Le Marxiste-Léniniste

Numéro 6 - 9 janvier 2010

Palestine

Brisons le siège de Gaza! Levez l'occupation!


Le Caire, Égypte, le 31 décembre 2009: des participants à la Marche de la liberté pour Gaza la veille du Jour de l'an

Marche internationale de la liberté pour Gaza
L'Égypte bloque l'entrée aux marcheurs de tous les pays
Déclaration du Caire
Le convoi Viva Palestina entre à Gaza
Rassemblements de solidarité avec Gaza au Canada
Actions de solidarité avec Gaza ailleurs dans le monde

2009 en revue
Militante opposition aux crimes de guerre d'Israël au Canada

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Marche internationale de la liberté pour Gaza

L'Égypte bloque l'entrée aux marcheurs
de tous les pays

Les participants à la marche internationale qui s'étaient rencontrés en Égypte pour entrer ensemble à Gaza et condamner le siège, à l'occasion du premier anniversaire du début des bombardements criminels d'Israël et de l'« opération Plomb durci », se sont vus interdire l'accès à la frontière par les autorités égyptiennes.

Selon les organisateurs de la marche, l'interdiction a privé Gaza d'une aide humanitaire. Au Caire, des policiers égyptiens en civil ont battu des marcheurs qui manifestaient pour exiger le droit d'entrer à Gaza. Les manifestants rapportent avoir été frappés à la tête et avoir été frappés à coups de pied. Des manifestations d'urgence ont immédiatement eu lieu devant les ambassades et consulats d'Égypte partout dans le monde.

Des marcheurs ont été détenus dans des hôtels. Les délégués internationaux ont refusé la proposition de l'Égypte de n'envoyer à Gaza que quelques représentants, alors que la majorité des marcheurs resteraient à l'extérieur. Avant de s'en retourner, ils se sont réunis le 1er janvier et ont adopté la Déclaration du Caire qui établit un plan d'action pour intensifier le mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre l'apartheid israélien jusqu'à ce qu'Israël cesse d'occuper les territoires palestiniens et accepte le droit de retour (voir le texte de la déclaration ci-dessous).

Par ailleurs, le 2 janvier, des centaines d'Israéliens se sont rassemblés dans le centre de Tel Aviv pour protester contre le blocus de la bande de Gaza, selon le réseau Al Jazeera. Des marcheurs israéliens d'origine arabe et juive ont manifesté sur la place Rabin en scandant des mots d'ordre et en brandissant des pancartes appellant à « la justice et la liberté pour Gaza ». Les manifestants ont demandé qu'Israël lève l'embargo, qu'ils ont qualifié de « crime de guerre », selon l'Agence France Presse.


À gauche: des Israéliens exigent la levée du siège de Gaza à Tel Aviv le 2 janvier 2010. À droite: manifestation des deux côtés du passage d'Erez entre Israël et Gaza, le 31 décembre 2009. (Photo: Oren Ziv/Activestills)

Des centaines de marcheurs internationaux ont également manifesté le 31 décembre des deux côtés du passage d'Erez, le point d'entrée principal entre Israël et Gaza utilisé par le personnel médical, les journalistes, les diplomates et les groupes d'aide.

La Dre Sonja van Osch, de l'organisation de secours médical britannique Merlin, a rapporté le 5 janvier qu'à Gaza, un an après l'Opération Plomb durci « des centaines de familles vivent toujours dans des baraques recouvertes de feuilles de plastique ou de draps dans les décombres de leurs foyers, cherchant par tous les moyens à se protéger de la pluie et du froid durant les mois d'hiver. Elles peuvent acheter du ciment mais ne peuvent rien construire à cause de l'embargo sur les importations.

« Et il y a de graves pénuries d'eau, puisque les pièces de rechange pour les équipements de traitement et d'assainissement de l'eau ne passent pas.

« Ces pénuries d'eau et le stress que les gens subissent sur une base quotidienne provoquent la maladie, comme la diarrhée et les infections des voies respiratoires et des maladies chroniques comme l'hypertension et le diabète.

« L'insécurité permanente a également un effet dévastateur sur la santé. Les agriculteurs qui vivent près de la frontière israélienne sont soumis à des incursions presque quotidiennes et ne s'aventurent à l'extérieur que lorsque c'est absolument nécessaire. »

Le 31 décembre, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme à Gaza, Richard Falk, a demandé des sanctions militaires et économiques contre Israël pour l'obliger à mettre fin à l'embargo.

« L'ONU n'a pas été disposée à faire ce qu'il faut pour exercer une pression suffisante sur Israël pour la levée de ce blocus qui, en d'autres circonstances, serait considéré comme illégal », a-t-il dit à l'agence Press TV.

« La seule chose qui peut être plus efficace serait d'entreprendre des sanctions économiques qui comprendraient l'aide militaire [à Israël] », a expliqué le diplomate. Il a également reproché à la communauté internationale son échec à faire cesser l'embargo israélien contre la bande de Gaza et demandé « une approche internationale plus efficace » pour obtenir la levée de ce blocus qui dure depuis trois ans et qui « choque la conscience de l'humanité ». Le sort des Palestiniens sous le siège devrait faire réagir la communauté internationale qui doit assurer à la population assiégée « une forme ou une autre de protection », a-t-il ajouté.

En plus du siège de Gaza, la résistance palestinienne rapporte qu'Israël a commencé la nouvelle année avec des bombardements aériens et d'artillerie dans le nord, le sud et l'est de la bande de Gaza. « Cette agression reflète la politique barbare d'Israël contre les Palestiniens dans le contexte du resserrement du siège imposé aux résidents de la bande de Gaza depuis plus de trois ans », a dit le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, le 2 janvier, selon l'agence Xinhua. L'offensive « est une preuve que l'agression militaire israélienne contre la bande de Gaza se poursuit avec la même intensité. »

Toujours le 2 janvier, le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a dit que son gouvernement s'est renforcé depuis la campagne de bombardement de 2008-2009, qui a fait plus de 1 400 morts chez les Palestiniens. Présidant à l'inauguration de deux immeubles reconstruits après les bombardements, il a dit que « la guerre d'Israël et la pression israélienne sur le gouvernement et sur le mouvement Hamas ne nous ont pas affaiblis ». Il a dit que son gouvernement s'engageait à rebâtir tout ce qui a été détruit durant la guerre.

Le Marxiste-Léniniste condamne le siège de Gaza et les crimes perpétrés contre la population palestinienne par les gouvernements d'Israël et d'Égypte et par les États-Unis et lance l'appel à tout mettre en oeuvre pour briser le siège et soutenir la juste lutte du peuple palestinien par la défaite de l'apartheid israélien.

Vive la résistance palestinienne !
Brisez le siège de Gaza !
L'occupation doit cesser !

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Déclaration du Caire

Les marcheurs de la Liberté pour Gaza ont approuvé aujourd'hui une déclaration destinée à accélérer la campagne mondiale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre l'apartheid israélien.

Environ 1400 militants venus de 43 pays ont convergé au Caire pour se rendre à Gaza pour se joindre à des Palestiniens en marche pour briser le siège illégal d'Israël. Ils ont été empêchés d'entrer à Gaza par les autorités égyptiennes.

En conséquence, les marcheurs sont restés au Caire. Ils ont organisé une série d'actions non violentes visant à pousser la communauté internationale à mettre fin au siège, ce qui est une étape dans la lutte plus large pour garantir la justice aux Palestiniens dans toute la Palestine historique.

Cette déclaration avance les objectifs qui suivent.

Non à l'Apartheid israélien

Nous, délégués internationaux réunis au Caire pour la Marche 2009 pour la Liberté de Gaza, dans une réponse collective à une initiative de la délégation sud-africaine, statuons que :

Compte tenu :

- de la punition collective imposée par Israël aux Palestiniens par l'occupation illégale et le siège de Gaza ;
- de l'occupation illégale de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la poursuite de la construction illégale du mur de l'Apartheid et des colonies ;
- du nouveau mur en construction par l'Égypte et les États-Unis, qui va resserrer encore le siège de Gaza ;
- du mépris pour la démocratie palestinienne montré par Israël, les États-Unis, le Canada, l'UE et d'autres après les élections palestiniennes de 2006 ;
- des crimes de guerre commis par Israël pendant l'invasion de Gaza il y a un an ;
- de la persistance d'une discrimination et de la répression auxquelles sont confrontés les Palestiniens en Israël ;
- de la poursuite de l'exil des millions de réfugiés palestiniens ;
- de tous les actes d'oppression qui sont basés en définitive sur l'idéologie sioniste qui sous-tend Israël ;
- en sachant que nos propres gouvernements ont donné à Israël un soutien direct économique, financier, militaire et diplomatique et lui ont permis d'agir avec impunité ;
- et en référence à la Déclaration des Nations unies relative aux droits des populations autochtones (2007);

Nous réaffirmons notre engagement pour :

- l'autodétermination palestinienne
- la fin de l'occupation
- l'égalité des droits pour tous dans la Palestine historique
- l'intégralité du droit au retour des réfugiés palestiniens

Nous réaffirmons donc notre soutien à l'appel palestinien unitaire de juillet 2005 pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) pour contraindre Israël à se conformer au droit international.

À cette fin, nous demandons et souhaitons aider à amorcer un mouvement global et de masse, démocratique et anti-apartheid à agir en pleine concertation avec la société civile palestinienne pour mettre en oeuvre l'appel palestinien au BDS.

Conscients des nombreuses similitudes entre l'apartheid Israël et l'ancien régime d'apartheid en Afrique du Sud, nous proposons :

1) Une tournée internationale de conférences au cours des 6 premiers mois de l'année 2010 par les syndicalistes palestiniens et sud-africains et militants de la société civile, pour qu'ils soient rejoints par des syndicalistes et des militants engagés dans ce programme au sein du pays visité, afin d'expliquer directement la campagne BDS aux syndicalistes et au grand public au niveau international ;

2) La participation à la semaine contre l'Apartheid israélien en mars 2010 ;

3) Une approche unitaire systématique pour le boycott des produits israéliens, associant les consommateurs, les travailleurs et leurs syndicats dans le commerce de détail, l'entrepôt et les transports ;

4) Développer le boycott académique, culturel et sportif ;

5) Lancer des campagnes visant à encourager le retrait des syndicats et des autres fonds de pension de sociétés directement impliquées dans l'occupation et/ou l'industrie militaire israélienne ;

6) Lancer des actions en justice visant le recrutement à l'extérieur de soldats pour servir dans l'armée israélienne ; poursuivre les criminels de guerre du gouvernement israélien ; se coordonner avec le « Citizen's Arrest Bureaux », afin de traduire devant la justice les criminels de guerre israéliens ; à soutenir le rapport de Goldstone et l'application de ses recommandations ;

7) Faire campagne contre le statut d'organisation de bienfaisance attribué au Fonds national juif (JNF).

Nous lançons un appel aux organisations et aux individus engagés dans cette déclaration à la signer et à travailler avec nous pour la traduire dans la réalité.

Vous pouvez nous écrire à : cairodec@gmail.com

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Le convoi Viva Palestina entre à Gaza


Rafah, Égypte, 6 janvier 2009: convoi d'aide humanitaire
Viva Palestina entre dans Gaza.

Le 6 janvier, le convoi Viva Palestina, composé de plus de 500 participants de 17 pays et 250 véhicules transportant de l'aide humanitaire pour Gaza a atteint sa destination, un mois après avoir quitté le Royaume-Uni et après avoir surmonté plusieurs obstacles.

Le gouvernement égyptien a refusé à plusieurs reprises le passage du convoi, qui espérait atteindre Gaza par bateau, le 27 décembre, via la Jordanie. En fin de compte, le convoi a dû se rendre à Al Arish, en Égypte, pour accomplir sa mission. Le 5 janvier, alors que des négociations étaient en cours pour le passage du convoi, 2 000 policiers anti-émeute se sont déployés violemment contre le convoi, blessant 55 personnes et faisant sept arrestations. Malgré cette répression, le 6 janvier le convoi a signalé que « Viva Palestina a commencé à entrer dans la bande de Gaza assiégée [...] accueilli par des fleurs et des foules brandissant des drapeaux. Une conférence de presse se tiendra plus tard, suivie le lendemain d'une cérémonie de remise de l'aide. »

Autorisé à entrer dans Gaza pour seulement 48 heures, le convoi a rapporté le 7 janvier qu'il a maintenant « remis l'aide au Conseil central des organismes de bienfaisance – un organisme non gouvernemental d'organisations civiques – lors d'une cérémonie à Gaza. Les bénévoles du convoi peuvent désormais visiter les hôpitaux et autres lieux où leur aide sera mise à profit, et effectuer une tournée des zones dévastées de Gaza. »


À gauche: le convoi entre dans Gaza le 6 janvier 2010. À droite: un membre du convoi turc
remet les clés de son véhicule.

Officiellement enregistré comme organisme de bienfaisance au Royaume-Uni, Viva Palestina a vu le jour il y a un an en réponse aux ravages causés à Gaza par l'opération « Plomb durci ». Le 14 février 2009, après avoir recueilli plus de 1 million £ (plus de 1 650 000 $) en aide humanitaire en moins de quatre semaines, des centaines de bénévoles ont mis en place le premier convoi comprenant environ 110 véhicules destinés à être utilisés dans la bande de Gaza, qui a réussi à briser l'encerclement, le 9 mars 2009. Un deuxième convoi composé d'abord d'activistes basés aux États-Unis est également parvenu à Gaza le 17 juillet 2009.

Le 20 décembre 2009, le député britannique George Galloway, un des fondateurs de Viva Palestina, a exprimé l'espoir que plus de convois apporteraient de l'aide à Gaza : « L'année prochaine, nous allons amener un convoi Viva Palestina d'Hugo Chavez du Venezuela, peut-être un de l'Iran avec qui nous sommes actuellement en discussion. Et les gens d'autres pays comme l'Australie et l'Afrique du Sud demandent également à participer. »

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Rassemblements de solidarité avec Gaza au Canada

Vancouver

Plus de 350 personnes se sont rassemblées au centre-ville de Vancouver le 1er janvier pour exprimer leur solidarité avec la population de Gaza et dénoncer les crimes de guerre commis par Israël il y a un an et ceux commis aujourd'hui avec son blocus illégal contre Gaza et son occupation des territoires palestiniens. Ils manifestaient également pour soutenir la Marche de la liberté pour Gaza qui tente de percer le blocus.

Le rassemblement a commencé avec les slogans : « Eh Harper, tu verras, la Palestine sera libre ! », « Gaza sera libre », « Israël, hors de Palestine » et d'autres. Plusieurs intervenants se sont ensuite adressés à la foule. Hanna Kawas, porte-parole de l'Association Canada-Palestine et co- producteur de « Voix de la Palestine », à Co-op Radio, a débuté en condamnant les crimes de guerre de l'État d'Israël par ses bombardements sans provocation de Gaza, le 27 décembre 2009. Il a rappelé l'histoire de l'agression israélienne contre le peuple palestinien, à commencer par la Nakba (Jour de la Catastrophe, le 15 mai 1948). Il a condamné l'impérialisme américain pour le soutien financier aux agresseurs israéliens. Il a également condamné le gouvernement Harper pour sa position pro-israélienne et antipalestinienne. Il a dit que les Palestiniens ont le droit de mener tout combat nécessaire pour libérer leur patrie.

Sid Shnaid, directeur de recherche pour le Syndicat des travailleurs des télécommunications et co-président de Voix juives indépendantes, a également condamné la barbarie du bombardement de Gaza par Israël il y a un an. Il a dit qu'un nombre croissant de gens conscients parmi la communauté juive rejettent la ligne sioniste que ceux qui critiquent Israël font partie d'un « nouvel antisémitisme ». Il a réaffirmé que la cause palestinienne pour l'autodétermination et le retour dans leur patrie est tout à fait juste, et il a demandé à chacun d'adhérer au mouvement de « Boycott-Désinvestissement-Sanctions, » afin d'isoler l'État d'Israël jusqu'à ce qu'il quitte les territoires occupés et accepte le droit de retour.

Abdu Mirhirig et Tarek Chelali se sont adressés à la foule par téléphone au nom de Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SPHR) à l'Université de la Colombie-Britannique. Ils ont parlé des crimes d'Israël contre le peuple de Palestine et ont réitéré leur appui aux droits du peuple palestinien face à des violations des droits humains et à toutes formes de racisme, de discrimination, de désinformation et de fausses déclarations. Ils ont salué les gens de Vancouver qui manifestent leur solidarité avec la juste cause palestinienne, et ont dit que des manifestations ont été organisées partout au Canada et dans le monde. Ils ont également évoqué les plus de 1 400 personnes qui s'étaient réunies au Caire afin de marcher vers Gaza, mais qui ont été bloquées par l'État égyptien, sous la pression des États-Unis et d'Israël.

Le dernier orateur fut Libby Davies, députée néo-démocrate de Vancouver-Est. Elle a condamné le gouvernement Harper pour ses positions anti-palestiniennes et pro-israéliennes. Elle a condamné les crimes de guerre qu'Israël a commis il y a un an contre la population de Gaza et a raconté sa visite à Gaza en août dernier. Elle a appelé le monde à redoubler d'efforts pour construire le mouvement au Canada à la défense de la cause palestinienne.

Après les discours, le rassemblement a repris la rue Robson et les manifestants ont poursuivi la marche dans le coeur du centre-ville de Vancouver. Les bannières de SPHR étaient à la tête de la marche. Il y avait également des bannières du mouvement contre la guerre et l'occupation et la bannière du PCC(M-L), appelant à un gouvernement anti-guerre qui représente la volonté du peuple canadien, pour que le Canada soit une véritable force pour la paix dans le monde.

Calgary

Également le 1er janvier, les activistes de Calgary ont organisé un piquet devant l'hôtel de ville pour commémorer les attaques sur Gaza il y a un an. De nombreux passants ont montré leur solidarité en klaxonnant et en félicitant ceux qui ont tenu la ligne de piquetage.

London


1er janvier 2010 (Photo: Abdullah Alnajjar-Facebook)

D'autres rassemblements sont prévus à Halifax et Montréal samedi le 16 janvier. Pour plus de détails cliquez ici.

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Actions de solidarité avec Gaza
ailleurs dans le monde

États-Unis

New York; Boston


Philadelphie; Chicago


Seattle; Anchorage


San Francisco


Londres, Angleterre; Belfast, Irelande

(Photos: Fil Kaler; Ciaran O'Brolchain)

Paris; Marseille, France


Amsterdam, Pays-bas; Berne, Suisse

(Photos: Comité Palestine des Pays-Bas; Marche de la Liberté pour Gaza)

Istanbul, Turquie; Amman, Jourdan


Le Caire, Égypte

(Photos: Dana Elborno, Tahar Houhou)

Adelaide, Australie; Tokyo, Japon

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