Accueil |
Archives | English
Opposons-nous à l'hystérie visant
à justifier
l'occupation militaire et l'usage de la force
contre le peuple haïtien!
Le Marxiste-Léniniste condamne
l'hystérie créée par les
impérialistes
américains, leurs médias monopolisés et
d'autres
pour justifier l'occupation militaire d'Haïti et l'usage de
la
force contre le peuple haïtien. Ils sont à
l'affût de
« nouvelles » à propos de pillage et
de
violence parmi la population pour corroborer une
propagande prédéterminée à propos de
la
nécessité d'une solution militaire, laquelle seuls
les
États-Unis seraient en mesure d'assumer en raison de leur
proximité et de leur capacité militaire. Rejetons
cette
hystérie !
Le peuple haïtien, trempé par la lutte
révolutionnaire pour la libération, montre au monde
son
ingéniosité et sa capacité de
résister et
n'a jamais cessé de s'organiser pour prendre le
contrôle
de son existence. Ce sont les interventions
étrangères
hostiles qui ne cessent de bloquer la réalisation de ses
aspirations à la justice et à la
souveraineté.
Suite à la catastrophe du 12 janvier, les Haïtiens
s'affairent à rétablir le calme et l'ordre en
s'organisant et en s'attaquant collectivement à la
situation et
ils demandent que l'aide internationale soit acheminée
dans
toutes les régions touchées le plus tôt
possible.
Une étudiante de l'Université
Western
Ontario qui est en Haïti a fait parvenir le rapport suivant
à la liste de distribution du Réseau de
solidarité
Canada-Haïti (CHAN) :
« Il y a des équipes de
nouvelles qui
sont à la recherche d'incidents qui indiqueraient une
situation
d'hystérie et de désespoir. En
réalité, ce
que nous voyons, ce sont les Haïtiens qui interviennent
calmement
tandis que la communauté internationale, l'élite et
les
politiciens paniquent au moindre geste et ne semblent avoir
aucune
idée de ce
qui se passe.
« [...] Les représentant de
l'ambassade des États-Unis et de USAID (dont plus de
90 %
ont
été évacués) sont hystériques
à la radio et envoient les gens dans toutes les
directions.
Larmes et adrénaline. Et pourtant les rues dans ces
quartiers et
en direction de l'ambassade sont pratiquement vides. Tout ce
monde
là était parti le premier
jour. Les bureaux des ambassades et de USAID sont vides,
même les
administrateurs sont partis. Ils ont refusé que leurs
employés haïtiens se servent du gaz pour aller
contribuer
aux efforts de secours. »
Un journaliste de CTV a dit que sa première
impression est que les gens ne sont pas dans un état de
panique,
ils sont calmes et cherchent à rétablir un certain
degré de normalité.
Ansel Herz, de l'agence InterPress Service,
rapportait
le 15 janvier : « Le jour qui a suivi le
tremblement,
il n'y avait pas de violence répandue. On ne voyait pas de
fusils, de couteaux et de pillage dans les rues, on ne voyait que
des
familles cherchant leurs proches et transportant quelques-unes de
leurs
possessions. Les gens
exprimaient leur colère et frustration par des chants
tristes
qu'on entendait toute la nuit, pas avec le
poing. »
Roger Annis de CHAN écrit le 15
janvier :
« Le journaliste de la BBC Andy Gallagher a dit dans
une
télédiffusion de 20 heures (heure normale du
Pacifique)
qu'il avait parcouru Port-au-Prince toute la journée et
qu'il
n'avait pas vu beaucoup de livraison d'aide. Il a dit que les
Haïtiens sont courtois à son égard. Partout
où il est
allé des résidants l'ont amené voir ce qu'il
reste
de
leurs quartiers, de leurs maisons et de leur vie. Puis ils ont
demandé : "Où est l'aide ?" "Quand les
équipes de secours vont arriver, dit Gallagher, elles vont
être accueillies les bras ouverts." »
Les journalistes qui parlent de
« pillage » semblent ne pas comprendre
qu'il y a
un véritable problème de distribution de l'aide et
que
l'accès à l'eau et à la nourriture est une
question de vie et de mort. On sait par ailleurs que des
équipes
d'aide internationale tentent d'atterrir en vain parce que
l'armée étasunienne, qui contrôle
l'aéroport en raison d'un protocole d'entente avec les
autorités haïtiennes, ne les laisse pas passer.
Le Marxiste-Léniniste
dénonce ces
tentatives de créer l'hystérie et de justifier
l'intervention militaire et s'oppose au déploiement
militaire
contre le peuple par les États-Unis, la France, le Canada
et
d'autres puissances. Le peuple haïtien n'a jamais
accepté
l'occupation militaire étrangère au nom de
l'« aide humanitaire »
et n'est pas près de le faire.
Cette tentative de créer l'hystérie
part
d'une conception du monde impériale raciste qui voit
l'aide
à Haïti comme un « fardeau de l'homme
blanc ». Cela cache le fait qu'il existait
déjà une situation très difficile en
Haïti
avant le séisme et qu'elle était directement le
fruit de
l'intervention militaire étrangère. Et la violence
qui
existait
déjà dans ce pays est aussi le résultat
direct de
l'intervention militaire étrangère, notamment celle
qui a
suivi le coup d'État et le déploiement des forces
de
« maintien de la paix » de l'ONU. Autrement
dit,
l'hystérie à propos de la
« violence », du
« pillage » et du
« chaos »
en Haïti n'est que de
l'opportunisme de la pire espèce et vise à
créer
une opinion publique favorable à l'intervention
impérialiste, pour soumettre le peuple haïtien.
Ça
ne passera pas !

Non à l'occupation militaire
d'Haïti!
La secrétaire d'État
américaine
Hillary Clinton s'est rendue à Haïti le 16 janvier.
L'agence Reuters rapporte que Clinton a dit aux journalistes qui
l'accompagnaient dans l'avion que le gouvernement haïtien
avait
« donné carte blanche au gouvernement
américain pour faire face à l'urgence de la
situation » et que « cela
pourrait se faire encore plus vite si le parlement haïtien
passait
un décret donnant au gouvernement [du président
René] Préval des pouvoirs d'urgence accrus, dont
certains
pourraient être délégués aux
États-Unis, comme le pouvoir d'imposer un
couvre-feu ». Préval et Clinton devaient
émettre un communiqué de presse conjoint ce
dimanche
mais selon Dan Erikson, un spécialiste de Haïti
à
l'Inter-American Dialogue, un groupe de recherche basé
à
Washington, ce sont les États-Unis qui prennent les
décisions, à tout le moins pour le moment.
« Les ministères haïtiens
ne
fonctionnaient déjà presque pas avant le
tremblement de
terre », a-t-il dit, selon Reuters.
« L'administration Obama peut bien dire que c'est un
partenariat, mais c'en est un où un des partenaires fait
tout le
travail et a tout pouvoir. »
Le Trinidad and Tobago Express rapporte
que le
Département d'État américain a
confirmé le
15 janvier avoir signé deux lettres d'entente avec le
gouvernement haïtien qui ont officialisé que
« les États-Unis ont la
responsabilité des vols qui arrivent en Haïti et en
sortent
et du déchargement de l'aide... »
En conséquence, les parachutistes de la 82e
Division Airborne contrôlent l'aéroport principal de
la
capitale Port-au-Prince. Le journal rapporte aussi que
« toujours selon les ententes signées, le
personnel
médical américain peut opérer les citoyens
haïtiens et fournir d'autre aide médicale sans avoir
besoin
de permis du gouvernement
haïtien ».
Pendant ce temps, de plus en plus de soldats
américains convergent vers Haïti. Al Jazeera
écrit
que Mike Mullen, le chef de l'état-major
interarmées, a
dit que les États-Unis ont l'intention d'envoyer 10 000
soldats
en Haïti pour distribuer de l'aide et prévenir le
« pillage » parmi les survivants. Les
États-Unis ont réagi au malaise
créé par ces arrangements et un tel
déploiement de
force militaire en faisant des pieds et des mains pour
prétendre
que cette intervention est « humanitaire »
et
tout sauf une invasion militaire. Des hauts responsables
militaires ont
tenté de duper les naïfs en jurant que les intentions
américaines sont au-delà de tout reproche, comme si
les
peuples du monde n'ont pas payé de leur sang les
interventions
humanitaires des impérialistes américains
menées
au nom des plus nobles idéaux.
Le président du Nicaragua, Daniel Ortega,
s'est
dit
très préoccupé par ces développements
et a
dit que les États-Unis ont pris avantage de ce grand
tremblement
de terre en Haïti. « Je suis
préoccupé
par ces développements en Haïti, a-t-il dit samedi,
parce
que les soldats américains ont déjà pris le
contrôle de l'aéroport. Il semble que leurs
bases en Amérique latine ne leur suffisent pas. Ce n'est
pas
logique que des soldats américains soient en Haïti.
Le pays
a besoin d'aide humanitaire, pas de soldats. Ça va
être la
folie si nous commençons tous à envoyer des soldats
en
Haïti. J'espère qu'ils vont retirer leurs
troupes. »
Le président du Venezuela, Hugo Chavez,
lors de
son émission de télévision hebdomadaire, a
accusé les États-Unis de vouloir tirer avantage de
la
situation pour occuper ce pays antillais. Il a dit que les
milliers de
soldats américains envoyés en Haïti
« sont des marines armés comme s'ils s'en
allaient en
guerre ». « Il n'y a
pas de pénurie de fusils dans ce pays [...] Des
médecins,
des médicaments, de l'essence, des hôpitaux de
campagne,
voilà ce que les États-Unis devraient
envoyer », a-t-il dit, mettant le monde en garde
contre
cette tentative secrète de prise de contrôle.
L'ancien président américain George
W.
Bush a dit en entrevue à la
télévision :
« Je crois que nous devrions nous soucier de la
situation
d'un point de vue humanitaire mais aussi d'un point de vue
stratégique, parce que c'est une choses sensée que
d'avoir une démocratie stable dans notre
voisinage. »
Il ne faut pas se cacher
que l'impérialisme américain veut s'établir
militairement dans la région, comme il a commencé
à le faire, pour menacer Cuba, le Venezuela, la Bolivie,
l'Équateur et tous les pays d'Amérique latine et
des
Caraïbes qui choisissent une voie indépendante et
anti-impérialiste.
Sebastian Walker, le correspondant d'Al Jazeera
à
Port-au-Prince, a dit le 17 janvier que bien que 200 tonnes
d'aide
soient sur place à l'aéroport, il est très
difficile de les faire parvenir à ceux qui en ont
désespérément besoin. « Le
problème ici c'est Qui dirige ? Les militaires
américains ont un grand contrôle sur le nombre
d'avions qui atterrissent ici. Nous avons entendu dire qu'un
avion de
l'ONU transportant du matériel humanitaire a
été
détourné parce que les États-Unis avaient
réservé la place à leur propre avion. La
distribution du matériel est entravée par ce
problème de déterminer qui décide comment
l'aide
est distribuée. Il y a en ce moment des milliers de
gens qui campent dans les rues... Cela fait des jours qu'ils
attendent
et ils disent ne pas avoir reçu la nourriture et l'aide
qui est
prête à être
distribuée. »
Des organisations internationales reconnues
rapportent
avoir été empêchées de distribuer de
l'aide
humanitaire par la mission militaire américaine qui
contrôle l'aéroport. Vendredi dernier, la mission
d'aide
d'urgence à Haïti de la communauté
caribéenne
(CARICOM) qui comprend des chefs de gouvernement et du personnel
technique de haut
niveau s'est fait refuser la permission d'atterrir, selon le
Trinidad
and
Tobago
Express. Cette mission qui devait déterminer les
besoins humanitaires prioritaires a dû rebrousser chemin
vers la
Jamaïque et de là vers les pays d'origine de chacun.
Un
communiqué de presse de Médecins sans
frontières
du 17 janvier mentionne :
« Un avion-cargo MSF transportant un hôpital
chirurgical gonflable n'a pas été autorisé
à atterrir samedi soir à Port-au-Prince,
malgré
les autorisations données par les Nations unies et le
Département de la Défense des États-Unis, et
a
été dérouté vers Samana, en
République Dominicaine. Tout ce matériel est
désormais convoyé par camion,
prolongeant les délais d'acheminement à
Port-au-Prince de
24 heures. »
Un article de Mark Thompson dans le Time
Magazine
intitulé « Les militaires américains en
Haïti : une invasion
généreuse »
proclame la prérogative impériale, l'arrogance et
l'importance auto-déclarée des États-Unis et
de
leurs militaires : « Seuls les militaires
américains ont suffisamment de
surfaces d'aluminium pour augmenter la capacité en pistes
d'atterrissage de l'aéroport de Port-au-Prince. Eux seuls
ont
les moyens logistiques de déterminer rapidement les
espaces
d'atterrissage et d'accostage des vaisseaux dont dispose
Haïti
pour les opérations de secours. Eux seuls possèdent
les
différents types d'avions et de vaisseaux qui
peuvent utiliser ces pistes et ces ports, dont les bateaux
gonflables,
capables de transporter 60 tonnes d'équipements du
vaisseau
à la côte à une vitesse de 40
noeuds. »
De la même façon, les commentaires
récents du premier ministre Stephen Harper et les actions
du
gouvernement canadien ont repris le rôle du Canada dans
l'occupation illégale de l'Afghanistan comme le
modèle
à imposer à Haïti au nom de l'aide
humanitaire. Une
émission du 16 janvier du réseau CTV a
rapporté
que Harper a dit :
« Je crois que tout le monde reconnaît que
l'idée d'aller en Haïti, stabiliser les choses durant
quelques années et ensuite quitter serait une approche
désastreuse. » L'émission mentionne
aussi que
le brigadier-général Guy Laroche « qui a
été il y a peu de temps le commandant militaire en
chef
en Afghanistan, a été choisi pour
coordonner l'effort canadien en Haïti. C'est un dirigeant
militaire aguerri qui a commandé les troupes canadiennes
en
Afghanistan pendant plus de dix mois en 2007 et
2008. »
Il y a en ce moment 200 soldats canadiens en
Haïti.
Mille soldats supplémentaires, provenant pour la plupart
de la
base de Valcartier au Québec, s'envoleront pour Haïti
pour
réprimer le peuple haïtien par la force. Lors d'une
rencontre avec les journalistes dimanche, le ministre de la
Défense Peter MacKay a dit que « nous avons des
troupes au Canada qui sont spécifiquement
entraînées dans le maniement des foules et la
gestion de
ce genre de situations qui
dégénèrent. » Les troupes de
Valcartier
s'ajoutent aux 500 soldats qui sont à bord de deux navires
de
guerre canadiens devant arriver à Haïti pendant la
semaine.
L'empressement du gouvernement canadien à
utiliser la situation en Haïti à ses fins est
évident dans l'article du Toronto Star du 15
janvier
qui dit : « Pendant que la recherche des
survivants se
poursuit dans les décombres de Port-au-Prince, cinq
équipes de secouristes tout équipées et
formées spécialement pour des
situations semblables ont dû rester au Canada. Les
équipes
de recherche et sauvetage en milieu urbain situées
à
Toronto, Vancouver, Calgary, Halifax et au Manitoba attendent
patiemment l'appel. »
Des équipes de Recherche et sauvetage en
milieu
urbain attendent également à Montréal et
ailleurs
au Québec. Ces équipes sont constituées de
pompiers, de paramédicaux et de policiers qui se sont
portés volontaires pour une formation
spécialisée
et qui sont prêts à être
déployés en
moins de quelques heures en cas d'urgence au pays ou à
l'étranger. « Les équipes de RSMUEl
localisent, à l'aide de chiens entraînés
spécialement à cette fin et d'appareils de
recherche
électroniques, des personnes coincés dans des
décombres et des structures qui se sont
effondrées », lit-on sur le site de
Sécurité publique du Canada. L'organisme
gère le
programme mais c'est le ministère des
Affaires étrangères qui décide de
déployer
ou non les équipes. Le Toronto Star rapporte
qu'en
dépit du besoin évident, un porte-parole du
ministère déclare que les équipes seront
envoyées
uniquement si la demande en est faite par les autorités de
l'ONU
en Haïti.
La France a elle aussi indiqué que ses
militaires
à Haïti y seront pour longtemps. Le ministre des
Affaires
étrangères Bernard Kouchner a écrit le 16
janvier : « La communauté internationale
est
déterminée, tout comme la France, à aider,
le
temps qu'il faudra, les Haïtiens à rebâtir leur
pays
et à les convaincre non par des mots,
mais par des actes, qu'ils ont un avenir et que cet avenir est
entre
leurs mains. La France propose qu'avec les États-Unis, le
Canada, le Brésil, l'Union européenne et tous ceux
qui
nous rejoindront, une conférence à la hauteur de
l'enjeu
soit convoquée pour la reconstruction et le
développement
d'Haïti. Une réunion qui sera le point de
départ du
renouveau. »
Le Marxiste-Léniniste
dénonce la
prise de contrôle des opérations d'urgence et
civiles en
Haïti par les États-Unis et le rôle du Canada
dans
l'invasion militaire. Pendant que le peuple haïtien
déploie
des efforts herculéens pour bâtir les organisations
et les
structures requises avec l'aide internationaliste de pays comme
Cuba;
les États-
Unis, le Canada et d'autres imposent leurs troupes, qui bloquent
ces
organisations, qui les empêchent de servir le peuple
haïtien
à prendre le contrôle de sa nation et de sa
destinée.
Non à l'occupation
militaire
d'Haïti !
L'invasion militaire n'est pas une aide humanitaire !

Les équipes, l'hôpital et le
matériel médical de MSF empêchés
d'atterrir
à Port-au-Prince
- Médecins sans
frontières,
le 17 janvier 2010 -
Médecins Sans Frontières demande que
les
avions cargo transportant du matériel médical et
chirurgical d'urgence soient autorisés à atterrir
en
priorité à Port-au-Prince afin de soigner les
milliers de
blessés en attente d'opérations chirurgicales
vitales.
Un avion cargo MSF transportant un hôpital
chirurgical gonflable n'a pas été autorisé
à atterrir samedi soir à Port-au-Prince,
malgré
les autorisations données par les Nations Unies et le
département de la Défense des États-Unis, et
a
été dérouté vers Samana, en
République dominicaine. Tout ce matériel est
désormais
convoyé par camion, prolongeant les délais
d'acheminement
à Port-au-Prince de 24 heures.
Un second avion affrété par MSF est
actuellement en route et devrait atterrir vers 10 h, heure
locale,
à Port-au-Prince. Il transporte également du
matériel médical d'urgence et le complément
nécessaire au fonctionnement de l'hôpital
chirurgical. Si
cet avion n'était pas autorisé à atterrir,
l'installation de l'hôpital
serait à nouveau reportée, dans une situation
où
des milliers de blessés sont toujours en attente de soins
vitaux.
Cet hôpital gonflable d'une capacité
de 100
lits comprend deux blocs opératoires, une unité de
soins
intensifs, une salle d'urgence et tout l'équipement
nécessaire pour la stérilisation du
matériel.
Les équipes MSF travaillent actuellement
contre
la montre dans cinq hôpitaux de Port-au-Prince, mais
seulement
deux blocs opératoires fonctionnent, tandis qu'un
troisième bloc opératoire de fortune a
été
mis en place pour des opérations de chirurgie mineure,
face
à l'afflux massif de blessés et au manque de
structures médicales opérationnelles.

Le président Jean-Bertrand Aristide
prêt à retourner en Haïti
Le président haïtien Jean-Bertrand
Aristide, qui a été renversé par un coup
d'État en 2004 et forcé à
l'exile en Afrique du Sud, a dit vendredi qu'il était
prêt
à retourner
en Haïti pour aider à rebâtir le pays
après le
tremblement de terre,
selon Radio Havana Cuba.
« En ce qui nous concerne, nous sommes
prêts à partir aujourd'hui,
demain, à tout moment, pour rejoindre le peuple
haïtien,
pour partager
ses souffrances et reconstruire le pays, sortir de la
pauvreté
avec
dignité », a-t-il dit aux journalistes, en
compagnie
de son épouse.
Il a dit que des amis étaient prêts
à lui fournir un avion avec des
fournitures d'urgence. « Comme nous le savons tous,
beaucoup
de
personnes demeurent enterrées sous des tonnes de
débris
et attendent
d'être secourues. Nous sentons profondément que nous
devrions être en
Haïti, avec eux, et faire de notre mieux pour tenter
d'éviter des
morts. »
L'ancien prêtre de 56 ans avait
été
élu démocratiquement puis forcé
à l'exil par un coup d'État en 2002. Oeuvrant comme
prête dans les
districts appauvris de Port-au-Prince, il est devenu le
porte-parole du
mouvement populaire contre les régimes militaires soutenus
par
les
États-Unis qui ont dominé le pays depuis
l'effondrement
de la
dictature Duvalier en 1986.
Les forces populaires d'Haïti
réclament le
retour d'Aristide depuis
le coup d'État. En 2006, il avait dit espérer
pouvoir
retourner dans
son pays et se consacrer à l'éducation mais les
autorités
sud-africaines ont dit qu'il devait d'abord obtenir un accord
avec le
président actuelle de l'île caribéenne.
Deux des principaux pays derrière le coup
d'État de 2004 contre
Aristide ont indiqué qu'ils s'objectent à son
retour. Le
gouvernement
des États-Unis a dit qu'il était un homme du
passé
tandis que le
gouvernement français, craignant que sa présence
galvanise l'opposition
à ses plans de suppression de la souveraineté du
peuple
haïtien,
affirme
que son retour provoquerait l'« instabilité
politique ».

Entrevue avec le romancier
québécois
d'origine haitienne Dany Laferrière
- Le Monde, le 16 janvier 2010
(extraits)
-
Le romancier québécois Dany
Laferrière était en Haïti le jour du
tremblement de
terre. À son retour à Montréal il a
donné
une entrevue au journal Le Monde dans lequel il parle de
la
situation à Port-au-Prince et de la rumeur voulant que le
peuple
haïtien soit « victime d'une
malédiction ».
En voici un extrait :
* * *
Le Monde : C'est pour
témoigner de cette énergie que vous êtes
rentré ?
Dany Laferrière : En effet,
mais pas
seulement. Lorsque l'ambassade du Canada m'a proposé
d'embarquer
vendredi, j'ai accepté car je craignais que cette
catastrophe ne
provoque un discours très stéréotypé.
Il
faut cesser d'employer ce terme de malédiction. C'est un
mot
insultant qui sous-entend
qu'Haïti a fait quelque chose de mal et qu'il le paye.
C'est un mot qui ne veut rien dire
scientifiquement. On
a subi des cyclones, pour des raisons précises, il n'y a
pas eu
de tremblement de terre d'une telle magnitude depuis deux cents
ans. Si
c'était une malédiction, alors il faudrait dire
aussi que
la Californie ou le Japon sont maudits. Passe encore que des
télévangélistes
américains prétendent que les Haïtiens ont
passé un pacte avec le diable, mais pas les
médias... Ils
feraient mieux de parler de cette énergie incroyable que
j'ai
vue, de ces hommes et de ces femmes qui, avec courage et
dignité, s'entraident. Bien que la ville soit en partie
détruite et que l'État soit décapité,
les
gens
restent, travaillent et vivent. Alors de grâce, cessez
d'employer
le terme de malédiction, Haïti n'a rien fait, ne paye
rien,
c'est une catastrophe qui pourrait arriver n'importe
où.
Il y a une autre expression qu'il faudrait cesser
d'employer à tort et à travers, c'est celle de
pillage.
Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les
décombres chercher de quoi boire et se nourrir avant que
des
grues ne viennent tout raser, cela ne s'apparente pas à du
pillage mais à de la survie. Il y aura sans
doute du pillage plus tard, car toute ville de deux millions
d'habitants possède son quota de bandits, mais jusqu'ici
ce que
j'ai vu ce ne sont que des gens qui font ce qu'ils peuvent pour
survivre.
Le Monde : Comment est
perçue la mobilisation internationale ?
DL : Les gens sentent que cette fois,
cette
aide est sérieuse, que ce n'est pas un geste
théâtral comme cela a pu se produire par le
passé.
On perçoit que les gouvernements étrangers veulent
vraiment faire quelque pour chose pour Haïti, et aussi que
dans le
pays personne ne veut détourner cette
aide. Car ce qui vient de se produire est bien trop grave. Il y a
tant
à faire, à commencer par ramasser les morts. Cela
prendra
sans doute plusieurs semaines. Ensuite, il faudra déblayer
toute
la ville pour éviter les épidémies. Mais le
problème numéro un, c'est l'eau, car à
Port-au-Prince, elle est polluée. Habituellement,
on la fait bouillir pour la boire, mais il n'y a plus de gaz.
Les Haïtiens espèrent beaucoup de la
communauté internationale. Si des choses sont
décidées à un très haut niveau, dans
le
cadre d'un vaste plan de reconstruction, alors les Haïtiens
sont
prêts à accepter cette dernière souffrance.
La
représentation de l'État, à travers le
gouvernement décimé, étant touchée,
c'est
le moment d'aller droit vers le peuple et de faire enfin quelque
chose
d'audacieux pour ce pays.

Vigile à Toronto
Dimanche le 17 janvier, une
trentaine de personnes ont participé une vigile pour
Haïti
devant
l'assemblée législative de l'Ontario, à
Toronto.
La jeune femme qui
avait lancé l'appel à la vigile a expliqué
qu'elle
voulait rassembler
les gens pour exprimer leur solidarité avec Haïti et
les
inviter à
partager leurs pensées. Une autre jeune femme a
parlé du contexte dans lequel s'est produit le tremblement
de
terre.
Elle a parlé des difficultés qu'affronte Haïti
depuis la rébellion des
esclaves de 1804, qui a donné naissance à la nation
haïtienne. Elle a
expliqué que le peuple haïtien avait
immédiatement
été confronté aux
demandes de réparations de la France et à d'autres
difficultés imposées
par
les puissances coloniales, et que tout cela a créé
les
conditions de
pauvreté que l'on connaît. Une jeune Haïtienne
a
exprimé la
reconnaissance de sa famille pour l'appui reçu des
Canadiens et
des
peuples du monde et dit que cela lui donne de l'espoir dans
l'avenir.
Elle a annoncé aux participants plusieurs initiatives
prises par
la
communauté
haïtienne de Toronto pour aider aux efforts de secours.
La vigile s'est poursuivie durant deux heures. Les
participants ont
joué de la musique, discuté en petits groupes et
échangé les
informations concernant les activités de secours dans la
région. Il y
avait un groupe de jeunes Haïtiens s'opposent à la
façon offensante
dont certains médias présentent les
événements dans leur pays (parlant
de pillage
et de « malédiction »). Les gens
s'organisent, disent-ils, mais les
approvisionnements n'arrivent pas. Et parfois ils sont
largués
par des
hélicoptères, comme si les gens étaient des
animaux. Une jeune femme a
fait remarquer que si Stephen Harper dit avoir modifié les
règles pour
faciliter la réunion des femmes haïtiennes au Canada,
ces
règles sont encore plus restrictives que durant les autres
cas
de
crises humanitaires.

«Nous ne voulons plus être un peuple
objet»
- Berthony Dupont, Haïti
Liberté, le 15 janvier 2010 -
Il est important de nous organiser, d'engager
consciemment et résolument une entreprise historique qui
soit
une urgence du quotidien pour changer l'avenir du pays. Nous ne
sommes
pas un « peuple objet », qui n'arrive pas
à penser, à s'organiser, voire à diriger son
destin national. Une telle perspective
est plus que jamais à l'ordre du jour depuis la terrible
tragédie qui vient de frapper le pays (le 12 janvier
2010). Nous
qui, par nos actes passés, avons montré que nous ne
voulions plus être des esclaves des nouveaux colons, nous
devrons
nous rallier autour des forces progressistes
révolutionnaires du
pays, même
quand elles sont embryonnaires.
Haïti vient de compter 206 années
d'indépendance et le pays continue à souffrir de
tous les
maux de l'esclavage et du colonialisme, à la suite de la
domination brutale et insidieuse des pays impérialistes.
Il est
clair que la présence de la MINUSTAH [la mission (de
l'ONU) pour
la stabilisation d'Haïti] depuis
le coup d'État de 2004 est là pour rassurer les
capitalistes, notamment les États-Unis, bastion et
principale
force du colonialisme contemporain. Le président
Préval
lui-même s'est engagé dans cette intense
activité
de propagande aliénante.
Les manifestations du 28 juillet 2009 contre
l'occupation du pays, celle du 1er janvier 2010 et l'organisation
d'une
assemblée populaire le 10 janvier 2010, menée par
l'organisation PLONBAVIL [Plateforme nationale des organisations
de
base et des victimes de l'État], une coalition de
différentes organisations
d'employés victimes du plan néolibéral, sont
des
preuves que le peuple haïtien n'est pas un peuple objet.
L'horreur – et l'étendue de la
destruction
sismique – est insupportable, révoltante. Le peuple
haïtien, qui a tant souffert ces six dernières
années de l'inconscience et de la cupidité de ces
dirigeants, ne mérite pas un tel cataclysme. À
l'impossibilité, jusqu'ici, de pouvoir offrir un front
solide et
uni à l'injustice,
il va falloir reconstruire, physiquement, une capitale, si ce
n'est une
bonne partie du pays. Il nous faudra alors
énormément de
courage et de volonté pour surmonter cette cruelle
adversité d'autant que les pays capitalistes exploiteurs
des
richesses du sous-sol haïtien vont venir hypocritement
à
notre secours. Non pas
que nous rejetions d'un revers de la main leur aide, non, mais
nous la
voulons fraternelle, désintéressée. Nous
souhaitons qu'elle ne soit pas l'occasion rêvée de
nous
assujettir à leur domination, car nous n'avons que nos
mains
nues et notre dignité pour reconstruire un pays
détruit.
C'est au peuple qu'il revient de prendre son
courage
à bras-le-corps pour renaître du cataclysme naturel
et
forger l'avenir du pays, car la marche ascensionnelle de
l'Histoire est
irréversible. Et la communauté internationale,
même
quand elle veut bien nous offrir son concours, doit bien se
mettre en
tête que seules
« les mains magiciennes du peuple »
pourront
sortir le pays du désastre moral, social et
économique
auquel l'ont conduit ceux qui prétendent se faire passer
pour
les amis d'Haïti.

Haïti met à l'épreuve l'esprit
de
coopération
- Fidel Castro, le 16 janvier 2010
-
Les nouvelles qui parviennent d'Haïti
confirment le
grand chaos qu'on était en droit d'attendre dans la
situation
exceptionnelle engendrée par la catastrophe.
Surprise, étonnement, commotion dans les
premiers
instants, désir dans les recoins les plus
éloignés
de la planète de prêter de l'aide sans retard...
Qu'envoyer et comment le faire vers une petite île des
Caraïbes depuis la Chine, l'Inde, le Vietnam et d'autres
endroits
situés à des dizaines de milliers de
kilomètres
de distance ? L'ampleur du séisme et la
pauvreté du
pays génèrent dans les premiers instants des
idées
de besoins imaginaires qui donnent lieu à toutes sortes de
promesses possibles qu'on s'efforce ensuite de concrétiser
par
tous les moyens.
Pour nous, Cubains, nous avons compris que le plus
important était de sauver des vies, ce pour quoi nous
sommes
entraînés face non seulement à des
catastrophes de
ce genre, mais aussi à d'autres désastres naturels
de
nature sanitaire.
Des centaines de médecins cubains
étaient
déjà sur place, ainsi qu'un bon nombre de jeunes
Haïtiens aux origines modestes, convertis en de bons
professionnels de la santé, car c'est à cela que
nous
avons consacré notre coopération avec ce pays
frère et voisin depuis de longues années. Une
partie de
nos compatriotes
était toutefois en vacances, tandis que des Haïtiens
se
formaient ou étudiaient à Cuba.
Le tremblement de terre a dépassé
tous les
calculs : les modestes demeures de pisé et de torchis
–
dans une ville de presque deux millions d'habitants – ne
pouvaient pas
résister. De solides bâtiments publics se sont
effondrés, des îlots entiers se sont
écroulés sur leurs habitants qui se trouvaient
chez eux alors que la nuit tombait et qui furent ensevelis sous
les
ruines, vivants ou morts. Les personnes blessées qui
remplissaient les rues réclamaient des secours. La force
des
Nations Unies (MINUSTAH), le gouvernement et la police se sont
retrouvés sans direction ni commandement. Ces institutions
employant
des milliers de personnes se sont attelées dans les
premiers
moments à la tâche de savoir quelles sont celles qui
étaient en vie et où.
La première chose qu'ont faite nos
médecins
dévoués en Haïti et les jeunes
spécialistes
de la santé formés à Cuba, c'est de
communiquer
entre eux afin de connaître leur sort et de savoir sur quoi
ils
pouvaient compter pour aider le peuple haïtien dans cette
tragédie.

Un
médecin
cubain et un étudiant en médecine d'Haïti dans
un
hôpital d'Haïti en août 2009
|
Ceux qui étaient en congés à
Cuba
et les médecins haïtiens qui suivaient une
spécialisation dans notre pays se sont aussitôt
préparés à partir. D'autres experts cubains
en
chirurgie qui avaient rempli des missions difficiles se sont
offerts
à les accompagner. Ainsi, en moins de vingt-quatre heures,
nos
médecins avaient
déjà soigné des centaines de patients.
Aujourd'hui, 16 janvier, à peine trois jours et demi
après la tragédie, ils avaient traité
plusieurs
milliers de victimes.
Ce samedi midi, la direction de notre brigade a
informé entre autres :
« Ce que font les compagnons est
vraiment
digne d'éloge. Ils sont tous d'avis que ce qui s'est
passé au Pakistan pâlit en comparaison [il y a eu
là-bas un grave séisme où certains ont
travaillé]. Là-bas, ils avaient dû soigner
bien des
personnes ayant souffert de fractures, parfois mal
consolidées,
ou l'écrasement
de membres, mais ici ça dépasse tout ce qu'ont peut
imaginer : de nombreuses amputations ; il faut
pratiquement
amputer en plein air : c'est l'image de ce qu'ils avaient
supposé se passer pendant une guerre.
« ... l'hôpital Delmas 33
fonctionne
déjà ; il compte trois blocs
opératoires
dotés de groupes électrogènes, des secteurs
de
consultation, etc., mais il est absolument bondé.
« ...douze médecins chiliens
nous ont
rejoints, dont un anesthésiste, ainsi que huit
médecins
vénézuéliens, et neuf religieuses
espagnoles ; on attend d'un moment à l'autre dix-huit
Espagnols auxquels l'ONU et le ministère haïtien de
la
Santé publique avaient confié l'hôpital, mais
qui
n'avaient pas
les ressources d'urgence qui n'avaient pas pu arriver, si bien
qu'ils
ont décidé de se joindre à nous et de
commencer
à travailler sans retard.
« ...trente-deux médecins
haïtiens résidents ont été
envoyés
ici, dont six allaient partir directement à Carrefour, un
endroit totalement dévasté. Les trois
équipes de
chirurgiens cubains qui sont arrivées hier ont aussi fait
le
voyage.
« ...nous opérons dans les
installations médicales suivantes à
Port-au-Prince :
l'hôpital La Renaissance, l'hôpital de la
Sécurité sociale et l'hôpital de la Paix.
« ...quatre centres de diagnostic
intégral fonctionnent aussi. »
Cette information donne une petite idée de
ce que
font en Haïti les personnels médicaux de Cuba et ceux
d'autres pays qui travaillent avec eux, parmi les premiers
à
être arrivés dans ce pays. Notre personnel est
disposé à coopérer et à joindre ses
forces
avec tous les spécialistes de la santé
envoyés de
partout
pour sauver des vies chez ce peuple frère. Haïti
pourrait
se convertir en un exemple de ce que l'humanité peut faire
pour
soi. La possibilité et les moyens existent ; c'est la
volonté, toutefois, qui fait défaut.
Plus l'on mettra de temps à enterrer ou
à
incinérer les morts, à distribuer des aliments et
d'autres produits vitaux, et plus les risques
d'épidémies
et de violences sociales s'aggraveront.
Haïti permettra de prouver combien de temps
l'esprit de coopération durera avant que ne l'emportent
l'égoïsme, le chauvinisme, les intérêts
mesquins et le mépris d'autres nations.
Les changements climatiques menacent toute
l'humanité. Le séisme de Port-au-Prince nous
rappelle
à tous, à peine trois semaines après,
à
quel point nous avons été égoïstes et
suffisants à Copenhague !
Les pays observent de près tout ce qu'il
se
passe en Haïti. L'opinion publique mondiale et les peuples
seront
des plus sévères et implacables dans leurs
critiques.
Fidel Castro Ruz
Le 16 janvier 2010
19 h 46

Lettre à la
rédaction
Concernant où réside la
souveraineté
La question à savoir où
réside
la souveraineté est d'une cruelle importance pour le
peuple
d'Haïti. À l'heure actuelle, des millions
d'Haïtiens,
à travers la dévastation et les tragédies
qu'une
telle catastrophe créée, s'organisent pour sauver
les
leurs, les soigner et remettre sur pied les infrastructures du
pays.
Les peuples du monde s'attendent à ce que l'aide
internationale
serve l'objectif d'investir les Haïtiens du pouvoir de
définir l'avenir de leur pays. Les millions
d'Haïtiens sont
la force sociale capable de reconstruire la nation et d'avancer
son
projet d'édification nationale basé sur sa riche et
courageuse histoire.
L'organisation de cette force est un élément
déterminant.
Les puissances néo-colonialistes que sont
les
États-Unis, le Canada et la France fournissent de
« l'aide » à l'image de leurs
ambitions
annexionnistes, en bloquant l'organisation du peuple. Le peuple
haïtien a une longue expérience de cette
« aide » qui se présente en uniforme
militaire
ou de police et ne se soumettra jamais à la domination
étrangère.
Une enseignante de Montréal

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca