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Un vote faible? Pas si vite!
Un peu d'enquête et d'analyse d'abord!
– Dave Starbuck* -

Les
enseignants
de l'Ontario en grève au collège Algonquin,
à
Ottawa, le 7 mars 2006
|
Le 13 janvier, les 10 000 professeurs à
temps
plein et à charge de cours partielle des 24
collèges
d'arts appliqués et de technologie (CAAT) de l'Ontario ont
tenu
un vote de grève. Ces 10 000 enseignants se remettent tout
juste
d'une attaque « choc et stupeur » contre
leurs
droits cette année, avec la modification de la Loi sur la
négociation collective dans les collèges (LNCC) par
le gouvernement libéral de Dalton McGuinty et la
modification
unilatérale des termes et conditions de travail par
l'administration des collèges.
Sur les 10 241 professeurs ayant droit de vote, 7
656 se
sont prévalus de leur droit, soit un taux de participation
de
74,7 %. Sur le nombre des votes enregistrés, 4 196 ou
57,0 % étaient en faveur de la grève.
Plusieurs
médias et blogues favorables à l'administration ont
dit
que ce résultat est faible si on le compare au vote de
grève de
80 % de 2006. Ils cherchent de cette manière à
miner
la juste cause des enseignants de collèges et à
créer un barrage de propagande pour les forcer à
accepter
la convention imposée comme un fait accompli. Le premier
ministre McGuinty et l'administration des collèges avaient
pour
leur part suggéré, le jour avant le vote, que les
enseignants
de collèges agiraient à l'encontre des
intérêts de la société en votant
contre
l'attaque choc des collèges. Selon les reportages,
McGuinty a
dit : « Interrompre l'enseignement, c'est
compromettre
à la fois les intérêts des étudiants
et des
familles affectés et nos intérêts à
tous
pour un avenir brillant. »
Avant de répondre à cela, examinons
un peu
les faits.
En 2006, sur les 9 108 votants admissibles, 5 964
ont
voté, soit un taux de participation de 65,5 %. Sur le
nombre de votes enregistrés, 4 797 ou 80,4 % ont
voté oui. Examinons le vote en chiffres absolus. Il y a
bien eu
une diminution du nombre de oui, mais en chiffres absolus la
diminution
est seulement de 601, soit
12,5 %. En chiffres absolus, la diminution apparente dans
l'appui
à la grève est très inférieure
à
celle proposée par les médias. Nous voyons aussi
que le
nombre de votants admissibles a augmenté de 1 133 ou
11,1 %, de 9 108 à 10 241. D'où sont venus ces
votes ? Les collèges n'ont certainement pas
augmenté
le nombre de
leurs enseignants à temps plein par plus de 11 % dans
les
derniers quatre ans. Dans mon collège, le nombre des
enseignants
à temps plein a même diminué un peu
durant
cette
période. L'augmentation du nombre est le résultat
de
l'augmentation rapide de l'engagement de professeurs à
charge de
cours partielle ces deux derniers trimestres.
Les collèges tentent normalement
d'éviter
d'engager des enseignants à charge de cours partielle
à
des taux syndiqués, au profit de professeurs à
temps
partiel et sessionnels, mais ils semblent avoir transformé
un
plus grand nombre de professeurs qui ne sont pas à temps
plein
en professeurs à charge de cours partielle ce trimestre et
mené une
campagne massive pour faire sortir le vote. Ils pensaient bien
sûr pouvoir influencer des enseignants nouvellement
engagés qui ont peu d'expérience dans la
façon
dont les collèges opèrent.
Le vote de grève de 2010 s'est tenu dans
des
conditions bien différentes de celles de 2006. Les
libéraux ont tout d'abord répondu à la
revendication des professeurs à temps partiel et
sessionnels,
qui date de décennies, de se syndiquer et de
négocier
collectivement en promettant de reconnaître ces droits dans
le
cadre d'une révision de la Loi sur la négociation
collective dans les
collèges. Cela a permis d'éviter que la question
des professeurs à temps partiel ne surgisse pendant les
élections provinciales, mais, une fois
réélus, les
libéraux ont réécrit la loi d'une
façon qui
avantage les administrations au détriment des
employés,
et
les collèges ont mis des embûches légales
à
l'exercice de ces droits en pratique.
Puis, le 12 novembre, les collèges ont
affirmé qu'ils avaient le droit d'imposer arbitrairement
de
nouveaux termes et conditions de travail modifiés. Choc et
stupeur ! Un changement de bout en bout ! Ce fut la
désorientation, autant sur le plan individuel que sur le
plan
syndical. L'administration a jugé que la crise
économique
qui
faisait rage depuis 18 mois offrait l'occasion de dénigrer
les
revendications des enseignants et elle a préparé
une
campagne médiatique pour nous dépeindre comme des
ingrats
qui sont indifférents envers le bien public. Toute
discussion
sur l'éducation a été
éliminée.
Chose importante, la question sur le bulletin de vote a
été changée. On ne
demandait plus aux professeurs s'ils donnaient un
« mandat
de grève » mais s'ils « favorisaient
une
grève ». Changement subtil peut-être mais
qui a
son impact psychologique. C'est plus simple de donner un mandat
de
grève parce que c'est devenu nécessaire que de se
dire
favorable à la grève comme si faire la grève
est
le
désir des professeurs et une partie de plaisir.
C'est certain que les conditions ne sont pas les
mêmes aujourd'hui que celles qui existaient il y a quatre
ans.
La signification du vote du 13 janvier n'est pas
que
c'est un vote faible mais qu'une fois de plus l'administration
des
collèges et le gouvernement ontarien ont
échoué
à vaincre la résistance des employés de
collèges aux tentatives de les forcer à faire les
frais
de décennies de sous-financement chronique des
collèges
de l'Ontario. La province
continue à se placer bon dernier parmi les provinces et
les
territoires du Canada pour le financement per capita de
l'éducation collégiale. Les professeurs de
collèges n'ont pas causé la crise économique
du
gouvernement de l'Ontario. Les professeurs de collège ont
droit
à des salaires et à des conditions de travail
à un
standard canadien, selon leur
niveau d'instruction et leur expérience, et en tant que
travailleurs du secteur public, ils ont à coeur de fournir
une
éducation de la plus haute qualité possible et de
former
les jeunes et les adultes de l'Ontario. On ne peut pas laisser le
gouvernement McGuinty continuer à sous-financer les
collèges, à nier les droits et à agir de
façon arbitraire.

Lettre à la
rédaction
Un vote faible? Pas aussi faible
que le vote pour McGuinty!
Dans certains milieux, on s'est plu à dire
que le
résultat du vote du 13 janvier pour un mandat de
grève
des 10 000 enseignants de collèges de l'Ontario a
été faible. Sur les 10 241 votants admissibles, le
taux
de participation a été de 74,7 % et
57,0 % se
sont prononcés pour le mandat de grève. Cela veut
dire
que 41,0 % des
votants admissibles ont donné le mandat de grève.
Comparons cela au vote qu'a reçu le gouvernement McGuinty
lors
de l'élection provinciale de 2007. Les libéraux ont
reçu 42,2 % du vote populaire dans une
élection
où le taux de participation a été de
52,8 %,
le taux le plus faible de toutes les élections de
l'histoire de
l'Ontario. Le
gouvernement McGuinty a donc reçu l'appui de 22,8 %
seulement des Ontariens, à peine la moitié de
l'appui que
le comité de négociation a reçu des
enseignants du
collégial. Qui est faible au juste ?
Un lecteur du
collégial

Sudbury
Six mois en grève
à Vale Inco
«À qui les mines? À nous les
mines! À qui la ville?
À nous la ville! À qui la
communauté?
À nous la communauté!»
Le 13 janvier, dans une scène rappelant les
grandes manifestations des travailleurs sur la rue Durham,
à
l'époque de l'organisation du mouvement syndical à
Sudbury à la fin des années trente, des milliers de
travailleurs en grève chez Vale Inco, leurs familles et
supporters ont défilé et scandé leurs droits
dans
les rues du centre-ville de
Sudbury. Quiconque s'imaginait que la classe ouvrière de
Sudbury
capitulerait face à l'assaut économique sauvage de
Vale
Inco a pu voir de ses propres yeux, le 13 janvier, que les
travailleurs
de Vale Inco et la communauté de Sudbury sont tous unis et
déterminés plus que jamais à tenir le coup,
un
jour de
plus !
Après s'être rassemblés
à
9 heures à la nouvelle salle des Métallos sur la
rue
Brady, les travailleurs ont défilé dans les rues de
Sudbury pendant près de trois heures. À l'avant de
la
marche, il y avait une énorme marionnette
représentant le
personnage du Faucheur, pour se moquer du ministre de l'Industrie
de
Sudbury, Tony Clement qui a décrit la
ville comme étant une « vallée de la
mort » et montrer que c'est la compagnie Vale (qui
veut dire
vallée en portugais) qui est la
cause réelle de la mort de la communauté de
Sudbury.
Les travailleurs ont arboré plus d'un
centaine de drapeaux des Métallos, ainsi que des pancartes
exprimant leur détermination à survivre à
Vale et
à s'opposer à l'utilisation de briseurs de
grève.
À plusieurs reprises, les manifestants se sont
arrêtés pour écouter des représentants
syndicaux et politiques, notamment le maire de la grande
région
de Sudbury, John Rodriguez. Les passants s'arrêtaient pour
applaudir, les automobilistes klaxonnaient et des dizaines de
fonctionnaires ont salué, de la fenêtre de
l'édifice
de dix étages du gouvernement provincial, le
défilé
qui passait devant. Les ouvriers ont scandé des slogans
militants, en particulier : « À qui les
mines ? À
nous les mines ! », « À qui la
ville ? À nous la ville ! » et
« À qui la communauté ? À
nous la
communauté ! »
La bulle immobilière de la dernière
décennie, au cours de laquelle Vale et Xstrata ont
englouti
à des prix gonflés les ressources minières
du nord
de l'Ontario, a conduit à la crise actuelle. Plutôt
que
d'être un « net avantage pour le
Canada »,
comme Clement continue de le proclamer, ces deux acquisitions
étrangères se sont
avérées désastreuses pour les travailleurs
des
mines et de la métallurgie et pour les communautés
du
nord de l'Ontario et du Canada. Au printemps dernier, Xstrata
Nickel a
réorganisé ses activités de Sudbury en
mettant
à pied 686 travailleurs. À Timmins, Xstrata Copper
a
déclaré en mai dernier son intention de fermer la
fonderie de cuivre et l'usine de zinc ce qui entraînerait
l'élimination de 670 emplois directs ainsi que ceux de
nombreux
sous-traitants. À Sudbury, Post Colborne et Voisey's Bay,
Vale a
exigé des concessions et a forcé une grève
de six
mois tout en
laissant courir la rumeur qu'une fois la grève
terminée,
il y aurait des mises à pied massives puisque Vale
continue sa
réorganisation.
Là où il y a oppression, il y a
résistance
Là où
il y a
oppression, il y a
résistance. C'est une loi de l'histoire. Par leurs
actions, les
monopoles internationaux de l'industrie minière vont
enfanter
une tempête de résistance de la part des
travailleurs des
mines et des communautés minières du nord de
l'Ontario et
du Canada, dont
la manifestation du 13 janvier à Sudbury fait partie
intégrale. La section locale 598 des TCA qui
représente 1
100 travailleurs actifs et licenciés affectés au
broyage
du minerai chez Xstrata Nickel à Sudbury, a
organisé
plusieurs actions contre les mises à pied, y compris
l'organisation de sept autobus pour aller manifester à
Huntsville devant le
bureau de circonscription de Tony Clement. Leur présente
convention collective se termine le 1er février.
Alors que les travailleurs de Vale Inco
manifestaient le 13 janvier, ceux de la section locale 598 ont
voté à 96 % pour donner un mandat à
leur
comité de négociation de déclencher une
grève si nécessaire. Témoignant de leur
responsabilité sociale et dans l'esprit de
« Tous
pour un et un pour tous ! », les travailleurs
de Xstrata Nickel ont mis de l'avant comme revendication
principale le
rappel des 511 travailleurs qui ont été mis
à pied
et qui conservent leur droit de rappel. Également le 13
janvier,
plus de trois cents membres des Métallos, section locale
2020
des employés de bureau et techniciens de Vale Inco
(certains ont
été contraints de devenir des
briseurs de grève au risque d'être
licenciés), ont
élu un comité de négociation. Leur contrat
se
termine à la fin de mars. À Timmins, la section
locale
599 des TCA a tenu un grand rassemblement à la fin de
décembre en présence de milliers de personnes et
organise
une pétition réclamant que le gouvernement agisse
pour
défendre leurs
emplois.
Félicitations à tous les
travailleurs
en grève chez Vale Inco qui se tiennent fermement debout
dans
des conditions difficiles. Félicitations aux travailleurs
des
mines et de la métallurgie du nord de l'Ontario qui
demandent : « À qui les mines ?
À
nous les mines ! », « À qui la
communauté ? À nous
la communauté ! » La richesse produite
à
partir des mines canadiennes appartient d'abord aux travailleurs
qui la
produisent et aux communautés dans lesquelles ils vivent
et,
d'autre part, au peuple canadien par le biais de leur
gouvernement. Les
réclamations des monopoles étrangers qui ont
été bernés par d'autres monopoles à
concentrer encore plus la production en rachetant leurs
concurrents
à des prix gonflés n'ont pas
préséance. Les
actions des conservateurs fédéraux et des
libéraux
de l'Ontario, qui affirment que ces prises de contrôle par
des
monopoles étrangers sont « un net avantage pour
le
Canada » et que l'État canadien est neutre dans
le
conflit
économique entre Vale et les travailleurs canadiens
méritent pleinement le mépris qu'ils ont
semé.
À qui les mines ?
À nous les mines !
À qui la communauté ?
À nous la communauté !
Victoire aux travailleurs de
Vale Inco !

Résultats du vote sur le mandat de
grève à Xstrata
-
Comité de négociation du local 598 des TCA, secteur
mines
et fonderies -
Les membres de la section locale
598 du syndicat des TCA, secteurs mines et fonderies,
unité de
nickel
Xstrata, ont participé à une série de
réunions au Palladium Ballroom de
l'hôtel Radisson de Sudbury, pour entendre une
mise-à-jour
sur le
progrès des négociations et voter sur une mandat de
grève pour le
comité de négociation au cas où
cela s'avérerait nécessaire. Avec une forte
participation
au vote, les
syndiqués ont voté à 96 % en faveur
d'un
mandat de grève et
presqu'unanimement (99 %) en faveur de mettre sur pied un
fond de
grève, au cas où les présentes
négociations
ne réussiraient pas, d'ici
la date limite du 31 janvier, à déboucher sur une
entente
juste et
équitable pour les membres de cette section locale. Lors
des
réunions,
le comité de négociation a discuté du
progrès lent depuis le début des
pourparlers du 16 décembre 2009, ainsi que la position
favorable
du
syndicat dans cette négociation. Il était
évident
dès la première
réunion tenue à 23h00 que les syndiqués
étaient d'humeur à appuyer la
position avancée par leur comité de
négociation.
Le syndicat des travailleurs des mines et
fonderies a
été créé il y
a 110 ans de cela en tant que Western Federation of Miners pour
lutter
pour un lieu de travail plus sécuritaire et de meilleures
conditions
pour les travailleurs. Aujourd'hui, avec notre contrat qui a 67
ans
avec Xstrata Nickel (anciennement Falconbridge), nous nous voyons
de
nouveau obligés de traiter avec un employeur qui refuse de
concéder que
la richesse de la compagnie est produite par le travail de ses
employés. Nous refusons d'accepter une convention
collective qui
inclut
des concessions et n'offre pas une meilleure
sécurité
d'emploi. Étant
donné les énormes profits qu'Xstrata Nickel compte
engranger pour la
durée de la prochaine convention collective, il n'est pas
question de
céder sur la question de nos emplois, salaires et
avantages
socaiux.
Pour plus d'information, veuillez appeler Richard
Paquin
au 698-4622 ou Guy Desloges au 698-5021.

Pétition adressée à
l'assemblée législative de l'Ontario
-
Section locale 599 des TCA -
ATTENDU qu'Xstrata Copper Canada a
annoncé la fermetyre permanente des ses opérations
à ses fonderies de
cuivre et de zinc au site métalurgique Kidd, à
Timmins,
le 1er mai
2010 ;
ATTENDU qu'Xstrata planifie de continuer
d'extraire le
minerai de la
mine Kidd à Timmins jusqu'en 2017 et prévoit
expédier ce minerai en
dehors de la province pour son raffinage et traitement ;
ATTENDU que 670 employés seront directement
touchés à cause de cette
décision et plusieurs grandes et petites entreprises
commerciales et de
détail seront affectées par cette
décision ;
ATTENDU que plusieurs autres communautés
partout
dans le nord de l'Ontario souffriront de ces conséquences
dévastatrices ;
NOUS, LES SOUSSIGNÉS, appelons le
gouvernement de
l'Ontario à
protéger les ressources naturelles de cette province, nos
industries et
nos emplois ;
DE PLUS nous appelons le gouvernement de l'Ontario
à prendre une
position résolue et l'appelons finalement à mettre
fin au
pillage de
nos richesses par des compagnies contrôlées à
l'étranger. Si les
dirigeants de Terre-Neuve et Labrador peuvent le faire, alors le
gouvernement de l'Ontario peut le faire aussi
Xstrata Petition
CAW Local 599 Office
P.O. Box 1931
Timmins, Ontario
P4N 7X1

Québec
Non à la fermeture de la raffinerie
Shell de
l'Est de Montréal
Shell Canada, la branche canadienne de l'empire
pétrolier Shell, a annoncé le 7 janvier la
fermeture
définitive de sa raffinerie située dans l'Est de
Montréal. Celle-ci est en opération depuis plus de
75 ans
et fait partie intégrante du complexe
pétrolifère
de l'Est de Montréal, qui comprend également la
raffinerie
Pétro-Canada et des installations de Gaz
métropolitain.
La décision du monopole Shell fut prise
unilatéralement,
malgré que la direction ait promis des alternatives aux
500
ouvriers, qui vont maintenant se retrouver sans emploi. Selon les
propos de Daniel Cloutier du Syndicat canadien de
l'énergie et
du papier,
section FTQ, le monopole Shell tente de cacher les
véritables
raisons de cette fermeture : « Nous sommes dans
le noir
le plus lourd, comme la couleur du pétrole brut. Nous
n'avons
pas réussi à avoir l'heure juste de la direction de
Shell. Il nous semble que la pétrolière cherchait
un
acheteur il y a quelques
semaines à peine. » Il estime que Shell a
trompé les travailleurs en gardant le secret de la
fermeture
malgré qu'elle ait fait miroiter, selon lui, cinq
scénarios pour sauver la raffinerie, dont un projet de
coentreprise et la vente à des acheteurs potentiels.
En réponse à la fermeture, le
syndicat
a organisé le 12 janvier une manifestation au centre-ville
de
Montréal, où étaient réunis les
dirigeants
de la compagnie lors d'un colloque sur l'environnement et le
développement durable (sic). « Nous nous
sommes rendus là de façon pacifiste. Nous
avons voulu leur faire savoir que nous voulons faire partie des
discussions entourant la raffinerie, il s'agit de notre avenir et
de
nos
emplois », de réaffirmer Daniel Cloutier.
La réponse du gouvernement Charest a
été pitoyable. Il s'est dit désolé de
la
décision de Shell mais que cette fermeture devient un
incitatif
pour accélérer le prolongement du pipeline Ultramar
jusqu'à la raffinerie de ce monopole située
à
Lévis, dans la région de Québec. Charest ne
cachait pas sa préférence
de voir le monopole Ultramar profiter des
« difficultés » de Shell. C'est
près de cette même raffinerie située à
Lévis que Charest veut construire un port méthanier
mais
la résistance des gens de la région l'ont fait
reculer.
Les médias monopolisés ont
utilisé le prétexte de l'environnement et la
qualité de l'air pour justifier la décision de
Shell et
mettre la pression sur les travailleurs pour qu'ils laissent le
monopole agir à sa guise. C'est dans ces mêmes
médias que les porte-parole de Shell ont fait valoir leur
décision en disant que
la raffinerie de l'Est de Montréal ne faisait plus partie
des
plans de la compagnie au Canada et sur le marché mondial.
L'arrogance des monopoles n'a plus de borne lorsque vient le
temps de
défendre leurs « plans » de
bâtisseurs d'empire. Le secteur pétrolier fait
partie du
secteur énergétique et celui-ci
est trop important pour qu'une économie nationale le
laisse dans
les mains de quelques monopoles que ce soit. Le
Marxiste-Léniniste félicite les travailleurs de la
raffinerie qui refusent la décision de Shell et veulent
participer à la discussion sur l'avenir de leur secteur au
Québec. Par la lutte qu'ils
mènent, ils révèlent sans équivoque
que
dans les plans d'édification nationale de la classe
ouvrière, des monopoles comme Shell ne peuvent en faire
partie.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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