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Six jours après que des hommes lourdement armés aient enlevé la vie à un militant anti-minière respecté dans le département de Cabañas, au Salvador, une autre dirigeante communautaire bien connue a été assassinée. Le 26 décembre à 15 h 30, Dora « Alicia » Recinos Sorto , 32 ans, a été tuée alors qu'elle rentrait de faire la lessive à la rivière près de son domicile, dans le canton de Trinidad, dans la municipalité de Sensuntepeque, Cabañas. « Alicia », comme elle était connue de ses amis, transportait un de ses enfants dans ses bras lorsqu'elle a été abattue. L'enfant a reçu une balle dans le pied et est soigné à l'hôpital. Depuis 2005, beaucoup d'habitants de Cabañas comme Recinos Sorto participent à une lutte acharnée contre la réouverture de la mine d'or El Dorado de la société canado-étasunienne Pacific Rim Mining Company. L'année dernière, le président sortant, Tony Saca, a réagi à la pression locale et a refusé d'acquiescer aux demandes de permis d'extraction de la société minière. Les activistes craignent que le redémarrage de la mine vienne mettre en péril l'approvisionnement local en eau et détruire leur capacité agricole. Des partisans de l'ouverture, surtout des employés de Pacific Rim et leurs familles, voient la renaissance de la mine comme une source d'emplois et de développement économique. Alicia Recinos Sorto et son mari, José Santos Rodriguez, étaient membres actifs du Comité environnemental de Cabañas (CEC). Santos Rodriguez est titulaire d'un poste au conseil du CEC et a été attaqué à coups de machette pour ses vues anti-minières en mai 2008. Selon Hector Berríos de MUFRAS-32, Alicia, qui est maintenant décédée, a récemment déclaré à ses collègues de la CEC que des hommes armés s'étaient présentés au domicile du couple, à la recherche de son mari. Elle a dit qu'il n'était pas présent à ce moment-là. Le meurtre de Recinos Sorto a secoué Cabañas, une région qui vient à peine de se remettre de la mort, le 20 décembre, du vice-président du CEC, Ramiro Rivera. Rivera avait été la cible d'une attaque et était sous la protection de la police au moment de son assassinat. La présence de la police, cependant, n'a pas dissuadé les tueurs à gages, qui ont conduit leur véhicule jusque tout près de celui de la camionnette de Rivera pendant qu'il conduisait et l'ont tiré à plusieurs reprises dans la tête et la poitrine. Un passager à bord de la camionnette de Rivera a été tué et une adolescente a été blessée. Selon elfaro.net, un quatrième passager a échappé à la mort en courant dans les bois. Les informations contenues dans cette dépêche sont tirées d'un rapport de Hector Berrios, MUFRAS-32, de rapports précédents d'UDW et de la presse salvadorienne des dernières années. Paraguay Coup d'État éventréLe 4 janvier, la députée parlementaire du Paraguay Désirée Masi a accusé l'ancien général Lino Oviedo de fomenter un coup d'État contre le gouvernement de Fernando Lugo, rapporte Prensa Latina. La députée de l'Alliance patriotique pour le changement a également confirmé qu'un groupe au sein du Parti Colorado, dirigé par le sénateur Juan Carlos Galaverna, a participé à la conspiration, selon le quotidien Ultima Hora. Masi a ajouté que le complot est à l'origine de la prétendue crise politique qui a secoué le Paraguay suite au jugement controversé de la Cour suprême à l'effet de rétablir dans leur fonction deux de ses juges, Bonifacio Rios et Carlos Fernandez Gadea, renvoyés en 2003 suite à un procès politique. Dans ce contexte, le président Lugo a catégoriquement réfuté « toute insinuation d'ingérence par l'exécutif dans les compétences d'autres pouvoirs d'État ». Un article paru dans le La Nación note par ailleurs que le Parti Colorado bénéficierait du retour des deux juges, puisqu'ils en sont membres. (Granma International) Alerte! Coup d'État en vueIl était prévisible que la vraie bataille de l'ancien évêque Fernando Lugo allait commencer le jour où il assumait la présidence le 15 août 2008. Le revers électoral subi par les forces du Parti Colorado, après plus de 60 ans au pouvoir, n'allait pas en faire une opposition constructive ; bien au contraire, elles ont sorti des vieux tiroirs leur arsenal de calomnie et de dénigrement et ont recouru à mille et une manoeuvres pour déloger Lugo. Elles avaient en cela l'appui de l'oligarchie foncière et des chefs d'entreprises qui se sont enrichis par la contrebande et ont recouru aux vieilles méthodes de fraude électorale pour reprendre le pouvoir corrompu et violent.
Il ne faut pas oublier que ce sont d'abord les hauts placés de l'establishment religieux qui se sont d'abord opposés à la candidature de Lugo. En fait, le Vatican l'a suspendu a divinis, le privant de son droit de célébrer la messe et d'administrer les sacrements, mais la majorité appauvrie réclamait son bon berger, l'« évêque des pauvres » comme on l'appelle, le seul homme qui saurait les affranchir de tant d'injustice. Pour s'acquitter de ce mandat, Fernando Lugo a pris la tête de l'alliance patriotique pour le changement (APC), constituée d'un grand nombre de mouvements et de partis, dont le Parti libéral radical authentique (PLRA), les Démocrates chrétiens, la Rencontre nationale, País Solidario, le Parti du mouvement vers le socialisme (P-MAS), le Mouvement Tekojoja, le Bloc national et populaire, le Mouvement national de résistance des citoyens et le Mouvement de la force républicaine. Il devait également assigner la vice-présidence à Federico Franco du PLRA, le seul parti d'opposition autorisé durant la dictature d'Alfredo Stroessner. Franco s'est publiquement engagé à remplacer Lugo si la droite corrompue parvient à le déloger. Ce n'est pas une coïncidence si après le coup d'État perpétré contre le président José Manuel Zelaya au Honduras, avec l'appui et la complicité cynique du gouvernement étasunien, les forces de la droite oligarchique et corporative du Paraguay est prête à rejouer le même scénario rédigé par Washington, avant tout parce que l'ancien évêque a exprimé son intention d'adhérer à l'ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), un mécanisme d'intégration, de solidarité et de coopération qui fait perdre le sommeil aux extrémistes de droite yankee. Par ailleurs, l'administration du président Fernando Lugo se donne comme priorité de garantir à tous des services publics gratuits et de qualité, notamment dans la santé et l'éducation ; d'initier un processus de fermeture et d'expulsion des bases militaires étasuniennes ; et d'accepter la demande populaire d'amorcer une réforme constitutionnelle pour aiguillonner son projet de changement social. L'administration Lugo n'a pas été caractérisée par la rapidité des prises de décision pour supprimer l'appareil de corruption et de copinage qui a caractérisé l'État paraguayen, ni par la radicalisation de sa plate-forme électorale. Tout comme au Honduras, la moindre atteinte à l'appareil provoque des levées de boucliers chez les partis oligarchiques et traditionnels, qui ne sont pas disposés à céder leurs privilèges et intérêts, et surtout à provoquer la colère de leur voisin du nord par une défense de la souveraineté nationale et du droit à l'autodétermination. En ce sens, certaines des mesures prises par le gouvernement du président Fernando Lugo les ont irrités. Nous faisons allusion notamment au recensement des exploitations agricoles qui, dans le cas du Paraguay, sont contrôlées par des hommes armés à la solde des propriétaires fonciers brésiliens qui se sont emparés de ces terres par des moyens détournés et l'éviction forcée, dans la plupart des cas. En septembre dernier, le président a annulé les exercices militaires sous le nom euphémique « New Horizon », avec la participation de 500 soldats étasuniens et un nombre égal de ressortissants paraguayens. Lugo avait signalé qu'il ne serait pas prudent de participer à de tels exercices, car ils pourraient être contestés par « les pays frères du MERCOSUR, à un moment où l'opposition régionale à l'expansion et à la création de sept bases militaires étasuniennes en Colombie est en voie de mener à la confrontation. L'ambassadrice des États-Unis à l'Asuncion, Liliana Halladle, a dit « regretter » la décision du gouvernement paraguayen et a exprimé, sur un ton menaçant, l'« espoir » que la décision n'affecte pas les autres programmes que le puissant voisin du nord maintient dans ce pays. Typique chantage yankee. Or, ces gestes ont suffit à provoquer la mobilisation des alternatives anti-Lugo préparées durant l'année par les forces fascistes et de droite qui n'ont pas été enterrées avec le dictateur Stroessner. Tous ces complots visent à le renverser, que ce soit par la force ou par un coup « institutionnel » par l'entremise de l'appareil législatif, présentement contrôlé par les libéraux, les Rouges et les Rouges « éthiques » du général Lino Oviedo. Ces manoeuvres ne sont pas passées inaperçues par l'ancien évêque, qui n'a pas cessé de les dénoncer devant l'opinion publique nationale et internationale, et qui a même exprimé devant le corps diplomatique accrédité au Paraguay qu'« il y a eu de nombreuses tentatives de coup d'État contre moi depuis que j'ai assumé le pouvoir ». À la fin de l'année, les campagnes anti-Lugo pourraient se résumer à trois, mais elles recèlent toutes le désir des forces de la droite de le déloger parce qu'elles craignent qu'il accélère l'appui aux mouvements sociaux. Nous faisons allusion à l'enlèvement de l'agriculteur Fidel Zavala, que l'oligarchie civilo-militaire a utilisé comme prétexte pour accuser le gouvernement de ne rien faire face à une prétendue guérilla appelée « Armée populaire du Paraguay ». De même, des accusations de corruption sont portées contre Lugo à l'assemblée législative en rapport avec l'achat de terres que le gouvernement veut remettre aux familles paysannes et il y a également un scandale à propos de cas de paternité, le tout ayant comme objectif de le discréditer. Il faut se rappeler qu'au Sénat seuls deux des 45 sénateurs voteraient en faveur du président et qu'il y a à peu près le même rapport de forces à la Chambre des députés. Les forces de droit ont donc suffisamment de votes pour le destituer par un procès politique. Toutefois, devant ce scénario de confrontation, le président Lugo a appelé les partis de la gauche à coordonner un nouveau bloc politique non seulement en appui au gouvernement, mais surtout et d'abord en appui aux programmes qui profiteraient aux pauvres. Selon les observateurs nationaux, cette nouvelle alliance rejoint des organisations paysannes et permet de resserrer les rangs et d'écarter la possibilité d'un tel procès politique. Il s'agit de créer un front de la résistance, la seule garantie contre le pouvoir de facto qui est à l'oeuvre et qui est encouragé par l'impunité avec laquelle ces mêmes forces, avec l'appui de Washington, ont agi au Honduras. L'année à venir sera décisive pour le Paraguay. Le brouillard s'est dissipé et les forces de droite sont disposées à renverser Fernando Lugo, mais pas seulement lui : elles veulent renverser tout ce qui représente un changement par rapport au vieux modèle politique corrompu qui leur a garanti privilèges et avantages pendant plus de six décennies. (Traduit de l'espagnol par Le Marxiste-Léniniste) Venezuela Des preuves solides d'incursions
américaines
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![]() Le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera |
Le gouvernement bolivien a dit le 4 janvier qu'il refuse de répondre aveuglément aux désirs des États-Unis en matière économique et politique.
Le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera a dit que comme La Paz a voulu rétablir ses relations diplomatiques avec Washington, fondé sur le respect mutuel, elle ne doit pas pour autant devenir un esclave des États-Unis, qu'il a décrit comme « la puissance et le marché les plus importants du monde ».
Dans une entrevue à la Radio Erbol, la radio nationale de la Bolivie, Garcia a déclaré que, dans le passé, la Bolivie avait été « le plus subordonné » des pays d'Amérique latine envers les États-Unis. « Nous ne voulons pas d'un marché en échange d'eux [les Américains] qui nous disent qui doit être le maître. Nous ne voulons pas d'avantages fiscaux en échange d'eux qui nous disent ce que doit être notre politique économique, parce que cela ferait de nous à nouveau un esclave et une colonie », a déclaré Garcia.
Selon lui, le président des États-Unis Barack Obama, comme son prédécesseur George W. Bush, suit « une forte politique guerrière » qui ne permet pas d'améliorer les liens entre les deux pays. « Quand il [Obama] apprendra à reconnaître que le monde est une communauté d'États souverains, qui sont volontairement indépendants, nous aurons de meilleurs relations avec les États-Unis », a déclaré Garcia. Il a ajouté que la Bolivie est ouverte à l'idée d'établir des relations avec tous les pays dans le monde fondés sur le respect mutuel de la souveraineté.
Les relations entre les États-Unis et la Bolivie ont été gelées depuis septembre 2008, quand La Paz a expulsé l'ambassadeur Philip Goldberg pour ingérence dans les affaires intérieures, et Washington a pris des mesure de représailles. Cet incident a également eu des conséquences dans le domaine commercial, l'administration Obama ayant décidé de proroger la suspension d'avantages fiscaux à la Bolivie dans le cadre du Andean Trade Promotion and Drug Eradication Act. L'ancien président américain Bush a suspendu les avantages à la Bolivie parce que, selon lui, ce pays sud-américain n'avait pas suffisamment contribué à la lutte contre le trafic des narcotiques.
(Xinhua)
Haïti
Le Réseau de solidarité Canada Haïti exprime sa profonde inquiétude quant à la décision arrêtée par le Conseil Électoral Provisoire d'Haïti (CEP) d'exclure sous de fallacieux prétextes le parti Fanmi Lavalas des prochaines élections législatives. Ces élections devront se tenir, selon le calendrier officiel, le 28 février 2010. En effet, et pour respecter les prescrits de la Loi fondamentale haïtienne, des élections sont requises pour combler les sièges vacants au Sénat et à la Chambre des députés.
Selon plusieurs rapports de presse, plus d'une douzaine de partis et regroupements politiques légalement constitués et qui devraient normalement participer à la prochaine compétition, ont été déclarés hors-jeu.
Le 16 décembre 2009, des milliers d'Haïtiens ont participé à une vibrante manifestation pour protester contre l'exclusion de Fanmi Lavalas. La docteure Maryse Narcisse, membre du Comité exécutif de ce parti, déclarait à l'agence Reuters : « Les autorités de ce pays projettent avec un cynisme consommé d'organiser en février 2010 une gigantesque mascarade, car il n'y aura pas d'élections, mais bien une sélection. »
Déjà, plusieurs mouvements de protestation, émanant des organisations populaires, comme le tout nouveau Rassemblement des organisations pour le changement (ROC), se dessinent à l'horizon.
Pour justifier son infâme décision, le CEP soutient que le mandat d'enregistrement des candidats soumis par le représentant national (leader) de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, qui est en exil en Afrique du Sud, n'est pas authentique. Pour être clair, le mandataire a déposé un faux au CEP. En réalité, le parti Lavalas a effectivement soumis l'original du mandat authentifié par un notaire haïtien conformément à la législation du pays. De plus, le président Aristide a fait parvenir directement au CEP une télécopie du mandat et confirmé son authenticité dans une rare et longue entrevue accordée à Radio-Solidarité de Port-au-Prince.
Non sans une certaine ironie, un des partis politiques agréés par le CEP se trouve être le Front pour la reconstruction nationale du fameux seigneur de guerre Guy Philippe. Ce paramilitaire qui a conduit la rébellion de 2004, fait face à une accusation par une Cour de justice américaine de trafic de drogue et de blanchiment d'argent depuis 2005.
C'est donc la seconde fois cette année que le parti Fanmi Lavalas est écarté des élections par le CEP. En effet, la première éviction eût lieu à l'occasion des législatives tenues en deux tours avril et juin 2009 pour le renouvellement d'un tiers du Sénat (11 sièges). L'électorat a scrupuleusement suivi le mot d'ordre du boycottage de ces joutes lancé par Fanmi Lavalas. Tous les observateurs nationaux et étrangers s'accordent pour estimer à autour de 3 % le taux de participation. Malgré ce déficit de légitimité, les sénateurs « élus », provenant majoritairement de la plateforme électorale du président Préval, l'Espwa, ont été assermentés.
Fanmi Lavalas, fondé en 1996, est de loin le parti politique le plus représentatif d'Haïti, après son écrasante victoire à la législative et présidentielle de l'année 2000. Il a été consacré dernièrement par Reuters comme « la force politique la plus populaire d'Haïti ». Cette opération bricolée dans la confusion, l'arrogance et l'exclusion qu'on appelle abusivement élection en Haïti, ressemble à s'y méprendre à ce qu'on a vu récemment au Honduras et en Afghanistan et qui a pour but de rendre acceptables et politiquement corrects les coups de force.
Toute forme d'exclusion dans une élection qui est par essence une compétition saine et loyale où la majorité exprime ses choix ne fera que perpétuer cette situation d'illégalité et d'inconstitutionnalité dans laquelle se trouve le pays depuis février 2004 et fragiliser encore plus les institutions.
Rappelons que le 29 février 2004, le président Aristide a été renversé par un coup d'État dirigé par les paramilitaires de Guy Philippe, soutenus par les forces armées des États-Unis, de la France et du Canada. Les forces spéciales américaines embarquèrent le président Aristide pour l'exil, tous les élus haïtiens furent révoqués, persécutés emprisonnés et les militants Lavalas impitoyablement massacrés par les forces occupantes et par le régime intérimaire de Gérard Latortue. L'élite économique du pays dont la rapacité est proverbiale paniqua devant les timides avancées des politiques de justice sociale préconisées par Lavalas comme le salaire minimum. Elle prit carrément peur et sa réponse fut comme en 1991 rapide brutale et sanglante.
Haïti est actuellement occupée par une force de 10 000 soldats des Nations unies composée de militaires et de policiers communément appelée MINUSTAH.
Selon la constitution de 1987, le Conseil électoral est une institution permanente et indépendante chargée d'organiser et de contrôler toute opération électorale. Il comprend neuf membres émanant d'une liste soumise par les assemblées départementales, dont trois sont choisis par l'Exécutif, trois par l'Assemblée nationale et trois par la cour de Cassation. Or, le Conseil électoral actuel est un organisme provisoire légalement limité, car formé par le président Préval avec les représentants de différents secteurs de la société, en dehors des prescrits constitutionnels.
Sans trop de surprise, la MINUSTAH a approuvé les élections d'avril et de juin 2009 et, bien sûr, le Canada, la France et les États-Unis les ont approuvées à leur tour. Il faut savoir que ces trois pays avec l'Union européenne ont contribué une somme de $12 millions pour les organiser et un montant de $18 millions est prévu pour la sélection de 2010. Avec le sérieux qui le caractérise, l'expert indépendant des Nations unies pour les droits humains en Haïti, Michel Forst, lâcha le 30 novembre 2009 devant la presse ébahie cette formule pour le moins provocante : « Le CEP ne peut avoir que de bonnes raisons d'exclure un parti politique du processus. »
Quant au premier ministre Jean-Max Bellerive, dans une entrevue du 18 décembre 2009, pince-sans-rire, il rajoutait : « Le CEP a expliqué ses raisons, je crois qu'elles sont très bonnes, car sur le plan juridique elles sont non seulement conformes à la loi, mais conformes à la mission du conseil. »
Les signataires de cette communication demandent instamment et dans la plus grande urgence à tous de poser en solidarité avec le peuple haïtien les gestes suivants :
1. Appelez, écrivez à vos élus, au ministère des Affaires étrangères et à la MINUSTAH pour leur demander de ne pas endosser le processus électoral antidémocratique mis en place par le gouvernement haïtien. Leur demander également que le parti Fanmi Lavalas soit autorisé à participer à ces joutes électorales qui doivent être libres et honnêtes (pour le Canada voir une liste jointe).
2. Demandez au gouvernement haïtien de faciliter le retour du président Aristide en Haïti et prendre toutes les mesures pour assurer sa sécurité.
3. Finalement, demandez que l'aide économique étrangère promise à Haïti pour reconstruire son économie ravagée ainsi que ses infrastructures soit disponible dans l'immédiat, car moins de 5 % des $760 millions promis à la conférence internationale des bailleurs tenue aux Nations unies en avril 2009 ont été effectivement décaissés. Des montants encore plus importants devront être mis à la disposition d'Haïti afin de réparer les dégâts incommensurables provoqués par le coup d'État de 2004.
Pour plus d'informations sur les élections haïtiennes de février 2010 et sur Haïti veillez consulter les liens suivants :
* http ://www.miamiherald.com/opinion/other-
view/v-print/story/1376563.html
* http ://canadahaitiact
ion.ca
Haiti Solidarity BC (Vancouver) : 778 858
5179
Toronto Haiti Action Network 416 731 2325
2009 en revue
















































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