Le Marxiste-Léniniste

Numéro 28 - 11 février 2010

Haïti

L'interminable tragédie

Montréal
Haïti: Hier et aujourd'hui
Un panel sur l'aide humanitaire en Haïti

(avec la participation de Jean St-Vil et David Austin)
Vendredi, 12 février, 18h30
Leacock 232, Campus de McGill, 805 Sherbrooke Ouest

David Austin est le co-fondateur de l'Institut Alfie Roberts, un centre d'éducation et de recherche basé à Montréal qui travaille avec les diasporas africaines et antillaises. Il est aussi l'éditeur de A View for Freedom: Alfie Roberts Speaks on the Caribbean, Cricket, Montreal, and C.L.R. James. David Austin a aussi contribué à plusieurs publications progressistes et rédige maintenant son deuxième livre. Jean St-Vil est né en Haïti. Il est un militant basé à Ottawa qui fait partie de la diaspora haïtienne au Canada. Il a été un commentateur aux émissions Counterspin au réseau CBC, Talk Politics à CPAC, et The Current à CBC Radio. Il est aussi un journaliste radiophonique communautaire, auteur de plusieurs livres, et un fondateur du Canada Haïti Action Network, un réseau de solidarité qui travaille sur les enjeux d'éducation publique. Il est de plus un co-fondateur de l'organisme à but non-lucratif AKASAN qui mobilise des ressources pour appuyer des initiatives entreprises par et pour les Haïtiens.

L'interminable tragédie
L'UNASUR approuve un fonds multilatéral pour la reconstruction d'Haïti
Le vice-président Cubain Lazo se rend en Haïti
Les élections législatives sont reportées

Venezuela: Jour de la dignité nationale
Plus de 100 000 Vénézuéliens marchent en appui à Chavez - Kiraz Janicke, Venezuelanalysis.com
Opposons-nous à l'ingérence du Canada dans les affaires internes du Venezuela!

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Haïti

L'interminable tragédie

Près d'un mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, l'occupation militaire du pays par les États-Unis, sous prétexte d'aide humanitaire, continue de ralentir et même de bloquer l'arrivée et la distribution de l'aide. Il y a présentement 16 000 marines en Haïti, en plus de 10 000 soldats de l'ONU, et les autorités étasuniennes ont annoncé en fin de semaine dernière que leurs soldats y resteront « aussi longtemps qu'il le faut ». Radio Havana Cuba fait remarquer dans un éditorial sur le sujet : « Cette annonce est venue confirmer qu'au delà d'une mission d'aide et sauvetage, il s'agit d'une occupation militaire à long terme. »

Selon les reportages, les hôpitaux connaissent d'importantes pénuries d'approvisionnements médicaux, notamment d'antibiotiques et d'analgésiques. On estime que près d'un million de survivants manquent de nourriture et le manque d'habitation devient urgent à l'approche de la saison des ouragans. On rapporte que trois semaines après le séisme, le campement du boulevard Toussaint-Louverture, où vivent 12 000 personnes, n'a pas encore reçu la visite de camions d'aide alimentaire. Tandis que 70 000 familles sans abri ont reçu de quoi s'abriter temporairement, quelque 170 000 autres n'ont toujours rien reçu.

Il y a eu une manifestation à Pétionville en fin de semaine dernière. Des milliers de personnes ont demandé qu'on débloque la distribution de l'aide alimentaire et dénoncé le stockage de l'aide provenant de l'étranger. Il y a également eu des manifestations contre le blocage de l'aide devant le poste de police de Port-au-Prince et devant l'ambassade des États-Unis.

Radio Havana Cuba rapporte que 25 jours après le tremblement de terre, « la tragédie semble interminable pour ce peuple qui ne cesse pas de souffrir à cause de l'augmentation quotidienne du nombre de victimes et de l'aide insuffisante reçue pour faire face à une catastrophe sans précédent, aggravée par la misère séculaire dans laquelle sont plongés la plupart de ses habitants ».

Le rapport continue ainsi : « Selon les derniers chiffres, le bilan de la tragédie est dantesque et le nombre de morts frôle les 250 000. La ville de Port-au-Prince est détruite à 80 %. Mais il s'agit surtout des quartiers les plus pauvres à cause de la précarité des édifices, construits avec des matériaux de mauvaise qualité. Il faut ajouter à tout cela le nombre de blessés et de mutilés qui souffriront à vie des séquelles de la catastrophe. [...]

« Au milieu du chaos, on trouve des îlots d'ordre, de travail et d'organisation. Il s'agit des cinq hôpitaux où travaille la brigade médicale cubaine à laquelle se sont joints des médecins haïtiens et étasuniens formés à l'ELAM, l'École latino-américaine des Sciences médicales de La Havane et dans sa filiale de Santiago de Cuba. Il y a aussi les campements montés par le Venezuela et par d'autres pays membres de l'ALBA, l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique.

« Le Président vénézuélien Hugo Chavez a fait savoir dimanche qu'il y a une volonté d'augmenter le nombre d'installations et donner ainsi à un plus grand nombre de personnes les conditions adéquates d'hygiène, d'alimentation, de santé et même d'éducation. Il y a en ce moment trois campements : deux dans la communauté de Léogâne et un autre à Jacmel et presque 4 000 sinistrés du tremblement de terre y sont hébergés. [...]

« Il y a des centaines de milliers de personnes dont des enfants, des personnes âgées et des femmes vivant à l'air libre dans une interminable tragédie qui pourrait s'aggraver sans l'existence d'une volonté politique et humaine décisives et radicales pour changer l'histoire du pays le plus pauvre de la région », conclut l'éditorial de Radio Havana Cuba.

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L'UNASUR approuve un fonds multilatéral pour la reconstruction d'Haïti

L'Union des nations sud-américaines (UNASUR), lors d'un sommet extraordinaire mardi à Quito, en Équateur, a approuvé la création d'un fonds multilatéral de 100 million $ ainsi qu'un plan d'action consacré à la reconstruction d'Haïti. Cette entente, un des principaux accords décidés pendant le sommet, vise à accroître les actions déjà entreprises par le Conseil américain de la santé de l'UNASUR, telles que la collaboration de médecins et d'experts pour soigner les blessés et les malades, et les mesures pour prévenir les épidémies. La déclaration adoptée à l'unanimité consiste en un programme en 13 points dont les priorités ont été fixées par le gouvernement haïtien. Le programme prévoit une demande de la part des chefs d'État de l'UNASUR, ainsi que les gouvernements, ministres aux Affaires étrangères et représentants des 12 pays pour qu'un prêt à long terme et à faible taux d'intérêt de 20 millions $ soit accordé à l'UNASUR par la Banque de développement inter-continentale (BID) afin de répondre aux besoins les plus pressants d'Haïti. Selon le vice-président bolivien, Alvaro Garcia, la contribution de chaque pays au fonds dépendra des capacités de chacun et de son produit intérieur brut.

Le président de l'Équateur et président pro tempore d'UNASUR, Rafael Correa, a expliqué que le fonds proposé serait mis à la disposition d'équipes financières répondant aux priorités exprimées par le président d'Haïti, René Préval, dont la reconstruction de l'infrastructure du réseau routier, incluant des ressources matérielles, des machines et la collaboration d'un groupe d'ingénieurs. Dans le domaine de l'agriculture, les besoins sont dans la contribution de semences, d'approvisionnements, de fertilisants et d'experts en agriculture. Une aide médicale a aussi été demandée.

(Agence de nouvelles bolivarienne, Prensa Latina)

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Le vice-président Cubain Lazo se rend en Haïti


Le vice-président Cubain Esteban lazo (gauche) est reçu par le premier ministre Haïtien Max Bellerive le 9 février 2010.

Mardi, le vice-président cubain Esteban Lazo a conclu une visite de deux jours en Haïti, au cours de laquelle il a observé les ravages causés par le séisme ainsi que les efforts de secours internationaux.

Lazo s'est rendu à Léogâne, à environ 19 kilomètres au sud-ouest de Port-au-Prince, où se trouve un hôpital cubain de campagne (un de cinq). Il a parlé avec le personnel médical ainsi qu'avec des patients qui ont exprimé leur gratitude pour l'aide apportée par Cuba.

Après sa visite à l'hôpital, Lazo est allé à la Communauté Simon Bolivar, un des camps mis en place par la Force opérationnelle interarmées en Haïti pour abriter les victimes selon un mandat du président vénézuélien Hugo Chavez. Le camp a été créé le 25 janvier avec la capacité d'accueillir 2 000 personnes et une infrastructure qui assure des soins médicaux, l'éducation, l'eau et la nourriture, entre autres avantages. Parlant aux dirigeants de la communauté, Lazo s'est enquis au sujet des conditions de vie là-bas et a souligné la grande aide accordée par le Venezuela au peuple haïtien, aide qui, comme celle de Cuba, a commencé bien avant le séisme. Le vice-président cubain a rappelé que le Venezuela, dans le cadre de l'ALBA, a été un des plus généreux après le tremblement de terre. « Une grosse cargaison de nourriture, de l'équipement et du carburant sont arrivés ici. Une des premières mesures du Venezuela a été d'annuler les dettes d'Haïti. Il y a aussi des tracteurs de l'ALBA pour aider dans l'agriculture [et] des semences de riz, de céréales [et] des engrais », a déclaré Lazo. Un résident du camp a exprimé la gratitude du peuple en disant : « [Vous] nous aidez beaucoup avec des tentes qui nous protègent du soleil et de la pluie et de bien d'autres façons, et nous vous en sommes profondément reconnaissants. »

Plusieurs de ces tentes sont équipées de salles de classe, quelques unes pour les cours d'alphabétisation et d'autres afin que les enfants puissent continuer leurs études, car la plupart des écoles ont été détruites par le séisme. Soixante-deux résidents du camp, des enfants et des adultes, participent au programme d'alphabétisation. Les enfants fréquentent les classes de jour le matin, en combinant des classes par le biais de la télévision avec des jeux, alors que les adultes vont en classe le soir. « C'est l'une des tâches les plus humaines. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de José Marti, le patriote cubain qui a dit quelque chose à l'effet que toute personne à la naissance a le droit d'être instruit et en retour, a le devoir de contribuer à l'instruction des autres », a déclaré Lazo lors d'une causerie avec des étudiants. Il a dit que l'être humain a besoin de savoir, de lire et d'écrire, c'est pourquoi une grande campagne d'alphabétisation est en cours dans les pays membres de l'ALBA.

« Ce qui est dans nos esprits et nos coeurs, c'est que, après ce terrible tremblement de terre, tous ensemble, à commencer par le peuple haïtien, nous allons construire une Haïti plus belle pour les enfants d'aujourd'hui et de demain », a-t-il dit, les encourageant à étudier pour pouvoir contribuer à cet objectif.


Le vice-président cubain Lazo visite avec le personnel cubain un centre de diagnostic à Mirabalais le 8 février 2010.

Lazo a également livré un message de remerciements du chef de file de la Révolution cubaine, Fidel Castro, destiné à la mission médicale cubaine en charge d'aider la population haïtienne après le séisme. « Vous écrivez une des plus belles pages de l'histoire de la médecine humaine », écrit Fidel aux membres de la Brigade médicale internationale Henry Reeve, ainsi qu'aux diplômés et étudiants de cinquième et sixième année de l'École latino-américaine de médecine (ÉLAM ) qui travaillent en Haïti.

Lundi, Lazo s'est entretenu avec le président René Préval. Ils ont visité plusieurs centres de santé où travaille le personnel cubain, dont deux hôpitaux de la capitale, deux hôpitaux de campagne et l'un des sept centres de diagnostic intégral en opération, fruit de la coopération entre le Venezuela, Cuba et Haïti.

Un peu avant son départ pour Cuba après deux jours de travail en Haïti, Lazo a été reçu par le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, qui, au nom du gouvernement haïtien, a réitéré la gratitude de son peuple envers Cuba.

« Nous vous sommes reconnaissants de l'aide que vous nous avez apportée depuis bien avant le séisme, de votre soutien fantastique, sans conditions et sans restrictions, et je puis vous assurer que Cuba est aujourd'hui dans le coeur de chaque Haïtienne et de chaque Haïtien », a déclaré Bellerive. Il a poursuivi en soulignant deux aspects fondamentaux : « Je tiens à souligner deux choses : tout d'abord que le travail que nous faisons avec Cuba se poursuivra, car il est important pour Haïti de savoir que ces programmes continueront, à plus forte raison ceux qui sont entrepris à l'extérieur de la capitale, en dehors de la zone de la catastrophe. »

« J'aimerais aussi relever le fait que vous n'êtes pas venus ici nous proposer de construire un hôpital ou un établissement quelconque, mais de nous aider à construire un système de santé, ce qui est beaucoup plus important. Ce système nous permettra d'améliorer la santé de l'ensemble de notre population. Ce geste constitue un cas à part dans la coopération que nous recevons, car nombreux sont ceux qui disent vouloir construire un hôpital, un geste louable, certes, mais personne ne nous a proposé de mettre sur pied tout un système qui nous permette de répondre aux besoins de santé de la population et de lui assurer de meilleures conditions d'hygiène. Cette coopération contribuera à améliorer les conditions de vie de notre peuple, qui le mérite largement ».

Le premier ministre a également souligné le comportement de la population après la catastrophe, son haut sens de solidarité et de courage, qui a permis de sauver des milliers de citoyens. « Jusqu'à présent les gens ont fait preuve de beaucoup de calme et d'intelligence, et ils ne se laissent pas entraîner dans les violences que peut générer une catastrophe de cette ampleur. »

Pour sa part, Lazo a informé Bellerive des activités de la délégation cubaine en Haïti, l'informant aussi que le commandant en chef Fidel Castro l'avait appelé à plusieurs reprises, très préoccupé de la situation en Haïti.

« Nous avons réalisé un programme intense. Je n'ai pas pu venir tout de suite après le séisme, mais sachez que notre coeur a toujours battu pour Haïti. » Lazo a réaffirmé que l'idée est de concentrer l'aide dans la reconstruction et de doter Haïti d'un système national de santé publique. « Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller nos forces, surtout s'agissant d'un domaine aussi important que la santé de la population. Nous souhaitons sincèrement que tout le monde puisse coopérer, sans exception. Mais Haïti doit tenir le premier rôle dans la mise en exécution du programme », a déclaré Lazo.

(Prensa Latina, Granma International)

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Les élections législatives sont reportées

Le 2 février, les autorités haïtiennes ont annoncé que les élections législatives ont été reportées. « Le Conseil électoral a décidé de reporter les élections prévues pour le 28 février et le 3 mars 2010 à une date encore indéterminée », annonce le communiqué, sans plus de précision.

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Venezuela: Jour de la dignité nationale

Plus de 100 000 Vénézuéliens marchent
en appui à Chavez

Les dernières manifestations de l'opposition semblaient minuscules par rapport au plus de 100 000 partisans du président vénézuélien Hugo Chavez qui ont défilé le 4 février à Caracas, la capitale vénézuélienne, pour la défense de la « révolution bolivarienne » et célébrer le 18e anniversaire du soulèvement militaro-civil du 4 février 1992, mené par Chavez, alors lieutenant-colonel, le 4 février 1992, contre le gouvernement corrompu de l'ancien président Carlos Andrés Pérez.


Caracas, Venezuela, le 4 février 2010. (photo: venezuelanalysis.com)

Le second mandat de Carlos Andrés Pérez, 1989-93, (il avait servi auparavant comme président de 1974-79), avait été marqué par une série de crises sociales, y compris une révolte populaire, connue sous le nom de soulèvement Caracazo du 27 février 1989 contre les réformes néo-libérales imposées par le FMI, qui a vu jusqu'à 3 000 personnes tuées par les militaires et les forces de sécurité, ainsi que deux rébellions militaires (4 février 1992 et 27 novembre 1992). En mai 1993, Andrés Pérez est devenu le premier président vénézuélien à être démis de ses fonctions par la Cour suprême pour le détournement de 250 millions de bolivars des fonds publics.

La tentative d'insurrection de Chavez est devenue un catalyseur pour le mouvement politique fondé sur les principes de Simón Bolívar (le combattant pour l'indépendance qui a libéré le Venezuela et une grande partie de l'Amérique du Sud du colonialisme espagnol au XIXe siècle) qui l'a amené au pouvoir six ans plus tard. Ce jour est maintenant appelé « Jour de la dignité nationale » par les partisans du gouvernement.

Alors que le soulèvement de 1992 commençait, Chavez a fait une courte apparition de 90 secondes à la télévision, qui a électrifié la nation. Il a accepté la responsabilité de l'échec et a demandé à ses camarades de déposer les armes en disant : « Pour l'instant, les objectifs que nous nous étions fixés n'ont pas été atteints. »

Le lendemain matin des graffitis disant « por ahora » (« pour l'instant »), sont apparus partout dans les rues du Venezuela. Au cours des deux prochaines années où Chavez est demeuré en prison, c'est devenu un cri de ralliement d'un mouvement de la majorité des pauvres et de la classe ouvrière du Venezuela, qui en avaient assez des politiques néolibérales de l'establishment politique corrompu où deux grands partis, l'Action démocratique et COPEI, dirigeaient le pays pendant depuis près de 40 ans [de 1958 à 1992] selon un accord de partage du pouvoir connu sous le nom de pacte de Punto Fijo.

Chavez a été gracié par le président d'alors, Rafael Caldera, en 1994 et a formé un nouveau parti politique appelé Mouvement Cinquième République et il a remporté les élections présidentielles de 1998 avec une majorité de 56 %.

Dans le cadre de la fête du Jour de la dignité nationale jeudi, les partisans de Chavez, dont des milliers d'étudiants pro-révolution qui se sont réunis à l'Université bolivarienne du Venezuela, ont convergé à partir de cinq points différents autour de la capitale jusqu'à la base militaire Fuerte Tuina, où Chavez s'est adressé à la foule et aux forces armées.

Avant la révolution bolivarienne « le Venezuela était asservi par l'empire yankee, la bourgeoisie anti-patriotique, la même bourgeoisie qui continue aujourd'hui de distiller la haine et le venin envers nous », a déclaré Chavez se référant à l'opposition de droite.

Chavez a également appelé les secteurs qui soutiennent la révolution dont l'objectif déclaré est le « socialisme du 21e siècle » à maintenir leur activisme politique dans la période précédant les élections législatives en septembre, disant : « Nous ne pouvons pas abandonner les rues, il y a une contre-attaque impériale et l'opposition se sent encouragée. »

Carlos Mata Figueroa, le ministre de la Défense nouvellement nommé, a également a dit : « Aujourd'hui, nous célébrons les 18 années écoulées depuis que la conscience s'est éveillée parmi les hommes et les femmes des Forces armées, et a ouvert la voie aux premières étapes de ce processus que nous traversons. C'est pourquoi nous célébrons aujourd'hui la Journée de la dignité nationale. »

Mata Figueroa a souligné que, grâce à la Révolution bolivarienne, le pays s'est considérablement développé et a déclaré que les soldats des Forces armées bolivariennes sont fidèles à leur peuple et prêts à garantir la sécurité et la défense nationale.

« Les soldats de nos forces armées demeurent fidèles à notre peuple et au gouvernement révolutionnaire, jamais plus nous ne serons des instruments serviles de l'oligarchie ou d'une puissance impériale », a-t-il dit.

Des célébrations ont également eu lieu ailleurs au pays, y compris une marche de plusieurs milliers de partisans de Chavez à Ejido, dans l'État du Mérida, sous les bannières de « Non à l'opposition fasciste » et « Oui à la paix ». La marche s'est tenue un peu plus d'une semaine après les protestations violentes de l'opposition contre la suspension temporaire de la chaîne de télévision privée RCTV qui a laissé deux étudiants morts dans l'État andin, l'un âgé de 16 ans, un supporter de Chavez, et l'autre un partisan de l'opposition âgé de 28 ans

Des hommes armés non identifiés ont tiré sur les deux jeunes, mais une grande partie des médias internationaux ont rapporté que les forces de sécurité de l'État les ont tués. Le gouvernement Chavez interdit strictement l'utilisation de balles réelles lors de protestations. Huit policiers ont également été blessés par balle par des groupes armés d'opposition au cours de l'incident.

Pendant ce temps, plusieurs centaines d'étudiants de l'opposition ont protesté sur la Plaza Brion à l'est de Caracas, hier, jetant des pierres et des bouteilles sur la police. Un policier a été blessé. Plus tôt, le maire pro-Chavez de la municipalité de Libertador avait rejeté une demande présentée par les étudiants pour une autorisation de tenir une marche vers l'Assemblée nationale afin d'éviter des affrontements entre les deux manifestations.


Le président vénézuélien Hugo Chavez se joint aux célébrations de la Journée de la dignité nationale le 4 février 2010 à Caracas.

« Les vrais étudiants sont les enfants du peuple, non pas les enfants de la bourgeoisie encouragés par l'empire à renverser le gouvernement révolutionnaire de leurs petites mains blanches », a déclaré Chavez en ce qui concerne les groupes d'étudiants de droite.

Le terme « mains blanches » (manos blancas) fait référence à un symbole utilisé par les étudiants de l'opposition dans leurs protestations. Des jeunes et des mouvements étudiants pro-américains associés aux « révolutions colorées », comme dans l'ex-Yougoslavie, l'Ukraine et ailleurs, qui ont des liens avec les organisations d'étudiants de l'opposition au Venezuela, ont utilisé le même symbole.

La procureure américano-vénézuélienne Eva Golinger a monté un dossier sur les fonds importants fournis par des organisations liées au gouvernement américain, comme la National Endowment for Democracy (NED), à des groupes d'étudiants de l'opposition au Venezuela.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Opposons-nous à l'ingérence du Canada dans les affaires internes du Venezuela!

Le Marxiste-Léniniste appelle les Canadiens à s'opposer vigoureusement à l'ingérence du Canada dans les affaires intérieures du Venezuela.

Suite à un voyage au Venezuela, le ministre d'État du Canada pour les Amériques, Peter Kent, a fait le 28 janvier une déclaration très autoritaire accusant le gouvernement vénézuélien de « réduction de l'espace démocratique au Venezuela » par des « violations du droit à la liberté d'expression et d'autres libertés fondamentales ».

L'ambassadeur du Venezuela à l'Organisation des États américains (OEA), Roy Chaderton, a rejeté les accusations et a souligné l'appui du gouvernement Harper aux « putchistes » et aux « déstabilisateurs » qui cherchent à renverser les acquis de la révolution bolivarienne menée par le président Hugo Chavez et la majorité du peuple vénézuélien.

« Je parle d'un Canada gouverné par un tenant de l'ultra-droite qui a fermé son Parlement pour plusieurs mois pour [se soustraire à] une enquête sur la violation des droits humains », a déclaré Chaderton lors d'une réunion du 3 février de l'OEA.

Les reproches moralisateurs de Harper adressés au Venezuela sont l'expression de son asservissement aux visées américaines infâmes qui ont pour but de soumettre les peuples de l'Amérique latine, en collusion avec les forces antisociales oligarchiques de la région. Chaderton a relevé l'itinéraire de Kent au cours de sa visite, notant que les présumés conflits d'horaires empêchaient Kent de rencontrer de hauts fonctionnaires du gouvernement Chavez. « En réalité, il n'avait aucun intérêt à parler avec mon gouvernement mais plutôt avec avec l'opposition, pour les animer et leur donner un soutien - parmi eux les putschistes et déstabilisateurs », a dit Chaderton.

Les propos de Chaderton ont été repris par le président vénézuélien Hugo Chavez lors de son émission hebdomadaire du 7 février, dans laquelle il a déclaré que les États-Unis et aussi leurs alliés, parmi eux le « gouvernement d'extrême droite du Canada » et d'autres gouvernements du continent, appuient un plan par les forces d'opposition dans le pays pour provoquer la violence au Venezuela, en particulier dans la période précédant les élections législatives de septembre. Il a également réitéré que le Canada n'a pas de leçon à donner sur les droits humains.

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