Le 18 novembre 2009, le Conseil de la
rémunération et des nominations dans les
collèges
a changé unilatéralement la convention collective
des
quelque 9 000 enseignants syndiqués des 24 collèges
d'arts appliqués et de technologie de l'Ontario. Les
enseignants
vont voter le 13 janvier pour autoriser leur comité de
négociation à déclencher une
grève si le Conseil n'annule pas ses changements
unilatéraux à la convention collective et ne
retourne pas
à la table de négociations pour négocier une
convention. (Pour les dates du vote de grève, cliquer ici pour aller sur le site
web du
SEFPO.)
Le Marxiste-Léniniste condamne le
Conseil pour son refus de négocier avec les enseignants de
collèges une convention qui soit juste. Ce n'est qu'un
geste
provocateur et antisyndical. En octobre de l'année
dernière, le Conseil des collèges avait
déclaré que les négociations étaient
dans
une impasse. Au nom de cette
« impasse », il a unilatéralement
changé les termes de la convention collective
précédente sur des questions aussi importantes que
la
charge de travail, refusé d'entendre les griefs
déposés par le syndicat et rejeté les
échelles comparatives de salaires entre les groupes qui
ont
été utilisées depuis des décennies
pour
déterminer les salaires
des enseignants de collèges.
Par rapport aux autres provinces canadiennes,
l'Ontario
se place dernier dans le financement des collèges. La
société a besoin d'un système public
d'éducation en bonne santé pour voir au
bien-être
de ses membres. Le Conseil des collèges devrait appuyer
les
enseignants syndiqués à temps plein et les
enseignants
à temps partiel et exiger du
gouvernement provincial qu'il finance adéquatement le
système collégial.
Le Conseil des collèges se fait
plutôt
l'instrument de l'imposition des mesures antisociales du
gouvernement
libéral de McGuinty. Le gouvernement McGuinty a
créé la situation actuelle en imposant par une loi
et la
force brute les concessions sur la charge de travail, les
salaires et
les conditions de travail que le gouvernement et l'administration
des collèges n'avaient pas été capables
d'aller
chercher par la « négociation ».
À l'automne
2007, les
libéraux de McGuinty ont créé à cette
fin
la Commission Whitaker pour revoir la vieille Loi sur la
négociation collective dans les collèges
(LNCC)
supposément pour
« reconnaître » le
droit des employés à temps partiel et sessionnels
de se
syndiquer. Les enseignants de collèges à temps
partiel
ont complété leurs votes de certification le 5
février 2009 mais les bulletins de vote ont
été
confisqués par la Commission des relations de travail de
l'Ontario. Cela fait maintenant 11 mois de cela et les votes
n'ont
toujours pas été comptés. Pendant ce temps,
la
nouvelle LNCC de 2008 a préparé le terrain pour les
attaques contre les enseignants
syndiqués à temps plein en donnant par exemple le
pouvoir
au Conseil d'utiliser des briseurs de grève pour garder
des
collèges ou même des programmes ouverts en cas de
grève.
Les enseignants de collèges ont
été
placés dans une situation impossible. Ils ont
été
poussés sans l'avoir demandé aux premières
lignes
de front de la lutte contres l'offensive
généralisée contre leurs droits. Ce sont des
attaques également contre le droit des étudiants du
collégial à une éducation de la plus haute
qualité et contre la société elle-
même.
Le Marxiste-Léniniste condamne le
gouvernement de l'Ontario pour son offensive antisociale contre
la
société et pour avoir fait des enseignants et
employés de soutien des collèges une cible de cette
offensive.
Appuyons l'appel du SEFPO pour un
mandat
de grève !
Tous avec la lutte des enseignants de collèges !

Que faire maintenant?
Les enseignants de collèges de
l'Ontario
s'orientent et développent leur résistance
- Dave Starbuck et Steve
Rutchinski*,
pour le groupe des collèges
de l'Ontario du Centre ouvrier du PCC(M-L) -
Face à l'imposition arbitraire, le 18
novembre
dernier, de nouveaux termes et conditions de travail par le
Conseil de
la rémunération et des nominations dans les
collèges, qui a supplanté le processus normal de
négociation d'une convention collective, les 9 000
enseignants
des 24 collèges de l'Ontario sont engagés dans une
bataille pour
s'orienter et trouver la façon de développer leur
résistance à cette attaque sans
précédent.
Les actions du Conseil sont totalement
provocatrices. Le
12 novembre, le Conseil s'est retiré de la table de
négociations et a déclaré que celles-ci
étaient rompues, utilisant ce prétexte pour mettre
en
oeuvre son coup d'État et imposer son offre finale le 18
novembre. Le Conseil a pourtant appelé le syndicat
à
reprendre les négociations le 30
novembre et a organisé des sessions les 14 et 15
décembre. Clairement, les négociations
n'étaient
pas rompues. La déclaration du Conseil sur la rupture des
négociations était un subterfuge pour imposer de
façon arbitraire de nouveaux termes et conditions de
travail.
L'équipe de négociations du syndicat
a
revu plusieurs fois ses demandes et a toujours été
prête à négocier et l'est encore. Le SEFPO a
dit
très clairement que le mandat de grève qu'il
demande le
13 janvier a pour but de ramener la partie patronale à la
table
de négociations. Le Conseil pour sa part n'a même
pas eu
le courage de soumettre son
offre au vote des enseignants (un vote pour ou contre qui
n'aurait pas
été accompagné d'un vote de
grève).
L'imposition arbitraire de nouveaux termes et
conditions
de travail est un affront à la dignité des
enseignants en
tant que travailleurs et êtres humains et une atteinte
à
leur droit à la libre association et à la
négociation collective. Les clauses sur la charge de
travail
dans les nouveaux termes et conditions éliminent toutes
les
limites effectives
d'assignation de travail pour 20 % des enseignants. Les
enseignants de collèges vont tirer encore plus de
l'arrière financièrement face aux groupes
comparables et
les droits des enseignants à temps partiel et sessionnels
vont
continuer à être niés.
Le SEFPO a raison de prendre un vote de
grève.
Les enseignants n'ont pas le choix et ils doivent tout faire pour
s'assurer que leur comité de négociations obtienne
un
mandat fort pour retourner à la table de
négociations
avec un mandat de grève à appliquer si
nécessaire.
C'est possible que l'administration des
collèges
retourne à la table et négocie une convention que
les
enseignants peuvent accepter plutôt que de faire face
à
une grève. C'est possible qu'elle soit en train de tester
le
terrain pour voir jusqu'où elle peut aller. Il semble
probable
cependant que le Conseil et le gouvernement libéral de
McGuinty
cherchent à provoquer une grève à
l'échelle
de la province. Les libéraux ont préparé le
terrain à la provocation du Conseil qui a changé
unilatéralement les conditions de travail des
enseignants.
Face à son incapacité à
vaincre la
résistance des enseignants aux nouveaux termes et
conditions de
travail pendant la grève de 2006 et face au fait que
l'Organisation internationale du travail a condamné la
violation
par le gouvernement ontarien du droit des employés
à
temps partiel et sessionnels à la négociation
collective,
les libéraux de
McGuinty ont révisé la Loi sur la
négociation
collective dans les collèges (LNCC) en 2008.
Juste avant le début de la campagne
électorale en Ontario en 2007, les libéraux ont
fait de
cette révision une promesse d'élections afin
d'éviter que la négation des droits des enseignants
à temps partiel ne devienne un enjeu des élections,
ce
qui les aurait beaucoup embarrassés. Même là,
c'était une manoeuvre. Plutôt que d'enlever dans la
loi
l'interdiction de négocier collectivement, le gouvernement
a
insisté sur une révision majeure de la LNCC et a
renforcé les pouvoirs de l'administration, notamment en
permettant l'utilisation de mercenaires pour garder les
collèges
ouverts lors d'une grève ou d'un lock-out, ce qui ne fera
qu'aggraver la situation sur les lignes de piquetage, qui a
déjà
causé la mort tragique d'un professeur du Centennial
College en
2006.
Le SEFPO et les enseignants de collèges se
sont
faits tendre un piège pour qu'ils soient
blâmés
pour la perturbation de l'année scolaire. Pourquoi
mènerions-nous la lutte selon les voeux de
l'employeur ?
Les enseignants de collèges de l'Ontario
veulent
de l'information et une discussion informée. Sans se doter
d'une
information commune, les enseignants ne seront pas capables de
discuter
de la situation concrètement, de s'orienter et de fixer
une
marche à suivre qui soit viable. Il y a plusieurs
questions
importantes à régler. Quand, par exemple,
les enseignants devraient-ils exercer leur droit de
grève ?
À quel moment cela serait-il le plus avantageux pour eux
et
à quel moment l'avantage serait-il du côté de
l'administration des collèges et des libéraux au
gouvernement ? Quelles autres options y a-t-il à part
une
grève immédiate ? Quelles autres actions sont
nécessaires
pour faire échec à cette offensive ? Une
option n'en
exclut pas nécessairement une autre et la discussion
démocratique de masse sur la base de l'information commune
ne
fera que renforcer la conviction des enseignants dans la justesse
de
leur cause et leur détermination à faire bloc pour
vaincre cette attaque contre leurs droits et leur
syndicat.
Les enseignants de collèges de l'Ontario
vivent
et luttent dans des conditions nouvelles. Les vieilles
équations, méthodes de travail et façons de
penser
ne s'appliquent plus. Les enseignants de collèges ont
joué selon les règles depuis le début mais
les
attaques se multiplient. Les vieilles avenues de lutte politique
ne
fonctionnent plus. Les
employés à temps partiel et sessionnels de
collèges se sont vus nier leurs droits peu importe le
parti au
pouvoir. Les partis politiques au pouvoir ont changé mais
l'offensive antisociale contre les travailleurs et la
société ne change pas. Le SEFPO a même
versé
plus de 250 000 $ aux libéraux pour l'élection
provinciale de 2007 et pas un seul
des députés qui a été élu
partiellement grâce à l'aide financière du
SEPFO
n'a représenté les intérêts des
enseignants
et employés de soutien des collèges lorsque la loi
90, la
nouvelle Loi sur la négociation collective dans les
collèges (LNCC), qui a préparé le
terrain
pour les attaques actuelles contre nos droits, a
été
formulée et adoptée.
Le SEFPO devrait demander un remboursement !
Le fait que les employeurs et même des
agences de
l'État comme le Conseil changent unilatéralement et
avec
impunité des conditions de travail qui ont
été
adoptées collectivement, montre clairement que le
contrat
social
qui a régi les rapports entre les membres de la
société durant toute la période qui a suivi
la
Deuxième Guerre mondiale a été
annulé.
Par quoi le remplacer ? Il existe un espace
pour le
changement. Le Conseil a clairement montré où s'en
vont
les choses et la LNCC de 2008 est un exemple des nouveaux
arrangements
antiouvriers et antisociaux que les libéraux de McGuinty
sont en
train de mettre en place. Les travailleurs doivent formuler leur
propre
ordre du jour
prosocial pour la société, une
société qui
reconnaît et garantit les droits de tous !

Perfidie
- Sandra L. Smith* -
La perfidie est une problème pour les
travailleurs aujourd'hui. Selon les dictionnaires, la perfidie
c'est
manquer à sa parole, trahir
délibérément
celui qui vous fait confiance. La perfidie, c'est quand un
contrat ou
un accord est rompu unilatéralement par l'une des parties
et que
celle-ci blâme l'autre pour les problèmes qui
s'ensuivent.
La
perfidie, c'est quand, en plus de blâmer le travail pour
tous les
problèmes, le capital continue d'exiger que le travail
respecte
les termes d'un contrat qui n'existe plus.
Aujourd'hui la situation n'est plus ce qu'elle
était, elle n'a même rien de semblable à ce
qu'elle
était. Durant la période de
l'après-Deuxième Guerre mondiale, l'État a
institué des lois du travail pour régir les
rapports
entre le capital et le travail. Le but de ces lois était
d'établir la paix sociale. En échange de la paix
sociale,
les syndicats ont eu
droit à la Formule Rand et au droit de négocier les
salaires, les avantages sociaux et les pensions,
c'est-à-dire
une certaine sécurité pour les travailleurs
syndiqués. Des conventions collectives ont
été
conclues sur la base de ce qu'on appelait « la
négociation de bonne foi ». Les lois penchaient
en
faveur du capital. S'il n'était pas
possible d'arriver à une entente par la négociation
et
que les travailleurs exerçaient leur droit de ne pas
travailler,
les gouvernements adoptaient des lois de retour au travail.
C'était le contrat social de
l'État-providence. Ce contrat social comprenait la
création d'un système de santé et
d'éducation public, l'assistance sociale et
différents
autres programmes sociaux. Le niveau de vie des travailleurs
syndiqués exerçait par ailleurs une pression
à la
hausse sur les conditions de travail des non-syndiqués. Ce
contrat social
était basé sur la notion que les gouvernements ont
une
responsabilité envers « le bien
social ».
Bien qu'en pratique l'État intervient toujours pour que
les lois
et les arrangements servent les besoins du capital, il y avait
néanmoins un marché : en échange de la
paix
sociale, l'État ne vous abandonnera pas. Il y avait
l'illusion
que
les travailleurs auraient « leur part du
gâteau ». Des centaines de milliers de
travailleurs
ont fait leur travail pendant des décennies croyant qu'ils
pouvaient compter sur la société pour leurs besoins
de
santé et d'aide sociale, pour l'éducation et la
sécurité pour leurs enfants, et qu'ils ne seraient
pas
abandonnés à leur sort au moment de
la retraite. Aujourd'hui ils se rendent compte que le contrat a
été annulé unilatéralement par
l'autre
partie.
Avec l'avènement du libre-échange et
le
début de l'offensive néolibérale
antisociale, vers
le milieu des années 1980, ce contrat social était
unilatéralement rompu. La notion d'une
société
ayant le devoir de garantir le bien-être de ses membres,
car
ceux-ci dépendent d'elle pour leur existence, fut
balancée par la fenêtre sans rien dire aux
travailleurs. On leur a présenté un fait accompli.
Elle
fut remplacée par la notion antisociale que chacun doit
pourvoir
à ses besoins et que les membres de la
société ont
des devoirs, pas de droits. Seules les réclamations des
riches
à l'économie sont reconnues comme
légitimes.
Avec la rupture unilatérale du contrat
social,
les gouvernements ont institué des politiques antisociales
pour
payer les riches. Ils se sont mis à retirer tous les
contrôles législatifs de l'exploitation du travail
et de
l'environnement et à criminaliser l'effort collectif des
travailleurs pour défendre leurs droits. Au
fédéral, le gouvernement a
littéralement volé la caisse de
l'assurance-chômage
et celles d'autres programmes sociaux et a changé les
règles du jeu pour qu'une part toujours plus grande du
produit
social créé par les travailleurs se retrouve dans
les
coffres des créanciers. Les lois qui obligeaient les
capitalistes à assumer la solvabilité des caisses
de
retraite pour qu'elles
demeurent intactes advenant la faillite ont été
modifiées à l'insu des travailleurs. Et pendant que
les
monopoles et leur État commettent la perfidie, dans les
négociations de mauvaise foi ils continuent d'exiger que
les
travailleurs et leurs syndicats « négocient de
bonne
foi », qu'ils respectent le principe violé.
C'est
cela l'acte de perfidie.
C'est une trahison du contrat social conclu avec la classe
ouvrière et le peuple du Canada durant
l'après-Deuxième Guerre mondiale. Après plus
de
quinze années d'expérience des conséquences
de
cette trahison, les travailleurs, leurs syndicats et la
société se retrouvent devant une nouvelle situation
et
doivent faire les choses d'une manière
nouvelle.
Pourquoi les syndicats des travailleurs
devraient-ils
être obligés de s'en tenir aux limitations d'une
époque révolue alors qu'on n'offre plus rien aux
travailleurs en échange de leur coopération, en
échange de la paix sociale ? Ça n'a pas de
sens. Il
n'y a plus d'entente. Ceux qui possèdent le capital
insistent
pour dire que leur propriété
privée du capital a une importance fondamentale pour la
société et que le seul choix qu'ont les
travailleurs est
de l'accepter car ils y trouveront une certaine protection. Mais
tout
montre que les problèmes sociaux de l'économie ne
peuvent
pas être résolus de cette façon. Les
capitalistes
se donnent le droit de rouvrir les conventions collectives, de
multiplier les demandes de concessions, de profiter
d'échappatoires pour effectuer des mises à pied et
modifier les règles, déclarer faillite pour se
restructurer et se débarrasser des syndicats, tandis que
les
travailleurs sont abandonnés à leur sort. Où
est
la « négociation de bonne
foi » ?
Ça n'existe pas. Les travailleurs ne peuvent
accepter de négocier de bonne foi quand c'est la perfidie
pour
les monopoles et le gouvernement. Les demandes de
coopération
n'ont aucun sens quand les monopoles et leurs gouvernements
imposent
des conditions insoutenables.
Les travailleurs n'ont pas d'autres choix que de
tenir
les monopoles et leurs gouvernements responsables des
conséquences de leur perfidie. C'est la réclamation
par
la classe ouvrière de l'ensemble du produit social qu'elle
crée qui est la clé à la solution des
problèmes à la base. Tant que les
propriétaires du
capital insistent pour dire que leur
réclamation privée du produit social est capitale
et
qu'ils se servent des institutions politiques et autres
institutions de
l'État pour faire valoir leurs intérêts
privés, aucun problème ne peut être
résolu
à fond. Les problèmes de l'économie moderne
sociale ne peuvent pas être résolus par des
solutions
privées. Les faillites, les pensions, le chômage, un
moyen de subsistance pour tous et la garantie de salaires et
d'avantages sociaux adéquats exigent des solutions
sociales : que le peuple agisse par sa
société,
à commencer par ses collectifs qui doivent voir à
ce que
leurs actions contribuent à la résolution de leurs
problèmes en reconnaissant leur droit de réclamer
le
produit social.
Ce qui est capital, c'est d'engager les
travailleurs
dans la résolution de ce problème.

Bulletin du SEFPO adressé à tous
les membres du personnel scolaire
- 7 janvier 2010 -
Vous avez récemment reçu – ou
recevrez
bientôt – un document du Conseil de la
rémunération
et des nominations dans les collèges à propos du
prochain
vote.
Dans ce document, les collèges disent
« un nouveau contrat a été
introduit » (adaptation libre) ... et « le
nouveau contrat offre... » (adaptation libre).
Ces deux déclarations sont absolument
fausses.
Il n'y a pas de contrat. Un contrat est une
entente, habituellement signée entre deux ou plusieurs
parties.
Un contrat ne contient que des conditions sur lesquelles les
parties se
sont entendues. Un contrat lie toutes les parties signataires. Un
contrat peut être imposé par la loi ou par une
décision arbitrale. Un contrat ne peut pas être
imposé
par l'employeur.
Les collèges ont refusé de conclure
un
contrat. L'employeur a imposé ses propres conditions
d'emploi le
18 novembre 2009. Les collèges ont le droit de soumettre
leur
offre contractuelle à un vote du personnel scolaire. En
cas de
vote favorable, un contrat serait alors signé. Les
collèges ont refusé la demande directe du syndicat
de
soumettre
les conditions d'emploi imposées à un vote.
En présentant ses conditions d'emploi comme
un
contrat juste avant le vote de grève, l'employeur cherche
délibérément à tromper le personnel
scolaire des collèges en leur donnant une fausse
impression de
sécurité.
Les collèges savent bien qu'aucun contrat
n'a
été conclu. En fait, pour que les collèges
puissent imposer unilatéralement leurs propres conditions
d'emploi, la Loi sur les négociations collectives dans les
collèges exige expressément qu'il n'y ait pas de
contrat
en place.
Un contrat offre sécurité et
certitude aux
deux parties pour toute sa durée. Les conditions d'emploi
que
l'employeur a imposées peuvent être modifiées
à n'importe quel moment et de n'importe quelle
façon. En
fait, l'employeur les a déjà modifiées.
Même si les conditions imposées
ressemblent
actuellement à un grand nombre des modalités du
contrat
précédent, il est extrêmement important pour
tous
les membres du personnel scolaire de se rendre compte qu'aucun
contrat
d'emploi n'est en place. Ces conditions peuvent être
annulées en tout temps, qu'elles concernent l'unité
entière ou un
seul individu. Les conditions d'emploi imposées par
l'employeur
empêchent le syndicat de formuler un grief. Les
collèges
pourraient de la même façon empêcher une
personne ou
un groupe de poser plainte. Ces conditions ne contiennent aucune
distinction légale ou contractuelle. Une convention
collective
doit adresser le droit de formuler un grief.
Pas les conditions imposées.
Le vote de grève n'a RIEN à voir
avec un
contrat. L'employeur a refusé de soumettre une offre
contractuelle au vote du personnel scolaire. Quels que soient les
résultats du vote du 13 janvier prochain, aucun contrat ne
sera
conclu tant qu'il n'y aura pas eu de vote pour accepter une
offre.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca