|
|||
La situation évoque de plus d'une façon le joug et le contrôle coloniaux directs sur les peuples colonisés et leurs États. Le diktat monopoliste existe aujourd'hui dans le cadre d'un système d'États où un des membres prédomine et où tous les États-membres sont au service des monopoles. L'Empire américain d'aujourd'hui ressemble étrangement au vieil Empire britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Le droit de monopole est le nouveau colonialisme, en plus puissant et en plus sinistre. Les monopoles modernes sont capables de bouleverser des économies pour servir leurs intérêts étroits et forcer les peuples à servir leurs intérêts plus que ne pouvait le faire le colonialisme ancien. L'État dominé par les riches a même raffiné les méthodes pour rassembler les ressources publiques pour payer les riches et secourir des monopoles en voie d'effondrement sous prétexte qu'ils sont « trop gros pour tomber ». Les ressources naturelles du Canada sont considérées comme étant exploitables à volonté comme on peut le voir avec l'exportation de matières premières à peine transformées comme le bitume, les billots bruts et les tranches d'acier. Selon cette logique, la population n'est qu'une bande de consommateurs à la merci des géants de l'industrie de détail comme Wal-Mart qui exploitent la main-d'oeuvre esclave à bon marché partout dans le monde afin de fabriquer des produits qui sont vendus dans leurs empires de commerce de détail. Des monopoles comme ArcelorMittal et US Steel sont capables, en vertu de leur seule grandeur, de déplacer leur production ici et là pour arracher aux travailleurs de l'acier des États-Unis, du Canada et d'ailleurs des concessions sur leur niveau de vie. La situation est semblable même dans l'industrie de l'extraction des ressources où des géants comme Vale et Xstrata utilisent leur contrôle des régions riches en ressources partout dans le monde pour faire chanter les travailleurs, comme on le voit à l'heure actuelle avec la tentative de Vale d'extorquer des concessions des mineurs et raffineurs canadiens. Les monopoles du pétrole et du gaz ont banni toute discussion sur la possibilité que le droit public puisse jouir de quelque autorité que ce soit et sur le droit du peuple à bénéficier de ses ressources.
Comme c'était le cas avec le colonialisme ancien, c'est la puissance militaire des impérialistes les plus puissants qui tient le système en un seul morceau. Les États-Unis ont des milliers de bases militaires à travers le monde et ils sont réputés pour leur utilisation de toutes les armes disponibles pour défendre et étendre leur Empire par la violence. Le système impérialiste d'États est essentiellement maintenu en place par la force militaire américaine et son système de terreur d'État, d'extorsion, de corruption et de propagande. Même des tragédies comme le tremblement de terre dévastateur en Haïti sont utilisées pour annexer des territoires et renforcer la mainmise de l'Empire sur la main-d'oeuvre esclave, sur les sources de matières premières, les marchés et les sphères d'influence afin de maintenir les peuples dans leur état d'oppression et tenir les concurrents et les alternatives à distance. La perte de droits économiques et la perte de droits politiques démontrent la Nécessité de changementL'effet cumulatif du droit de monopole est de détourner l'économie attaquée de sa force interne et d'un programme centré sur l'être humain qui reproduise sa capacité productive de façon à servir les producteurs et l'intérêt général de la société. La soumission aux objectifs étroits des propriétaires les plus puissants du capital d'une économie attaquée comme celle du Canada étouffe l'économie et la rend dépendante du système impérialiste d'États et de ses monopoles les plus puissants. L'impression est créée dans le monde universitaire et dans la culture populaire qu'il n'est pas possible même pour un grand pays comme le Canada de bâtir une économie qui subvient à ses besoins et de bâtir une alternative au droit de monopole. Cette impression est entretenue notamment par la promotion du commerce international sous le droit de monopole comme la voie de la prospérité. Plus le commerce international s'empare d'une économie donnée et plus son économie domestique est affaiblie et détruite. Le fait que cette économie dépende des exportations dans son état actuel devient un argument contre une alternative. À mesure que les économies nationales s'orientent de plus en plus vers le commerce international dominé par les monopoles les plus puissants et renoncent à leur reproduction interne et à l'appui sur leurs propres forces, elles deviennent de plus en plus manipulables. Même de grands pays apparemment puissants comme la Chine tombent sous le coup de cette tendance du droit de monopole. Les investissements de capitaux étrangers (investissements étrangers directs – IED) se concentrent généralement dans les secteurs où les entreprises sont liées aux exportations ou au commerce en général, comme les complexes industriels de la côte-est de la Chine et le secteur des matières premières et certains secteurs manufacturiers du Canada comme l'automobile. L'investissement étranger direct (IED) cherche habituellement à faire ses profits en dollars américains ou dans d'autres monnaies impérialistes dominantes comme l'Euro et le Yen mais certainement pas dans la monnaie du pays. L'hégémonie du dollar américainLa Chine a en ce moment une réserve de 2,4 trillions de dollars américains. Elle a acquis ces dollars américains en échange de produits chinois exportés. L'hégémonie du dollar américain est maintenue par le phénomène en vertu duquel la Chine exporte ses produits aux États-Unis essentiellement pour du papier-monnaie que l'oligarchie financière américaine imprime à volonté. La dette extérieure des États-Unis envers la Chine et d'autres possesseurs de dollars américains est financée essentiellement en imprimant toujours plus de dollars. Tant que les pays du monde continueront à établir le prix des produits de base en dollars américains (le pétrole par exemple), à accepter que le commerce international se fasse en dollars américains et à exporter des biens aux États-Unis en échange de dollars américains, l'hégémonie absurde et destructrice du dollar américain va se poursuivre. L'hégémonie du dollar américain et le commerce inégal sont des questions importantes auxquelles une opposition effective de la classe ouvrière doit trouver une alternative. L'argent producteur d'intérêtsL'argent producteur d'intérêts est une taxe d'affaires non méritée, un blocage à la reproduction élargie de l'économie et une arme dans les mains de l'oligarchie financière internationale pour contrôler des économies entières au sein du système impérialiste d'États. L'utilisation et la prédominance de l'argent international producteur d'intérêts contrôlé par l'oligarchie financière détruit les économies locales car le produit social est réclamé en tant que service de la dette et il ne peut pas être utilisé pour la reproduction élargie et pour les programmes sociaux des économies nationales. Les monopoles modernes sont faits de capital financier, qui est la fusion du capital industriel et du capital bancaire. Tous les monopoles sont des participants naturels dans le secteur financier ; ils empruntent et prêtent de l'argent producteur d'intérêts et participent dans les échanges d'actions, d'obligations et de produits dérivés de toutes sortes. L'échange international d'actions, d'obligations, de produits dérivés, de monnaie, etc. et les prêts d'argent producteur d'intérêts sont devenus un secteur colossal du système impérialiste d'États et une source de parasitisme, de putréfaction et de corruption. L'intérêt payé sur de l'argent contrôlé par quelqu'un d'autre est devenu l'un des principaux moyens d'asservissement des pays d'Afrique et même de tout le continent. Comme c'est le cas avec l'investissement étranger direct, l'utilisation d'argent producteur d'intérêts est habituellement liée aux projets qui sont directement liés au commerce international. Au Canada, l'argent producteur d'intérêts est devenu un instrument pour s'attaquer aux fonds de retraite des travailleurs et à d'autres avantages sociaux et pour détruire la base manufacturière. La plus grande partie de la destruction des dernières années a été l'oeuvre des détenteurs de la dette. Un exemple typique en ce moment est la mise de CanWest Global Communications sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). Les composantes individuelles de CanWest sont solvables et génèrent des revenus énormes mais les réclamations des détenteurs de la dette (argent producteur d'intérêts) sont plus élevées que ce qui reste de revenus une fois que les réclamations des travailleurs et des employés salariés ont été satisfaites. Les propriétaires de l'argent producteur d'intérêts que CanWest a emprunté pour acheter 200 journaux et d'autres composantes de l'empire Hollinger de Conrad Black pour 3,2 milliards de dollars en 2000, réclament aujourd'hui non seulement tout le profit réalisé par l'achat des propriétés de l'empire Hollinger, mais également tout le profit réalisé par le CanWest original. Ce sont les travailleurs et salariés actifs et à la retraite de CanWest et les détenteurs d'actions qui feront essentiellement les frais du chaos qui sera causé sous la protection de la loi sur les faillites. Le mouvement ouvrier doit discuter d'alternatives à l'argent producteur d'intérêts et aux entreprises financières à profits qui pourraient être des entreprises financières et d'assurances sans but lucratif et publiques (et coopératives). La guerre anticoloniale d'indépendance américaineLes monopoles américains et autres au sein de l'Empire oppriment les peuples par des mesures qui sont semblables aux abus que les colonies américaines ont endurés aux mains du Royaume de Grande-Bretagne, lesquels ont provoqué leur guerre révolutionnaire d'indépendance pendant les dernières décennies du XVIIIe siècle. À cette époque, le contrôle de l'industrie de l'acier et du fer était très important pour l'Empire britannique et il l'est encore pour l'impérialisme actuel. La forme qui exprimait le contenu du contrôle du secteur de l'acier était différente mais l'effet est le même. Les pays faibles au sein du système impérialiste d'États perdent le contrôle de la fabrication d'acier et de la production de matières premières comme le charbon et le minerai de fer. Dépendamment de leurs conditions géologiques et géographiques et de leurs niveaux de salaires et d'avantages sociaux, ils peuvent devenir importateurs ou exportateurs de minerai de fer, de carburant, de fonte brute, de tranches d'acier ou de produits spécialisés pour l'importation ou l'exportation. Quoi qu'il en soit, ils perdent leur contrôle sur un secteur aussi important de leur économie nationale. La direction que prend l'industrie de l'acier à l'intérieur du système impérialiste d'États dépend des besoins et des demandes de la puissance et des monopoles dominants et en particulier des besoins militaires des États-Unis. À l'époque de l'Empire britannique, ce contrôle s'exerçait en partie par les actions directes du Parlement britannique qui s'appuyaient sur sa force militaire. Aujourd'hui, le diktat de l'Empire américain s'exerce à travers le « droit des monopoles » de supplanter le droit public, des accords internationaux comme les traités de libre- échange, l'Organisation mondiale du commerce et l'imposition du « droit du capital » d'entrer et sortir des pays à volonté et de posséder des entreprises n'importe où dans l'Empire et d'en contrôler les opérations. Une loi coloniale importante de l'Empire britannique qui a contribué à provoquer la guerre américaine d'indépendance a été le Iron Act de 1750. Ce décret colonial interdisait la fabrication de produits en fer dans les 13 colonies de l'Amérique du Nord et encourageait la production de fonte brute à des fins d'exportation vers l'Angleterre. Il garantissait l'importation sans taxes de fonte brute et imposait des restrictions aux colonies sur la fabrication de produits d'acier dont le peuple avait besoin mais qui devaient être importés. L'impérialisme américain utilise le pouvoir qui lui vient de sa propriété et son influence sur les politiciens locaux et les institutions étatiques pour accomplir les mêmes objectifs. L'État américain n'a pas passé de loi interdisant au Canada de développer le secteur manufacturier secondaire en Alberta, dans le Nord de l'Ontario, dans les régions du Québec et en Colombie-Britannique ou le secteur de la fabrication de machines dans tout le pays, mais il a atteint le même objectif par le contrôle monopoliste de l'économie et de l'industrie de l'extraction des ressources en particulier. Le produit social qui provient des industries des ressources n'est pas investi dans le secteur manufacturier secondaire et les régions. Le produit social est retiré de ces économies domestiques, ce qui les rend dépendantes des exportations des produits de base. Le produit social n'a jamais été utilisé pour développer le secteur de la fabrication de machines et d'outils, ce qui a forcé le Canada à importer les machines industrielles les plus dispendieuses, dont les machines et robots pour la construction et les usines ; cette situation n'a a fait qu'empirer avec la destruction de ce qui reste du secteur manufacturier dans le pays. Le pouvoir qui provient de la propriété monopoliste interdit la fabrication de certains produits et encourage l'exportation d'autres produits à partir du Canada, selon les demandes des monopoles les plus puissants et les besoins du secteur miliaire américain. L'Empire américain utilise sa propriété et son influence sur l'État canadien, ses institutions politiques et ses politiciens centrés sur le capital pour dicter que certains produits doivent demeurer des produits de base pour l'exportation, notamment le pétrole, le gaz et même les billots bruts et les tranches d'acier. Certains biens manufacturés, dont les automobiles au temps du pacte de l'automobile des années 1960, ont été assemblés et exportés largement à cause du système de santé public et de certains aspects de l'assurance-chômage qui étaient très avantageux pour les monopoles américains de l'automobile mais ne jouent plus un si grand rôle aujourd'hui. De plus, les conditions et les demandes des monopoles varient constamment à cause du développement inégal du capitalisme et des changements dans la technique et les produits industriels. Le colonialisme moderne du droit de monopole est beaucoup plus complexe et va beaucoup plus loin que l'ancien colonialisme. Le droit de monopole exerce son contrôle sur tous les aspects de la vie dont l'économie bien sûr, la monnaie nationale, le commerce, le développement local et régional, le sport, la culture, l'idéologie et surtout sur l'état et ses institutions politiques, militaires et d'espionnage qui sont façonnées pour servir le diktat de monopole et empêcher le peuple d'exercer ses droits politiques souverains. L'État canadien est passé sous le contrôle des monopoles les plus puissants. Cela a conduit à des stratagèmes pour payer les riches et à la suppression étatique du droit public de restreindre le droit de monopole. Le Canada fait partie d'un système impérialiste d'États qui est contrôlé principalement mais non exclusivement par les États-Unis. Les arrangements diffèrent par la forme des arrangements du pouvoir colonial mais leur contenu est remarquablement semblable. Les États au sein de l'Empire américain jouissent d'une indépendance nominale et ont leurs propres institutions politiques mais ils n'ont pas réellement le pouvoir de bâtir leurs nations et leurs économies comme des entités indépendantes. Leurs économies sont attachées aux États-Unis par le biais des importations et des exportations et d'une foule d'accords politiques et militaires qui les laissent pieds et poings liés dont l'Accord de libre-échange de l'Amérique du Nord, l'Organisation mondiale du commerce, l'OTAN et NORAD, par l'utilisation du dollar américain comme monnaie de réserve et monnaie de base pour régler le commerce international et par de multiples autres ententes formelles et informelles. La révolution qui a mené à l'indépendance face au Royaume de Grande-Bretagne en 1776 a transformé les États-Unis en une nation indépendante dirigée par les propriétaires d'esclaves et les propriétaires du capital. Les propriétaires du capital ont saisi le pouvoir absolu des mains des propriétaires d'esclaves à la fin de la guerre civile en 1865. Animés d'une conception presque religieuse, les propriétaires américains du capital se sont donné le droit divin d'étendre leur pouvoir et leur contrôle à travers l'Amérique du Nord et le monde entier. Ce droit divin s'exprime dans la politique d'une seule nation qui est enracinée dans la notion de l'exceptionnalisme en vertu de laquelle les propriétaires américains du capital agissent supposément en dehors des objectifs et des lois qui gouvernent le système capitaliste et l'impérialisme qui est son stade suprême. La politique d'une seule nation nie l'existence de la contradiction entre les forces de production socialisées et les rapports de production privés qui bloquent les moyens de production. La politique d'une seule nation nie qu'il faut résoudre la contradiction fondamentale du capitalisme et la contradiction antagoniste de classe entre les propriétaires du capital et la classe ouvrière, comme si le capitalisme monopoliste et sa démocratie néolibérale représentaient la fin de l'histoire et du développement humain social et politique. La théorie de l'exceptionnalisme américain a malheureusement infiltré la pensée et l'idéologie de la classe ouvrière et des couches intermédiaires des États-Unis, y inclu leurs sections progressistes, et cette théorie n'a pas encore été contestée et surmontée comme il se doit. Cela empêche la classe ouvrière de se sortir de sa position de force de réserve de l'impérialisme américain. La responsabilité sociale de la classe ouvrière et de son Parti communiste de masseLes États-Unis sont l'empire le plus dominant que le monde ait connu depuis l'Angleterre. D'autres puissances capitalistes comme l'Allemagne et le Japon ont tenté de supplanter l'Angleterre pendant les années 1930 et 1940 mais ce sont les États- Unis qui en sont ressortis puissance impérialiste dominante. De par sa position économique et militaire dominante, l'impérialisme américain contrôle le commerce et les affaires politiques du monde entier. Les autres puissances impérialistes comme l'Angleterre, l'Allemagne, le Japon, la France et la Russie et les puissances émergentes comme la Chine, l'Inde et le Brésil décident de leurs affaires économiques et politiques uniquement après avoir pris en compte la volonté des États-Unis. Cet état de choses est bien sûr transitoire car un contexte international aussi instable est en perpétuel état de changement, de développement et de mouvement à cause de la résistance des peuples et du développement inégal du capitalisme. Deux facteurs importants sont en jeu : 1) La contradiction entre l'impérialisme américain et la classe ouvrière et les peuples du monde. Une résistance organisée sous la direction de la classe ouvrière est capable de mobiliser une nation après l'autre contre l'impérialisme américain, de restreindre de beaucoup son pouvoir et de briser éventuellement le chaînon asservissant de l'Empire. La responsabilité pour cela repose sur la classe ouvrière et son Parti communiste de masse. 2) Le développement inégal du capitalisme rend inévitable qu'une autre puissance impérialiste va contester la position dominante des États-Unis, ce qui va possiblement précipiter l'humanité dans une autre guerre mondiale. Une fois de plus, la responsabilité d'éviter une telle catastrophe repose sur la classe ouvrière et sur son Parti communiste de masse. S'opposer au droit de monopole et s'organiser pour le renouveau démocratiqueLes Canadiens ont la responsabilité sociale de contester le droit de monopole dans chaque aspect et de défendre les droits de tous. Il faut pour cela de la conscience et de l'organisation. Il faut que les Canadiens relèvent le défi de la lutte pour la démocratie en bâtissant des Comités pour le renouveau démocratique qui font de la classe ouvrière et de ses alliés une force politique effective. Une force politique effective peut ouvrir l'espace dont la classe ouvrière a besoin pour exposer la démocratie bourgeoise comme étant la dictature des monopoles et des riches et pour présenter une vision et un programme pratique pour un système politique alternatif qui porte le peuple au pouvoir. Pas d'élection sans
sélection ! Financez le processus, pas les
partis ! États-Unis Un an de la présidence ObamaLe 20 janvier était le premier anniversaire de l'arrivée de Barack Obama à la présidence des États-Unis et ce soir, Obama prononce son discours sur l'état de l'union à la session conjointe du Congrès et de la Chambre des représentants. Nous allons discuter de la signification de la présidence Obama, surtout des aspects que le PCC(M-L) a déjà entrepris de mettre en lumière et qui ont rapport avec la guerre et la paix, la recherche d'un commandant en chef deus ex machina et la bataille de la démocratie. Pour aider les lecteurs à revoir la signification de la présidence Obama, nous ajoutons aujourd'hui un supplément contenant les notes « À la recherche d'un commandant en chef deus ex machina », paru en novembre 2008, lors des élections présidentielles aux États-Unis. À cette occasion, Le Marxiste-Léniniste s'est entretenu avec Kathleen Chandler, dirigeante de l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis, sur certains faits saillants de la première année de la présidence Obama. Elle a souligné qu'une des choses importantes à retenir de la première année d'Obama est qu'il a intensifié l'offensive contre les institutions, et à bien des égards contre leur autorité. On assiste à un effort pour saper leur autorité, au point de leur faire perdre leur fonction et d'ouvrir la voie à de nouveaux arrangements à différents niveaux. Kathleen a noté par exemple, en ce qui concerne l'Afghanistan, le rapport direct que l'exécutif du pouvoir américain a établi avec différents gouverneurs provinciaux et des ONG en passant par dessus le gouvernement de Karzaï. En Haïti, même l'ONU a été contournée avec l'établissement d'une occupation militaire directe après le tremblement de terre. Aux États-Unis mêmes, des « partenariats » sont établis à différents niveaux qui suivent un modèle semblable. En éducation, par exemple, le programme « race to the top », dont le financement vient d'être augmenté de 1 milliard $, enfreint les lois des États et des municipalités et l'autorité des commissions scolaires et place l'exécutif directement en position de contrôle. On assiste à l'élimination du rôle institutionnel des assemblées législatives à différents niveaux, y compris le Congrès. Kathleen fait remarquer que la situation n'est pas aussi évidente pour ce qui est du rôle des partis politiques, mais les choses vont dans la même direction. Obama avait lui-même fait campagne contre l'establishment et s'il a certainement obtenu le soutient des cercles dominants et qu'il est devenu leur héros, ce soutien ne se traduit pas nécessairement en un soutien pour le Parti démocrate. C'est pour Obama seulement. Pour ce qui est des électeurs, Obama a surtout fait campagne en mobilisant sa propre machine, qu'il n'a pas cessé de parfaire même une fois arrivé à la présidence. Cela comprend son « armée d'internautes » qui sert aujourd'hui à attaquer les démocrates qui font obstacle à son programme. La tendance dans les élections aux États-Unis est de plus en plus de favoriser des candidats, plutôt qu'un parti ou un autre. Le rôle des partis au niveau des États a diminué. C'est important quand on sait que l'organisation des partis démocrate et républicain se situe surtout au niveau des États. Certains États se voient assigné un rôle précis (par exemple, pour être président vous devenir provenir de New-York, du Massachusets, de la Californie, de l'Illinois ou du Texas, et parfois d'autres candidats du sud sont acceptés comme partie du compromis nord-sud). Mais pour ce qui est de l'appareil des partis au niveau des États, il est laissé à l'abandon. Dans l'État de New-York et au Massachusetts, deux États démocrates, la machine d'État est en désarroi. Des individus comme les Clinton jouent un rôle plus important que le parti. Il semblerait donc que Obama va continuer de jouer ce rôle contre les institutions en place, de saper l'autorité des partis et de leur substituer une allégeance à l'exécutif directement. Les échecs des démocrates, qui détiennent la majorité dans les deux chambres et qui « détiennent » la présidence, amènent le discrédit sur les partis et abaissent encore plus le niveau de la culture politique, fait remarquer Kathleen. Cette entrevue avec Kathleen Chandler que nous publierons bientôt porte aussi sur la décision d'Obama de déménager le camp de concentration de Guantanamo en territoire américain, ses décisions en matière de politique étrangère et des questions de politiques nationales comme l'éducation, la santé, l'immigration et l'économie. Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous à commencer par revoir l'article paru en novembre 2008 « À la recherche d'un commandant en chef deus ex machina » que nous reproduisons aujourd'hui en supplément.
Lisez Le
Marxiste-Léniniste |