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Les civils assassinés dans une base de la
CIA
en Afghanistan travaillaient pour un «contractant»
actif au Venezuela et à Cuba
- Eva Golinger, le 31
décembre
2009 -
Au moins huit Américains ont
été
assassinés dans une base d'opérations de la CIA en
Afghanistan le mercredi 30 décembre. Le kamikaze a
pénétré la base d'opérations
avancées Chapman, dans la province orientale de Khost, qui
servait comme centre d'opérations et d'espionnage pour la
CIA.
Les sources officielles de Washington ont confirmé
que les morts étaient tous employés civils et
travaillaient sous contrat pour la CIA.
Il y a à peine 15 jours [le 15
décembre],
cinq Américains de l'entreprise sous contrat avec la CIA,
Development Alternatives Inc. (DAI), ont également
été assassinés en Afghanistan quand a
explosé une bombe placée dans un bureau de l'USAID
à Gardez. Le même jour, une autre bombe a
explosé
dans les environs du bureau de la DAI à
Kaboul, mais elle n'a fait aucun blessé.
L'incident du 15 décembre a reçu peu
d'attention, bien qu'il soit arrivé à peine
quelques
jours après la capture d'un employé de la DAI
à
Cuba, accusé de subversion. Le président et le
directeur
exécutif de la DAI, Jim Boomgard, a émis une
déclaration le 14 décembre lors de l'arrestation
d'un
sous-traitant de son entreprise à Cuba, confirmant
que « l'individu détenu était
employé
par un sous-traitant d'un programme pour la réalisation
d'un
contrat de sous-traitance pour aider des organisations de la
société civile cubaine ». Boomgard a
aussi
parlé du « nouveau programme » que
la DAI
gère pour le gouvernement des États-Unis à
Cuba,
le « Cuba
Democracy and Contingency Planning Program ». La DAI a
reçu 40 millions $ en 2008 pour aider le gouvernement
des
États-Unis « à appuyer les
activités
pacifiques d'un vaste groupe d'organisations non violentes
à
travers des bourses et des contrats de
sous-traitance »
à Cuba.
Le 15 décembre, la DAI a publié un
communiqué de presse dans lequel elle dit
« regretter
la mort » de son personnel en Afghanistan.
« C'est avec grande tristesse que la DAI rapporte la
mort de
cinq employés associés à nos projets en
Afghanistan... Le 15 décembre, cinq employés du
sous-traitant en sécurité de la DAI ont
été assassinés par une explosion dans le
bureau de
Gardez, bureau où le programme Gouvernance locale et
développement communautaire (LGCD), un projet de l'USAID,
était mis en application par la DAI. »
La DAI administrait aussi un projet à
Khost,
où est arrivé l'incident du 30 décembre,
toutefois
on attend encore la confirmation pour savoir si les huit citoyens
américains tués travaillaient pour le plus gros
contractant du gouvernement des États-Unis. Depuis la base
à Khost, la CIA contrôlait à distance ses
assassinats sélectifs contre des
membres présumés d'al-Qaïda au Pakistan et en
Afghanistan utilisant les drones Predator.
Un haut fonctionnaire de l'USAID a confirmé
il y
a deux semaines que la CIA utilise le nom de l'USAID pour
octroyer des
fonds et des contrats à des tiers partis comme couverture
pour
des opérations clandestines. Selon le fonctionnaire, un
vétéran de l'agence gouvernementale qui occupe le
poste
de gérant régional, la CIA passe ces contrats
en utilisant le nom de l'USAID sans que celle-ci ne soit
entièrement au courant.
Depuis juin 2002, l'USAID maintient un Bureau pour
les
initiatives vers une transition (OTI) au Venezuela, à
travers
lequel il a fait parvenir des millions de dollars aux groupes et
individus s'opposant
au président Hugo Chavez. La même entreprise active
en
Afghanistan et liée à la CIA, Development
Alternatives
Inc. (DAI), a été engagée par l'USAID au
Venezuela
pour gérer un budget de plusieurs millions de dollars avec
l'objectif « d'appuyer la société civile
et la
transition à la démocratie ». Plus de
deux
mille pages partiellement déclassifiées de l'USAID
sur
ses activités au Venezuela mettent en évidence la
relation entre la DAI et des secteurs de l'opposition, avec des
programmes qui ont
pour but de « renforcer » ses partis
politiques,
de concevoir ses campagnes politiques et de les aider à
consolider un mouvement contre le gouvernement
vénézuélien.
En Bolivie, en cette année 2009, l'USAID a
été expulsée par les habitants de deux
municipalités, Chapare et El Alto, sous l'accusation
d'interventionnisme. En septembre 2009, le président Evo
Morales
a dénoncé l'accord officiel avec l'USAID lui
permettant
d'opérer au pays, grâce à des preuves
substantielles établissant que l'agence finançait
des groupes séparatistes violents cherchant à
déstabiliser le pays.
En 2005, l'USAID a également
été
expulsée d'Érythrée et accusée
d'être
une agence « néo-colonialiste ».
L'Éthiopie, la Russie et la Biélorussie ont
ordonné l'expulsion de l'USAID et de ses contractants au
cours
des cinq dernières années.
Development Alternatives Inc. est l'un des plus
importants contractants du gouvernement des États-Unis. La
DAI a
actuellement un contrat de 50 millions $ en Afghanistan. En
Amérique latine, elle opère en Bolivie, au
Brésil,
en Colombie, à Cuba, en Équateur, au Salvador, au
Guatemala, en Haïti, au Honduras, au Mexique, au
Nicaragua, au Pérou, en République dominicaine et
au
Venezuela.
Cette année, le budget de la DAI au
Venezuela
s'approche des 15 millions $ et son programme est
orienté
vers le renforcement des candidats et des campagnes d'opposition
pour
les élections législatives de 2010. Le
président
Chavez a aussi dénoncé il y a deux semaines la
détection d'un avion drone sur le territoire
vénézuélien, en
confirmant qu'il était de « technologie
américaine ».

Des espions américains tombent
dans le piège d'al-Qaïda
- Syed Saleem Shahzad*, Asia Times
Online, 5 janvier 2009 -
L'attentat suicide contre la base
d'opération avancée de la CIA américaine, la
base
Chapman, dans la
province afghane de Khost, la semaine dernière a
été planifiée dans la
région tribale pakistanaise dans le nord du
Waziristan.
L'attaquant, un espion agissant à
l'intérieur de l'Armée nationale
afghane (ANA), a fait exploser sa veste dans un gymnase à
la
base,
tuant sept agents, dont le chef de station, et en blessant six
autres.
Officiellement, cette base reçoit des civils qui
participent
à la
reconstruction.
Asia Times Online a appris que le plan a
été exécuté après
des semaines de préparation par la Lachkar al-Zil
(Armée
de l'ombre)
d'al-Qaïda. Le plan a été mis au point
après
que le service de
renseignement de l'Armée de l'ombre ait informé son
commandant en chef,
Illyas Kashmiri, que la CIA avait l'intention d'élargir la
surveillance des déplacements du chef d'al-Qaïda,
Oussama
ben Laden, et
de son adjoint, Ayman al-Zawahiri.
Des sources bien informées dans les camps
de
militants disent que
l'Armée de l'ombre avait noté l'intensification de
l'activité de
renseignement de la CIA autour de hauts placés
d'al-Qaïda
en vue
d'attaques. Il s'avère que des membres de tribus de Shawal
et
Datta,
dans la région tribale du nord du Waziristan, au Pakistan,
avaient été
invités
par des agents américains, par personne interposée,
à Khost pour tenter
d'obtenir d'eux des informations sur les dirigeants
d'al-Qaïda. Ce
n'est pas nouveaux que le renseignement américain agisse
de la
sorte,
sauf que cette fois-ci c'était un peu
différent.
« Cette fois-ci il y avait clairement
une
obsession à pourchasser
quelque chose de gros dans le nord du Waziristan, mais dans cette
obsession ils [les agents] ont commis une erreur et ont
exposé
un
centre clandestin de la CIA », dit un des chefs de la
Brigade 313
d'al-Qaïda. La brigade en question, menée par Illyas
Kashmiri,
comprend des djihads ayant une connaissance approfondie de la
lutte du
Cachemire pakistanais contre l'Inde.
Une fois qu'on a compris qu'il y avait
intensification
de l'activité
pour traquer des chefs d'al-Qaïda et que la base à
Khost
était un
couvert pour les activités de la CIA, la Brigade 055 de
l'Armée de
l'ombre est passée à l'action. Elle est le coeur
d'al-Qaïda, ayant été
impliquée dans plusieurs événements depuis
les
attentats du 11
septembre
2001 aux États-Unis. Sous le commandement d'Ilyas
Kashmiri, son
groupe
de coordination du réseau de renseignement avec l'action
de
guérilla
spécialisée avait changé la dynamique du
théâtre de guerre afghan. Au
lieu de la guérilla traditionnelle, dans laquelle les
talibans
subissaient le gros des pertes en vies humaines, la brigade a
recouru
à
des
opérations spéciales, et celle contre la base de la
CIA
en est
l'exemple le plus récent et le mieux réussi.
L'Armée de l'ombre comprend des talibans
pakistanais, la Brigade
313, le Taliban afghan, le Hezb-e-Islami afghan et d'anciens
membres de
la Garde républicaine d'Irak. Elle assume une importance
toute
particulière depuis que les États-Unis ont
annoncé
le déploiement de 30
000 soldats additionnels en Afghanistan, qui sont censés
passer
à
l'action cette semaine.
Les chefs de l'Armée de l'ombre savaient
que des
agents de la CIA
cherchaient à recruter des gens des tribus comme source de
renseignement pour être en mesure d'établir un
réseau solide le long de
la frontière des régions Shawal et Datta Khel dans
le
nord du
Waziristan, où se trouvent souvent de hauts placés
d'al-Qaïda.
L'Armée de l'ombre a donc tendu son
piège.
Utilisant leurs liens avec les structures tribales
et
avec d'anciens
commandants du Taliban et du Hezb-e-Islami afghan, les militants
ont
posté plusieurs hommes à l'intérieur de
l'ANA.
Un de ces hommes, un officier, était
maintenant
appelé à l'action.
Il a contacté le personnel américain à Khost
et
lui a dit qu'il avait
des liens avec un réseau dans les régions tribales
et des
informations
concernant le site du shura (conseil) d'al-Qaïda dans le
nord du
Waziristan et concernant les déplacements des chefs
d'al-Qaïda.
L'« officier » de l'ANA fut
immédiatement invité à la base de la CIA
à Khost pour mettre au point une opération contre
ces
cibles.
Une fois à l'intérieur, il a fait
détonner son appareil, avec les conséquences
mortelles
que l'on sait.
« C'est un coup
dévastateur », dit Michael Scheuer, cité
par Times
Online.
« Nous avons perdu un agent avec 14 années
d'expérience en
Afghanistan. » Scheuer est un ancien commandant de la
station Alec,
l'unité créée pour surveiller ben Laden cinq
ans
avant les attentats du
11 septembre.
Contrairement à la majeure partie de
l'armée des talibans, l'Armée
de l'ombre est une unité avancée possédant
des
équipements modernes,
comme la technologie de vision nocturne et les plus
récents
modèles
d'armes légères, et elle utilise des
méthodes de
guérilla avancées.
Elle possède un service de renseignement bien
financé, un
peu comme
celui que possédait le Hezb-e-Islami afghan à
l'époque de la résistance
à l'armée soviétique dans les années
1980,
avec son accès à des
renseignements avancés sur les déplacements de
l'Armée rouge.
Or, l'Armée de l'ombre est un pas en avant
sur
l'ancien service de
renseignement du Hezb puisqu'elle a réussi à placer
des
hommes à
l'intérieur de l'ANA et que ces
« soldats » se retrouvent maintenant
sur la ligne de front de l'activité de sabotage
d'al-Qaïda
en
Afghanistan.
En plus, de nombreux hauts représentants du
gouvernement, tant à
Kaboul que dans les provinces, sont sympathiques au Hezb-e-Islami
afghan et, par voie de conséquence, aux talibans. De
même,
plusieurs
anciens hauts commandants talibans ont obtenu des charges
importantes
dans le gouvernement central et ils jouent un rôle
très
utile pour le
compte des insurgés.
En somme, l'escalade américaine, de pair
avec les
nouveaux efforts
pour cerner des chefs d'al-Qaïda, ont entraîné
un
virage dans le
sud-est de l'Afghanistan. Dans la grande majorité des
soulèvements
contre l'occupant étranger, l'OTAN n'a pas
été en
mesure de vraiment
frapper les talibans. Les insurgés choisissent des cibles
spécifiques
en vue
d'une action plus efficace, comme la base d'espionnage à
Khost : le
coup « dévastateur » n'a
coûté que la vie d'un insurgé.
Par conséquent, pour la première
fois
depuis plusieurs années, on
assiste à un hiver chaud. En octobre dernier, les
États-Unis ont retiré
leurs troupes de quatre de leurs bases au Nuristan, sur la
frontière
avec le Pakistan, abandonnant cette province du nord-est aux
talibans
sous le commandement de Qari Ziaur Rahman. La vallée de
Kurangal,
dans la province de Kunar, est solidement assiégée
et les
attaques des
talibans contre les bases américaines qui s'y trouvent
pourraient
obliger les forces américaines à battre en
retraite.
D'ici là, on peut s'attendre à ce
que
l'Armée de l'ombre prépare d'autres attaques de son
côté.

Le nombre de morts a plus que doublé
dans la guerre en Afghanistan en 2009
Selon la mission des Nations unies en Afghanistan,
2 021
civils afghans ont été tués durant les dix
premiers mois de l'année, presque 1 400 d'entre eux par
des
insurgés et 465 par les États-Unis et d'autres
forces
progouvernementales. Ce nombre s'ajoute aux 1 838 tués
lors de
la même période en 2008.
Selon l'Associated Press, qui se base sur des
rapports
quotidiens de la Force internationale d'assistance et de
sécurité, « le nombre de soldats
américains morts en Afghanistan a doublé en 2009
comparé à l'année précédente
alors
que commencent à arriver 30 000 soldats additionnels en
vue
d'une escalade
de l'offensive et que les Talibans combattent avec de puissantes
bombes
improvisées ».
L'agence dit qu'en date du 30 décembre, 304
membres des forces américaines sont morts, comparativement
à 151 en 2008. Le compte n'inclut pas les huit civils
américains tués par un kamikaze dans une base
à
Khost le 31 décembre. Parmi les pertes américaines
en
2009, 129 – ou plus de 40 %
– ont été causées par des Engins
explosifs
improvisés (EEI). Les bombes artisanales sont enfouies le
long
des routes ou près des bâtiments et sont
déclenchées par télécommande ou
lorsque les
troupes touchent de simples plaques sensibles à la
pression.
L'AP rapporte que le bilan annuel de morts parmi
les
troupes internationales, incluant les forces américaines,
a
dépassé 500 pour la première fois depuis le
début de la guerre. Le total en 2009 était de 502
comparativement à 286 en 2008, selon le compte de l'AP,
les
troupes britanniques ayant perdu 107 soldats
et le Canada 32, incluant les quatre décédés
le 31
décembre lorsque leur véhicule a volé en
éclats lorsqu'a explosé une bombe placée au
bord
de la route. D'autres pays participant à
l'opération
militaire internationale ont perdu 59 membres des forces
militaires, a
indiqué l'AP.
En Irak, 152 membres des forces américaines
sont
décédés, une diminution comparativement
à
314 l'année précédente, selon les chiffres
du
Département de l'information de la défense
compilés par l'AP.
L'augmentation fulgurante du nombre de morts en
Afghanistan était un obstacle à surmonter pour le
président Barack Obama quand il a décidé en
novembre d'envoyer plus de troupes à la guerre, qui est de
plus
en plus impopulaire, autant aux États-Unis qu'en
Europe.

Plus de 700 civils pakistanais tués lors
de frappes par des drones américains
Des 44 frappes menées dans les
régions
tribales du Pakistan durant les 12 derniers mois par des drones
de
combats américains, connus sous le nom de
« Prédateurs », seulement cinq ont
réussi à atteindre leurs cibles, tuant cinq
dirigeants
clé d'al-Qaïda et des Talibans mais entraînant
la
mort de plus
de 700 civils innocents.
Selon les statistiques compilées par les
autorités pakistanaises, entre le 1er janvier et le 31
décembre 2009 les drones américains basés en
Afghanistan ont tué 708 personnes lors des 44 attaques des
Prédateurs ciblant les régions tribales.
« Pour chaque terroriste taliban et
d'al-Qaïda tué par les drones de combats
américains,
140 Pakistanais innocents sont aussi morts, écrit le
quotidien
pakistanais The Dawn. Selon les autorités, plus
de
90 % des gens tués dans les attaques
meurtrières aux
missiles étaient des civils. »
Le quotidien poursuit en disant :
« Le pourcentage de frappes
réussies
de drones était d'à peine 11 % en 2009. En
moyenne,
58 civils ont été tués mensuellement lors de
ces
attaques, 12 personnes hebdomadairement et presque deux personnes
quotidiennement. La plupart des attaques ont été
menées sur la base de renseignements
humains, établis selon des informations fournies par des
membres
de tribus pakistanaises et afghanes, qui espionnent pour le
compte des
forces menées par les États-Unis en
Afghanistan.
« Des cinq attaques de Predateurs
"réussies" menées en 2009, la première a eu
lieu
le 1er janvier, qui, d'après certaines informations, a
tué deux dirigeants de haut rang d'al-Qaïda –
Usama al-Kin
et Sheikh Ahmed Salim – tous les deux recherchés par
le FBI. Kin
était le commandant en chef
des opérations d'Al-Quaïda au Pakistan, ayant
remplacé Abu Faraj Al Libi après son arrestation en
2004.
« La deuxième a eu lieu le 5
août dans le sud du Waziristan et elle a tué le
fugitif le
plus recherché, le chef du Tehrik-e-Taliban Pakistan
(TTP), ou
Mouvement des Talibans du Pakistan, Baitullah Mehsud et son
épouse.
« Le département d'État
américain a annoncé une prime de 5 millions $
pour
toute information menant à Baitullah, faisant de lui le
seul
fugitif pakistanais avec une prime annoncée
séparément par le Pakistan et les
États-Unis. »

L'état de la situation au sein des forces
américaines
Le nombre de soldats de l'armée
américaine
qui refusent de servir a atteint son plus haut taux depuis 1980
et on a
enregistré une augmentation de 80 % de
désertions
depuis l'invasion de l'Irak en 2003, selon l'Associated Press.
Sarah
Lazare, une organisatrice de la résistance des GI avec
l'organisation
Dialogues Against Militarism and Courage to Resist, a dit que ces
soldats refusent d'être déployés pour
diverses
raisons, certains parce qu'ils ont une objection morale à
la
guerre, d'autre parce qu'ils ont eu une expérience
négative avec l'armée et d'autres encore parce
qu'ils ne
peuvent survivre psychologiquement
à un autre déploiement, ayant été
victime
de ce qui a été baptisé le syndrome
« Broken Joe ». Selon Lazare :
Plus de 150 GI ont publiquement refusé de
faire
le service militaire et dénoncé la guerre, risquant
tous
la prison et certains de longues peines. Il est estimé que
250
opposants à la guerre se sont réfugiés au
Canada.
Cette résistance inclut deux soldats de
Fort Hood
au Texas, Victor Agosto et Travis Bishop, qui, cette
année, ont
publiquement refusé d'être déployés en
Afghanistan, faisant face en bout de ligne à des peines de
prison, Bishop étant toujours détenu.
« Pas question que je sois
déployé en Afghanistan », a écrit
Agosto, alors qu'il refusait de faire son service militaire en
mai
dernier. « L'occupation est immorale et
injuste. »
Au sein de l'armée américaine, les
résistants GI et les anciens combattants anti-guerre ont
organisé par le biais de vastes réseaux d'alliances
d'anciens combattants et de civils, ainsi qu'avec IVAW (Iraq
Veterans
Against War) composé d'anciens combattants d'Irak et
d'Afghanistan.
Cette organisation, qui compte plus de 1 700
membres,
avec des membres partout dans le monde, incluant des soldats en
service
dans des bases militaires, est contre les guerres en Irak et en
Afghanistan et appuie ouvertement la résistance des
GI.
« L'IVAW demande à Obama de
mettre fin
à la guerre en Afghanistan (et en Irak) en retirant les
troupes
immédiatement et inconditionnellement »,
écrit
Jose Vasquez, le directeur administratif du groupe d'anciens
combattants dans une lettre ouverte le 2 décembre
2009.
« Ce n'est pas le temps pour nos
frères et soeurs en armes de partir en Afghanistan. C'est
le
temps pour eux de revenir à la maison. »
Lazare affirme que l'armée
américaine est
« surmenée et
épuisée ».
Plusieurs de ceux déployés ont
déjà fait face à de multiples
déploiements
en zones de combat : la 101e division
aéroportée,
qui sera déployée en Afghanistan au début
2010, en
sera à son cinquième tour de combat depuis
2002.
« Ils vont juste commencer à
déplacer en Afghanistan les soldats qui ont
déjà
servi en Irak, tout comme ils m'ont déplacé d'une
guerre
à la suivante », dit Eddie Falcon, un membre de
l'IVAW qui a servi en Irak et en Afghanistan.
« Les soldats vont commencer à
rentrer
avec le trouble de stress post-traumatique (TSPT),
estropiés et
avec des problèmes d'alcoolisme et de
dépression. »
Plusieurs de ces soldats souffrent encore de
répercussions mentales et physiques des
déploiements
précédents.
Les taux de TSPT et de blessures traumatiques au
cerveau
parmi les soldats déployés en Irak et en
Afghanistan ont
été démesurément
élevés, le
tiers des soldats revenus souffrant de troubles de santé
mentale
et 18,5 % de tous les membres en service de retour luttant
contre
le TSPT ou la dépression, selon
une étude menée par la Corporation RAND.
Les suicides parmi les marines ont doublé
entre
2006 et 2007. Les suicides au sein de l'armée sont
à leur
plus haut taux depuis qu'on a commencé à
enregistrer ces
données, en 1980.

L'armée américaine a le Guam
à
l'oeil
Les États-Unis planifient la fortification
de
Guam, transformant sa base militaire sur l'île en un poste
de
planification stratégique qui leur donnerait un
accès
rapide à des points de conflits potentiels dans la
région
du pacifique.
Plus de troupes, incluant 9 182 marines, des
soldats de
l'armée et leurs subordonnés d'Okinawa au Japon,
seront
relocalisées, pendant que 9 000 soldats transitoires,
essentiellement du groupe d'intervention de porte-avions de la
marine,
seront également installés là.
Le « but primordial » de la
transformation de Guam en une forteresse militaire est
« d'établir une défense mutuelle, de
dissuader
l'agression et la coercition dans la région du Pacifique
occidental», selon
une
pré-étude d'impact récemment
publiée par le département de la Défense
américaine.
L'étude dit que la proposition de
construction
permettrait aux forces armées américaines de
répondre aux menaces régionales et aux
imprévus
« d'une façon flexible » et
« dans un délai convenable »,
pendant
qu'elles s'affairent à « défendre les
États-Unis, le Japon et les intérêts
des alliés ».
Elle dit que « le déplacement de
troupes au Guam les placerait dans l'élément le
plus
éloigné du territoire souverain des
États-Unis
dans le Pacifique, maximisant leur liberté
d'action ».
Selon le rapport, les États-Unis voient
Guam
comme une « structure de commandement local et de
contrôle » habitée,
équipée,
entraînée et soutenue par une infrastructure
logistique
moderne.
Le coût de la relocalisation et de la
construction, incluant l'expansion de l'infrastructure
nécessaire pour maintenir une base permanente pour les
marines
et les troupes de l'armée américaine au Guam et au
Tinian, une île à 160 km au Nord-Est, est
évalué à 12 milliards $.
Le Japon a accepté de payer 6,09
milliard $.
Le plan entraînerait « une
augmentation
des activités opérationnelles », des
accostages plus fréquents effectués par les
porte-avions
et autres navires de guerre, la construction d'un champ
d'entraînement de l'aviation, la modernisation des ports et
des
quais.
L'étude dit que « la base
aérienne d'Andersen qui existe déjà au Guam
serait
agrandie pour inclure les éléments de l'air des
marines.
Une nouvelle base de marines serait construite juste à
côté. »
Plusieurs champs de tir seraient construits pour
répondre aux diverses exigences d'entraînement d'un
contingent militaire plus grand.
Les États-Unis planifient aussi
d'élargir
leurs champs de tir «live» à Tinian où
environ
200 marines et plus pourraient « s'entraîner
d'une
façon réaliste » avec leurs armes et
équipements « sans aucune restriction
».
On prévoit également la construction d'un
appontement en
eau peu profonde
au port Apra de Guam pour soutenir des porte-avions
nucléaires
transitant par la région.
On propose également un « groupe
de
travail pour la défense aérienne et
anti-missile » au Guam pour protéger
l'île et
les forces américaines contre les menaces d'attaques de
missiles
balistiques.
Les sites d'emplacement des armes seraient
construits
pour accommoder le système de « terminal de
défense en zones de haute altitude »
conçu
pour intercepter des missiles à mi-vol ou à
l'étape finale du vol.
D'autres sites d'emplacement serviraient aux
missiles Patriot, qui sont conçus pour frapper les avions
ennemis, les avions téléguidés et les
missiles de
croisière juste avant l'impact.
L'armée américaine accroît sa
présence au Guam après que les alliés des
États-Unis dans le Pacifique – les Philippines, la
Thaïlande, l'Australie, la Corée du Sud et le
Singapour –
aient rejeté la demande de déploiement permanent de
troupes américaines sur leur sol.
Il y a déjà des inquiétudes
à propos des plans de transformer Guam en une
« base
militaire multiservices ». Certaines des zones que les
États-Unis veulent transformer en champs de tir incluent
des
zones boisées de calcaire vierge et, pour les construire,
il
faudra détruire des arbres de la forêt naturelle,
selon le biologiste Jeffrey Quitugua.
Judith Guthertz, une sénatrice à la
législature de Guam qui préside le comité
sur le
renforcement militaire, se dit préoccupée par la
réforme ou l'expropriation de terres. C'est un sujet
sensible
pour la population de Guam à cause de ce qui est
arrivé
après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque le
gouvernement
a exproprié beaucoup de terres au Guam. Elle a dit en
entrevue à Kyoto News qu'elle ne veut pas
que
cela se répète.
Henry Simpson, directeur général de
la
Guam Racing Federation, a dit que l'armée
américaine
planifie de prendre possession de sa piste de course sans
même le
consulter.
Paul Shintaku, le directeur de la Guam Buildup
Office,
attaché au bureau du gouverneur du Guam, a dit que des
consultations publiques ont lieu en janvier pour informer le
public du
projet d'expansion.
Le gouvernement du Guam raille les craintes que le
projet pourrait faire de l'île une cible d'attaques par les
ennemis des États-Unis.
Une porte-parole de Shintaku a dit :
« Je ne le vois pas comme si nous nous mettions un
gros
cercle rouge sur nous. Bien sûr que nous avons cette
lumière rouge, ce cercle rouge autour de nous... mais il y
a une
dissuasion. »

Guantanamo
Obama a raté son objectif de fermer
la prison en janvier
Le plan du président des États-Unis,
Barack
Obama, de fermer en janvier la prison de Guantanamo –
située sur
un territoire cubain occupé militairement – a subi
un revers
important au Congrès. Les législateurs ont
refusé
d'affecter les fonds nécessaires dans le cadre de
l'adoption
d'un projet de
loi sur les dépenses militaires approuvé par le
Congrès le 19 décembre et qui aurait permis au
gouvernement fédéral d'acheter une prison à
sécurité maximale presque vide située en
Illinois,
pour y loger certains détenus.
Cela a pour résultat que Guantanamo ne sera
pas
fermée avant 2011, au plus tôt, selon un rapport
publié dans le New York Times. Obama
s'était
engagé à fermer le centre de détention le 22
janvier 2010, mais il a reconnu en novembre qu'il ne pourrait
respecter
l'échéance, fixée peu après son
assermentation.
Fermer Guantanamo est « techniquement
difficile », a dit Obama lors d'une entrevue avec
Fox
News, le mois dernier. La semaine dernière, le
service de
nouvelles Truthout rapportait qu'Obama a donné la
directive au procureur général, Eric Holder,
d'« acquérir et
activer » aussi « promptement que
possible » le centre correctionnel Thomson, à
Thomson, Illinois.
Obama a aussi demandé au secrétaire
de la
Défense, Robert Gates, de travailler avec Holder afin de
préparer Thomson « pour y loger de
manière
sécuritaire des détenus [de Guantanamo] qui ont
été ou qui seront désignés pour la
relocalisation et les relocaliser à » la prison
en
Illinois.
Le Times a rapporté que
« des fonctionnaires estiment que cela pourrait
prendre de 8
à 10 mois pour y installer une nouvelle clôture, des
miradors, des caméras et autres améliorations
à la
sécurité avant que tout transfert n'ait lieu. Ces
travaux
ne peuvent commencer que lorsque le gouvernement
aura acheté la prison de l'État de
l'Illinois. »
Le Bureau fédéral des prisons n'a
pas
suffisamment d'argent pour payer l'Illinois pour le centre, qui
coûterait environ 150 millions $. Il y a plusieurs
semaines,
la Maison Blanche a approché le Comité de la
Chambre
à l'affectation des crédits et a lancé
l'idée d'ajouter environ 200 millions $ à la
loi sur les dépenses militaires pour l'année
fiscale
2010, selon des fonctionnaires de l'administration et du
Congrès. Le plan d'Obama de fermer, un an après son
entrée en fonction, Guantanamo que l'Union
américaine des
libertés civiles a qualifié de symbole du «
non-respect américain de la loi et de la
violation des droits humains », s'est
avéré
beaucoup plus difficile que lui ou son administration n'avait
anticipé et aurait joué un rôle important
dans la
démission du conseiller à la Maison Blanche, Greg
Craig.

Iran
Les services de renseignements américains
ont conclu à un document nucléaire
forgé
- Gareth Porter *, Interpress
Service, le
28 décembre 2009 -
Le service de renseignement américain a
conclu
que le document publié récemment par le Times
of
London,
qui décrit un soi-disant plan iranien visant à
faire des
expériences
sur ce que le journal décrit comme un
« initiateur
à neutrons » d'une
arme atomique, est une fabrication, d'après un ancien
fonctionnaire de
la
Central Intelligence Agency (CIA).
Philip Giraldi, qui était un agent du
contre-terrorisme de la CIA,
de 1976 à 1992, a déclaré à IPS que
les
sources de renseignements
disent que les États-Unis n'avaient rien à voir
avec la
fabrication du
document forgé et qu'Israël était le principal
suspect. Cependant les
sources n'excluent pas un rôle britannique.
L'histoire du prétendu document iranien a
déclenché une nouvelle
série d'appels aux États-Unis et en Europe en
faveur du
renforcement
des sanctions contre l'Iran et un renouvellement des menaces
d'Israël
d'attaquer des cibles nucléaires en Iran si la diplomatie
échoue.
Les services de nouvelles des États-Unis
ont
créé l'impression que
les analystes du renseignement américain n'ont pas
tranché quant à
l'authenticité du document, bien qu'ils aient maintenant
eu une
année
complète pour évaluer la question.
Les sources de renseignement de Giraldi n'ont pas
révélé toutes les
raisons qui ont mené les analystes à conclure que
le
supposé document
sur l'Iran avait été fabriqué par une agence
de
renseignements
étrangers. Mais leurs soupçons de fraude ont
été motivés en partie par
la source de la nouvelle, selon Giraldi.
« La chaîne de Rupert Murdoch a
largement été utilisée pour publier
de faux renseignements provenant des Israéliens et
occasionnellement du
gouvernement britannique », a dit Giraldi.
Également, le document lui-même
révèle un certain nombre d'indices suggérant
une
fraude éventuelle ou probable.
L'absence de marquages de sécurité a
été cité par l'ambassadeur
iranien à l'Agence internationale de l'énergie
atomique,
Ali Asghar
Soltanieh, comme preuve que les documents de
« prétendues études », qui
auraient été volés à partir d'un
prétendu programme iranien lié aux
armes nucléaires au début de cette décennie,
sont
des
faux.
Le document n'a pas non plus d'information qui
identifie
le bureau
d'émission ou les destinataires prévus. Le document
fait
de vagues
allusions au « Centre », à
l'« l'Institut », au
« Comité » et au
« groupe neutrons ».
L'extrême imprécision du document sur
les
institutions ne semble pas
correspondre à la réalité concrète de
ces
plans, qui exigent l'embauche
de huit personnes pour des tâches différentes pour
un
nombre très
précis d'heures dans un délai de quatre ans.
Si l'on inclut dans un document le marquage de
sécurité et de
l'identification de telles informations, cela augmente la
probabilité
d'erreurs qui révélerait au grand jour la
fraude.
L'absence de date sur le document contredit la
spécificité d'une grande partie de l'information.
Le Times
a
rapporté que « des agences de renseignement
étrangères » non
identifiées avaient daté le document du
début de
2007, mais ne donne
aucune justification.
Un motif évident pour suggérer la
date de
début 2007 est qu'il
discréditerait la National Intelligence Estimate (NIE)
produite
en
novembre 2007 par la communauté de services de
renseignements
des
États-Unis, qui a conclu que l'Iran avait interrompu le
travail
non
identifié sur les armes nucléaires et n'avait pas
repris
à compter de
la date de
l'évaluation.
Discréditer le NIE a été un
objectif majeur du gouvernement
israélien durant les deux dernières années
et les
gouvernements
britannique et français ont soutenu l'effort
israélien.
La principale raison de suspecter que le document
est
une fraude est
sa tentative évidente de laisser entendre que l'Iran s'est
livré dans
le passé à des expériences liées
à
un initiateur à neutrons. Après
avoir proposé des expériences sur la
détection des
neutrons pulsés, le
document fait allusion à « des endroits
où de
telles expériences
étaient auparavant effectuées ».
Cette référence va dans le sens de
l'idée largement répandue, qui a
été adoptée par l'Agence internationale de
l'énergie atomique, que
l'Iran avait mené des expériences avec le
polonium-210
dans les années
1980, ce qui indique un intérêt pour les initiateurs
de
neutrons. Dans
les rapports de 2004 à 2007, l'AIEA y fait mention de sa
conviction
que l'expérience avec le polonium-210 avait un
intérêt potentiel dans
la fabrication d'un « initiateur à neutrons
dans
certains modèles
d'armes nucléaires ».
Le Conseil national de la résistance
iranienne
(CNRI), le bras
politique de l'organisation terroriste des Moudjahidine-e Khalq,
a
prétendu en février 2005 que la recherche sur le
polonium-210 se
poursuivait en Iran et qu'elle serait bientôt en mesure de
fabriquer un
initiateur à neutrons pour une arme nucléaire.
Sanger et Broad étaient si convaincus que
les
expériences sur le
polonium-210 prouvaient l'intérêt de l'Iran pour un
initiateur à
neutrons qu'ils se réfèrent dans leur article sur
la
fuite du document
à la fois aux rapports de l'AIEA sur les
expériences dans
les années
1980 et à prétention du CNRI sur la poursuite de
travaux
iraniens sur
une telle
amorce nucléaire.
Ce que Sanger et Broad ont cependant omis de
rapporter
est que
l'AIEA a reconnu qu'elle s'était trompée dans son
évaluation
antérieure, selon laquelle les expériences sur le
polonium-210 étaient
liées à un initiateur à neutrons.
Après avoir vu la documentation
complète
sur le projet original, y
compris des copies complètes du journal de bord du
réacteur pendant
toute la période, l'AIEA a conclu, dans son rapport du 22
février 2008,
que les explications de l'Iran pour son projet avec le
polonium-210
était de la recherche fondamentale dans le but
éventuel
d'application
possible à des piles de radio-isotopes et était
« conforme aux
conclusions de l'Agence et d'autres informations à sa
disposition ».
Le rapport de l'AIEA dit que la question du
polonium-210
– et donc
le soupçon antérieur d'un intérêt
iranien
à l'utiliser comme un
initiateur à neutrons pour une arme nucléaire
– est
maintenant
considérée comme « non plus
pertinente ».
Les journalistes David Sanger et William J. Broad
du New
York Times
ont rapporté que les responsables du renseignement
américain ont dit
que les analystes du renseignement « n'ont pas encore
authentifié le
document ». Sanger et Broad expliquent cependant cet
échec à
l'authentifier par une prudence excessive
remontant à l'époque où la CIA avait
échoué à identifier comme une
contrefaçon le document tendant à démontrer
un
effort irakien pour
acheter de l'uranium au Niger.
Mais la ligne que la communauté du
renseignement
l'avait authentifié
reflète évidemment le désir de
l'administration de
Barack Obama de ne
pas se priver d'une histoire qui appuie ses efforts pour obtenir
le
soutien russe et chinois pour le renforcement des sanctions
contre
l'Iran.
Ce n'est pas la première fois que Giraldi a
été averti par ses
sources de renseignement sur des documents falsifiés.
Giraldi a
identifié l'individu ou le bureau chargé de
créer
les deux plus fameux
faux documents dans l'histoire récente du renseignement
américain.
En 2005, Giraldi a identifié Michael
Ledeen,
l'ancien consultant de
l'extrême-droite auprès du Conseil national de
sécurité et le
Pentagone, comme l'auteur de la lettre falsifiée tendant
à montrer
l'intérêt irakien pour l'achat d'uranium du Niger.
Cette
lettre a été
utilisée par l'administration de George W. Bush pour
soutenir sa
thèse
erronée
selon laquelle Saddam Hussein avait en marche un programme
d'armes
nucléaires.
Giraldi a également identifié les
fonctionnaires du « Bureau des
régimes spéciaux » qui ont
travaillé
pour le sous-secrétaire pour la
politique à la Défense, Douglas Feith, comme ayant
falsifié une lettre
prétendument écrite par le directeur du
renseignement de
Saddam
Hussein, Tahir Jalail Habbouch al-Tikriti, à Hussein
lui-même,
se référant à une opération de
renseignement de l'Irak afin d'organiser
la livraison d'une cargaison non identifiée en provenance
du
Niger.