
dans sa filiale de Santiago de Cuba. Il y a
aussi les campements montés par le Venezuela et par
d'autres
pays membres de l'ALBA, l'Alliance bolivarienne pour les peuples
de
notre Amérique.
« Le Président
vénézuélien Hugo Chavez a fait savoir
dimanche
qu'il y a une volonté d'augmenter le nombre
d'installations et
donner ainsi à un plus grand nombre de personnes les
conditions
adéquates d'hygiène, d'alimentation, de
santé et
même d'éducation. Il y a en ce moment trois
campements : deux dans la communauté de
Léogâne et un autre à Jacmel et presque 4 000
sinistrés du tremblement de terre y sont
hébergés.
[...]
« Il y a des centaines de milliers de
personnes dont des enfants, des personnes âgées et
des
femmes vivant à l'air libre dans une interminable
tragédie qui pourrait s'aggraver sans l'existence d'une
volonté politique et humaine décisives et radicales
pour
changer l'histoire du pays le plus pauvre de la
région », conclut l'éditorial de
Radio Havana Cuba.

L'UNASUR approuve un fonds multilatéral
pour la
reconstruction d'Haïti
L'Union des nations sud-américaines
(UNASUR),
lors d'un sommet extraordinaire mardi à Quito, en
Équateur, a approuvé la création d'un fonds
multilatéral de 100 million $ ainsi qu'un plan
d'action
consacré à la reconstruction d'Haïti. Cette
entente,
un des principaux accords décidés pendant le
sommet, vise
à accroître les actions déjà
entreprises par le Conseil américain de la santé de
l'UNASUR, telles que la collaboration de médecins et
d'experts
pour soigner les blessés et les malades, et les mesures
pour
prévenir les épidémies. La
déclaration
adoptée à l'unanimité consiste en un
programme en
13 points dont les priorités ont été
fixées
par le gouvernement haïtien. Le
programme prévoit une demande de la part des chefs
d'État
de l'UNASUR, ainsi que les gouvernements, ministres aux Affaires
étrangères et représentants des 12 pays pour
qu'un
prêt à long terme et à faible taux
d'intérêt de 20 millions $ soit accordé
à l'UNASUR par la Banque de développement
inter-continentale (BID) afin de répondre aux
besoins les plus pressants d'Haïti. Selon le
vice-président
bolivien, Alvaro Garcia, la contribution de chaque pays au fonds
dépendra des capacités de chacun et de son produit
intérieur brut.
Le président de l'Équateur et
président pro tempore d'UNASUR, Rafael Correa, a
expliqué que le fonds proposé serait mis à
la
disposition d'équipes financières répondant
aux
priorités exprimées par le président
d'Haïti,
René Préval, dont la reconstruction de
l'infrastructure
du réseau routier, incluant des ressources
matérielles,
des
machines et la collaboration d'un groupe d'ingénieurs.
Dans le
domaine de l'agriculture, les besoins sont dans la contribution
de
semences, d'approvisionnements, de fertilisants et d'experts en
agriculture. Une aide médicale a aussi été
demandée.

Le vice-président Cubain Lazo se rend en
Haïti

Le
vice-président Cubain Esteban lazo (gauche) est
reçu par
le premier ministre Haïtien Max Bellerive le 9
février 2010.
|
Mardi, le vice-président cubain Esteban
Lazo a
conclu une visite de deux jours en Haïti, au cours de
laquelle il
a observé les ravages causés par le séisme
ainsi
que les efforts de secours internationaux.
Lazo s'est rendu à Léogâne,
à
environ 19 kilomètres au sud-ouest de Port-au-Prince,
où
se trouve un hôpital cubain de campagne (un de cinq). Il a
parlé avec le personnel médical ainsi qu'avec des
patients qui ont exprimé leur gratitude pour l'aide
apportée par Cuba.
Après sa visite à l'hôpital,
Lazo
est allé à la Communauté Simon Bolivar, un
des
camps mis en place par la Force opérationnelle
interarmées en Haïti pour abriter les victimes selon
un
mandat du président vénézuélien Hugo
Chavez. Le camp a été créé le 25
janvier
avec la capacité d'accueillir 2 000 personnes et une
infrastructure qui assure des
soins médicaux, l'éducation, l'eau et la
nourriture,
entre autres avantages. Parlant aux dirigeants de la
communauté,
Lazo s'est enquis au sujet des conditions de vie là-bas
et a souligné la grande aide accordée par le
Venezuela au
peuple haïtien, aide qui, comme celle de Cuba, a
commencé
bien avant le séisme. Le vice-président cubain a
rappelé
que le Venezuela, dans le cadre de l'ALBA, a été un
des
plus généreux après le tremblement de terre.
« Une grosse cargaison de nourriture, de
l'équipement
et du carburant sont arrivés ici. Une des premières
mesures du Venezuela a été d'annuler les dettes
d'Haïti. Il y a aussi des tracteurs de l'ALBA pour aider
dans
l'agriculture [et] des
semences de riz, de céréales [et] des
engrais », a déclaré Lazo. Un
résident
du camp a exprimé la gratitude du peuple en disant :
« [Vous] nous aidez beaucoup avec des tentes qui nous
protègent du soleil et de la pluie et de bien d'autres
façons, et nous vous en sommes profondément
reconnaissants. »
Plusieurs de ces tentes sont
équipées de
salles de classe, quelques unes pour les cours
d'alphabétisation
et d'autres afin que les enfants puissent continuer leurs
études, car la plupart des écoles ont
été
détruites par le séisme. Soixante-deux
résidents
du camp, des enfants et des adultes, participent au programme
d'alphabétisation. Les enfants
fréquentent les classes de jour le matin, en combinant des
classes par le biais de la télévision avec des
jeux,
alors que les adultes vont en classe le soir. « C'est
l'une
des tâches les plus humaines. Je ne sais pas si vous avez
déjà entendu parler de José Marti, le
patriote
cubain qui a dit quelque chose à l'effet que toute
personne
à la naissance a
le droit d'être instruit et en retour, a le devoir de
contribuer
à l'instruction des autres », a
déclaré
Lazo lors d'une causerie avec des étudiants. Il a dit que
l'être humain a besoin de savoir, de lire et
d'écrire,
c'est pourquoi une grande campagne d'alphabétisation est
en
cours dans les pays membres de l'ALBA.
« Ce qui est dans nos esprits et nos
coeurs,
c'est que, après ce terrible tremblement de terre, tous
ensemble, à commencer par le peuple haïtien, nous
allons
construire une Haïti plus belle pour les enfants
d'aujourd'hui et
de demain », a-t-il dit, les encourageant à
étudier pour pouvoir contribuer à cet objectif.

Le
vice-président cubain Lazo visite avec le personnel cubain
un
centre de diagnostic à Mirabalais le 8 février
2010.
|
Lazo a également livré un message de
remerciements du chef de file de la Révolution cubaine,
Fidel
Castro, destiné à la mission médicale
cubaine en
charge d'aider la population haïtienne après le
séisme. « Vous écrivez une des plus
belles
pages de l'histoire de la médecine humaine »,
écrit Fidel aux membres de la Brigade
médicale internationale Henry Reeve, ainsi qu'aux
diplômés et étudiants de cinquième et
sixième année de l'École
latino-américaine
de médecine (ÉLAM ) qui travaillent en
Haïti.
Lundi, Lazo s'est entretenu avec le
président
René Préval. Ils ont visité plusieurs
centres de
santé où travaille le personnel cubain, dont deux
hôpitaux de la capitale, deux hôpitaux de campagne et
l'un
des sept centres de diagnostic intégral en
opération,
fruit de la coopération entre le Venezuela, Cuba et
Haïti.
Un peu avant son départ pour Cuba
après
deux jours de travail en Haïti, Lazo a été
reçu par le premier ministre haïtien Jean-Max
Bellerive,
qui, au nom du gouvernement haïtien, a
réitéré la gratitude de son peuple envers
Cuba.
« Nous vous sommes reconnaissants de
l'aide
que vous nous avez apportée depuis bien avant le
séisme,
de votre soutien fantastique, sans conditions et sans
restrictions, et
je puis vous assurer que Cuba est aujourd'hui dans le coeur de
chaque
Haïtienne et de chaque Haïtien », a
déclaré Bellerive. Il a poursuivi en soulignant
deux
aspects fondamentaux : « Je tiens à
souligner
deux choses : tout d'abord que le travail que nous faisons
avec
Cuba se poursuivra, car il est important pour Haïti de
savoir que
ces programmes continueront, à plus forte raison ceux qui
sont
entrepris à l'extérieur de la capitale, en dehors
de la
zone de la catastrophe. »
« J'aimerais aussi relever le fait que
vous
n'êtes pas venus ici nous proposer de construire un
hôpital
ou un établissement quelconque, mais de nous aider
à
construire un système de santé, ce qui est beaucoup
plus
important. Ce système nous permettra d'améliorer la
santé de l'ensemble de notre population. Ce geste
constitue un
cas à part
dans la coopération que nous recevons, car nombreux sont
ceux
qui disent vouloir construire un hôpital, un geste louable,
certes, mais personne ne nous a proposé de mettre sur pied
tout
un système qui nous permette de répondre aux
besoins de
santé de la population et de lui assurer de meilleures
conditions d'hygiène. Cette coopération contribuera
à améliorer les conditions de vie de notre peuple,
qui le
mérite largement ».
Le premier ministre a également
souligné
le
comportement de la population après la catastrophe, son
haut
sens de solidarité et de courage, qui a permis de sauver
des
milliers de citoyens. « Jusqu'à présent
les
gens ont fait preuve de beaucoup de calme et d'intelligence, et
ils ne
se laissent pas entraîner dans les violences que peut
générer
une catastrophe de cette ampleur. »
Pour sa part, Lazo a informé Bellerive des
activités de la délégation cubaine en
Haïti,
l'informant aussi que le commandant en chef Fidel Castro l'avait
appelé à plusieurs reprises, très
préoccupé de la situation en Haïti.
« Nous avons réalisé un
programme intense. Je n'ai pas pu venir tout de suite
après le
séisme, mais sachez que notre coeur a toujours battu pour
Haïti. » Lazo a réaffirmé que
l'idée est de concentrer l'aide dans la reconstruction et
de
doter Haïti d'un système national de santé
publique.
« Nous ne pouvons pas nous permettre
de gaspiller nos forces, surtout s'agissant d'un domaine aussi
important que la santé de la population. Nous souhaitons
sincèrement que tout le monde puisse coopérer, sans
exception. Mais Haïti doit tenir le premier rôle dans
la
mise en exécution du programme », a
déclaré Lazo.

Les élections législatives sont
reportées
Le 2 février, les autorités
haïtiennes ont annoncé que les élections
législatives ont été reportées.
« Le Conseil électoral a décidé
de
reporter les élections prévues pour le 28
février
et le 3 mars 2010 à une date encore
indéterminée », annonce le
communiqué,
sans plus de précision.

Venezuela: Jour de la
dignité
nationale
Plus de 100 000 Vénézuéliens
marchent
en appui à Chavez
- Kiraz Janicke,
Venezuelanalysis.com, 5
février 2010 -
Les dernières manifestations de
l'opposition
semblaient minuscules par rapport au plus de 100 000 partisans du
président vénézuélien Hugo Chavez qui
ont
défilé le 4 février à Caracas, la
capitale
vénézuélienne, pour la défense de la
« révolution bolivarienne » et
célébrer le 18e anniversaire du soulèvement
militaro-civil du 4 février 1992, mené par Chavez,
alors
lieutenant-colonel, le 4 février 1992, contre le
gouvernement
corrompu de l'ancien président Carlos Andrés
Pérez.
Caracas,
Venezuela,
le 4 février 2010.
(photo:
venezuelanalysis.com)
Le second mandat de Carlos Andrés
Pérez,
1989-93, (il avait servi auparavant comme président de
1974-79),
avait été marqué par une série de
crises
sociales, y compris une révolte populaire, connue sous le
nom de
soulèvement Caracazo du 27 février 1989 contre les
réformes néo-libérales imposées par
le FMI,
qui a vu jusqu'à 3 000 personnes tuées par les
militaires
et les forces de sécurité, ainsi que deux
rébellions militaires (4 février 1992 et 27
novembre
1992). En mai 1993, Andrés Pérez est devenu le
premier
président vénézuélien à
être
démis de ses fonctions par la Cour suprême pour le
détournement de 250 millions
de bolivars des fonds publics.
La tentative d'insurrection de Chavez est devenue
un
catalyseur pour le mouvement politique fondé sur les
principes
de Simón Bolívar (le combattant pour
l'indépendance qui a libéré le Venezuela et
une
grande partie de l'Amérique du Sud du colonialisme
espagnol au
XIXe siècle) qui l'a amené au pouvoir six
ans plus tard. Ce jour est maintenant appelé
« Jour
de la dignité nationale » par les partisans du
gouvernement.
Alors que le soulèvement de 1992
commençait, Chavez a fait une courte apparition de 90
secondes
à la télévision, qui a
électrifié la
nation. Il a accepté la responsabilité de
l'échec
et a demandé à ses camarades de déposer les
armes
en disant : « Pour l'instant, les objectifs que
nous
nous étions fixés
n'ont pas été atteints. »
Le lendemain matin des graffitis disant
« por
ahora » (« pour l'instant »),
sont
apparus partout dans les rues du Venezuela. Au cours des deux
prochaines années où Chavez est demeuré en
prison,
c'est devenu un cri de ralliement d'un mouvement de la
majorité
des pauvres et de la classe
ouvrière du Venezuela, qui en avaient assez des politiques
néolibérales de l'establishment politique corrompu
où deux grands partis, l'Action démocratique et
COPEI,
dirigeaient le pays pendant depuis près de 40 ans [de 1958
à 1992] selon un accord de partage du pouvoir connu sous
le nom
de pacte de Punto Fijo.
Chavez a été gracié par le
président d'alors, Rafael Caldera, en 1994 et a
formé un
nouveau parti politique appelé Mouvement Cinquième
République et il a remporté les élections
présidentielles de 1998 avec une majorité de
56 %.
Dans le cadre de la fête du Jour de la
dignité nationale jeudi, les partisans de Chavez, dont des
milliers d'étudiants pro-révolution qui se sont
réunis à l'Université bolivarienne du
Venezuela,
ont convergé à partir de cinq points
différents
autour de la capitale jusqu'à la base militaire Fuerte
Tuina,
où Chavez s'est
adressé à la foule et aux forces armées.
Avant la révolution bolivarienne
« le
Venezuela était asservi par l'empire yankee, la
bourgeoisie
anti-patriotique, la même bourgeoisie qui continue
aujourd'hui de
distiller la haine et le venin envers nous », a
déclaré Chavez se référant à
l'opposition de droite.
Chavez a également appelé les
secteurs qui
soutiennent la révolution dont l'objectif
déclaré
est le « socialisme du 21e siècle »
à maintenir leur activisme politique dans la
période
précédant les élections législatives
en
septembre, disant : « Nous ne pouvons pas
abandonner
les rues, il y
a une contre-attaque impériale et l'opposition se sent
encouragée. »
Carlos Mata Figueroa, le ministre de la
Défense
nouvellement nommé, a également a dit :
« Aujourd'hui, nous célébrons les 18
années écoulées depuis que la conscience
s'est
éveillée parmi les hommes et les femmes des Forces
armées, et a ouvert la voie aux premières
étapes
de ce processus que
nous traversons. C'est pourquoi nous célébrons
aujourd'hui la Journée de la dignité
nationale. »
Mata Figueroa a souligné que, grâce
à la Révolution bolivarienne, le pays s'est
considérablement développé et a
déclaré que les soldats des Forces armées
bolivariennes sont fidèles à leur peuple et
prêts
à garantir la sécurité et la défense
nationale.
« Les soldats de nos forces
armées
demeurent fidèles à notre peuple et au gouvernement
révolutionnaire, jamais plus nous ne serons des
instruments
serviles de l'oligarchie ou d'une puissance
impériale », a-t-il dit.
Des célébrations ont
également eu
lieu ailleurs au pays, y compris une marche de plusieurs milliers
de
partisans de Chavez à Ejido, dans l'État du
Mérida, sous les bannières de « Non
à
l'opposition fasciste » et « Oui à
la
paix ». La marche s'est tenue un peu plus d'une
semaine
après
les protestations violentes de l'opposition contre la suspension
temporaire de la chaîne de télévision
privée
RCTV qui a laissé deux étudiants morts dans
l'État
andin, l'un âgé de 16 ans, un supporter de Chavez,
et
l'autre un partisan de l'opposition âgé de 28
ans
Des hommes armés non identifiés ont
tiré sur les deux jeunes, mais une grande partie des
médias internationaux ont rapporté que les forces
de
sécurité de l'État les ont tués. Le
gouvernement Chavez interdit strictement l'utilisation de balles
réelles lors de protestations. Huit policiers ont
également été blessés par
balle par des groupes armés d'opposition au cours de
l'incident.
Pendant ce temps, plusieurs centaines
d'étudiants
de l'opposition ont protesté sur la Plaza Brion à
l'est
de Caracas, hier, jetant des pierres et des bouteilles sur la
police.
Un policier a été blessé. Plus tôt, le
maire
pro-Chavez de la municipalité de Libertador avait
rejeté
une demande présentée par les étudiants pour
une autorisation de tenir une marche vers l'Assemblée
nationale
afin d'éviter des affrontements entre les deux
manifestations.

Le président vénézuélien Hugo Chavez
se
joint aux célébrations de la Journée de la
dignité nationale le 4 février 2010 à
Caracas.
|
« Les vrais étudiants sont les
enfants
du peuple, non pas les enfants de la bourgeoisie
encouragés par
l'empire à renverser le gouvernement
révolutionnaire de
leurs petites mains blanches », a
déclaré
Chavez en ce qui concerne les groupes d'étudiants de
droite.
Le terme « mains blanches »
(manos
blancas) fait référence à un symbole
utilisé par les étudiants de l'opposition dans
leurs
protestations. Des jeunes et des mouvements étudiants
pro-américains associés aux
« révolutions colorées »,
comme
dans l'ex-Yougoslavie, l'Ukraine et ailleurs,
qui ont des liens avec les organisations d'étudiants de
l'opposition au Venezuela, ont utilisé le même
symbole.
La procureure
américano-vénézuélienne Eva Golinger
a
monté un dossier sur les fonds importants fournis par des
organisations liées au gouvernement américain,
comme la
National Endowment for Democracy (NED), à des groupes
d'étudiants de l'opposition au Venezuela.

Opposons-nous à l'ingérence du
Canada
dans
les affaires internes du Venezuela!
Le Marxiste-Léniniste appelle les
Canadiens à s'opposer vigoureusement à
l'ingérence
du Canada dans les affaires intérieures du Venezuela.
Suite à un voyage au Venezuela, le ministre
d'État du Canada pour les Amériques, Peter Kent, a
fait
le 28 janvier une déclaration très autoritaire
accusant
le gouvernement vénézuélien de
« réduction de l'espace démocratique au
Venezuela » par des « violations du droit
à la liberté d'expression
et d'autres libertés fondamentales ».
L'ambassadeur du Venezuela à l'Organisation
des
États américains (OEA), Roy Chaderton, a
rejeté
les accusations et a souligné l'appui du gouvernement
Harper aux
« putchistes » et aux
« déstabilisateurs » qui cherchent
à renverser les acquis de la révolution
bolivarienne
menée par
le président Hugo Chavez et la majorité du peuple
vénézuélien.
« Je parle d'un Canada gouverné
par un
tenant de l'ultra-droite qui a fermé son Parlement pour
plusieurs mois pour [se soustraire à] une enquête
sur la
violation des droits humains », a
déclaré
Chaderton lors d'une réunion du 3 février de
l'OEA.
Les reproches moralisateurs de Harper
adressés au
Venezuela sont l'expression de son asservissement aux
visées
américaines infâmes qui ont pour but de soumettre
les
peuples de l'Amérique latine, en collusion avec les forces
antisociales oligarchiques de la région. Chaderton a
relevé l'itinéraire de Kent au cours
de sa visite, notant que les présumés conflits
d'horaires
empêchaient Kent de rencontrer de hauts fonctionnaires du
gouvernement Chavez. « En réalité, il
n'avait
aucun intérêt à parler avec mon gouvernement
mais
plutôt avec avec l'opposition, pour les animer et leur
donner un
soutien - parmi eux
les putschistes et
déstabilisateurs », a dit Chaderton.
Les propos de Chaderton ont été
repris par
le président vénézuélien Hugo Chavez
lors
de son émission hebdomadaire du 7 février, dans
laquelle
il a déclaré que les États-Unis et aussi
leurs
alliés, parmi eux le « gouvernement
d'extrême
droite du Canada » et d'autres gouvernements du
continent,
appuient
un plan par les forces d'opposition dans le pays pour provoquer
la
violence au Venezuela, en particulier dans la période
précédant les élections législatives
de
septembre. Il a également réitéré que
le
Canada n'a pas de leçon à donner sur les droits
humains.

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Marxiste-Léniniste
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