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La Corée
Soutenons la proposition de la RPDC de remplacer
l'armistice par un traité de paix avec les
États-Unis
Le 11 janvier 2010, la République populaire
démocratique de Corée (RPDC) a fait parvenir au
gouvernement des États-Unis une proposition visant
à
conclure un traité de paix entre les deux pays afin de
mettre un
terme formel à la guerre de Corée, laquelle s'est
terminée
par un cessez-le-feu et par la signature d'un Accord d'armistice
(AA)
le 27 juillet
1953. Le ministère des Affaires étrangères
de la
RPDC a proposé que les discussions concernant la signature
du
traité de paix se tiennent dans le cadre des Pourparlers
à six sur la dénucléarisation de la
péninsule coréenne ou dans un forum
séparé.
Cette importante proposition a reçu un accueil très
favorable partout dans le monde, mais a été
rejetée par le gouvernement américain de Barack
Obama.
Ceci est loin d'être la première fois
que
la
RPDC propose un traité de paix avec les États-Unis
afin
de mettre un terme formel à la guerre de Corée, de
normaliser les relations bilatérales entre les deux pays
et de
travailler ensemble pour la paix et pour une péninsule
coréenne sans armes nucléaires. Jusqu'à
présent, les États-Unis ont rejeté
toutes propositions antérieures de la RPDC pour la
ratification
d'un traité de paix.
L'armistice n'était pas aussitôt
signée que les États-Unis ont
délibérément sabordé toute tentative
de
normaliser les relations avec la RPDC, et se sont servis de leur
présence militaire ainsi que de leur imposant arsenal
d'armements
conventionnels et nucléaires à l'intérieur
et dans
les environs de la Corée du Sud afin de mener une
provocation
après
l'autre, y inclus la violation de la sous-section 60 de l'Article
IV de
l'Accord d'armistice qui déclare :
« Afin de garantir une
résolution
pacifique de la question coréenne, les commandants
militaires
des deux parties recommandent par la présente aux
gouvernements
des deux pays concernés, et ce, pas plus tard que trois
mois
après la ratification de l'entente d'armistice et de sa
mise en
oeuvre, la tenue d'une conférence politique d'un niveau
supérieur des deux parties dont les représentants
seront
nommés de part et d'autre pour régler par voie de
négociation les questions du retrait de toutes forces
étrangères de la Corée, le règlement
pacifique de la question coréenne, etc. »
Plus récemment, les Pourparlers des six
parties
sur la dénucléarisation de la péninsule
coréenne ont échoué
précisément
parce que les États-Unis refusent d'avancer d'un pas pour
normaliser les relations avec la RPDC et d'aller vers la
ratification
d'un traité de paix. Ils ont plutôt poursuivi leurs
efforts pour criminaliser la RPDC et saborder les
pourparlers à six, et poursuivent sans cesse leur campagne
assourdissante de désinformation qui présente la
RPDC
comme la source des problèmes nucléaires ou autres
dans
la
péninsule coréenne. Aussi ont-ils cherché
à
justifier l'imposition de sanctions criminelles contre la RPDC et
continuent-ils leur chantage nucléaire pour maintenir
l'ensemble
de
la péninsule coréenne dans un état de
tension et
d'instabilité dans le but de réaliser leurs
visées
géopolitiques impérialistes de dominer l'Est
asiatique le
monde entier.
Le Marxiste-Léniniste en appelle
à toutes personnes soucieuses de paix et de justice
d'appuyer la
juste proposition du gouvernement de la RPDC pour un
traité de
paix ratifié par les États-Unis et la RPDC, pour
mettre
un terme à la guerre
de Corée et pour réduire les tensions dans la
péninsule coréenne, pour normaliser les relations
entre
les États-Unis et la RPDC et contribuer à la
dénucléarisation de la péninsule
coréenne
en tant que contribution à la paix dans l'Est asiatique et
dans
le monde. Nous appelons les Canadiens et les
peuples du monde à condamner la brutalité et la
perfidie
du régime américain dirigé
présentement par
Barack Obama, qui n'a pas posé le moindre geste indiquant
un
aveu responsabilité dans les crimes commis par les
États-Unis contre le peuple coréen depuis la fin de
la
Deuxième Guerre mondiale jusqu'à présent,
mais qui
persiste à provoquer la
RPDC et le peuple coréen et à se préparer
pour une
autre
guerre de Corée. Cela ne doit pas passer !
Les États Unis doivent
dès
maintenant signer un traité de paix avec la RPDC !
Troupes américaines, hors de Corée !

Provocations inacceptables et bellicistes
de Stephen Harper contre le peuple coréen
Le 7 décembre 2009, Stephen Harper s'est
adressé à l'Assemblée nationale de la
Corée
du Sud, une première pour un premier ministre canadien.
Dans son
allocution, il a parlé de bâtir un
« partenariat plus étroit » avec la
Corée du Sud sur la base de « valeurs
partagées » et de « principes
intrinsèques que vous
avez embrassés : la liberté, la
démocratie,
le
libre-échange, les marchés ouverts. » Il
a
aussi lancé contre la RPDC une attaque non
provoquée et
grossière, de nature anticommuniste, contre la RPDC et
contre
l'histoire.
Dans son discours à l'assemblée,
Harper a
déclaré que l'« expérience
partagée la plus intense » entre Canadiens et
Coréens « a commencé il y a presque
soixante
ans dans ce qui est pour nous aujourd'hui la guerre de
Corée et
pour vous la guerre 6-2-5. Le même totalitarisme brutal qui
emprisonna l'Europe de l'Est derrière le
rideau de fer a plongé votre propre pays dans une autre
guerre
dévastatrice. Les Coréens furent incités
à
se battre entre eux. Seul le courage du gouvernement et du peuple
de la
République libre de la Corée, appuyés par la
force
des Nations Unies, dont le Canada faisait partie, a sauvé
la
péninsule coréenne de l'esclavage... Le Canada et
la
Corée
sont depuis devenus de solides alliés à la
défense
de la liberté et de la démocratie. Nous ne sommes
pas un
peuple guerrier, mais lorsque la cause est juste et
nécessaire,
les Canadiens ont toujours répondu à l'appel. Sans
aucun
doute, la cause de la liberté coréenne était
juste
et nécessaire. Et la justesse des idéaux pour
lesquels
nous nous sommes
battus s'est avérée au delà de tout doute
puisque
cette république s'est épanouie, tandis que le Nord
communiste a pataugé. Votre succès en tant que
nation est
le plus grand honneur que vous puissiez rendre aux Canadiens qui
ont
combattu et qui sont morts ici, ainsi qu'à l'aide au
développement à laquelle les Canadiens ont
contribuée pour aider
à la
remise sur pieds et à la
reconstruction... »
Et plus loin : « Nous sommes
déjà alliés au sein de la mission des
Nations
Unies pour sécuriser et reconstruire l'Afghanistan, et
dans la
lutte plus vaste contre le terrorisme international. Nous
continuerons
aussi à nous unir contre la dictature anachronique du
Nord. Les
Canadiens ont une grande compassion pour le peuple de la
Corée du Nord et nous avons hâte au jour où
il sera
libre et réuni avec ses frères et soeurs du
Sud. »
L'anticommunisme et la déformation des
événements historiques de Harper montrent dans
quelle
voie dangereuse le Canada s'engage avec ce gouvernement. Ses
remarques
sont une attaque contre les valeurs défendues par les
Canadiens,
valeurs qui sont enracinées dans les principes
établis
suite à la victoire de l'humanité sur le fascisme.
Elles
sont aussi une attaque contre la dignité du peuple
coréen
qui est sorti vainqueur de la Deuxième Guerre mondiale et
qui
avait contribué puissamment à la défaite des
puissances de l'Axe, en particulier l'impérialisme
japonais en
Asie de l'Est. Le courageux peuple coréen, dirigé
par Kim
Il Sung, fondateur de la République populaire
démocratique de
Corée (RPDC) et de l'héroïque Armée
populaire
coréenne, a vaincu l'agresseur japonais, mais s'est vu
nier le
droit de réclamer et de reconstruire son pays des cendres
après la Deuxième Guerre mondiale en tant que pays
indépendant et libre. Après la guerre, les
États-Unis sont intervenus et ont confié à
nouveau
aux Japonais la tâche de gérer
l'occupation étasunienne de la Corée du Sud. Afin
de tuer
dans l'oeuf le projet naissant d'édification nationale du
peuple
coréen, ils ont provoqué la guerre de Corée
et ont
fini par diviser la Corée à la hauteur du
38ème
parallèle. Les impérialistes ont alors fait des
pieds et
des mains pour établir la Corée du Sud en tant que
base
militaire leur
permettant de déclencher des guerres d'agression
impérialistes contre l'Union soviétique et la Chine
pendant la période de la guerre froide et de servir ses
objectifs de domination mondiale aujourd'hui. Voilà le
contenu
de la « liberté » et des
« valeurs » dont parle Harper, et que le
Canada,
en tant que partie intégrante de
l'impérialisme anglo-américain, a défendues
pendant la guerre de Corée et défend aujourd'hui en
appuyant la politique américaine en Corée.
Ni le peuple coréen, ni le peuple canadien
ne
désirent une autre guerre de Corée où le
gouvernement canadien engagera des troupes « dans
l'union contre la dictature anachronique du Nord ». Le
Canada n'avait pas d'affaire à s'ingérer dans les
affaires internes du peuple coréen en 1950, et il n'a pas
plus
d'affaire à
s'ingérer dans les affaires internes du peuple
coréen
aujourd'hui ou dans l'avenir.
Quand il parle de la guerre de Corée en
tant que
« notre expérience partagée la plus
intense », Harper oublie de mentionner que les crimes
commis
contre le peuple coréen avant et pendant la guerre de
Corée comprennent le recours aux armes
bactériologiques,
telles
que l'anthrax qui fut développée au Canada et
utilisée par l'armée
américaine. Il oublie aussi que la guerre de Corée
était une guerre civile révolutionnaire visant
à
expulser l'occupant étranger dirigé par les
États-Unis et les Nations Unies, et à
réunifier la
Corée en tant que nation indépendante libre de
toute
ingérence étrangère. C'est faire preuve d'un
chauvinisme canadien débridé que de
prétendre que
le
« succès en tant que nation » du
peuple
coréen, dont l'histoire cinq fois millénaire en est
une
d'indépendance et de résistance aux envahisseurs
étrangers, « est le plus grand honneur que vous
puissiez rendre aux Canadiens qui ont combattu et sont morts
ici... »
Le Canada continue de jouer un rôle
disgracieux en
diplomatie en empêchant la RPDC d'ouvrir une ambassade
à
Ottawa, ainsi qu'en n'ayant pas d'ambassade canadienne à
Pyongyang – même si les relations diplomatiques ont
été établies en 2001 – pour que des
relations
puissent être établies au niveau diplomatique,
économique et culturel, de même que d'autres
arrangements
bilatéraux, afin d'entretenir des échanges amicaux
et
à avantage
réciproque entre le peuple du Canada et de la RPDC.
Ces
échanges contribueraient à stabiliser la situation
politique dans la péninsule coréenne et seraient un
facteur
de paix dans la région.
Les Canadiens doivent assumer la
responsabilité
pour les crimes commis contre le peuple coréen pendant la
guerre
de Corée, crimes commis par leur gouvernement agissant au
service de puissances étrangères. La meilleure
façon de s'acquitter de cette responsabilité est de
s'assurer qu'une autre guerre de Corée ne puisse
éclater.
Ils doivent
exiger que le gouvernement fasse tout ce qui est dans son pouvoir
pour
normaliser et entretenir des relations de paix, de respect et
d'avantage réciproque avec le peuple coréen, nord
et sud,
y inclus la construction d'une ambassade canadienne à
Pyongyang
et d'une ambassade de la RPDC à Ottawa. La conduite
disgracieuse
du gouvernement
canadien vis-à-vis la Corée, telle
qu'exprimée par
les commentaires grossiers du premier ministre Harper à
Séoul, ainsi que par son hostilité dans ses
relations
diplomatiques, met en lumière l'urgente
nécessité
d'investir le peuple canadien du pouvoir politique et
d'établir
au Canada un gouvernement anti-guerre qui donnera l'heure juste
quant
au
désir des Canadiens d'être véritablement une
force
pour la paix et d'entretenir des relations internationales
à
avantage réciproque avec la Corée et avec le monde
entier.

La lutte contre les agissements
antisocialistes est nécessaire
- Rodong Sinmun*, le 18 janvier
2010 -
Afin de défendre et de faire avancer le
socialisme avec succès, il est nécessaire de mener
une
lutte sans compromis contre les agissements anti-socialistes. La
réalité des pays où le socialisme s'est
écroulé et où le capitalisme a repris vie,
nous
enseigne la vérité que nous devons combattre les
ennemis
du socialisme et les ennemis de
classe sans merci et sans le moindre compromis, ainsi que la
leçon
amère que l'abandon du socialisme mène à la
mort
tandis que sa défense mène à la
victoire.
Les impérialistes ont tout un arsenal
d'agissements brutaux tels que complots méprisables,
salissage,
apaisement, déception, menaces, chantage et pressions
alors
qu'ils ciblent principalement les pays socialistes ainsi que les
pays
qui aspirent au socialisme. On peut le constater dans les
tentatives
désespérées de l'impérialisme
d'isoler la
RPDC,
Cuba, etc.
Ainsi, il est important de mener une lutte
résolue et sans compromis contre les impérialistes
pour
défendre le socialisme. Il est important aussi de lutter
contre
les alliés et les marionnettes des
impérialistes.
Une lutte féroce doit être
menée
contre les ennemis de classe au sein de la
société.
Tous ceux qui tentent de déstabiliser la
société socialiste sont les ennemis du socialisme.
Parmi
eux se trouvent les vestiges des classes exploiteuses qui
nourrissent
de l'antipathie envers le système socialiste, ceux qui,
étant graissés par les impérialistes,
travaillent
fort ouvertement et clandestinement pour faire tomber le
système
socialiste, ceux qui
ont dégénéré idéologiquement
et
moralement, pris au piège de la culture et de
l'idéologie
impérialistes, et ceux qui introduisent une manière
de
vivre bourgeoise corrompue dans la société.
Seulement lorsqu'une lutte féroce est
menée contre eux est-il possible de protéger et de
renforcer la position du socialisme. Les peuples de tous les pays
progressistes du monde qui aspirent au socialisme sont
confrontés à la
nécessité de mener une lutte résolue pour
faire
échec aux agissements antisocialistes des ennemis du
socialisme,
et d'en arriver
au progrès et à la victoire de la cause de
l'indépendance des masses populaires, la cause du
socialisme.

Opposons-nous à la violation
des eaux territoriales de la RPDC
Le 27 janvier, des postes d'artillerie de
l'Armée
populaire coréenne (APC) ont effectué une trentaine
de
tirs dans ses eaux territoriales de la mer Jaune, sur la
côte
ouest de la péninsule coréenne. Les militaires
sud-coréens, en retour, ont effectué
« jusqu'à 100 tirs de dissuasion, selon les
porte-parole de la défense de la Corée du Sud, et
le
ministère de la défense du Sud a
télécopié une note de protestation au
Nord », rapporte China Daily. Les tirs de
persuasion ont été accueillis par une
deuxième
volée de tirs à partir des positions de l'APC.
Yonhap
News a rapporté que « le ministère de la
défense de la Corée du Sud a
télécopié un message à la
Corée du
Nord via la ligne de l'Ouest, disant que les récentes
actions de
Pyongyang étaient une "grave provocation" qui mine la
trêve entre les deux pays et priant le pays communiste de
cesser
immédiatement ses actions
menaçantes ».
« Séoul a aussi exigé que
la
Corée du Nord annule sa récente déclaration
de
"zone de navigation proscrite" dans les eaux près de la
frontière inter-coréenne, disant que "la mise sur
pied
par le Nord d'une soi-disant zone de navigation proscrite et
d'une zone
de tir est clairement une grave provocation qui fait fi de
l'armistice
et de l'entente
de non-agression Nord-Sud". Diverses agences de nouvelles
affirment que
les agissements de la RPDC ont mené à une
montée
des tensions dans la région.
Cette interprétation des faits par le
régime fantoche sud-coréen à la solde des
États-Unis est une fabrication qui sert à justifier
des
préparatifs de guerre contre la RPDC. Elle obscurcit le
fait que
les forces des États-Unis et des Nations Unies, ayant
été vaincues par le courageux peuple coréen
et
forcées de signer un accord d'armistice qui traça
la
ligne de démarcation terrestre (LDT), ont
unilatéralement
imposé la « Ligne limite du nord »
(LLN)
dans la mer Jaune et que la RPDC a depuis et de façon
répétée tenté d'obtenir une solution
négociée au problème. Keun-gwan Lee,
professeur de
droit international à l'Université Konkuk à
Séoul, dans une étude de 2005 au sujet des
perspectives de coopération économique maritime
Nord-Sud,
écrit : « Un des plus grands obstacles
à
la coopération Nord-Sud est la question des limites
juridictionnelles maritimes entre la RC et la RPDC. C'est un fait
très connu que la "Ligne limite du nord" a
été
unilatéralement imposée par le Commandant des
forces des
Nations Unies le 27 juillet 1953. Bien que, de façon
formelle,
le statut
de la ligne n'était fondé que sur des règles
d'opération internes des forces onusiennes, elle a fait
figure
de ligne de démarcation de facto entre la RC et
la
RPDC jusqu'en 1973. Cette année-là, la RPDC a
présenté des revendications juridictionnelles sur
l'aire
maritime
autour des cinq îles qui côtoient ses rives sur la
côte occidentale. Depuis ce temps, une intense controverse
fait
rage entre la RC et la RPDC sur la nature légale ainsi que
sur
la légitimité de la Ligne limite du
nord ».[1]
Ainsi, la LLN n'est pas partie intégrante
de
l'armistice ni ne sert-elle d'extension logique de la LDT. Au
contraire, elle suit le rivage occidental de la RPDC,
plutôt que
d'aller en direction de la mer. En ce qui concerne les cinq
îles
à proximité des côtes de la RPDC, la
Convention de
1982 des Nations Unies sur la Juridiction maritime, qui
commença à être mise en oeuvre en 1994 (et
largement reconnue en tant que loi coutumière dans les
relations
internationales antérieures à cette codification),
et
désignant en tant que territoires maritimes les douze
milles
nautiques s'étendant depuis le rivage d'un pays, ne peut
être appliquée de façon inflexible.
D'où la
légitimité de la demande
de la RPDC d'une solution correcte au problème de
revendications
juridictionnelles et la réponse ne doit plus tarder.
Par ailleurs, les impérialistes
américains
et leurs alliés ont une longue histoire d'actions
provocatrices
comme prétexte pour intensifier l'agression, tout en
effaçant leur propre rôle en tant qu'agresseurs,
comme ce
fut le cas à l'origine de la guerre de Corée qui
mena
à la division de la péninsule. Depuis ce temps, les
forces sud-coréennes tiennent
des exercices militaires conjoints avec l'armée
américaine et transgressent l'espace aérien de la
RPDC, y
inclus d'innombrables actes d'espionnage aérien et
maritime.
Ceci met en relief l'importance de la revendication de la RPDC
que les
États-Unis signent avec elle un traité de paix,
demande
qui a été réitérée le 11
janvier,
afin de mettre un terme
au danger que représentent de telles activités.
Cette récente tentative de la part du
régime sud-coréen et de ses forces militaires de
déformer les faits et de démoniser la RPDC fut
précédée d'une escarmouche navale
instiguée
par la marine militaire de la Corée du Sud le 10 novembre
2009.
Le Commandant suprême de l'Armée populaire
coréenne
a soumis un rapport le 10 novembre au sujet
de la provocation armée perpétrée par les
forces
sud-coréennes dans le territoire maritime de la RPDC au
nord de
la LLN dans la mer Jaune cette journée-là. Un
bateau
patrouilleur de la marine militaire de l'Armée populaire
coréenne a promptement confirmé la présence
d'un
objet non identifié dans son territoire maritime. Alors
que la
patrouille
s'en retournait, ayant confirmé la présence de
l'objet
vers 11h20, un groupe de frégates des forces
sud-coréennes l'a poursuivie et a, sans provocation
et sans précédent, tiré dans sa direction.
Sans
perdre de temps, la patrouille de l'APC a riposté. Le
rapport du
Commandant
suprême demande aux autorités militaires
sud-coréennes de présenter leurs
excuses à la RPDC pour cette provocation armée et
de
prendre des mesures responsables afin d'éviter que de
telles
provocations ne se reproduisent.
Un article du journal sud-coréen le
Hankyoreh
rapportait que : « La marine sud-coréenne
a mis
en pratique différentes procédures de combat
pendant
l'échange de tirs entre les frégates
nord-coréennes et sud-coréennes le 10 novembre,
suite aux
deux combats navals inter-coréens dans la mer Jaune en
1999 et
en
2002 ». Le rapport poursuit :
« Dans ces deux combats
précédents, la marine sud-coréenne avait
appliqué les procédures de combat en cinq
étapes,
soit : "annoncer un avertissement, déplacement,
tir de dissuasion, tir de menace et tir de
précision ". Les procédures de combat
précédentes visaient à éviter tout
combat
entre les marines militaires
nord-coréennes et sud-coréennes.
« Par ailleurs, ce mardi, la patrouille
sud-coréenne a tiré un coup d'avertissement
immédiatement après un déplacement et a
communiqué un message d'avertissement. Le vaisseau
nord-coréen a exercé un tir de précision
auquel la
Corée du Sud a répondu par un tir de
précision.
Depuis 2004, au moment où les procédures de combat
furent
établies, de trois à six tirs de dissuasion sont
échangés à chaque an, et ces tirs furent les
premier cette année. Certains observateurs soutiennent que
les
nouvelles procédures de combat font fi d'étapes qui
pourraient éviter que les confrontations ne se
détériorent. [...]
« Certains observateurs
prétendent que
cet incident peut être attribuable à une ambiance
selon
laquelle la marine militaire coréenne ne cherche plus
à
éviter des combats avec la marine militaire
nord-coréenne. En guise de réponse à
l'annonce
faite par la Corée du Sud plus tôt cette
année
à l'effet qu'elle avait décider de pleinement
participer à l'Initiative de sécurité et de
prolifération (ISP) dirigée par les
États-Unis, la
Corée du Nord a déclaré qu'elle ne pouvait
plus
garantir le passage sécuritaire des frégates
américaines et sud-coréennes ou de navires
marchands
civils dans les territoires maritimes avoisinants.
[...] »
Le Marxiste-Léniniste
dénonce ces
actions provocatrices dans le territoire maritime de la RPDC
commises
par le régime fantoche du sud à la solde des
États-Unis ainsi que ses tentatives de se faire passer
pour la
victime alors qu'il est le véhicule par lequel se font les
préparatifs de guerre des impérialistes
américains, dont l'ambition
est de dominer toute la péninsule coréenne comme
prélude pour la domination de l'Asie et du monde.
Note
1. « Délimitation de la
plate-forme
continentale dans la mer Jaune », Keun-gwan Lee,
Université de Konkuk, pp. 15-16.

À titre d'information
La RPDC propose d'entamer des pourparlers de
paix
- Mission permanente à
l'ONU, le
13 janvier 2010 -
Le ministère des Affaires
étrangères de la République populaire
démocratique de Corée a publié la
déclaration suivante : un an s'est
écoulé et
le processus de dénucléarisation de la
péninsule
coréenne est à la croisée des chemins en
raison de
graves défis. La dénucléarisation de la
péninsule est l'objectif de la politique poursuivie par le
gouvernement de la République en vue de contribuer
à la
paix et la sécurité en Asie du Nord-Est et à
la
dénucléarisation mondiale.
C'est grâce aux efforts sincères et
sans
relâche du gouvernement de la République que le
dialogue
avait eu lieu depuis les années 1990 pour la
dénucléarisation de la péninsule et que,
dans le
cours de ce dialogue, d'importants accords bilatéraux et
multilatéraux tels que « La démarche
conclue
entre la Corée du Nord et les États-
Unis » et la Déclaration conjointe du 19
septembre,
ont été adoptées. Toutefois, la mise en
oeuvre de
tous les accords s'est arrêtée à mi-chemin ou
a
été renversée. Depuis lors, la menace
nucléaire dans la péninsule coréenne n'a pas
diminué, mais au contraire, elle a encore augmenté
et,
conséquemment, même un moyen de dissuasion
nucléaire
a vu le jour.
Le déroulement de la Réunion
à Six
qui a donné lieu à des frustrations et à des
échecs répétés, prouve que la
question ne
peut jamais être réglée sans établir
la
confiance entre les parties concernées. Encore
aujourd'hui, les
pourparlers demeurent paralysés à cause de la
barrière de méfiance qui a pour nom les sanctions
contre
la RPDC.
Nous concluons qu'il est nécessaire
d'accorder
une attention primordiale au renforcement de la confiance entre
la RPDC
et les États-Unis, les parties principalement responsables
de la
question nucléaire, afin de remettre sur les rails le
processus
de dénucléarisation de la péninsule
coréenne.
Si la confiance doit être établie
entre la
RPDC et les États-Unis, il est essentiel de conclure un
traité de paix pour mettre fin à l'état de
guerre,
la cause profonde au départ des relations hostiles.
Lorsque les
parties sont en état de guerre où elles pointent
mutuellement leurs fusils vers l'autre, la méfiance envers
l'autre partie ne peut jamais être
supprimée et les pourparlers eux-mêmes ne pourront
jamais
suivre un déroulement prévisible, encore moins
mener
à la dénucléarisation. Sans trancher une
question
aussi essentielle et fondamentale que la guerre et la paix, aucun
accord ne peut échapper à la frustration et
à
l'échec, comme c'est le cas maintenant.
Le traité de paix, de par sa nature,
devrait
déjà avoir été conclu à la
lumière de sa nécessité intrinsèque,
indépendamment de la question nucléaire. Si un
régime de paix durable avait été
établi il
y a longtemps dans la péninsule coréenne, le
problème nucléaire n'aurait pas fait surface.
Maintenant
qu'il est question de conclure un traité de paix
dans la Déclaration conjointe du 19 septembre, il est
évident qu'une action s'impose telle que la pratique
l'exige
à la lumière de la leçon tirée de
l'échec des Pourparlers à Six. L'adoption d'un
traité de paix aidera à mettre fin aux relations
hostiles
entre la RPDC et les États-Unis et contribuera à
promouvoir la dénucléarisation rapide de la
péninsule
coréenne.
Sur autorisation, le ministère des Affaires
étrangères de la RPDC propose courtoisement aux
parties
signataires de l'Accord d'armistice (AA) un démarrage
rapide des
pourparlers pour remplacer l'AA par un traité de paix
dès
cette année, soixante ans après le
déclenchement
de la guerre de Corée.
Les pourparlers ci-mentionnés peuvent avoir
lieu
soit lors d'un forum séparé, comme prévu
à
la Déclaration conjointe du 19 septembre, soit dans le
cadre des
Pourparlers à Six pour la dénucléarisation
de la
péninsule coréenne, comme les pourparlers
RPDC-États-Unis actuellement en cours, vu leur nature et
leur
signification. Le fait de
supprimer les barrières de discrimination et de
méfiance
telles que les sanctions pourrait bientôt conduire à
l'ouverture des Pourparlers à Six.
Si les parties prenantes à l'AA souhaitent
sincèrement la paix et la sécurité et la
dénucléarisation de la péninsule, elles ne
pourront plus accorder la priorité à leurs
intérêts, et devront prendre une décision
audacieuse pour résoudre sans tarder le problème
fondamental.

Les États-Unis sont incités
à
remplacer l'Accord d'armistice par un traité de paix
- Agence
télégraphique
centrale coréenne, le 21 janvier 2010 -
Le vieux régime d'Armistice, un produit de
la
Guerre froide, persiste dans la péninsule coréenne,
créant une situation instable de ni paix ni guerre.
Le cessez-le-feu prolongé dans la
péninsule, un fait sans précédent dans
l'histoire
mondiale des cessez-le-feu, est presqu'une bombe à
retardement
qui menace constamment la sécurité en Asie de l'Est
et,
de plus, dans les autres régions de l'Asie-Pacifique.
La conclusion d'un traité de paix
signifierait
une étape vers la création d'un environnement
pacifique
dans la péninsule coréenne. Cela n'est pas
séparé de la dénucléarisation.
L'établissement d'un régime de maintien de la paix
mènerait à la résolution automatique
d'autres
questions et ouvrirait la porte au processus de paix dans la
péninsule.
Les discussions, incluant les Pourparlers à
Six
pour la dénucléarisation de la péninsule
coréenne, se sont poursuivies pendant six ans, avec des
hauts et
des bas ainsi que des échecs répétés.
Cela
était d'abord attribuable à l'échec à
régler la question fondamentale. L'intention et la
position
principale de la proposition de la RPDC
concernant la conclusion d'un traité de paix pour
bâtir la
confiance et faciliter la dénucléarisation de la
péninsule, vont dans le sens de régler la question
fondamentale.
La conclusion d'un traité de paix
marquerait le
début de l'établissement de la confiance et serait
une
occasion de mettre fin à la méfiance entre la RPDC
et les
États-Unis, ainsi que d'établir des relations
bilatérales de respect et d'égalité.
L'établissement de la confiance est la raison principale
pour
laquelle l'Accord d'armistice (AA) devrait être
remplacé par un traité de paix.
Les États-Unis devraient s'acquitter de
leur
responsabilité historique en assurant la paix dans la
péninsule. Ils sont jusqu'ici intervenus dans la question
coréenne en tant que partie responsable pour la conclusion
de
l'AA et ont établi leur contrôle militaire dans la
Corée du Sud. Personne ne peut remplacer les
États-Unis
lorsqu'il s'agit de
remplacer l'AA par un traité de paix.
Les États-Unis ont déjà
clarifié à plusieurs occasions leur position
officielle
de ne pas être une menace militaire à la RPDC ni de
l'envahir,
et ont démontré leur disposition à conclure
un
accord de
paix. Il n'y a ni raison ni condition de ne pas répondre
à la proposition de conclure un traité de paix
remplaçant l'AA si les États-Unis veulent
réellement coexister pacifiquement avec la RPDC, et s'ils
souhaitent la
paix pour la péninsule coréenne.
La RPDC attache une grande importance à la
conclusion d'un traité de paix. Cela reflète la
position
de principe de son gouvernement à l'effet de
résoudre
tous les
problèmes surgissant dans les relations entre elle et les
États-Unis. Cela inclut la dénucléarisation
et une
ferme garantie pour la paix et la
sécurité dans la péninsule coréenne
et dans
le
reste du monde par la conclusion d'un traité de paix.
La question du traité de paix sera
résolue
harmonieusement si les États-Unis ont la volonté
politique d'évaluer correctement la situation nouvelle et
les
développements vers lesquels tend l'histoire, et s'ils
apportent
un changement audacieux dans leur politique envers la RPDC,
suivant les
intérêts et les aspirations des peuples du
monde.
Le règlement satisfaisant de la question de
la
création d'un régime de maintien de la paix
dépend
des positions des pays concernés. Cela est conforme avec
les
intérêts des pays concernés et les
intérêts communs des divers pays de la région
de
l'Asie-Pacifique à protéger la paix et la
stabilité dans la péninsule. La conclusion d'un
traité de paix n'est ni une
question d'une partie procurant des avantages à l'autre
partie,
ni
une question d'une partie offrant une récompense à
l'autre partie, mais une affaire politique
bénéfique pour
la RPDC et les États-Unis et pour la communauté
internationale, et nettement favorable à la
préservation
de la paix mondiale.
La façon d'aborder le traité de paix
proposé permettra de distinguer ceux qui souhaitent une
paix
durable dans la région de l'Asie-Pacifique, y compris la
péninsule coréenne, de ceux qui s'y opposent. Les
États-Unis seraient bien avisés de faire face
à la
présente tendance historique et à la situation qui
se
développe, et de prendre une décision le plus
tôt possible concernant le remplacement de l'AA par un
traité de paix.

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